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autorité et gestion de la violence en MECS

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emma rose

autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par emma rose » 23 févr. 2014 13:27

Bonjour a tous,
Je suis éducatrice spécialisée diplômée et embauchée en MECS depuis presqu'un an et le sujet de l'autorité et de la gestion de la violence ne cesse de me questionner en voyant mes collègues répondre en faisant régner la crainte voir de façon violente en allant au physique avec les enfants (contenance++). J'ai souhaité depuis mon embauche ne pas m'inscrire là dedans mais plutôt dans des échanges à froid avec les enfants une fois la crise passée ou dans la douceur en moment de crise mais je m'aperçois que j'arrive à la limite de ma méthode. Mon hypothèse est que ces jeunes sont tellement habitués à ce genre de réponses que seuls ceux qui l'emploi peuvent avoir autorité sur eux. Ca me désole car je ne souhaite vraiment pas me positionner de cette manière. Pensez vous que seule la manière forte en faisant régner la peur peut fonctionner sur ce public et que je doive abdiquer où n'ai-je tout simplement pas trouver le bon moyen?

Alex

Re: autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par Alex » 23 févr. 2014 18:05

C'est la question que je me suis posé également lors d'un rempla ou effectivement les éduc qui posaient l'autorité était ceux qui faisait régner la peur et la violence ...

Mon hypothèse à été la même que la tienne : "ces jeunes sont tellement habitués à ce genre de réponses que seuls ceux qui l'emploi peuvent avoir autorité sur eux".

Donc ne faut-il pas en passer par là dans un premier temps pour ensuite petit à petit glisser vers d'autre méthode tel que la non violence et cela peut-il fonctionner si ce n'est appliqué par qu'un seul éduc ou faut-il que ce soit l'ensemble de l'équipe qui effectue ce glissement ...

N'y étant qu'en remplacement je n'ai pas les réponses car mon temps de présence a été trop court et ma place dans l'équipe n'était que celle d'un remplacent donc que de passage donc toi tu va pas nous faire chier et nous dire comment travailler ...

Bon courage

emma rose

Re: autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par emma rose » 24 févr. 2014 12:25

Merci pour ta réponse...
J'avoue avoir beaucoup de mal à m'imaginer devoir réagir de la même manière et forcement mon équipe est loin de pouvoir aborder ce thème dans les échanges ou à envisager autre chose puisque cela fonctionne pourquoi changer?
J'ai l'impression que mes seules otpions sont m'adapter à leur pratique ou partir :-S et en même temps d'un autre côté je n'ai pas envie de lâcher mais c'est vraiment épuisant moralement je sens que je ne vais pas tenir très longtemps à ce rythme là

Alex

Re: autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par Alex » 24 févr. 2014 17:46

Petit article trouver sur la boite à ME (http://laboiteame.unblog.fr/)

Source : http://ocsena.ouvaton.org/article.php3?id_article=727

Si construire de la légitimité, c’est aussi bâtir de l’autorité, c’est seulement dans le temps et à travers l’exercice de ses fonctions que l’on peut disposer d’une certaine autorité. On l’a déjà dit, l’autorité ne va plus de soi, elle va d’autant moins de soi que la concurrence éducative est bien présente et que les institutions sont parfois remises en cause. La légitimité qui découle de l’autorité délégataire est de moins en moins assurée et varie en fonction des histoires de quartier, de familles, de personnes… Seule l’autorité morale reste assez sûre, mais elle nécessite un temps important avant d’être reconnue et, bien sûr, peut toujours être remise en question.
Reste que, pour gagner du temps, il existe des attitudes et des signes de l’autorité qui permettent de se préserver quelque peu. Ces signes appartiennent à ce que j’ai appelé l’autorité physique et reposent sur des implicites sociaux : la force, la prestance, la voix, etc.
Pour construire de l’autorité physique qui soit admissible dans les codes sociaux de l’époque, il importe que celle-ci ne soit pas trop prononcée, pas plus qu’elle ne doit être trop peu visible.

Si l’on imagine que les différents composants de l’autorité physique permettent de déterminer une position moyenne d’autorité, alors il est nécessaire qu’ils s’équilibrent aussi entre eux. Autrement dit, les différents composants de l’autorité physique dont je vais parler ne doivent pas concourir, lorsqu’on les additionne, à produire une autorité trop forte, qui pourrait provoquer l’agressivité ou à produire une autorité faible qui serait alors vite mise à mal.

Alex

Re: autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par Alex » 24 févr. 2014 17:49

Et un autre article que je trouve intéressant :
http://1libertaire.free.fr/GMendel26.html

patricia

Re: autorité et gestion de la violence en MECS

Message non lu par patricia » 27 févr. 2014 13:03

Bonjour emma rose,
je suis vraiment interloquée chaque fois que j'entends parler de violence en MECS et d'autorité installée par la peur.Il ne s'agit donc pas d'autorité mais de rapport de force. Plusieurs points à ce sujet : l'organisation de l'institution et la façon de prendre en compte le public. Ce public n'est pas plus violent que n'importe quel enfant ou adolescent dans la majorité des cas. Cette attitude est souvent en réaction à la manière dont ils ne sont pas pris en compte dans l'établissement. Traités comme des dossiers, peu d'intérêts pour leurs besoins, leurs attentes, leurs craintes etc.... Savoir écouter sans juger demande une volonté et une aide aussi mais c'est le chemin de la mise en place d'un dialogue qui évite ensuite la violence. Ce public ( enfant ou adolescent) est en souffrance et se cherche,l'attitude peut quelquefois engendrer un rapport de force. Les éducateurs peuvent réfléchir à ça pour essayer de trouver des solutions pour ne pas jouer ce jeu.
bon courage
Patricia

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