Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
-
SO
Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Bonjour, j'aurais besoin de votre aide pour avoir tout d'abord des infos sur l'autisme (ressources bibliographique etc.). Ensuite, je vois qu'il y a deux façon d'aborder le travail éducatif envers une personne autiste. J'ai du mal à comprendre qu'un courant rejette l'autre. Ne peut-il y avoir complémentarité de ces deux méthodes? Si vous avez des expériences à me faire partager sur votre travail auprès de personnes ayant ce handicap, je suis preneuse. Merci!
-
Cerise
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Bonjour,
L'anesm à publié des recommandations sur la prise en charge des personnes autistes, d'autre part la Haute Autorité en Santé publique dresse un état des lieux des connaissances sur l'autisme.Tu trouvera certainement des réponses à tes questions.Concernant les deux courant dont tu parles, en fait la france est pendant très longtemps restée sur une approche psychanalitique, alors que le reste de l'europe tendait plutôt sur une approche comportementaliste, cela implique forcément des modes de prise en charge très différents.
Voici quelques ouvrages:
-L’autisme
e la compréhension à l’intervention.Théo Peeters, ed dunod, Paris, 2008, 229pages.
-Les jeunes enfants autistes à la garderie et à l’école,stratégies et conseils pour les éducateurs et enseignants, édition Chenelière Education, 2009,Clarissa Willis
-Autisme :deux siècle de polémique, article de la revue sciences humaines, juillet 2009, -Autisme :Etat des lieux et horizons. Sous la direction de Bernard Golse et Pierre Delion, ed erès, 2005, 271pages.
Tu peux également consulté les sites de
-autisme france
-CRA
-ANESM
-HAS
Bien cordialement à toi
L'anesm à publié des recommandations sur la prise en charge des personnes autistes, d'autre part la Haute Autorité en Santé publique dresse un état des lieux des connaissances sur l'autisme.Tu trouvera certainement des réponses à tes questions.Concernant les deux courant dont tu parles, en fait la france est pendant très longtemps restée sur une approche psychanalitique, alors que le reste de l'europe tendait plutôt sur une approche comportementaliste, cela implique forcément des modes de prise en charge très différents.
Voici quelques ouvrages:
-L’autisme
-Les jeunes enfants autistes à la garderie et à l’école,stratégies et conseils pour les éducateurs et enseignants, édition Chenelière Education, 2009,Clarissa Willis
-Autisme :deux siècle de polémique, article de la revue sciences humaines, juillet 2009, -Autisme :Etat des lieux et horizons. Sous la direction de Bernard Golse et Pierre Delion, ed erès, 2005, 271pages.
Tu peux également consulté les sites de
-autisme france
-CRA
-ANESM
-HAS
Bien cordialement à toi
-
Pere Castor
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Bonjour
Vous trouverez des liens vers lkes docs officiels de la haute autorité de santé sur l'autisme, par exemple sur ce site:
http://www.egalited.org/HAS.html
L'opposition entre prise en charge psychodynamique (encore largement majoritaire en France) et prise en charge éducative (utilisée par le reste du monde) est ancienne et difficilement conciliable. En effet, pour résumer très schématiquement les deux approches:
- l'approche psychodynamique (psychanalytique) part du principe que l'autiste se replie volontairement sur lui-même du fait d'angoisses très importantes, angoisses liées à un dysfonctionnement de la relation mère-enfant; de ce fait la thérapie tente d'une part de restaurer le lien avec la mère, censé être déficient, et d'autre part tente de diminuer l'angoisse, censée empecher l'autiste de communiquer. Dans cette approche on va etre guidé par l'idée qu'il ne faut surtout pas trop stimuler l'enfant au risque de l'angoisser en core plus, et qu'il faut attendre qu'il ait envie de parler.
- dans l'approche éducative, on part du principe que l'autisme est un handicap lié à un mauvais développement du cerveau et que l'autiste ne communique pas parce qu'il en est incapable, du fait de dysfonctionnements neurologiques. Les angoisses découlent de l'incapacité à communiquer qui lui rend le monde et les autres totalement incompréhensible (imaginez un enfant de 2 ans laissé dans la rue à Tokyo par exemple et vous aurez une petite idée). La prise en charge doit alors etre éducative, précoce et intensive de manière à apprendre à l'autiste les compétences qu'il est incapable d'acquérir seul et ainsi lui permettre de communiquer. La précocité et l'intensivité de la prise en charge sont recommandées pour tirer parti de la "palsticité cérébrale" de la petite enfance.
Bref, vouloir concilier les deux approches semble relever du mariage de la carpe et du lapin !
Vous trouverez des liens vers lkes docs officiels de la haute autorité de santé sur l'autisme, par exemple sur ce site:
http://www.egalited.org/HAS.html
L'opposition entre prise en charge psychodynamique (encore largement majoritaire en France) et prise en charge éducative (utilisée par le reste du monde) est ancienne et difficilement conciliable. En effet, pour résumer très schématiquement les deux approches:
- l'approche psychodynamique (psychanalytique) part du principe que l'autiste se replie volontairement sur lui-même du fait d'angoisses très importantes, angoisses liées à un dysfonctionnement de la relation mère-enfant; de ce fait la thérapie tente d'une part de restaurer le lien avec la mère, censé être déficient, et d'autre part tente de diminuer l'angoisse, censée empecher l'autiste de communiquer. Dans cette approche on va etre guidé par l'idée qu'il ne faut surtout pas trop stimuler l'enfant au risque de l'angoisser en core plus, et qu'il faut attendre qu'il ait envie de parler.
- dans l'approche éducative, on part du principe que l'autisme est un handicap lié à un mauvais développement du cerveau et que l'autiste ne communique pas parce qu'il en est incapable, du fait de dysfonctionnements neurologiques. Les angoisses découlent de l'incapacité à communiquer qui lui rend le monde et les autres totalement incompréhensible (imaginez un enfant de 2 ans laissé dans la rue à Tokyo par exemple et vous aurez une petite idée). La prise en charge doit alors etre éducative, précoce et intensive de manière à apprendre à l'autiste les compétences qu'il est incapable d'acquérir seul et ainsi lui permettre de communiquer. La précocité et l'intensivité de la prise en charge sont recommandées pour tirer parti de la "palsticité cérébrale" de la petite enfance.
Bref, vouloir concilier les deux approches semble relever du mariage de la carpe et du lapin !
-
mimi
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Merci pour cette question, et ces réponses. Votre explication Père Castor m'a éclairé, ne connaissant pas du tout les méthodes comportementalistes, je suis resté sur des appréhensions telles que:la définition d' "éduquer" sous la méthode ABA prend le sens de "dresser", ce qui est assez rédibitoire, du moins ce n'est pas le sens du mot "éduquer" que j'aimerai mettre en oeuvre.
Ceux ne sont que les mots d'une ignorante, est ce que vous pouvez m'en dire quelques mots pour m'éclaircir? Je m'adresse surtout aux personnes travaillant auprès d'autistes avec la méthode ABA. Je souhaiterai comprendre, mettre un sens sur le travail éducatif d'après cette méthode.
Merci d'avance.
Ceux ne sont que les mots d'une ignorante, est ce que vous pouvez m'en dire quelques mots pour m'éclaircir? Je m'adresse surtout aux personnes travaillant auprès d'autistes avec la méthode ABA. Je souhaiterai comprendre, mettre un sens sur le travail éducatif d'après cette méthode.
Merci d'avance.
-
Pere Castor
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Ce qu'il est important de comprendre, dans l'approche ABA (mais aussi en TEACCH ou en PECS), c'est qu'il n'est pas question de "dresser" qui que ce soit à agir comme un robot (ce type de propos relève plus de la propagande que de la réalité). Les techniques comportementales, en particulier le renforcement positif (récompenser, de quelque manière que ce soit, un comportement que l'on souhaite faire acquérir à l'enfant), sont très efficaces et utiles pour apprendre des compétences à un enfant qui, au départ, est incapable de communiquer. Le sens que vous et beaucoup d'autres mettez sur le mot "éduquer", si vous réfléchissez bien, fait quasi uniquement appel à une transmission de savoir ou de compétences à travers la communication verbale ou non-verbale (expressions du visage, gestes); or l'autiste, au départ, est incapable de communiquer de cette façon (ou de toute autre façon en général) par conséquent l'éducation au sens classique du terme ne marche tout simplement pas. Autant vouloir apprendre à un aveugle la différence entre rouge et vert.
Au début, donc, on va centrer le travail d'apprentissage sur les compétences basiques de communication, celles qu'un bébé de 12 ou 18 mois acquiert spontanément mais qu'un autiste ne peut pas acquérir du fait de son handicap. Ca peut etre de fixer le regard (afin, plus tard, de pouvoir décrypter les émotions exprimées par le visage), de pointer du doigt (ce qui lui permet, par exemple, de demander à manger ou à boire, de montrer ou il a mal = prévention des crises), de reconnaitre les émotions fondamentales (joie, peur,...), puis peu à peu de commencer à parler.
Une fois que la communication se met en place, après un long travail d'acquisition laborieux, l'éducation peut devenir plus élaborée. Mais ce travail "basique" est fondamental et nécessaire.
Vous trouverez des infos sur l'ABA ou le Teacch dans les ouvrages de Eric Schopler, Eric Willaye, Theo Peeters ou Ron Leaf, entre autres. Dans la bibliotheque d'un CRA ou chez les libraires en ligne par exemple.
Au début, donc, on va centrer le travail d'apprentissage sur les compétences basiques de communication, celles qu'un bébé de 12 ou 18 mois acquiert spontanément mais qu'un autiste ne peut pas acquérir du fait de son handicap. Ca peut etre de fixer le regard (afin, plus tard, de pouvoir décrypter les émotions exprimées par le visage), de pointer du doigt (ce qui lui permet, par exemple, de demander à manger ou à boire, de montrer ou il a mal = prévention des crises), de reconnaitre les émotions fondamentales (joie, peur,...), puis peu à peu de commencer à parler.
Une fois que la communication se met en place, après un long travail d'acquisition laborieux, l'éducation peut devenir plus élaborée. Mais ce travail "basique" est fondamental et nécessaire.
Vous trouverez des infos sur l'ABA ou le Teacch dans les ouvrages de Eric Schopler, Eric Willaye, Theo Peeters ou Ron Leaf, entre autres. Dans la bibliotheque d'un CRA ou chez les libraires en ligne par exemple.
-
haton vincent
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
bonjour mon fils est atteint de tec et fr ted et il est dyphasique, dyscalculique et dyspragmatique, age de 12 ans pensez que cette methode serait adapte a son age
merci
merci
-
Céleste
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Bonjour,
Je suis assez d'accord avec Père Castor, psychanalyse et comportementalisme sont à l'opposé concernant l'autisme, ils partent pour une partie du même constat mais n'en voient pas les mêmes causes et donc les mêmes réponses à apporter. L'incompatibilité semble donc être un fait établi.
En revanche, apporter une aide psychologique à une personne atteinte d'autisme pour exprimer sa souffrance et ses angoisses est tout à fait possible et même recommandable!
Educ spé depuis 2011 j'ai moi même effectué un remplacement en structure ABA. C'est une expérience très enrichissante et pour laquelle je peux peut-être vous "éclairer" un peu par quelques points:
- 1) D'abord il faut savoir qu'il y a en gros deux courants de pensée dans l'ABA. Le premier que je citerai c'est le courant Lovaas qui est plutôt axé sur une approche assez "ferme" de l'ABA c'est à dire en partant beaucoup du travail "à table". Le deuxième est le courant VB (prononcé "vibi" en anglais Verbal Behaviour) qui est beaucoup plus axé sur une approche ludique de la méthode et donc de l'enfant. On part de ses intérêts pour lui apprendre à développer les compétences qu'il n'a pas encore. C'est dans ce deuxième courant que j'ai travaillé.
2) Conditions de travail: dans cette "méthode" on est dans du 1 pour 1, on suit trois enfants par an et on les voit chacun trois demies-journées par semaine.
3) Plus concrètement comment travaille t'on? Et bien il y a d'abord une première phase que l'on appelle de "pairing": c'est une phase très importante car c'est là où va se construire le lien, la relation qui va nous permettre de travailler ensuite avec l'enfant. Pratiquement, et bien on passe tout son temps à jouer et s'associer un maximum à ce que l'on repère comme intéressant, attractif et plaisant pour l'enfant. C'est à partir de là qu'on va créer une relation de confiance et de complicité avec l'enfant qui doit être entretenue chaque jour afin de pouvoir bien travailler avec lui. C'est aussi comme cela que l'on pourra identifier les renforçateurs dont Père Castor a parlé.
4) Tout ce qui vient après cette phase de pairing ce sont: des évaluations par les psys ABA (et les éducs aussi!), des données, compétences acquises ou non mises à jour et donc ensuite des objectifs et programmes d'établis en fonction des priorités définies avec les parents. Cela signifie que l'ABA ce n'est pas du flou ou du subjectif comme le disent ses détracteurs mais une méthode basée sur des données objectivées et précises que nous éducateurs, devons relever chaque heure, jour, semaine ou mois en fonction des programmes, des enfants, de plein de choses qu'il n'est pas possible ici de décrire. Et tout cela est sans cesse réévalué et remis en cause. Car une fois les objectifs définis, les psys établissent des programmes précis que nous devons mettre en place. A partir de là on va se fixer un temps de mise en oeuvre, des critères d'évaluation et si au bout de cette période, ce que l'on a mis en place ne fonctionne pas on essaye de déterminer pourquoi et on teste autre chose. Cette façon de noter, évaluer, observer... rentre beaucoup en compte pour le "traitement" des troubles du comportement. A un trouble va être associée une hypothèse d'origine/de cause. A partir de là, va donc être associée une possible réponse. Si ça marche c'est "bon" sinon c'est soit que la réponse apportée n'est pas la bonne, soit que l'hypothèse d'origine n'est pas bonne. Donc réévaluation et réadaptation de l'accompagnement éducatif. etc... Tout cela surtout à travers le jeu et le plaisir et avec quelques moments de travail "à table" qui peuvent varier de 15 sec à plusieurs minutes à la suite. Là encore ça dépend de l'enfant, des programmes, de sa forme du jour etc etc...
5) Et enfin dernier point, ABA ne veut pas forcément dire "contre tout"! Dans la structure où je bossais on employait aussi le PECS (outil de com dont Père castor a parlé), TEACCH, l'approche Montessori aussi et les psys étaient a priori ouvertes à d'autres solutions possibles notamment quand on n'en trouvait pas dans l'ABA. Parce que bien que j'ai constaté moi même à quel point cette méthode et surtout je dirais cette approche éducative, puisse fonctionner (changement impressionnant au niveau des troubles et évolutions énormes et relativement rapides), ce n'est pas une méthode miracle! Appliquée tôt et bien, je suis convaincue que c'est un bienfait énorme pour ces enfants mais chacun est différent, l'autisme est un monde complexe et d'ailleurs je dis l'autisme mais ce sont les autismes et chacun a ses particularités! Et je dirais heureusement, parce qu'il y a des choses qui nous échappent et c'est bien comme ça même si ça nous met en colère quand on n'arrive pas à trouver "le truc" comme on dit, le déclic se fait souvent quand on ne l'attend pas!
Donc voilà en gros ce que je pouvais en dire. J'espère que ça vous donne une idée de ce qu'est le travail en ABA...
Pour compléter vous pouvez voir ce lien http://www.autismeensemble95.com/pages/ ... ba-vb.html et fouiller sur internat, il y a déjà beaucoup de choses qui commencent à se apparaitre.
Quant à votre fils Vincent, je ne suis pas psy ni médecin mais tout ce que je peux dire c'est que cette méthode n'est pas applicable qu'aux personnes avec autisme. 12 ans est un âge déjà avancé pour tout changer maintenant mais il peut encore y avoir des progrès concernant les "ted". Maintenant concernant les "dys" je ne peux pas me prononcer.
Je suis assez d'accord avec Père Castor, psychanalyse et comportementalisme sont à l'opposé concernant l'autisme, ils partent pour une partie du même constat mais n'en voient pas les mêmes causes et donc les mêmes réponses à apporter. L'incompatibilité semble donc être un fait établi.
En revanche, apporter une aide psychologique à une personne atteinte d'autisme pour exprimer sa souffrance et ses angoisses est tout à fait possible et même recommandable!
Educ spé depuis 2011 j'ai moi même effectué un remplacement en structure ABA. C'est une expérience très enrichissante et pour laquelle je peux peut-être vous "éclairer" un peu par quelques points:
- 1) D'abord il faut savoir qu'il y a en gros deux courants de pensée dans l'ABA. Le premier que je citerai c'est le courant Lovaas qui est plutôt axé sur une approche assez "ferme" de l'ABA c'est à dire en partant beaucoup du travail "à table". Le deuxième est le courant VB (prononcé "vibi" en anglais Verbal Behaviour) qui est beaucoup plus axé sur une approche ludique de la méthode et donc de l'enfant. On part de ses intérêts pour lui apprendre à développer les compétences qu'il n'a pas encore. C'est dans ce deuxième courant que j'ai travaillé.
2) Conditions de travail: dans cette "méthode" on est dans du 1 pour 1, on suit trois enfants par an et on les voit chacun trois demies-journées par semaine.
3) Plus concrètement comment travaille t'on? Et bien il y a d'abord une première phase que l'on appelle de "pairing": c'est une phase très importante car c'est là où va se construire le lien, la relation qui va nous permettre de travailler ensuite avec l'enfant. Pratiquement, et bien on passe tout son temps à jouer et s'associer un maximum à ce que l'on repère comme intéressant, attractif et plaisant pour l'enfant. C'est à partir de là qu'on va créer une relation de confiance et de complicité avec l'enfant qui doit être entretenue chaque jour afin de pouvoir bien travailler avec lui. C'est aussi comme cela que l'on pourra identifier les renforçateurs dont Père Castor a parlé.
4) Tout ce qui vient après cette phase de pairing ce sont: des évaluations par les psys ABA (et les éducs aussi!), des données, compétences acquises ou non mises à jour et donc ensuite des objectifs et programmes d'établis en fonction des priorités définies avec les parents. Cela signifie que l'ABA ce n'est pas du flou ou du subjectif comme le disent ses détracteurs mais une méthode basée sur des données objectivées et précises que nous éducateurs, devons relever chaque heure, jour, semaine ou mois en fonction des programmes, des enfants, de plein de choses qu'il n'est pas possible ici de décrire. Et tout cela est sans cesse réévalué et remis en cause. Car une fois les objectifs définis, les psys établissent des programmes précis que nous devons mettre en place. A partir de là on va se fixer un temps de mise en oeuvre, des critères d'évaluation et si au bout de cette période, ce que l'on a mis en place ne fonctionne pas on essaye de déterminer pourquoi et on teste autre chose. Cette façon de noter, évaluer, observer... rentre beaucoup en compte pour le "traitement" des troubles du comportement. A un trouble va être associée une hypothèse d'origine/de cause. A partir de là, va donc être associée une possible réponse. Si ça marche c'est "bon" sinon c'est soit que la réponse apportée n'est pas la bonne, soit que l'hypothèse d'origine n'est pas bonne. Donc réévaluation et réadaptation de l'accompagnement éducatif. etc... Tout cela surtout à travers le jeu et le plaisir et avec quelques moments de travail "à table" qui peuvent varier de 15 sec à plusieurs minutes à la suite. Là encore ça dépend de l'enfant, des programmes, de sa forme du jour etc etc...
5) Et enfin dernier point, ABA ne veut pas forcément dire "contre tout"! Dans la structure où je bossais on employait aussi le PECS (outil de com dont Père castor a parlé), TEACCH, l'approche Montessori aussi et les psys étaient a priori ouvertes à d'autres solutions possibles notamment quand on n'en trouvait pas dans l'ABA. Parce que bien que j'ai constaté moi même à quel point cette méthode et surtout je dirais cette approche éducative, puisse fonctionner (changement impressionnant au niveau des troubles et évolutions énormes et relativement rapides), ce n'est pas une méthode miracle! Appliquée tôt et bien, je suis convaincue que c'est un bienfait énorme pour ces enfants mais chacun est différent, l'autisme est un monde complexe et d'ailleurs je dis l'autisme mais ce sont les autismes et chacun a ses particularités! Et je dirais heureusement, parce qu'il y a des choses qui nous échappent et c'est bien comme ça même si ça nous met en colère quand on n'arrive pas à trouver "le truc" comme on dit, le déclic se fait souvent quand on ne l'attend pas!
Donc voilà en gros ce que je pouvais en dire. J'espère que ça vous donne une idée de ce qu'est le travail en ABA...
Pour compléter vous pouvez voir ce lien http://www.autismeensemble95.com/pages/ ... ba-vb.html et fouiller sur internat, il y a déjà beaucoup de choses qui commencent à se apparaitre.
Quant à votre fils Vincent, je ne suis pas psy ni médecin mais tout ce que je peux dire c'est que cette méthode n'est pas applicable qu'aux personnes avec autisme. 12 ans est un âge déjà avancé pour tout changer maintenant mais il peut encore y avoir des progrès concernant les "ted". Maintenant concernant les "dys" je ne peux pas me prononcer.
-
Solenn
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Bonjour,
Travaillant aussi en ABA VB, le résumé de Céleste est excellent. Il décrit vraiment bien ce que nous faisons au quotidien.
Juste, comme chaque structure est différente, par exemple, dans la structure dans laquelle je travaille, les éducateurs à temps plein suivent environ 5 ou 6 enfants par séance d'une heure en général, voire 2 quand cela se justifie. Nous avons réfléchit dans ce sens afin de garder la motivation de l'enfant (et de l'éducateur), essentielle dans le travail en ABA VB.
Travaillant aussi en ABA VB, le résumé de Céleste est excellent. Il décrit vraiment bien ce que nous faisons au quotidien.
Juste, comme chaque structure est différente, par exemple, dans la structure dans laquelle je travaille, les éducateurs à temps plein suivent environ 5 ou 6 enfants par séance d'une heure en général, voire 2 quand cela se justifie. Nous avons réfléchit dans ce sens afin de garder la motivation de l'enfant (et de l'éducateur), essentielle dans le travail en ABA VB.
-
Céleste
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Et bien merci Solenn et si tu le veux bien je serais intéressée pour discuter ABA avec toi, il y a l'air d'y avoir un autre fonctionnement dans ton institution et ça pourrait me donner d'autres idées, un autre regard sur ce boulot. Donc je n'sais pas comment on peut se contacter... Il faut que je te donne mon email je suppose? Enfin si tu veux bien et quand tu auras du temps!

-
Solenn
Re: Autisme: méthode comportementaliste et méthode psychanalytique
Oui oui Céleste avec plaisir ! Cela pourra aussi me donner des idées 
Voici mon mail solennbrient@hotmail.com
Voici mon mail solennbrient@hotmail.com