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le diplome d'ES!!
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Vincent
le diplome d'ES!!
Mais qu’est il advenu du diplôme d’éducateur spécialisé !! quelle horreur !! Il y a quelques années lors de l’instauration de la VAE j’avais émis des réserves qui m’on valu une salve d’insultes de la part de ceux qui s’orientaient dans ce dispositif mais aussi pas mal de mes pairs qui fustigeaient mon manque d’ouverture d’esprit. La lois de modernisation de 2002 comme son nom l’indique « modernisait » l’accès au diplôme, qui dit modernité dit forcément progrès… Circulez, y a rien avoir.. tout le monde peut prétendre à cette « 3ème voix » tout au long d’une longue carrière professionnelle, et puisque la VAE concerne tous les diplômes, chacun allait y trouver son bonheur… Mais voilà, les chiffres parlent d’eux même. Sur 30000 certifications ouvertes à la VAE, quelle sont les diplômes qui arrivent en tète de Gondole ? Comme je l’avais prédit en son temps dans ma boule de cristal, le DEES figure en très bonne position (4ème) avec 4,4% de présentées sur l’ensemble des certifications, ce qui est énorme !! Seuls le CAP petite enfance le diplôme d’auxiliaire de vie sociales et aides soignants font mieux. Que des diplômes du champs médico-social!!! ce qui en dit long sur leurs valeurs.. Ces 4 diplômes représentent plus de 34% de ceux présentées par la VAE, VAE ouverte comme je l’ai indiqué à plus de 30000 certifications !! 55% des candidats à la VAE du DEES ont une validation totale ou partielle ce qui représente donc 2% de diplômés sur l'ensemble des certifications!! Conclusion : on brade ces diplômes, (le secteur médico social est devenu le fournisseur officiel de la VAE qui représente près de 50% des certifications). !!! Alors, je vois d’ici les indignations à mes propos car je suppose qu’au regard de cette situation des dizaine de milliers de personnes ont intérêt à ce que rien ne change !! Oui mais voilà que cache cette réalité au delà de ces chiffres? L’ONES se bat pour une requalification bac + 3 , combat perdu d’avance j’en ai bien peur... Ce diplôme qui était encore une valeur sure sur le marché de l’emploi il y a encore 10 ans, grossi maintenant les rangs des chômeurs. Et oui, en l’espace de 10ans, la première voix de certification du DEES ne passe plus par la formation, mais par la VAE. Les écoles se sont toutes reconverties dans le marché juteux de l’accompagnement aux personnes présentant la VAE. Aujourd’hui, sur la moyenne nationale, il sort 4 fois plus de diplômés d’état qu’il y a dix ans !!! conséquences : ça bouchonne sur le marché de l’emploi. Je pense à ces pauvre étudiants qui n’arrivent même plus à trouver un terrain de stage. Qu’il est loin le temps (qui n’est pourtant pas si vieux) on l’on venait recruter les éducs à la sorties des écoles (j’ai connu cette période en 2000 année de l’obtention de mon DEES : les associations venaient placarder dans les centres de formations leurs offres d’emplois). Chers VAEISTES qu'avons nous vous gagné dans cette affaire il nous sert à quoi aujourd’hui ce petit morceau de papier qui n’ a plus de valeur… A être mieux payé? encore faut il que votre boite vous accorde ce changement de statut. A évoluer dans votre carrière? même réponse. A être titulaire d'un diplôme reconnu? Il ne vaut plus rien. A accéder à d'autres fonctions ou un autre emploi? Le marché est complètement saturé. A votre satisfaction personnelle? Elle est chère payée. Le pire, c'est le saucissonnage de la formation dite classique qui s'est conformée à la VAE déclinée en domaine de compétence... Ce diplôme ne veut décidemment plus rien dire. J’attends vos réactions chers défenseurs de la VAE, dans l'attente de lire vos arguments, des vrais... Une dernière chose: tous mes chiffres sont vérifiables sur le site du gouvernement travail-emploi.gouv, sur la publication de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques.
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Helene
Re: le diplome d'ES!!
Bonjour Vincent !
Ton post me fait du bien ! En même temps qu'il confirme mes craintes par rapport au métier d'ES !
Je suis diplomé depuis juin 2011 (sortie de la formation de 3 ans), j'ai ensuite fait une année de master et je recherche du travail en tant qu'ES depuis quelques mois, autant dire que c'est la traversée du désert !
J'ai bien envoyé ma candidature à toutes les structures de ma ville et alentours, postulé à toutes les offres d'emploi et rien ! Même pas un entretien ! Et oui, l'âge d'or du DEES est bien révolu !
Je me souviens d'un intervenant quand j'étais en première année d'éduc qui s'était étonné de nous voir si nombreux ! C'est bien la seule personne à nous avoir mis en garde !
Je partage ton coup de gueule !
Ton post me fait du bien ! En même temps qu'il confirme mes craintes par rapport au métier d'ES !
Je suis diplomé depuis juin 2011 (sortie de la formation de 3 ans), j'ai ensuite fait une année de master et je recherche du travail en tant qu'ES depuis quelques mois, autant dire que c'est la traversée du désert !
J'ai bien envoyé ma candidature à toutes les structures de ma ville et alentours, postulé à toutes les offres d'emploi et rien ! Même pas un entretien ! Et oui, l'âge d'or du DEES est bien révolu !
Je me souviens d'un intervenant quand j'étais en première année d'éduc qui s'était étonné de nous voir si nombreux ! C'est bien la seule personne à nous avoir mis en garde !
Je partage ton coup de gueule !
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Pat
Re: le diplome d'ES!!
A contrario,
l'époque où les étudiants en voie directe étaient reçus à 100% de réussite dans pratiquement toutes les écoles a fait beaucoup de dégats. Ce n'est pas la VAE qui a dévalorisé le diplôme et la fonction, ce sont les éducs eux-même et leur immobilisme.
Je ne suis pas pro-VAE, j'ai moi-même obtenu le diplôme il y a longtemps en voie directe mais je ne crois pas que le diplôme obtenu en VAE soit un sous-produit, comme tu le laisse entendre.
Il s'agit, pour les personnes qui le font d'un investissement important qui, à mon sens, fait partie intégrante de l'obtention du diplôme et qui est plutôt un bon point de savoir-être dans un fonction future. Un de tes arguments ne tiens pas car chacun sait que les salariés du médicosocial se forment davantage que les autre depuis longtemps.
Et que dis-tu de tous ces étudiants de voie directe qui ne savent pas écrire une phrase en français, qui ont une expérience dans le social et qui méprise ceux qui s'orientent vers le médicosocial (parole d'étudiant en formation et mépris que l'on ressent dans ton discours sur la VAE), qui sont incapables d'expliquer en entretien d'embauche leur différence et leur plus-value par rapport à un moniteur-éducateur ou un AMP, etc.
Enfin, au vu du coût de la formation en voie directe aujourd'hui (frais pédagogiques et frais annexes) dis moi quelle catégorie socio-professionnelle peut se la payer aujourd'hui ?
l'époque où les étudiants en voie directe étaient reçus à 100% de réussite dans pratiquement toutes les écoles a fait beaucoup de dégats. Ce n'est pas la VAE qui a dévalorisé le diplôme et la fonction, ce sont les éducs eux-même et leur immobilisme.
Je ne suis pas pro-VAE, j'ai moi-même obtenu le diplôme il y a longtemps en voie directe mais je ne crois pas que le diplôme obtenu en VAE soit un sous-produit, comme tu le laisse entendre.
Il s'agit, pour les personnes qui le font d'un investissement important qui, à mon sens, fait partie intégrante de l'obtention du diplôme et qui est plutôt un bon point de savoir-être dans un fonction future. Un de tes arguments ne tiens pas car chacun sait que les salariés du médicosocial se forment davantage que les autre depuis longtemps.
Et que dis-tu de tous ces étudiants de voie directe qui ne savent pas écrire une phrase en français, qui ont une expérience dans le social et qui méprise ceux qui s'orientent vers le médicosocial (parole d'étudiant en formation et mépris que l'on ressent dans ton discours sur la VAE), qui sont incapables d'expliquer en entretien d'embauche leur différence et leur plus-value par rapport à un moniteur-éducateur ou un AMP, etc.
Enfin, au vu du coût de la formation en voie directe aujourd'hui (frais pédagogiques et frais annexes) dis moi quelle catégorie socio-professionnelle peut se la payer aujourd'hui ?
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Carole
Re: le diplome d'ES!!
Bonjour,
Qu'est ce qui pose problème? Je pense qu'il y a plusieurs dimensions à prendre en compte lorsque l'on évoque la VAE/le diplôme d'ES et le chômage des éducs.
La VAE doit permettre à ceux et celles qui ont de solides expériences et prouvé leur savoir- faire, de faire valoir ces acquis. En soi, cette logique, cette démarche est plutôt intéressante.
La première question qui se pose cependant est l'expérience équivaut- elle à la formation? En effet, en formation, sont étudiées différentes matières: psychologie, sociologie, pédagogie, économie, droit... De même, en formation, on nous apprend, normalement, à acquérir certains réflexes d'analyse (clinique, de groupe, des pratiques) et de réflexions..
La pratique seule, l'expérience dans une institution permet-elle d'acquérir de réelles bases dans ces matières et dans l'acquisition de ces réflexes, sachant que cela est extrêmement variable d'une institution à une autre et sachant que les institutions ne cherchent pas toutes à proposer des services issus de réelles connaissances en psychologie, sociologie, pédagogie..
Par exemple, accepterait -on qu'une personne qui a effectué de nombreux entretiens avec des "usager-ère-s" en difficulté et qui les a réellement soutenu puisse prétendre au titre de psychologue par VAE?
Les personnes qui ont obtenu un diplôme d'ES par VAE ne sont pas, en soi, moins compétentes que les autres.
Tout dépend de leur savoir faire, de leur savoir et de leur savoir- être. Tout dépend de leurs expériences et des institutions dans lesquelles elles ont travaillé.
Et le problème est justement là.Il y beaucoup de variables à considérer. La validation d'acquis permet-elle de vérifier correctement ces variables et les connaissances que devraient posséder tout éducateur- trice??
Peut être que les prétendant-e-s à la VAE devraient passer les mêmes examens que les personnes en voie directe?
A mes yeux, la formation est importante. elle est sensé précisément faire de nous des professionnel-le-s, c'est-à-dire professionnaliser nos pratiques.
Qu'est ce qu'une pratique professionnelle? en quoi est-elle différente de celle d'une personne lambda? Il y a plusieurs réponses et, en cela, je rejoins l'idée qu'il nous faut savoir expliquer notre apport spécifique en tant qu'éduc(je n'aime pas la notion de plus- value)à une institution. Cet apport peut résulter de notre capacité à proposer des actions ou solutions adaptées et innovantes dans la mesure où nous disposons de plusieurs grilles de lecture(pédagogie, socio, psycho...) et d'outils méthodologiques.
Il est vrai également que la formation ne garantit pas non plus que tous les éducs soient compétents et qu'ils maîtrisent ce qu'ils sont sensé avoir appris. mais, cela est vrai pour les autres corps de métier.
Et enfin, le problème du chômage des travailleur-se-s sociaux- iales. Est-il lié aux VAE? Disons que les VAE font qu'il y a encore plus d'educs sur le marché de l'emploi pour encore moins d'offres..
Cependant le besoin de travailleur-se-s sociaux- iales est là.
Si ce besoin n'est pas pourvu, c'est peut-être pour d'autres raisons, plus économiques et politiques.
Qu'est ce qui pose problème? Je pense qu'il y a plusieurs dimensions à prendre en compte lorsque l'on évoque la VAE/le diplôme d'ES et le chômage des éducs.
La VAE doit permettre à ceux et celles qui ont de solides expériences et prouvé leur savoir- faire, de faire valoir ces acquis. En soi, cette logique, cette démarche est plutôt intéressante.
La première question qui se pose cependant est l'expérience équivaut- elle à la formation? En effet, en formation, sont étudiées différentes matières: psychologie, sociologie, pédagogie, économie, droit... De même, en formation, on nous apprend, normalement, à acquérir certains réflexes d'analyse (clinique, de groupe, des pratiques) et de réflexions..
La pratique seule, l'expérience dans une institution permet-elle d'acquérir de réelles bases dans ces matières et dans l'acquisition de ces réflexes, sachant que cela est extrêmement variable d'une institution à une autre et sachant que les institutions ne cherchent pas toutes à proposer des services issus de réelles connaissances en psychologie, sociologie, pédagogie..
Par exemple, accepterait -on qu'une personne qui a effectué de nombreux entretiens avec des "usager-ère-s" en difficulté et qui les a réellement soutenu puisse prétendre au titre de psychologue par VAE?
Les personnes qui ont obtenu un diplôme d'ES par VAE ne sont pas, en soi, moins compétentes que les autres.
Tout dépend de leur savoir faire, de leur savoir et de leur savoir- être. Tout dépend de leurs expériences et des institutions dans lesquelles elles ont travaillé.
Et le problème est justement là.Il y beaucoup de variables à considérer. La validation d'acquis permet-elle de vérifier correctement ces variables et les connaissances que devraient posséder tout éducateur- trice??
Peut être que les prétendant-e-s à la VAE devraient passer les mêmes examens que les personnes en voie directe?
A mes yeux, la formation est importante. elle est sensé précisément faire de nous des professionnel-le-s, c'est-à-dire professionnaliser nos pratiques.
Qu'est ce qu'une pratique professionnelle? en quoi est-elle différente de celle d'une personne lambda? Il y a plusieurs réponses et, en cela, je rejoins l'idée qu'il nous faut savoir expliquer notre apport spécifique en tant qu'éduc(je n'aime pas la notion de plus- value)à une institution. Cet apport peut résulter de notre capacité à proposer des actions ou solutions adaptées et innovantes dans la mesure où nous disposons de plusieurs grilles de lecture(pédagogie, socio, psycho...) et d'outils méthodologiques.
Il est vrai également que la formation ne garantit pas non plus que tous les éducs soient compétents et qu'ils maîtrisent ce qu'ils sont sensé avoir appris. mais, cela est vrai pour les autres corps de métier.
Et enfin, le problème du chômage des travailleur-se-s sociaux- iales. Est-il lié aux VAE? Disons que les VAE font qu'il y a encore plus d'educs sur le marché de l'emploi pour encore moins d'offres..
Cependant le besoin de travailleur-se-s sociaux- iales est là.
Si ce besoin n'est pas pourvu, c'est peut-être pour d'autres raisons, plus économiques et politiques.
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vincent
Re: le diplome d'ES!!
Pat,
Lorsque tu parles d’immobilisme des éduc, je dirais pour ma part un manque de rigueur et d’exigences. Tes propos en sont l’illustration. Relis moi, et tu verras que je n’ai en aucun dit ni laisser entendre que las VAE était un sous produit. J’avance une thèse, a m’appuyant sur des faits incontestables selon laquelle, la VAE a entraîné une dévaluation du dit diplôme. La formation depuis la réforme du diplôme étant calquée sur la VAE ne veut absolument plus rien dire que ce soit par la formation ou la VAE !!!Ceci est ma thèse, elle est argumentée j’attends des contres arguments. Toutefois il est devenu pratiquement impossible de questionner cet aspect sans soulever des réactions qui trouvent leur sources uniquement dans le sens commun et tu tombes toi aussi dans cette facilité. Lorsque tu dis, je te cite : chacun sait que les salariés du médicosocial se forment davantage que les autre depuis longtemps je te réponds : sur quoi s’appuie ton affirmation ? Qui est ce chacun sait ?. La loi détermine le même droit à la formation pour chacun aussi bien dans le domaine médi social qu’un autre. Rien ne permet de dire qu’un travailleur social se forme plus qu’un avocat, un ingénieur, un pompier, un agent ou cadre administratif, un artisan… Tu avances également le mythe du 100% qui est pour le moins une manipulation de chiffre. Ce 100% n’a jamais existé. Dans toute formation il existe des redoublements, des abandons, ainsi que des échecs au diplôme. De plus, l’accès à la formation était soumis à une sélection rigoureuse. Effectivement 100% des gagnants ont joué au loto, mais cette affirmation cache une véritable escroquerie…
Lorsque tu parles d’immobilisme des éduc, je dirais pour ma part un manque de rigueur et d’exigences. Tes propos en sont l’illustration. Relis moi, et tu verras que je n’ai en aucun dit ni laisser entendre que las VAE était un sous produit. J’avance une thèse, a m’appuyant sur des faits incontestables selon laquelle, la VAE a entraîné une dévaluation du dit diplôme. La formation depuis la réforme du diplôme étant calquée sur la VAE ne veut absolument plus rien dire que ce soit par la formation ou la VAE !!!Ceci est ma thèse, elle est argumentée j’attends des contres arguments. Toutefois il est devenu pratiquement impossible de questionner cet aspect sans soulever des réactions qui trouvent leur sources uniquement dans le sens commun et tu tombes toi aussi dans cette facilité. Lorsque tu dis, je te cite : chacun sait que les salariés du médicosocial se forment davantage que les autre depuis longtemps je te réponds : sur quoi s’appuie ton affirmation ? Qui est ce chacun sait ?. La loi détermine le même droit à la formation pour chacun aussi bien dans le domaine médi social qu’un autre. Rien ne permet de dire qu’un travailleur social se forme plus qu’un avocat, un ingénieur, un pompier, un agent ou cadre administratif, un artisan… Tu avances également le mythe du 100% qui est pour le moins une manipulation de chiffre. Ce 100% n’a jamais existé. Dans toute formation il existe des redoublements, des abandons, ainsi que des échecs au diplôme. De plus, l’accès à la formation était soumis à une sélection rigoureuse. Effectivement 100% des gagnants ont joué au loto, mais cette affirmation cache une véritable escroquerie…
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anda
Re: le diplome d'ES!!
Bonjour,
je ne pense pas que la VAE a fait une dévaluation du diplôme en tout cas pas seulement la VAE.
Je pense justement que comme le dit Carole c'est le savoir faire et savoir être du professionnel qui en fait un "bon pro". Je travaille depuis plus de 10 ans dans le secteur médico social et j'ai croisé des bons et des mauvais éducs.
Et quand les éducs ne font pas leur boulot qui palis aux manquent ? les ME voir les AMP qui font souvent un super boulot et pour les directeurs, financeurs... quels professionnels coutent le moins chers ?
Et voilà ! le ton et dit où sont les champs de compétences de chaque catégories socio professionnelles ?
pourquoi lors d'un remplacement d'un éduc doit on le remplacer par un éduc alors qu'un AMP voire un remplaçant sans diplôme fera le travail ?
Et l'on voit même dans certaines structures disparaitre les éducs au profit des ME ou AMP !!!
Et oui ! le milieu social ou médico social ne marche plus dans l'accompagnement de l'humain mais dans le porte feuille des financeurs !!!
je ne pense pas que la VAE a fait une dévaluation du diplôme en tout cas pas seulement la VAE.
Je pense justement que comme le dit Carole c'est le savoir faire et savoir être du professionnel qui en fait un "bon pro". Je travaille depuis plus de 10 ans dans le secteur médico social et j'ai croisé des bons et des mauvais éducs.
Et quand les éducs ne font pas leur boulot qui palis aux manquent ? les ME voir les AMP qui font souvent un super boulot et pour les directeurs, financeurs... quels professionnels coutent le moins chers ?
Et voilà ! le ton et dit où sont les champs de compétences de chaque catégories socio professionnelles ?
pourquoi lors d'un remplacement d'un éduc doit on le remplacer par un éduc alors qu'un AMP voire un remplaçant sans diplôme fera le travail ?
Et l'on voit même dans certaines structures disparaitre les éducs au profit des ME ou AMP !!!
Et oui ! le milieu social ou médico social ne marche plus dans l'accompagnement de l'humain mais dans le porte feuille des financeurs !!!
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Pat
Re: le diplome d'ES!!
Alors donc, pour discuter et avoir un débat, il faut sortir des chiffres ? Ceux que tu as énuméré Vincent ne me parlent pas du tout personnellement et je ne vois pas en quoi ce sont des "faits irréfutables".
Sortis de leurs contextes, tu peux faire dire n'importe quoi à des chiffres.
En revanche, l'expérience, l'observation, les rencontres avec les professionnels, les financeurs, les élus peuvent tenir lieu d'arguments. Ne pas confondre arguments et statistiques.
Les statistiques se commentent.
J'aimerais bien savoir d'ailleurs d'où tu parles Vincent ?
Personnellement, j'ai 25 ans d'expérience dans le médicosocial, dans différentes régions de France et je suis aujourd'hui a un poste de direction. Je pense que c'est un minimum de rigueur et d'exigence qui m'ont mené là où j'en suis !
Tu ne répond à aucune de mes questions et tu ne contres aucun de mes arguments, tu te caches derrière tes chiffres qui ne veulent rien dire.
D'autre part, j'ai moi-même travaillée sur le référentiel du diplôme d'ES et je ne le trouve pas déconnant du tout. Les attentes sont très claires et les Unités de Formation mettent en avant une technicité que les éducs ont toujours réfutés. Mais dans le même temps, ils étaient pour la plupart incapables d'expliquer leur spécificité par rapport aux autres professions. Là pour le coup, aucun argument en faveur d'un recrutement.
Comme le dit Anda, ils faisaient le même boulot qu'un AMP et réclamaient un niveau BAC +3 et le salaire et les avantages qui vont avec ! Et il ne fallait pas leur en demander plus.
Je ne suis cependant pas complètement d'accord avec toi Anda. Certes, les financements sont un facteur très important dans les choix de recrutement, c'est une évidence et on comprend bien pourquoi mais il y a encore des marges de manoeuvre à partir du moment où l'on argumente.
Il faut arréter de caricaturer, les financeurs et les directeurs ne sont pas les vilains "grippe-sous" qu'on veut bien décrire (cet argument là arrange bien le fameux immobilisme dont je parlais plus haut).
A mon sens, dans un établissement médicosocial, il y a de la place pour des AMP, des ME, des ES, des animateurs, des éducs sportifs, ... mais ils n'ont pas les mêmes fonctions et cela doit être très clair (fiche de poste, fiches de délagation) sinon, ça ne tiens pas la route et les fianceurs ne suivent pas ! Normal !
Quant à la formation tout au long de la vie, je suis pour et archi-pour. Un AMP a le droit de ne pas rester AMP toute sa vie. La VAE est très exigente, ce n'est pas un diplôme au rabais, l'expérience sur le terrain est pour moi, j'en suis désolée Vincent, mon principal argument !
Comme le dit Carole à juste titre la VAE n'est pas responsable des difficultés de recrutement "Disons que les VAE font qu'il y a encore plus d'educs sur le marché de l'emploi pour encore moins d'offres.."
Vincent, à propos de la sélection rigoureuse des IRTS que tu évoques : sur quoi s'appuie ton affirmation ?
Sortis de leurs contextes, tu peux faire dire n'importe quoi à des chiffres.
En revanche, l'expérience, l'observation, les rencontres avec les professionnels, les financeurs, les élus peuvent tenir lieu d'arguments. Ne pas confondre arguments et statistiques.
Les statistiques se commentent.
J'aimerais bien savoir d'ailleurs d'où tu parles Vincent ?
Personnellement, j'ai 25 ans d'expérience dans le médicosocial, dans différentes régions de France et je suis aujourd'hui a un poste de direction. Je pense que c'est un minimum de rigueur et d'exigence qui m'ont mené là où j'en suis !
Tu ne répond à aucune de mes questions et tu ne contres aucun de mes arguments, tu te caches derrière tes chiffres qui ne veulent rien dire.
D'autre part, j'ai moi-même travaillée sur le référentiel du diplôme d'ES et je ne le trouve pas déconnant du tout. Les attentes sont très claires et les Unités de Formation mettent en avant une technicité que les éducs ont toujours réfutés. Mais dans le même temps, ils étaient pour la plupart incapables d'expliquer leur spécificité par rapport aux autres professions. Là pour le coup, aucun argument en faveur d'un recrutement.
Comme le dit Anda, ils faisaient le même boulot qu'un AMP et réclamaient un niveau BAC +3 et le salaire et les avantages qui vont avec ! Et il ne fallait pas leur en demander plus.
Je ne suis cependant pas complètement d'accord avec toi Anda. Certes, les financements sont un facteur très important dans les choix de recrutement, c'est une évidence et on comprend bien pourquoi mais il y a encore des marges de manoeuvre à partir du moment où l'on argumente.
Il faut arréter de caricaturer, les financeurs et les directeurs ne sont pas les vilains "grippe-sous" qu'on veut bien décrire (cet argument là arrange bien le fameux immobilisme dont je parlais plus haut).
A mon sens, dans un établissement médicosocial, il y a de la place pour des AMP, des ME, des ES, des animateurs, des éducs sportifs, ... mais ils n'ont pas les mêmes fonctions et cela doit être très clair (fiche de poste, fiches de délagation) sinon, ça ne tiens pas la route et les fianceurs ne suivent pas ! Normal !
Quant à la formation tout au long de la vie, je suis pour et archi-pour. Un AMP a le droit de ne pas rester AMP toute sa vie. La VAE est très exigente, ce n'est pas un diplôme au rabais, l'expérience sur le terrain est pour moi, j'en suis désolée Vincent, mon principal argument !
Comme le dit Carole à juste titre la VAE n'est pas responsable des difficultés de recrutement "Disons que les VAE font qu'il y a encore plus d'educs sur le marché de l'emploi pour encore moins d'offres.."
Vincent, à propos de la sélection rigoureuse des IRTS que tu évoques : sur quoi s'appuie ton affirmation ?
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vincent
Re: le diplome d'ES!!
Effectivement Pat, nous n’arriverons pas à nous convaincre mutuellement. Si les chiffres que je t’avance ne te parlent pas, je fournis mes sources, elles sont vérifiables, pour l’instant les tiennent restent à venir (formation dans le médicosocial, 100% de diplomé ???). S’il faut aussi que je fasse un cv pour que tu puisses juger si mon intervention est légitime, je te répondrais que mon expérience n’en n’ai pas moins fournie que la tienne même si je n’occupe pas de poste de direction. Mais effectivement, je te consens que cela donne un précieux éclairage, je vois bien à quelle place tu parles !! La mienne est celle d’un éduc ASE, ayant une longue expérience associative par le passé (Je suis passé par la formation de ME obtenu en 1995, puis une formation ES en cours d’emploi). J’ai travaillé en prévention, en ITEP (Anciennement IR), en MECS et CAT. Je suis fortement impliqué dans la formation, j’accueille chaque année des stagiaires et intervient dans les centres de formations sur des groupes d’analyse de la pratique. J’ai vu le système financiarisé des centre de formation se développer au fil des ans, on propose aujourd’hui aux travailleurs sociaux de terrain de tenir des cours magistraux ce à quoi je me suis toujours refusé. On m’a même proposé (et à d’autres collègues )d’intervenir auprès de CAFERIUS alors que je n’en n’ai ni les compétences ni la formation. Le système de formation dans le médico social est devenu une grande entreprise , qui ne forme plus personne. Pour moi, la VAE en a été les prémices. Certains diplômes sont d’avantages protégés car réglementés, ce qui n’est pas le cas des ES. Alors oui je pense avoir une petite légitimité et une certaine expertise pour parler « de la ou je parle ». Enfin je ne confonds pas arguments et statistiques, je m’appuie sur ces dernières pour avancer mes arguments, ce qui ne m’empêche en rien de les lier à mon expérience de terrain. Pour répondre à ta dernière question, j’aurais plutôt dû parler « d’un système sélectif » que de « sélection rigoureuse » car effectivement toute sélection a ses failles et peut être questionnée. Cette sélection a aujourd’hui disparu en témoigne l’explosion du nombre de diplômés. Voilà pat, « de la ou je parle » j’ai fait l’effort de répondre à toutes tes interrogations, même si mes réponses ne te conviendront surement pas elles ont au moins le mérite d’alimenter le débat, allez osons le terme : la polémique ( mais il ne faut pas avoir peur de cette dernière car elle nourrit souvent le débat démocratique). Dans tout les cas, je n’esquive pas des questions par d’autres questions mon cher pat…
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Pat
Re: le diplome d'ES!!
Vincent,
je te rejoins sur l'intérêt du débat démocratique.
Je suis également d'accord sur le rôle ambigü des centres de formation.
Je reste en désaccord sur ton constat de la dévalorisation du diplôme.
Si ton premier post m'a tant fait réagir, c'est que je trouve lassant et contre-productif le discours dévalorisant du diplome d'ES et le défaitisme quant à l'avenir du travail social que l'on retrouve dans nombre de discussions sur ce forum.
Certes la situation est difficile mais il y a des raisons, liées, à mon sens au passé et à l'image déplorable que les éducs ont donné de leur travail (je ne vais pas y revenir) et également à l'état des finaces publiques.
Ce dernier point est à mon avis à prendre en compte et non à évincer d'un revers de main.
OUI il faut faire des efforts.
OUI c'est indispensable ou bien on va dans le mur.
OUI cela passe par une réflexion et une redéfinition des rôles et compétences de chacun, entre autre.
Tu nous expliques que la VAE a explosée dans notre secteur, tu donne des chiffres mais les chiffres ne nous donnent pas les raisons !
Quand je dis que le secteur a toujours été en pointe dans la formation, c'est vrai.
Mon mari travaille dans l'industrie, dans une boite moyenne et la VAE d'ingénieur est très présente car promue par l'entreprise or l'industrie, le commerce, l'artisanat sont sureprésenté par des TPE qui n'ont pas les moyens de promouvoir la formation, d'où les écarts.
Les travailleurs sociaux feraient bien parfois d'aller voir ce qui se passe ailleurs.
Il y a 10 ou 20 ans, le cours d'emploi était extrèmement présent dans les établissements, aujourd'hui c'est terminé. La VAE reste la seule solution (vu que pour le CIF il y a 6 à 7 ans d'attente) pour des non diplômés de se former.
Tu dis "Ce diplôme qui était encore une valeur sure sur le marché de l’emploi il y a encore 10 ans", je ne suis pas d'accord. Les établissements recrutaient des éducs pasrcequ'il n'y avait que ça sur le marché de l'emploi mais n'était pas une valeur sûre, il a toujours été très critiqué notamment sur la subjectivité des validations (mémoire, dossier).
C'est pourquoi je ne trouve pas que la réforme du diplôme ait été une mauvaise chose, il a aujourd'hui le mérite d'avoir des attendus clairs, notamment au regard des autres formations.
Maintenant, je te rejoins sur le fait qu'il faut s'interroger sur le fait qu'il y ait 4 fois plus de diplômés sur le marché du travail et inévitablement, moins de postes.
Je crois malheureusement que ce n'est pas l'age d'or du diplôme qui est remis en cause mais l'age d'or du plein emploi dans le secteur, comme dans d'autres.
je te rejoins sur l'intérêt du débat démocratique.
Je suis également d'accord sur le rôle ambigü des centres de formation.
Je reste en désaccord sur ton constat de la dévalorisation du diplôme.
Si ton premier post m'a tant fait réagir, c'est que je trouve lassant et contre-productif le discours dévalorisant du diplome d'ES et le défaitisme quant à l'avenir du travail social que l'on retrouve dans nombre de discussions sur ce forum.
Certes la situation est difficile mais il y a des raisons, liées, à mon sens au passé et à l'image déplorable que les éducs ont donné de leur travail (je ne vais pas y revenir) et également à l'état des finaces publiques.
Ce dernier point est à mon avis à prendre en compte et non à évincer d'un revers de main.
OUI il faut faire des efforts.
OUI c'est indispensable ou bien on va dans le mur.
OUI cela passe par une réflexion et une redéfinition des rôles et compétences de chacun, entre autre.
Tu nous expliques que la VAE a explosée dans notre secteur, tu donne des chiffres mais les chiffres ne nous donnent pas les raisons !
Quand je dis que le secteur a toujours été en pointe dans la formation, c'est vrai.
Mon mari travaille dans l'industrie, dans une boite moyenne et la VAE d'ingénieur est très présente car promue par l'entreprise or l'industrie, le commerce, l'artisanat sont sureprésenté par des TPE qui n'ont pas les moyens de promouvoir la formation, d'où les écarts.
Les travailleurs sociaux feraient bien parfois d'aller voir ce qui se passe ailleurs.
Il y a 10 ou 20 ans, le cours d'emploi était extrèmement présent dans les établissements, aujourd'hui c'est terminé. La VAE reste la seule solution (vu que pour le CIF il y a 6 à 7 ans d'attente) pour des non diplômés de se former.
Tu dis "Ce diplôme qui était encore une valeur sure sur le marché de l’emploi il y a encore 10 ans", je ne suis pas d'accord. Les établissements recrutaient des éducs pasrcequ'il n'y avait que ça sur le marché de l'emploi mais n'était pas une valeur sûre, il a toujours été très critiqué notamment sur la subjectivité des validations (mémoire, dossier).
C'est pourquoi je ne trouve pas que la réforme du diplôme ait été une mauvaise chose, il a aujourd'hui le mérite d'avoir des attendus clairs, notamment au regard des autres formations.
Maintenant, je te rejoins sur le fait qu'il faut s'interroger sur le fait qu'il y ait 4 fois plus de diplômés sur le marché du travail et inévitablement, moins de postes.
Je crois malheureusement que ce n'est pas l'age d'or du diplôme qui est remis en cause mais l'age d'or du plein emploi dans le secteur, comme dans d'autres.
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vincent
Re: le diplome d'ES!!
La polémique a parfois du bon… elle fait réagir, parfois violemment car elle est violente elle même.. et puis le débat s’instaure, les tensions se délient et parfois des lignes de consensus apparaissent… Pat je te rejoins également concernant ton dernier post. Bien évidemment que le mien est un brin provocateur mais tu t’es bien douté que c’était mon intension…Et je le fais parce que j’ai l’intime conviction que cette profession traverse une crise majeure. Je crois qu’il est nécessaire de sanctuariser la formation, en permettant à des étudiants d’acquérir non pas uniquement des outils professionnels, mais aussi une culture professionnelle. Je critique la VAE parce que c’est pour moi l’archétype du vase clos, qui ne sort pas d’un pré carré professionnel qui est juge et partie. C’est aussi une vision de la formation à la carte. Je combat l’idée selon laquelle cette méthode est la bonne, j’ai plutôt tendance à penser que l’ « expérience est un peigne pour les chauves » (proverbe chinois) et je dénonce l’orientation que prend la formation dite classique qui s’installe dans ces mêmes rails ! Alors bien sur que je traite mon sujet uniquement sous cet angle, et tu me rappelles à juste titre le contexte de crise et de changements profonds qui s’opèrent dans ce monde. J’en ai bien évidemment conscience. Si je jugeais ces changements positifs je comprendrais le discours d’adaptation nécessaire. Je serai même prêt à accepter cette adaptation si elle se concrétisait positivement sur le terrain. Mais ces changements ne se manifestent pas de partout pareil. Je crois qu’un diplôme (avec celui d’EJE) coincé parmi 10 certifications a très faibles qualifications( niveau 5) les plus délivrées, c’est un signe inquiétant de ce que l’on attend de nous