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Coup de gueule.
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révolution
Coup de gueule.
J'entends déjà d'ici les incrédules, les non-convaincus, les "je fais ce que je peux mais...", les blasés, les vieux, les trop jeunes, les pas à temps pleins,les pas au bon endroit, les pas le bon cv...
J'entends déjà d'ici ces éducateurs parce que ce que je vais leur dire va les heurter...Et peut être d'autres aussi...La discussion est ouverte dans le respect des idées de chacun, dans un métier comme le notre, c'est quand-même la moindre des choses (et de mettre son égo de côté pour faire avancer le débat aussi...Sera donc autorisé quelque cynisme, blagues et tout ce qui pourra faire avancer le débat.)
Et oui, je dois passer "un coup de gueule", parce que j'en ai assez...Assez des plaintes et des "mais c'est de la faute des autres si...(ce que vous voulez derrière, c'est pas ce qui manque". Et bien, il faut le dire, je serais cette personne, c'est de VOTRE faute, chacun, personnellement. Et oui...Fallait que quelqu'un le dise.
C'est de ma faute aussi, parce que je ne me dédouane pas, même si j'essaye d'avancer le travail sur moi, pour sortir de toutes ces choses...
La violence est de plus en plus là? C'est un constat...Mais vous, en tant que professionnel, vous êtes vous déjà demandé votre part de responsabilité dans cette violence? Pensez-vous toujours en être victime? C'est ce qui ressort de ce forum, "mes collègues ne me soutiennent pas, ma direction m'a lâché...", mais je n'ai jamais lu "j'ai eu ce comportement là, il y a eu telle réponse, comment je fais pour sortir de là?"...
Remise en question de sa pratique professionnelle, remise en question (et oui, aussi, derrière le professionnel, y'a toujours un être humain) de sa façon d'être, de sa personnalité, de ses failles...
Le but de notre travail est la revalorisation de notre égo, ou l'accompagnement de personnes qui en ont besoin? Qui en a réellement besoin? Grande question, je pense qu'il faudrait, tout au long de sa carrière la garder dans un coin de la tête celle-là...Ca éviterait quelques situations malheureuses ou l'égo de l'éduc est gonflé et celui de l'autre personne tellement à vide qu'on se demande comment on va faire pour l'accompagner réellement dans le regonflage.
Ah, j'en ai après les superman, ceux qui sauvent le monde et qui ne se demandent même pas comment il peut faire pour que l'autre soit une personne à part entière, avec ses qualités, ses défauts, ses envies, ses freins (pourtant sur le papier, c'est si beau...), mais qui à la fin du compte sont là pour les sauver coûte que coûte...Vous voulez un scoop? Ca ne fonctionne pas...Réellement pas...Alors après on entend les "notre travail n'est pas valorisé, ni valorisant", alors que tellement que si!!!A partir du moment où on écoute la personne, qu'on lui laisse le temps (rien ne dit qu'il faut travailler sur toutes les problématiques j'entends déjà "mais on a de moins en moins le temps"...Bah oui, toujours la faute des autres, hein!), et si elle n'est pas prête à travailler? Et bien, c'est son chemin à elle, faut être présent, c'est tout...C'est que ça votre travail...Les personnes accompagnées ne devraient vous demander que ça...Malheureusement, le formatage étant là, elles attendent de vous que vous leur donniez des directives...Parce que vous ne leur laissez pas le choix! (oui, là, je désigne vraiment les superman, et bien que j'ai également des défauts, je ne me compte plus dans cette catégorie, je l'ai été, sauveuse du monde, parce qu'il faut bien faire des bêtises quand on est jeune!)
Alors, ma question finale, c'est comment faire autrement que de se plaindre?
Quoi mettre en place (à notre juste niveau, on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?)
J'entends déjà d'ici ces éducateurs parce que ce que je vais leur dire va les heurter...Et peut être d'autres aussi...La discussion est ouverte dans le respect des idées de chacun, dans un métier comme le notre, c'est quand-même la moindre des choses (et de mettre son égo de côté pour faire avancer le débat aussi...Sera donc autorisé quelque cynisme, blagues et tout ce qui pourra faire avancer le débat.)
Et oui, je dois passer "un coup de gueule", parce que j'en ai assez...Assez des plaintes et des "mais c'est de la faute des autres si...(ce que vous voulez derrière, c'est pas ce qui manque". Et bien, il faut le dire, je serais cette personne, c'est de VOTRE faute, chacun, personnellement. Et oui...Fallait que quelqu'un le dise.
C'est de ma faute aussi, parce que je ne me dédouane pas, même si j'essaye d'avancer le travail sur moi, pour sortir de toutes ces choses...
La violence est de plus en plus là? C'est un constat...Mais vous, en tant que professionnel, vous êtes vous déjà demandé votre part de responsabilité dans cette violence? Pensez-vous toujours en être victime? C'est ce qui ressort de ce forum, "mes collègues ne me soutiennent pas, ma direction m'a lâché...", mais je n'ai jamais lu "j'ai eu ce comportement là, il y a eu telle réponse, comment je fais pour sortir de là?"...
Remise en question de sa pratique professionnelle, remise en question (et oui, aussi, derrière le professionnel, y'a toujours un être humain) de sa façon d'être, de sa personnalité, de ses failles...
Le but de notre travail est la revalorisation de notre égo, ou l'accompagnement de personnes qui en ont besoin? Qui en a réellement besoin? Grande question, je pense qu'il faudrait, tout au long de sa carrière la garder dans un coin de la tête celle-là...Ca éviterait quelques situations malheureuses ou l'égo de l'éduc est gonflé et celui de l'autre personne tellement à vide qu'on se demande comment on va faire pour l'accompagner réellement dans le regonflage.
Ah, j'en ai après les superman, ceux qui sauvent le monde et qui ne se demandent même pas comment il peut faire pour que l'autre soit une personne à part entière, avec ses qualités, ses défauts, ses envies, ses freins (pourtant sur le papier, c'est si beau...), mais qui à la fin du compte sont là pour les sauver coûte que coûte...Vous voulez un scoop? Ca ne fonctionne pas...Réellement pas...Alors après on entend les "notre travail n'est pas valorisé, ni valorisant", alors que tellement que si!!!A partir du moment où on écoute la personne, qu'on lui laisse le temps (rien ne dit qu'il faut travailler sur toutes les problématiques j'entends déjà "mais on a de moins en moins le temps"...Bah oui, toujours la faute des autres, hein!), et si elle n'est pas prête à travailler? Et bien, c'est son chemin à elle, faut être présent, c'est tout...C'est que ça votre travail...Les personnes accompagnées ne devraient vous demander que ça...Malheureusement, le formatage étant là, elles attendent de vous que vous leur donniez des directives...Parce que vous ne leur laissez pas le choix! (oui, là, je désigne vraiment les superman, et bien que j'ai également des défauts, je ne me compte plus dans cette catégorie, je l'ai été, sauveuse du monde, parce qu'il faut bien faire des bêtises quand on est jeune!)
Alors, ma question finale, c'est comment faire autrement que de se plaindre?
Quoi mettre en place (à notre juste niveau, on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?)
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Kevin
Re: Coup de gueule.
Je suis assez d'accord sur le fait que beaucoup de gens se plaignent à outrance et devraient peut-être se remettre en question... Même si certaines plaintes sont justifiées.
"on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?"
Oui mais pas à nos "dépends". J'entends par là qu'il ne faut pas tout passer aux institutions sous prétexte d'une remise en question personnelle. Quelquefois il y a réellement des abus et les directions savent profiter. Au contraire les équipes ont tendance à blâmer les directions sans chercher à comprendre, pour le simple fait que c'est la direction...
Enfin bref des fois pousser un coup de gueule permet de repartir, j'espère que ça t'as fais du bien.
"on peut pas changer les institutions, mais on peut changer notre façon de faire...Non?"
Oui mais pas à nos "dépends". J'entends par là qu'il ne faut pas tout passer aux institutions sous prétexte d'une remise en question personnelle. Quelquefois il y a réellement des abus et les directions savent profiter. Au contraire les équipes ont tendance à blâmer les directions sans chercher à comprendre, pour le simple fait que c'est la direction...
Enfin bref des fois pousser un coup de gueule permet de repartir, j'espère que ça t'as fais du bien.
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Jean
Re: Coup de gueule.
Bonjour The only solution is to organize a Révolution!
Comment faire autre chose que se plaindre? Est ta question il me semble...Je dirais que c'est difficile et que heureusement que l'on a le droit de se plaindre! Je pense que c'est qui est vraiment bien en France c'est que le salarié sont relativement bien protégés notamment lors des litiges avec la hiérarchie. Le salarié peut se plaindre, peut négocier son départ, peut dénoncer des éventuelles maltraitance en institution...
Je me rappellerais toujours d'un intervenant lorsque j'étais jeune et naïf étudiant en école d'éducateur qui m'expliquais que la fonction d'éducateur est imminent politique dans le sens où l'éducateur doit défendre une vision de "comment traiter correctement autrui". Ce combat là est à mon avis relativement individuel puisque l'éducateur, dans la relation, doit défendre constamment lui-même ces valeurs...des conflits sont donc possibles...
Comment faire autre chose que se plaindre? Est ta question il me semble...Je dirais que c'est difficile et que heureusement que l'on a le droit de se plaindre! Je pense que c'est qui est vraiment bien en France c'est que le salarié sont relativement bien protégés notamment lors des litiges avec la hiérarchie. Le salarié peut se plaindre, peut négocier son départ, peut dénoncer des éventuelles maltraitance en institution...
Je me rappellerais toujours d'un intervenant lorsque j'étais jeune et naïf étudiant en école d'éducateur qui m'expliquais que la fonction d'éducateur est imminent politique dans le sens où l'éducateur doit défendre une vision de "comment traiter correctement autrui". Ce combat là est à mon avis relativement individuel puisque l'éducateur, dans la relation, doit défendre constamment lui-même ces valeurs...des conflits sont donc possibles...
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Marie Camille
Re: Coup de gueule.
Ma chère RÉVOLUTION,
Je suis en formation d'ES 1ere année à Paris. J'ai derrière moi 10 années d'animation socio culturelle (j'étais directrice de centre de loisirs).
Présentement, je fais mon stage de découverte dans une MECS à Paris. Et je suis très étonnée du comportement des éducateurs. ILS SE PLAIGNENT, ILS RÂLENT, ILS NE SONT PAS ASSEZ PAYES, ILS FONT TROP D'HEURES...
Et en vrai, j'observe leurs fonctionnements: ils travaillent sur 4 factions par semaine (7-14h ou 14-22h) et un week end sur 3. Ils travaillent environ 28 h semaine annualisées, (et donc à d'autres moments, surement 39 heures)
Ils sont dans un foyer de la protection de l'enfance, les jeunes sont très très corrects (pas de passages à l'acte violent).
Ils semblent tellement épuisés....Ils n'interrogent plus leurs pratiques, ils ne se posent plus de questions...Ils accusent le systeme, ils accusent la politique...Mais ils ne s'accusent pas eux...
Je ne veux pas les blamer, je m'interroge juste...Pourquoi après 5 ans d'exercice, sont-ils si démotivés?
Pourquoi tant de négatif?
Je suis en premiere année, je dois etre naive...Mais j'ai deja 30 ans et j'ai travaillé ailleurs, dans des conditions nettement plus difficiles....Alors je m'interroge...
A bientot, sur le terrain, ou ailleurs...
Marie Camille
Je suis en formation d'ES 1ere année à Paris. J'ai derrière moi 10 années d'animation socio culturelle (j'étais directrice de centre de loisirs).
Présentement, je fais mon stage de découverte dans une MECS à Paris. Et je suis très étonnée du comportement des éducateurs. ILS SE PLAIGNENT, ILS RÂLENT, ILS NE SONT PAS ASSEZ PAYES, ILS FONT TROP D'HEURES...
Et en vrai, j'observe leurs fonctionnements: ils travaillent sur 4 factions par semaine (7-14h ou 14-22h) et un week end sur 3. Ils travaillent environ 28 h semaine annualisées, (et donc à d'autres moments, surement 39 heures)
Ils sont dans un foyer de la protection de l'enfance, les jeunes sont très très corrects (pas de passages à l'acte violent).
Ils semblent tellement épuisés....Ils n'interrogent plus leurs pratiques, ils ne se posent plus de questions...Ils accusent le systeme, ils accusent la politique...Mais ils ne s'accusent pas eux...
Je ne veux pas les blamer, je m'interroge juste...Pourquoi après 5 ans d'exercice, sont-ils si démotivés?
Pourquoi tant de négatif?
Je suis en premiere année, je dois etre naive...Mais j'ai deja 30 ans et j'ai travaillé ailleurs, dans des conditions nettement plus difficiles....Alors je m'interroge...
A bientot, sur le terrain, ou ailleurs...
Marie Camille
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révolution
Re: Coup de gueule.
Qui parle de changer "à nos dépends", je parle seulement de changer notre point de vue...Evacuer le négatif qui peut pourrir une vie professionnelle...Rien n'est parfait, sinon ça serait trop simple, et notre métier, n'est pas simple!
Je pense profondément, pour l'avoir constater, qu'un changement de regard peut commencer un "effet boule de neige", et que, petit à petit, les choses changeront.
Ce n'est pas tout laisser passer, il y a des choses qui ne doivent pas passer, c'est aussi se recentrer non sur l'institution qui peut bloquer, mais sur les personnes qu'on accompagne qui elles, trouveront des solutions, à partir du moment où on les écoute!
Je pense profondément, pour l'avoir constater, qu'un changement de regard peut commencer un "effet boule de neige", et que, petit à petit, les choses changeront.
Ce n'est pas tout laisser passer, il y a des choses qui ne doivent pas passer, c'est aussi se recentrer non sur l'institution qui peut bloquer, mais sur les personnes qu'on accompagne qui elles, trouveront des solutions, à partir du moment où on les écoute!
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révolution
Re: Coup de gueule.
Se plaindre, ça n'est pas mal en soi...C'est quand ça bloque la réflexion, la remise en question, le travail que ça commence à devenir problématique.
"En France on n'a pas de pétrole mais on a des idées" disait Coluche.
J'avais entendu un jour un éducateur me dire "mais on n'a pas d'argent, on ne peut rien faire", comment ça on ne peut rien faire quand il n'y a pas d'argents? Comment ça, ça bloque la relation, l'imagination?
Alors, je suis d'accord, avoir des idées sans argent, le problème c'est qu'à un moment les décideurs disent "mais vous y arrivez sans moyen, c'est donc que vous n'en avez pas besoin", c'est le côté pervers du système, mais on peut leur dire "oui, mais avec des moyens, on pourrait aller encore plus loin".
Cette petite anecdote juste pour dire qu'il ne faut pas laisser tout passer, qu'on ne peut pas laisser faire juste parce qu'il y a d'autres solutions, mais ne pas oublier pour qui on fait ce travail, qu'il y a des moments pour tout, des moments pour la négociation, et cloisonner les moments pour travailler...
L'un empêchant pas l'autre. Revendiquer quand tu fais des efforts, tu es plus entendu que quand tu ne fais que te plaindre. C'est ce que j'ai pu remarquer.
"En France on n'a pas de pétrole mais on a des idées" disait Coluche.
J'avais entendu un jour un éducateur me dire "mais on n'a pas d'argent, on ne peut rien faire", comment ça on ne peut rien faire quand il n'y a pas d'argents? Comment ça, ça bloque la relation, l'imagination?
Alors, je suis d'accord, avoir des idées sans argent, le problème c'est qu'à un moment les décideurs disent "mais vous y arrivez sans moyen, c'est donc que vous n'en avez pas besoin", c'est le côté pervers du système, mais on peut leur dire "oui, mais avec des moyens, on pourrait aller encore plus loin".
Cette petite anecdote juste pour dire qu'il ne faut pas laisser tout passer, qu'on ne peut pas laisser faire juste parce qu'il y a d'autres solutions, mais ne pas oublier pour qui on fait ce travail, qu'il y a des moments pour tout, des moments pour la négociation, et cloisonner les moments pour travailler...
L'un empêchant pas l'autre. Revendiquer quand tu fais des efforts, tu es plus entendu que quand tu ne fais que te plaindre. C'est ce que j'ai pu remarquer.
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Moi Aussi
Re: Coup de gueule.
Oui il faut bien faire la différence entre "se plaindre" (comme les collègues de Marie camille) et "revendiquer"... Parce qu'arrêter de revendiquer c'est tout accepter.
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Claire
Re: Coup de gueule.
euh.. "En france, on n'a pas de pétrole..."ce n'est pas de Coluche!!!! Mais bel emblème : il parlait, analysait et agissait
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bigidi
Re: Coup de gueule.
salut
moi face a une situation conflictuel, difficile, je propose d’arrêté de parler sur les autres et de parler de soit
des qu'on sent le truc monté vite on se recentre sur soit
qu'est ce que cette situation me fait ? ça m énerve, ça m attriste, me révolte, me fait chier, m'angoisse,me gène....
ensuite toute une série de pourquoi ça me fait cela et qu'est qui me fait penser que c'est ainsi que les choses devrait être.
être éducateur c'est agir sur soit pour mieux accompagner les autres;
ce précepte permettrait a certain d’arrêté de dire "de mon temps on faisait pas çi pas ça!!" ou encore "j'en ai marre de ses familles qui veulent pas changer"
bon courage tout le monde et moi aussi par le meme
moi face a une situation conflictuel, difficile, je propose d’arrêté de parler sur les autres et de parler de soit
des qu'on sent le truc monté vite on se recentre sur soit
qu'est ce que cette situation me fait ? ça m énerve, ça m attriste, me révolte, me fait chier, m'angoisse,me gène....
ensuite toute une série de pourquoi ça me fait cela et qu'est qui me fait penser que c'est ainsi que les choses devrait être.
être éducateur c'est agir sur soit pour mieux accompagner les autres;
ce précepte permettrait a certain d’arrêté de dire "de mon temps on faisait pas çi pas ça!!" ou encore "j'en ai marre de ses familles qui veulent pas changer"
bon courage tout le monde et moi aussi par le meme
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Jean
Re: Coup de gueule.
Salut bigidi
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il s'agit aux éducateurs de se questionner soi-même sur ce que l'on peut renvoyer à autrui, sur sa pratique. C'est essentiel. En revanche, il ne faut pas tout accepter et il s'agit bien aux éducateurs de défendre une certaine vision de la relation, avec des valeurs...
Personnellement en 6 ans de pratique dans le social et ayant trainé ma vieille carcasse à peu près dans tout les publics imaginable prises en charge par l'éducation spécialisée, je dois dire que je n'ai jamais vraiment eu des difficultés avec les personnes accompagnées mais plutôt avec certains collègues que je ne pouvais pas blairer à cause de leur posture vis-à-vis des usagers ou alors face à une hiérarchie qui se permettait de parler à leur salariés comme s'il s'agissait de gamins de 15 ans!
Ce topic s'appelle bien "coup de gueule", voila c'était le mien...
Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il s'agit aux éducateurs de se questionner soi-même sur ce que l'on peut renvoyer à autrui, sur sa pratique. C'est essentiel. En revanche, il ne faut pas tout accepter et il s'agit bien aux éducateurs de défendre une certaine vision de la relation, avec des valeurs...
Personnellement en 6 ans de pratique dans le social et ayant trainé ma vieille carcasse à peu près dans tout les publics imaginable prises en charge par l'éducation spécialisée, je dois dire que je n'ai jamais vraiment eu des difficultés avec les personnes accompagnées mais plutôt avec certains collègues que je ne pouvais pas blairer à cause de leur posture vis-à-vis des usagers ou alors face à une hiérarchie qui se permettait de parler à leur salariés comme s'il s'agissait de gamins de 15 ans!
Ce topic s'appelle bien "coup de gueule", voila c'était le mien...