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l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
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antonio
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
bonjour,porrais-tu m'en dire plus concernant l'administration de médicaments.Je suis surveillant de nuit qualifié (service internat et non éducatif)dans une MAS (personnes polyhandicapées),on nous demande à mes collègues et moi meme de leur donner des médicaments type Valium 10mg,Doliprane si température,Smecta si diarhée.... et tout cela sans aucun protocole ni ordonnance d'un médecin prescripteur.Nous nous demandons si nous avons le droit et où sont nos limites.Je te remercie d'avance pour tes LUMIèRES
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Julie
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Dans l'institution ou je travaille nous fonctionnons comme ceci. Une infirmière prépare les piluliers et nous les distribuons aux personnes accueillies. Je ne donne aucun médicament qui n'est pas dans le pilulier même du paracétamol...
J'ai travaillé dans des stuctures non médicalisé ou la procédure était différente. Les résidents étaient acteurs de leurs projets médical et ils prenaient leurs traitements sous notre regard sans qu'il y ait de préparation préalable de piluliers. Méthode qui évitait les erreurs car les personnes habitués à se fonctionnement connaissait le traitement par coeur et nous étions présents pour les modifications. Ce fonctionnement a été accepté par la direction et l'association. Si jamais un traitement devenait trop compliqué et que le résident ne pouvait pas le retenir, nous demandions l'intervention d'une infirmière Libérale qui préparait des piluliers. Voilà
J'ai travaillé dans des stuctures non médicalisé ou la procédure était différente. Les résidents étaient acteurs de leurs projets médical et ils prenaient leurs traitements sous notre regard sans qu'il y ait de préparation préalable de piluliers. Méthode qui évitait les erreurs car les personnes habitués à se fonctionnement connaissait le traitement par coeur et nous étions présents pour les modifications. Ce fonctionnement a été accepté par la direction et l'association. Si jamais un traitement devenait trop compliqué et que le résident ne pouvait pas le retenir, nous demandions l'intervention d'une infirmière Libérale qui préparait des piluliers. Voilà
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Pivoine
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Je travaille dans un FAM,je suis éducatrice et on me dit que je suis habilitée à faire un Normacol ( lavement).Je sais que c'est un acte infirmier et qu'il peut y avoir des risques à le faire.Cela est il légal ou c'est la même chose que la distribution des médicaments. Merci à tous
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CHARVIN Patrick
Re: medicaments???
Bonjour, je suis infirmier en MAS et la question récurrente de la distribution est "réglée", acte de la vie courante...Le problème reste entier sur les structures medico-sociale sans IDE ou sur des temps partiels peau de chagrin...J'ai eu l'occasion de voir sur une décision de justice , suite à un "accident" ,les responsabilités pour le directeur et une ES ont été engagées. Par manque d'IDE un directeur à demandé à une ES de préparé des piluliers. Décision du juge:
1)le directeur devient "prescripteur" = exercice illégal de la médecine.
2) l'ES = exercice illégal de la profession d'infirmière !
Ne pas vivre la peur au ventre dans les actes de nos réalités professionnelles est un concept de base, mais les petits arrangements peuvent couter chers, les juges ayant en regard les textes de lois et réglementaires et les "à cotés" du médico-social laissent indifférent. Je pense qu'il faut être au clair avec les directions pas toutes bien au jus des aspects juridiques et médico-légaux, les infirmières pas toujours les mieux informées aussi.UN ouvrage de référence:La gestion du médicament en établissement médico-social -Guide de bonnes pratiques professionnelles. Bon courage dans vos exercices professionnels.
1)le directeur devient "prescripteur" = exercice illégal de la médecine.
2) l'ES = exercice illégal de la profession d'infirmière !
Ne pas vivre la peur au ventre dans les actes de nos réalités professionnelles est un concept de base, mais les petits arrangements peuvent couter chers, les juges ayant en regard les textes de lois et réglementaires et les "à cotés" du médico-social laissent indifférent. Je pense qu'il faut être au clair avec les directions pas toutes bien au jus des aspects juridiques et médico-légaux, les infirmières pas toujours les mieux informées aussi.UN ouvrage de référence:La gestion du médicament en établissement médico-social -Guide de bonnes pratiques professionnelles. Bon courage dans vos exercices professionnels.
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Streff
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Voilà un métier qui participe bien volontiers à sa disparition.
Les professionnels réclament :
Des assistantes sociales pour l'administratif, des infirmières pour les médicaments, des animateurs socio-culturels pour l'animation, des cuisiniers pour la cuisine, des agents d'entretiens pour monter les meubles des résidents, des chauffeurs factotum pour les accompagner, des agents de services pour la tenue de la maison, des éducateurs sportifs pour le sport.......
Mais alors notre métier autrefois polyvalent, que devient-il ? Quel est l'intérêt des financeurs d'accepter l'employabilité des éducateurs spécialisés, et pourquoi verront ils d'un bon œil de les payer un peu plus ? et pourquoi accepteraient-ils de se voir opposer une quelconque actuelle ou future convention. Peut-être sommes nous en train de nous tirer "une balle dans le pied non ?"
Les professionnels réclament :
Des assistantes sociales pour l'administratif, des infirmières pour les médicaments, des animateurs socio-culturels pour l'animation, des cuisiniers pour la cuisine, des agents d'entretiens pour monter les meubles des résidents, des chauffeurs factotum pour les accompagner, des agents de services pour la tenue de la maison, des éducateurs sportifs pour le sport.......
Mais alors notre métier autrefois polyvalent, que devient-il ? Quel est l'intérêt des financeurs d'accepter l'employabilité des éducateurs spécialisés, et pourquoi verront ils d'un bon œil de les payer un peu plus ? et pourquoi accepteraient-ils de se voir opposer une quelconque actuelle ou future convention. Peut-être sommes nous en train de nous tirer "une balle dans le pied non ?"
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Baleste
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Je reviens sur ce site où je n'étais pas allé depuis quelques années; (voir ma dernière intervention qui date de 2011).
La remarque de Streff est tout à fait réaliste : les éducs font ce u'il faut pour se rayer, eux-même, du paysage médico-social !
La remarque de Streff est tout à fait réaliste : les éducs font ce u'il faut pour se rayer, eux-même, du paysage médico-social !
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odine
Re:
Respecter la loi n'est pas se tirer une balle dans le pied.
Les textes sont clairs. Il suffit de les appliquer.
Donner à tout crin des médocs sans prescription est illégal.
Entre refuser de donner des médicaments sans prescription (où là on engage la santé d'autrui) et réclamer un chauffeur ou un éducateur sportif, il y a une différence.
Ne pas vouloir faire n'importe quoi n'importe comment, c'est aussi ça être réaliste et engagé.
Les textes sont clairs. Il suffit de les appliquer.
Donner à tout crin des médocs sans prescription est illégal.
Entre refuser de donner des médicaments sans prescription (où là on engage la santé d'autrui) et réclamer un chauffeur ou un éducateur sportif, il y a une différence.
Ne pas vouloir faire n'importe quoi n'importe comment, c'est aussi ça être réaliste et engagé.
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Chg
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'aide à la prise des traitements le CASF prévoit, Art L. 313-26 :
« Au sein des établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1, lorsque les personnes ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à l’exclusion de tout autre, l’aide à la prise de ce traitement constitue une modalité d’accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante.
L’aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l’aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d’administration ni d’apprentissage particulier.
Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu’il est fait ou non référence à la nécessité de l’intervention d’auxiliaires médicaux, de distinguer s’il s’agit ou non d’un acte de la vie courante.
La préparation des piluliers se fait par une pharmacienne dans des piluliers sécurisés ce qui permet aux acteurs non médicaux de participer à l'administration. Les gouttes et sirop sont à administres par l'IDE.
Dans le cadre des règles de sécurité du circuit de médicament, l'IDE enregistre en temps réel l'administration des traitements , ce qui est difficile dans les établissements médico sociaux .
« Au sein des établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1, lorsque les personnes ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à l’exclusion de tout autre, l’aide à la prise de ce traitement constitue une modalité d’accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante.
L’aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l’aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d’administration ni d’apprentissage particulier.
Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu’il est fait ou non référence à la nécessité de l’intervention d’auxiliaires médicaux, de distinguer s’il s’agit ou non d’un acte de la vie courante.
La préparation des piluliers se fait par une pharmacienne dans des piluliers sécurisés ce qui permet aux acteurs non médicaux de participer à l'administration. Les gouttes et sirop sont à administres par l'IDE.
Dans le cadre des règles de sécurité du circuit de médicament, l'IDE enregistre en temps réel l'administration des traitements , ce qui est difficile dans les établissements médico sociaux .
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chg
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
L'article 124 de la loi n° 2009-279 du 21 juillet 2009 relative à l'hôpital, aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST) a complété le Code de l'action sociale et des familles (CASF) pour permettre l'aide à la prise des médicaments en établissement social ou médico-social par des personnels éducatifs.
Le nouvel article L. 313-26 du CASF dispose en effet :
"Au sein des établissements et services mentionnés à l'article L. 312-1, lorsque les personnes ne disposent pas d'une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à l'exclusion de tout autre, l'aide à la prise de ce traitement constitue une modalité d'accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante.
L'aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l'aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d'administration ni d'apprentissage particulier.
Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu'il est fait ou non référence à la nécessité de l'intervention d'auxiliaires médicaux, de distinguer s'il s'agit ou non d'un acte de la vie courante.
Des protocoles de soins sont élaborés avec l'équipe soignante afin que les personnes chargées de l'aide à la prise des médicaments soient informées des doses prescrites et du moment de la prise."
Les conditions (cumulatives) de cette permission légale sont les suivantes :
- la personne concernée n'a plus l'autonomie suffisante pour prendre elle-même son traitement ;
- le traitement en cause a été prescrit par un médecin ;
- le traitement identifie le ou les médicaments qui peuvent faire l'objet d'une aide à la prise. Cette information doit être donnée par le médecin prescripteur qui précise, médicament par médicament, s'il est nécessaire de recourir à l'intervention d'un auxiliaire médical ;
- la prise du médicament ne présente ni difficulté d'administration ni apprentissage particulier ;
- l'aide à la prise du médicament est apportée par un professionnel chargé de l'aide aux actes de la vie courante ;
- les professionnels chargés de l'aide à la prise des médicaments doivent avoir été informés de la posologie et du moment de la prise par des protocoles de soins élaborés avec l'équipe soignante.
Voila la loi,,,
Dans le cadre du circuit du médicament
Le médecin prescrit et signale oui ou non acte de la vie courante qui doit figurer sur la prescription,
la pharmacienne prépare les traitements,
l'infirmière vérifie, distribue et valide l'administration. Les gouttes et sirops qui ne sont pas clairement identifiables et vérifiables sont administrés par l'IDE.
Le nouvel article L. 313-26 du CASF dispose en effet :
"Au sein des établissements et services mentionnés à l'article L. 312-1, lorsque les personnes ne disposent pas d'une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à l'exclusion de tout autre, l'aide à la prise de ce traitement constitue une modalité d'accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante.
L'aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l'aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d'administration ni d'apprentissage particulier.
Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu'il est fait ou non référence à la nécessité de l'intervention d'auxiliaires médicaux, de distinguer s'il s'agit ou non d'un acte de la vie courante.
Des protocoles de soins sont élaborés avec l'équipe soignante afin que les personnes chargées de l'aide à la prise des médicaments soient informées des doses prescrites et du moment de la prise."
Les conditions (cumulatives) de cette permission légale sont les suivantes :
- la personne concernée n'a plus l'autonomie suffisante pour prendre elle-même son traitement ;
- le traitement en cause a été prescrit par un médecin ;
- le traitement identifie le ou les médicaments qui peuvent faire l'objet d'une aide à la prise. Cette information doit être donnée par le médecin prescripteur qui précise, médicament par médicament, s'il est nécessaire de recourir à l'intervention d'un auxiliaire médical ;
- la prise du médicament ne présente ni difficulté d'administration ni apprentissage particulier ;
- l'aide à la prise du médicament est apportée par un professionnel chargé de l'aide aux actes de la vie courante ;
- les professionnels chargés de l'aide à la prise des médicaments doivent avoir été informés de la posologie et du moment de la prise par des protocoles de soins élaborés avec l'équipe soignante.
Voila la loi,,,
Dans le cadre du circuit du médicament
Le médecin prescrit et signale oui ou non acte de la vie courante qui doit figurer sur la prescription,
la pharmacienne prépare les traitements,
l'infirmière vérifie, distribue et valide l'administration. Les gouttes et sirops qui ne sont pas clairement identifiables et vérifiables sont administrés par l'IDE.
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mouaif
Re: l'éducateur a-t-il le droit de donner des médicaments?
Pas grave, tu pourras demander un un éduc spé de te faire tes pansements.