Bonjour,
Je suis en 3ème année ASS en stage en maternité et orthogénie (IVG) sur le CHU de Montpellier. Mon mémoire se porte sur l'entretien pré-IVG qui n'est plus obligatoire depuis la loi de 2001 mais qui doit être systématiquemet proposé. Au CHU où je suis en stage, cet entretien est effectué systématiquement pour les femmes qui désirent avorter.
Ma question de départ est:
En quoi l'aspect non obligatoire de l'entretien social pré-IVG pourrait interférer sur la pratique des AS?
Après avoir fait une recherche théorique mon hypothèse est:
L'aspect optionnel de l'entretien social préalable à l'IVG facilite la création d'un espace de parole et donc l'expression des difficultés et le repérage des capacités de la femme.
J'ai du mal à écrire ma problématique qui traite de la non obligation de l'entretien depuis 2001 et sur le fait que les femmes se sentent moins jugée. Il n'y a plus cette pression qu'il pouvait y avoir avant lorsque l'AS devait donner cette fameuse attestation qui autorisait ou pas l'IVG (c'est comme ça que les femmes le perçevaient). D'ailleurs certaines AS signaient l'attestation en début d'entretien pour que les femmes se sentent libre de parler et ne disent plus seulement le discours qu'attendaient les AS (c'est également ce qu'elles pensaient!!!).
Si vous pouviez me dire ce que vous en pensez?
Merci beaucoup.
Guylaine.
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Demande de l'aide pour mon mémoire
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jpp
Re: Demande de l'aide pour mon mémoire
bonjour guylaine;
je suis AS sur l'île de la Réunion. Je suis de ces AS qui signaient d'abords. C'est vrai que cedrtaines femmes percevaient cette signature comme une autorisation. Certains professionnels considéraient d'ailleurs que leur signature vallait autorisation. Cela induisait une relation de pouvoir. L'AS avait le sentiment d'être "maître du destin d'autrui".
Pour ma part, j'ai toujours apprécié cet "exercice". Pouvoir créer une vraie relation d'aide dans un contexte si particulier...C'est un entretien qui me stimule, il permet d'aller à la rencontre de l'autre, de sa problématique, de son histoire et de l'aider aau mieux sans jugement. Un réel plaisir quand on le réussi, une calamité quand on le rate...
il est vrai que la réforme rétablit cet enjeux de pouvoir. C'est la femme qui décide, et elle s'y rend avec le besoin de parler.
Dans ce sens, elle est en attente d'une écoute et d'un soutien. Elle viens avec un objectif, une raison, une question... A nous d'y répondre. Mais ce caractère non obligatoire est aussi une bêtise. On ne peut voir toutes ces femmes et leur proposer l'essentiel: de l'aide. Quelque soit la décision finale (avortement ou non) elles se retrouvent avec une fragilité mise a nu. Et il est bon de pouvoir leur renvoyé cette perspectives: le choix qu'elles font est le plus lourd qui soit, il faut aussi vivre avec ce choix et ses conséquences.Dans ce sens l'après décision est aussi un moment difficile.
Parfois les femmes reviennent et demande à nous parler pour "évacuer". A mon sens, c'est une victoire professionnelle: j'ai su créer une relation d'aide et me mettre dans la position d'une personne aidante et référente.
pour plus d'infos, écris moi.
JPP
je suis AS sur l'île de la Réunion. Je suis de ces AS qui signaient d'abords. C'est vrai que cedrtaines femmes percevaient cette signature comme une autorisation. Certains professionnels considéraient d'ailleurs que leur signature vallait autorisation. Cela induisait une relation de pouvoir. L'AS avait le sentiment d'être "maître du destin d'autrui".
Pour ma part, j'ai toujours apprécié cet "exercice". Pouvoir créer une vraie relation d'aide dans un contexte si particulier...C'est un entretien qui me stimule, il permet d'aller à la rencontre de l'autre, de sa problématique, de son histoire et de l'aider aau mieux sans jugement. Un réel plaisir quand on le réussi, une calamité quand on le rate...
il est vrai que la réforme rétablit cet enjeux de pouvoir. C'est la femme qui décide, et elle s'y rend avec le besoin de parler.
Dans ce sens, elle est en attente d'une écoute et d'un soutien. Elle viens avec un objectif, une raison, une question... A nous d'y répondre. Mais ce caractère non obligatoire est aussi une bêtise. On ne peut voir toutes ces femmes et leur proposer l'essentiel: de l'aide. Quelque soit la décision finale (avortement ou non) elles se retrouvent avec une fragilité mise a nu. Et il est bon de pouvoir leur renvoyé cette perspectives: le choix qu'elles font est le plus lourd qui soit, il faut aussi vivre avec ce choix et ses conséquences.Dans ce sens l'après décision est aussi un moment difficile.
Parfois les femmes reviennent et demande à nous parler pour "évacuer". A mon sens, c'est une victoire professionnelle: j'ai su créer une relation d'aide et me mettre dans la position d'une personne aidante et référente.
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JPP