C'est difficile de savoir par où commencer. Tout d'abord mon parcours : Après ma 3eme, je voulais m'orienter vers un métier autour de l'enfance mais j'ai fini par allez en agriculture (oui totalement différent je vous l'accorde), j'ai donc un BTS en Agronomie. J'aime ça, mais c'est un travail qui m'ennui, car trop scientifique, et trop de routine à mon goût.
C'est pourquoi j'ai décidé de prendre 1 année de pauses afin de faire une coupure. Alors je suis actuellement fille au paire en Ecosse, dans une famille où la maman est assistante social. Et un soir, où elle a ramené à la maison un bébé de parents drogués, qui a été "élevé" dans une chambre dans le noir depuis qu'il est né et qui maintenant ne voit presque rien, quand j'ai vu à l'instant même sont petit visage, j'ai ressentis une telle telle tristesse dans ses yeux, que j'ai eu un dé clique !
Depuis un certain temps je pensais comme ça "ça me plairait de m'orienter vers quelque chose de psychologique" car ça m'a toujours attiré. On dit de moi que j'ai une très bonne oreille, beaucoup d'ami, parfois même des inconnues viennent à moi pour me parler, se confier et pour par la suite les guider. J'ai ce truc qui me permet, je ne sais comment de tout sentir, de comprendre ce que les personnes ressentes, et j'aime ça, je veux dire par là qu'accompagner, guider c'est quelque chose qu'il y a en moi et qui me plait énormément. Et depuis le dé clique de l'autres soir, je ne cesse de me dire "j'ai absolument besoin du contact humain,d'être là pour ceux qui en ont besoin". Alors je me suis tournée vers la profession d'éducateur spécialisé ! Beaucoup me dise de foncer par ce que c'est un métier qui me correspond totalement, et d'autres me dise que je suis trop sensible pour faire ça, car s’il s’agit de travailler en permanence au contact d’enfants en difficulté, ça peut être parfois difficile. Mais est ce qu'il y a un métier où il n'y a pas de difficulté ? C'est sur, les difficultés ne sont pas toute du même ordre mais elle sont omniprésentes dans n'importe quel filière. Je ne peux pas toujours me conforter dans mon cocon, à me dire que je suis trop sensible ou fragile pour faire ça, par ce que je pense que justement ma sensibilité fait ma force, c'est une une qualité humaine. Si je n'avais pas cette sensibilité, je ne verrais pas, ne comprendrais pas la douleurs des autres, leurs problèmes... Alors qui peut pratiquer ce métier sans avoir une sensibilité humaine ? Je ne sais pas trop ce que je cherche dans ce topic, peut être juste, racontez moi votre expérience ? Même si il y a des moments de joie, comment faite vous par ne pas vous laisser envahir par la misère du monde ? Quel exutoire avez vous ? Je tiens à m'excuser pour la longueur de ce texte et à remercier ceux qui auront pris le temps de lire