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Burn out
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nini
Burn out
Bonjour je suis mandataire judiciaire depuis 2ans 1/2 et je suis complètement stréssée. La surcharge de travail affolante, la pression des partenaires, les reproches de la hiérarchie, je n'en peux plus. Les DP sont nuls. Les absents malades pas remplacés, c'est l'horreur. J'ai une boule au ventre, des nuits sans sommeils alors que je suis sous somnifère...
Je ne me retrouve pas dans ce taf, mais je n'ai pas le choix, la région est totalement sinistrée! C'est dur
Je ne me retrouve pas dans ce taf, mais je n'ai pas le choix, la région est totalement sinistrée! C'est dur
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fabien
Re: Burn out
Salut
je crois que cela ce généralise un peut partout et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Les pratiques professionnelles sont en train de changer c'est certain, compte tenu du climat actuel.
la question c'est, est ce que cela vaut la peine de rester à un poste si c'est pour se pourrir la santé.
Tu peux toujours te mettre en arrêt et espérer un mi temps thérapeutique ou alors chercher ailleurs.
dernière solution, faire le strict minimum dans ton travail afin de satisfaire ta hiérarchie et au risque bien sûr de ne pas être satisfaite sur le plan étique...
y a malheureusement pas 36000 solutions.
je crois que cela ce généralise un peut partout et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Les pratiques professionnelles sont en train de changer c'est certain, compte tenu du climat actuel.
la question c'est, est ce que cela vaut la peine de rester à un poste si c'est pour se pourrir la santé.
Tu peux toujours te mettre en arrêt et espérer un mi temps thérapeutique ou alors chercher ailleurs.
dernière solution, faire le strict minimum dans ton travail afin de satisfaire ta hiérarchie et au risque bien sûr de ne pas être satisfaite sur le plan étique...
y a malheureusement pas 36000 solutions.
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Alex
Re: Burn out
Je ne sais pas si "burn out" est le terme adapté. Pour moi, le burn out est une usure professionnelle liée à une perte de motivation, voire à l'ennui. Dans ta situation c'est plutôt du surmenage. On peut aimer son métier, être motivé par ce que l'on fait sans pour autant pouvoir accepter des conditions de travail horribles. Nous ne sommes pas des machines!
J'ai travaillé longtemps en MECS avec parfois des semaines de 45 heures, des situations dures, une ambiance tendue, des collègues régulièrement absents qu'il fallait remplacer au pied levé et des responsabilités qui dépassaient mes compétences... J'ai signé une rupture conventionnelle et passé 6 mois au chômage, mais je ne regrette pas. Je me suis rendue compte en m'arrêtant que j'avais laissé une partie de ma santé dans ce boulot devenu invivable. Quand on a la tête dans le guidon on ne se rend pas bien compte, mais j'avais perdu beaucoup de poids, je n'avais plus de vie de famille, je prenais des cachets pour dormir aussi. J'ai réappris à me détendre, je me suis mise au yoga, et même si je n'ai pas retrouvé de CDI, je relativise. Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner, comme on dit.
Bon courage pour la suite.
J'ai travaillé longtemps en MECS avec parfois des semaines de 45 heures, des situations dures, une ambiance tendue, des collègues régulièrement absents qu'il fallait remplacer au pied levé et des responsabilités qui dépassaient mes compétences... J'ai signé une rupture conventionnelle et passé 6 mois au chômage, mais je ne regrette pas. Je me suis rendue compte en m'arrêtant que j'avais laissé une partie de ma santé dans ce boulot devenu invivable. Quand on a la tête dans le guidon on ne se rend pas bien compte, mais j'avais perdu beaucoup de poids, je n'avais plus de vie de famille, je prenais des cachets pour dormir aussi. J'ai réappris à me détendre, je me suis mise au yoga, et même si je n'ai pas retrouvé de CDI, je relativise. Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner, comme on dit.
Bon courage pour la suite.
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Vincent
Re: Burn out
Je naviguais sur ce forum en vue de reprendre ma VAE CAFERUIS arrêtée brutalement il y a un an suite à l annonce d un cancer...... Et oui mon esprit ne voulant pas reconnaître le burn out, c est mon corps qui a parlé. Un conseil prendre soin de soi pour prendre soin des autres. Il est peut être temps de faire une pause. Bon courage pour la suite.
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Mjpm
Re: Burn out
Bsr,
Je suis mjpm depuis 4 ans et je comprends tout a fait ce que tu dis.
Je suis partie en formation l'année dernière. Pour cela j'ai du l'absent et une semaine par mis sans compter les congés, les enfants malades etc.
A mon retour je me faisais harceler par tout le monde: protégés, partenaires... Et tout ça parce que l'institution fait en sorte de te rendre indispensable auprès de la personne sous protection.
Mais il fait recontextualiser les choses et se dire que la personne est sous mesure de l'institution et non de ta personne. Et après tout c'est pas de notre faute s'il n'y a pas de continuité de service.
Tu fais de ton mieux et nul n'est tenu à l'impossible... Chose qu'ils ont tendance à attendre de nous.
Courage!
Je suis mjpm depuis 4 ans et je comprends tout a fait ce que tu dis.
Je suis partie en formation l'année dernière. Pour cela j'ai du l'absent et une semaine par mis sans compter les congés, les enfants malades etc.
A mon retour je me faisais harceler par tout le monde: protégés, partenaires... Et tout ça parce que l'institution fait en sorte de te rendre indispensable auprès de la personne sous protection.
Mais il fait recontextualiser les choses et se dire que la personne est sous mesure de l'institution et non de ta personne. Et après tout c'est pas de notre faute s'il n'y a pas de continuité de service.
Tu fais de ton mieux et nul n'est tenu à l'impossible... Chose qu'ils ont tendance à attendre de nous.
Courage!
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educateur
Re: Burn out
Bon courage, je compatis... je suis payer au smic pour un taf énorme mais je ne peux partir en raison du peu de choix de changement de postes... le social nous use à petit feu mais difficile d'en partir quand tu y as goûter lol
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Fred
Re: Burn out
Nini, même si je sait que c'est dur dans ces conditions je te conseil soit de changer de structure (persévérance dans la recherche d'emploi), soit de charger de métier (il y a toujours de possibilités mais il faut y consacrer du temps et dieu sait si ce n'est pas facile dans ta situation). Courage et reste maître de ton destin, on a toujours le choix !
Fred en reconvertion pour passer d'informaticien à éduc spé...
Fred en reconvertion pour passer d'informaticien à éduc spé...
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nini
Re: Burn out
merci pour vos encouragements. J'ai fait une demande de CIF pour médiatrice familiale, je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience. Environ 4 ans d'attente. J'ai l'impression que les dirigeants des asso managent de + en + comme si c'était une entreprise cotée au CAC 40. Ils nous foutent une pression, parlent rentabilité et licenciements économiques. MJPM : tu dois voir de quoi je parle avec toutes mesures qui vont s'éteindre et tomber dans la caducité fin décembre, les juges débordés qui ne pourront même pas traîter les renouvellements à temps!
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laure
Re: Burn out
Bonjour, je trouve qu'il y a de bons conseils qui encouragent à lacher prise dans les réactions à ton message!
C'est vrai que quand on y est, on se rend pas compte. Je pense que déjà, reconnaitre que tes limites sont dépassées, et que tu veux dire stop, c'est déjà pas mal, car sur le terrain, il y en des collègues qui continuent à venir travailler alors qu'il n'y a plus l'envie, plus de "bonjour",et plus de bienveillance... J'ai vécu ça dans un autre secteur que le tien, celui du handicap, dans le cadre d'un foyer ATO. Ce qui rend les choses compliquées, c'est que les personnes présentant un handicap moyen bien souvent ne disent rien lorsqu'elles se font engueuler alors que, ce sont des adultes, et qu'à mon sens,on est pas là en tant qu'éduc pour se gorger du pouvoir qu'on peut avoir. Bref, au fur et à mesure, de moins en moins de prise en compte des dépressions des résisdents, une banalisation des passages à l'acte, un malaise qui s'installe, des collègues qui font de plus en plus ce qui veulent, une présence hiérarchique qui s'étiole et se cantonne à ce que les éducs veulent bien dire en réunion. Pour finir, absorbtion de l'asso par une plus grande, supression du poste de chef de service, certains éducs sont "primés" coordinateurs, et voilà, ça continue à se dégrader de plus en plus au niveau de la prise en charge, de l'ambiance dans le groupe, du travail d'équipe, et de la dynamique institutionnelle. Tout ça pour dire, qu'on fait juste partie d'un système, économique et politique, qui est plus fort que nous si on est seul, et que se retirer de la partie, c'est salutaire. Moi en tout cas j'ai pas regretté, j'ai changé de structure, de public, et je retrouve ce pour quoi j'ai voulu être éduc. c'est vrai j'avais pas de CDI, mais quand même, je suis arrivée à des crises de tétanie et de spasmophilie tellement j'avais les nerfs. Je me suis mise moi aussi au yoga et à la natation. Je viens de passer à présent à la boxe.. il y a en fait plein d'issues possibles pour se retrouver
C'est vrai que quand on y est, on se rend pas compte. Je pense que déjà, reconnaitre que tes limites sont dépassées, et que tu veux dire stop, c'est déjà pas mal, car sur le terrain, il y en des collègues qui continuent à venir travailler alors qu'il n'y a plus l'envie, plus de "bonjour",et plus de bienveillance... J'ai vécu ça dans un autre secteur que le tien, celui du handicap, dans le cadre d'un foyer ATO. Ce qui rend les choses compliquées, c'est que les personnes présentant un handicap moyen bien souvent ne disent rien lorsqu'elles se font engueuler alors que, ce sont des adultes, et qu'à mon sens,on est pas là en tant qu'éduc pour se gorger du pouvoir qu'on peut avoir. Bref, au fur et à mesure, de moins en moins de prise en compte des dépressions des résisdents, une banalisation des passages à l'acte, un malaise qui s'installe, des collègues qui font de plus en plus ce qui veulent, une présence hiérarchique qui s'étiole et se cantonne à ce que les éducs veulent bien dire en réunion. Pour finir, absorbtion de l'asso par une plus grande, supression du poste de chef de service, certains éducs sont "primés" coordinateurs, et voilà, ça continue à se dégrader de plus en plus au niveau de la prise en charge, de l'ambiance dans le groupe, du travail d'équipe, et de la dynamique institutionnelle. Tout ça pour dire, qu'on fait juste partie d'un système, économique et politique, qui est plus fort que nous si on est seul, et que se retirer de la partie, c'est salutaire. Moi en tout cas j'ai pas regretté, j'ai changé de structure, de public, et je retrouve ce pour quoi j'ai voulu être éduc. c'est vrai j'avais pas de CDI, mais quand même, je suis arrivée à des crises de tétanie et de spasmophilie tellement j'avais les nerfs. Je me suis mise moi aussi au yoga et à la natation. Je viens de passer à présent à la boxe.. il y a en fait plein d'issues possibles pour se retrouver