bonjour !
j'aimerais avoir l'avis d'éducateurs et éducatrices ou de stagiaires sur le respect et la violence des jeunes. Personnellement je pense que le fait d'être du sexe féminin n'a pas la même répercution sur les jeunes et que la forme de la violence et celle du respect sont différentes quand ils s'adressent à un éducateur ou à une éducatrice !:
qu'en pensez-vous?
pouvez -vous donner des exemples ?
Merci
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respect et violence des adolescents envers les éducateurs
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perrine
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
salut
effectivement je suis assé d'accord avec toi.
je pense que losrqu'on travaille avec des ados garçons il y a des la départ un apriori.
je pense que bcp de gens on l'image d'éduc comme d personnes fortes et costaux et du coup quand ils se retrouve face à une femmme ils ont peut être peur qu'on ne soit pas a la hauteur. :bounce:
effectivement je suis assé d'accord avec toi.
je pense que losrqu'on travaille avec des ados garçons il y a des la départ un apriori.
je pense que bcp de gens on l'image d'éduc comme d personnes fortes et costaux et du coup quand ils se retrouve face à une femmme ils ont peut être peur qu'on ne soit pas a la hauteur. :bounce:
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Bastien
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
Contribuer à l'épanouissement des jeunes :
Ce qui compte, c'est comment l'adulte respecte le jeune.
Homme ou femme, ça n'a pas d'importance.
Dans chacun d'eux, on trouve des éducs qui réussissent, d'autres qui échouent.
On échoue quand on utilise le rapport de force, rôle réservé aux forces de l'ordre, mais pas à celui de l'éduc.
On échoue aussi si on a des intention cachées, voire malsaines (fumer le joint, même si c'est pas sur son lieu de travail, parce que on ne peut plus alors avoir de discours cohérent, même si on connaît la théorie par coeur et qu'on la ressasse aux ados. Les jeunes "sentent" quand il y a supercherie.)
Autre intention cachée et malsaine : vouloir sortir avec un jeune, entrer en fusion affective. C'est catastrophique. Mieux vaut démissionner et consulter un psy avant que les cités prennent feu.
Il faut donc être sains et collectif, coopérer avec toute l'équipe d'encadrement et avec tous les partenaires de l'action, les familles, le gouvernement.
(Réunions de concertation et actions en adéquation)
L'éducation des jeunes est une affaire collective.
Vaut mieux aussi éviter de saouler les jeunes en leur imposant ce qu'il faut faire, car ils le savent.
Plutôt les laisser décompresser dans un premier temps puis voir comment les aider à construire selon leurs idées, leurs projets, leurs envies.
Si l'éduc est "clean", il n'y aura aucun conflit, de la confiance autant qu'il en faut malgré les difficulté si, dans le foyer ou la structure d'accueil, il n'y a pas d'adulte qui le trahisse mais plutôt beaucoup de patience, de respect et de compréhension.
Un adulte qui respecte les jeunes sera toujours respecté par les jeunes.
Enfin, écoutons-nous mais surtout, laissons les plus jeunes s'exprimer.
Ce qui compte, c'est comment l'adulte respecte le jeune.
Homme ou femme, ça n'a pas d'importance.
Dans chacun d'eux, on trouve des éducs qui réussissent, d'autres qui échouent.
On échoue quand on utilise le rapport de force, rôle réservé aux forces de l'ordre, mais pas à celui de l'éduc.
On échoue aussi si on a des intention cachées, voire malsaines (fumer le joint, même si c'est pas sur son lieu de travail, parce que on ne peut plus alors avoir de discours cohérent, même si on connaît la théorie par coeur et qu'on la ressasse aux ados. Les jeunes "sentent" quand il y a supercherie.)
Autre intention cachée et malsaine : vouloir sortir avec un jeune, entrer en fusion affective. C'est catastrophique. Mieux vaut démissionner et consulter un psy avant que les cités prennent feu.
Il faut donc être sains et collectif, coopérer avec toute l'équipe d'encadrement et avec tous les partenaires de l'action, les familles, le gouvernement.
(Réunions de concertation et actions en adéquation)
L'éducation des jeunes est une affaire collective.
Vaut mieux aussi éviter de saouler les jeunes en leur imposant ce qu'il faut faire, car ils le savent.
Plutôt les laisser décompresser dans un premier temps puis voir comment les aider à construire selon leurs idées, leurs projets, leurs envies.
Si l'éduc est "clean", il n'y aura aucun conflit, de la confiance autant qu'il en faut malgré les difficulté si, dans le foyer ou la structure d'accueil, il n'y a pas d'adulte qui le trahisse mais plutôt beaucoup de patience, de respect et de compréhension.
Un adulte qui respecte les jeunes sera toujours respecté par les jeunes.
Enfin, écoutons-nous mais surtout, laissons les plus jeunes s'exprimer.
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laure
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
Bastien il ya des éducs qui utilisent les rapports de force comme base éducative et réussissent à s'en sortir fort bien avec les jeunes, ceux ci intériorisant que faire mal à l'autre est s'occuper de lui!
D'autres qui demandent à des jeunes ce qu'ils ne font pas style fumer des cigarettes, avouer qu'ils ont fumer du kif mais l'interdissent aux jeunes donc ils ne sont pas cohérents mais s'en sortent encore.
On peut échouer face à des jeunes sans avoir comme tu le sousentends des intentions malsaines ou cachées....
D'autres qui demandent à des jeunes ce qu'ils ne font pas style fumer des cigarettes, avouer qu'ils ont fumer du kif mais l'interdissent aux jeunes donc ils ne sont pas cohérents mais s'en sortent encore.
On peut échouer face à des jeunes sans avoir comme tu le sousentends des intentions malsaines ou cachées....
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Leelou
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
Homme ou femme, bien sûr qu'il y a une différence ! Le rapport au jeune ne sera pas le même. L'adolescent ne perçoit pas l'homme ou la femme de la même façon, même s'il ont tous les deux la casquette de l'éducateur spécialisé. Le rapport affectif (car il y en a un dans toute relation éducative, nous ne sommes pas des robots) sera différent : rapport de séduction, différence d'acceptation de l'autorité... Il existera plus facilement un rapport de force entre un ado et un éduc homme qu'avec une éduc femme. Par contre, dans le second cas, il peut apparaître un rapport de séduction : l'ado accepte les contraintes et les règles pour "plaire" ou "faire plaisir" à l'éducatrice. Ce rapport de séduction existera, consciemment ou non, dès lors que l'ado est de sexe opposé au travailleur social.
Le mode d'intervention éducative me semble également différent, au niveau de l'approche du jeune : une femme ne peut pas vraiment en "imposer" physiquement à un jeune, elle utilisera donc d'autres moyens afin d'asseoir son autorité.
J'ai connu lors d'un stage auprès de jeunes délinquants des "rapports de force" : un jeune m'a mis un coup de boule, et ma défense a été de le gifler. Après coup je m'en suis voulue de ma réaction (instinctive, car je n'ai pas maîtrisé mon geste), mais par la suite il s'est avéré que mes relations, au départ conflictuelles avec ce jeune, se sont améliorées. Pourquoi ? Lorsque cela s'est produit, il a eu un mouvement de recul et d'étonnement : il ne s'attendait pas à ce qu'une femme riposte. Le coup porté a pourtant été très léger, mais le geste de défense que j'ai eu lui a semble-t-il inspiré une forme de respect. Je pense que s'il s'était agit d'un éduc homme, le jeune aurait de nouveau riposté, trop content de créer un rapport de force avec un professionnel et de se retrouver d'égal à égal.
Pour résumer, ce que je veux dire, c'est que le respect (ou l'irrespect) que peut témoigner un jeune rencontré dans ces structures envers les éducateurs me semble différent selon que l'éduc est homme ou femme. Il ne se manifestera pas de la même façon, n'aura pas les mêmes répercussions. C'est pourquoi je trouve qu'il est bon dans une équipe d'avoir une mixité, et que c'est aussi important que la pluridisciplinarité.
Le mode d'intervention éducative me semble également différent, au niveau de l'approche du jeune : une femme ne peut pas vraiment en "imposer" physiquement à un jeune, elle utilisera donc d'autres moyens afin d'asseoir son autorité.
J'ai connu lors d'un stage auprès de jeunes délinquants des "rapports de force" : un jeune m'a mis un coup de boule, et ma défense a été de le gifler. Après coup je m'en suis voulue de ma réaction (instinctive, car je n'ai pas maîtrisé mon geste), mais par la suite il s'est avéré que mes relations, au départ conflictuelles avec ce jeune, se sont améliorées. Pourquoi ? Lorsque cela s'est produit, il a eu un mouvement de recul et d'étonnement : il ne s'attendait pas à ce qu'une femme riposte. Le coup porté a pourtant été très léger, mais le geste de défense que j'ai eu lui a semble-t-il inspiré une forme de respect. Je pense que s'il s'était agit d'un éduc homme, le jeune aurait de nouveau riposté, trop content de créer un rapport de force avec un professionnel et de se retrouver d'égal à égal.
Pour résumer, ce que je veux dire, c'est que le respect (ou l'irrespect) que peut témoigner un jeune rencontré dans ces structures envers les éducateurs me semble différent selon que l'éduc est homme ou femme. Il ne se manifestera pas de la même façon, n'aura pas les mêmes répercussions. C'est pourquoi je trouve qu'il est bon dans une équipe d'avoir une mixité, et que c'est aussi important que la pluridisciplinarité.
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mèl
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
je suis d'accord avec pouss, je pense qu'il est plus difficile de se faire respecter par des ados, et plus long aussi par conséquence ! je pense que les stéréotypes sur les sexe jouent beaucoup dans ce cas, et aussi bien sur la famille des adolescents. et je pense aussi que dans ceratines cultures la place de la femme est extrèmement réduite et notamment à la soumisson, et que les anfants issus de cette culture ont le même comportement avec les éducatrices qu'avec leur mère.
mais c'est peut etre aussi le cas inverses avec des adolescentes, peut etre que les éducatrices sont plus facilements acceptés que les éducateurs !
mais c'est peut etre aussi le cas inverses avec des adolescentes, peut etre que les éducatrices sont plus facilements acceptés que les éducateurs !
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nadege
Re: respect et violence des adolescents envers les éducateurs
je suis en stage dans un foyer pour adolescents -mixité- et j'observe que les femmes sont autant respectées
que les hommes. Les hommes sont plus insultés à cause de leur soi-disant manque de masculinité "t'as une voix de lopette" "sale tante" "petit pédé" sans commentaires...
Les femmes sont insultées du type: sale pute, grosse salope, va te faire sucer
bon c'est bizarre comme approche mais en tout cas c'est que j'ai entendu et même moi j'ai été insultée quelques fois (ferme ta grande gueule nique ta race salope)
voilà je pointe la différence au niveau du langage mais la confiance des jeunes envers les adultes me semble la même pour les hommes ou pour les femmes.
que les hommes. Les hommes sont plus insultés à cause de leur soi-disant manque de masculinité "t'as une voix de lopette" "sale tante" "petit pédé" sans commentaires...
Les femmes sont insultées du type: sale pute, grosse salope, va te faire sucer
bon c'est bizarre comme approche mais en tout cas c'est que j'ai entendu et même moi j'ai été insultée quelques fois (ferme ta grande gueule nique ta race salope)
voilà je pointe la différence au niveau du langage mais la confiance des jeunes envers les adultes me semble la même pour les hommes ou pour les femmes.