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usagers bloqués
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fabien
Re: usagers bloqués
effectivement, la situation n'est pas grave. Il y a un conflit parents/ados, avec un ado qui se plaint de parents "instrusifs", ce qui de mon point de vue est un peu excessif. L'ado interprête tout mal dans l'attitude des parents. Un exemple, parmi d'autres : mes parents ouvrent mon courrier, dit-il. En réalité, après enquête, j'ai découvert que les parents ont ouvert par erreur une seule lettre (un prospectus d'ailleurs). Donc l'ado exagère, j'ai mis qq mois à m'en rendre compte, mais en même temps, son ressenti dit bien les difficultés de communication avec ses parents, c'est pour cela que nous avons essayé de lui offrir un espace de parole dans le cadre de la mesure imposée par le juge. Et que nous, mon équipe pruridisciplianire et moi, sommes plutôt partant pour la poursuite de la mesure. Mais devant l'hostilité des parents qui ne voient pas la mesure comme un sou_tien mais seulement comme une mise en cause, une humiliation et j'en passe (pas moyen de les faire chnger de point de vue), je me pose des questions.
Connais pas bien la procédure dont tu me parles. Peux-tu m'en dire plus ? Est-ce compatible avec la thérapie familiale mis en place par les parents, ou cela ferait-ul double emploi ?
Connais pas bien la procédure dont tu me parles. Peux-tu m'en dire plus ? Est-ce compatible avec la thérapie familiale mis en place par les parents, ou cela ferait-ul double emploi ?
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Florence
Re: usagers bloqués
Bonjour Fabien,
Ce que je peux te dire de la mesure de SICOF me vient de l'assoc qui l'a mise en place
et de ce fait, je suis totalement incapable de te dire si ça existe ailleurs) :
"SICOF = Service d'Intervention et de COnsultation Familiale, créé en 1987
C'est une approche familiale des problématiques de maltraitance, d'abus sexuels et de difficultés relationnelles.
Elle a pour objectif d'aider les familles à se reconstruire, de prévenir et réduire les violences familiales, de travailler avec les différents intervenants du réseau social, médical et scolaire.
L'équipe est composée de 2 éducs et 2 psychologues, formés à l'analyse systémique, et supervisée par un thérapeuthe familial."
Je ne sais pas si ça t'aide ...
Ceci dit, je pense que ça ferait double emploi avec la thérapie familiale.
As-tu pu discuter avec le psy ou thérapeuthe qui les suit : est-ce qu'il arrive à avancer avec eux ?
Tu ne m'as pas dit : pourquoi la mesure que tu assures a-t-elle été imposée aux parents ?Parce que le juge a estimé qu'il y avait "danger" ?
J'ai 42 ans, mon fils aîné a 17 ans, il nous arrive d'ouvrir son courrier administratif ou publicitaire (jamais son courrier perso)
Mais les "conflits" ou "incompréhensions" sont monnaie courante à l'adolescence.
Je dirais même que c'était + difficile quand il était pré-ado ...
Il n'y a pas de quoi prononcer une mesure de suivi judiciaire !!
Ce que je peux te dire de la mesure de SICOF me vient de l'assoc qui l'a mise en place
"SICOF = Service d'Intervention et de COnsultation Familiale, créé en 1987
C'est une approche familiale des problématiques de maltraitance, d'abus sexuels et de difficultés relationnelles.
Elle a pour objectif d'aider les familles à se reconstruire, de prévenir et réduire les violences familiales, de travailler avec les différents intervenants du réseau social, médical et scolaire.
L'équipe est composée de 2 éducs et 2 psychologues, formés à l'analyse systémique, et supervisée par un thérapeuthe familial."
Je ne sais pas si ça t'aide ...
Ceci dit, je pense que ça ferait double emploi avec la thérapie familiale.
As-tu pu discuter avec le psy ou thérapeuthe qui les suit : est-ce qu'il arrive à avancer avec eux ?
Tu ne m'as pas dit : pourquoi la mesure que tu assures a-t-elle été imposée aux parents ?Parce que le juge a estimé qu'il y avait "danger" ?
J'ai 42 ans, mon fils aîné a 17 ans, il nous arrive d'ouvrir son courrier administratif ou publicitaire (jamais son courrier perso)
Mais les "conflits" ou "incompréhensions" sont monnaie courante à l'adolescence.
Je dirais même que c'était + difficile quand il était pré-ado ...
Il n'y a pas de quoi prononcer une mesure de suivi judiciaire !!
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Florence
Re: usagers bloqués
Le smiley a été inséré par erreur dans mon message ci-dessus, j'avais juste ouvert une paranthèse ... !
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fabien
Re: usagers bloqués
Je découvre SICOF. INteressant mais c'est vrai ca doublonnerait avec une thérapie familiale.
Oui, le juge avait estimé qu'il y avait un "danger" suite à un signalement et après comme la famille a fait de l'obstruction, il a persisté.
Oui, le juge avait estimé qu'il y avait un "danger" suite à un signalement et après comme la famille a fait de l'obstruction, il a persisté.
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Florence
Re: usagers bloqués
Dès lors qu'il y a notion de danger, il me semble que la mesure se justifie ... d'autant plus si les parents font obstacle, on peut se demander si "ils n'ont pas quelque chose à cacher" ! ??
Inversement, pourquoi l'ado lui même n'est -il pas plus "participant" si qqchose cloche ?
Et que donne la thérapie familiale ? Si ce sont les parents eux-mêmes qui l'ont sollicitée, c'est peut-être intéressant de repartir de là ...
Inversement, pourquoi l'ado lui même n'est -il pas plus "participant" si qqchose cloche ?
Et que donne la thérapie familiale ? Si ce sont les parents eux-mêmes qui l'ont sollicitée, c'est peut-être intéressant de repartir de là ...
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aude
Re: usagers bloqués
Bonsoir Fabien
Je suis AS depuis 10 ans et j'ai travaillé 3 ans en AEMO. La situation que tu évoques me rapelle à quelques souvenirs, face à des mesures ordonnées par le Juge dont ni l'équipe, ni moi, ne percevions a priori le bien-fondé. Là où des travailleurs sociaux évaluaient des non-lieux à assistance éducative, mais un probable besoin de thérapie familiale, individuelle ou systémique, en lien à des problèmes de communication parents/ado, le magistrat persistait dans une mesure de protection. Toutefois, pour démontrer notre position d'équipe, mes rapports semestriels au juge s'appuyaient sur la mobilisation du groupe famille, et si cette mobilisation ne s'exprimait pas dans le cadre strict de l'AEMO, elle pouvait être valorisée dans le cadre thérapeutique.
Donc je suppose que tu pourrais démontrer cette perspective pour proposer la levée de la mesure...si telle est ton évaluation !
En effet, dans tes posts, je ne comprend pas clairement l'origine de l'AEMO, faute de connaitre les éléments du signalement.Donc je ne perçois pas ton cheminement et ton positionnement face à la légitimité de la mesure : tantôt tu expliques que le danger est très relatif, tantôt tu penses à une reconduction pour un lieu de parole de l'ado : mais est-ce vraiment la vocation d'une AEMO ? Au risque que la mesure soit instrumentalisée par le jeune dans le conflit avec ses parents ?
De plus, aucune loi n'oblige des parents à adhérer à une mesure d'asssistance éducative (ce n'est pas du pénal!), ce qui me renvoie plusieurs question vis-à-vis de la position du magistrat : est-il vraiment dans une logique de protection ou plutôt dans une logique de bras-de-fer vis-à-vis de parents qu'il pourrait considérer comme procéduriers? attend-il de l'AEMO une réponse éducative ou l'emploie-il comme l'outil de son pouvoir judiciaire sur la famille? En bref, où se situe l'intérêt du mineur?
Visiblement, tu sembles dire que son besoin est un lieu d'expression et de médiation avec ses parents : concrêtement, est-ce la thérapie familale entreprise répond à ce besoin et / ou le prend en compte? est-ce qu'à défaut de réussir à travailler avec les parents, tu parviens à échanger avec le/la thérapeute?
Ton rapport de fin de mesure doit certes évoquer les limites de l'intervention et l'absence de coopération des parents, mais elle doit aussi proposer des éléments d'analyse d'une situation de danger potentiel pour le mineur, qui seule justifirait une poursuite. Quitte à me faire l'avocat du diable, le danger ne serait justement pas de poursuivre, prenant le risque d'être un peu plus instrumentalisé par l'ado pour lui donner de quoi nourrir le conflit avec les parents?
Dans ces circonstances, je pencherai, en l'absence de danger, par une levée, non sans avoir au préalable recherché un lieu d'expression libre pour le jeune, du type équipe de prévention spécialisée ou thérapie individuelle, de façon à lui préserver un lieu de parole personnelle, de prise de recul, sans qu'il puisse l'exploiter dans le conflit...Enfin, il ne s'agit que d'un avis, qui ne vaut que pour ce qu'il est, faute d'être fondé sur les éléments plus complets d'analyse de la problématique.
Je suis AS depuis 10 ans et j'ai travaillé 3 ans en AEMO. La situation que tu évoques me rapelle à quelques souvenirs, face à des mesures ordonnées par le Juge dont ni l'équipe, ni moi, ne percevions a priori le bien-fondé. Là où des travailleurs sociaux évaluaient des non-lieux à assistance éducative, mais un probable besoin de thérapie familiale, individuelle ou systémique, en lien à des problèmes de communication parents/ado, le magistrat persistait dans une mesure de protection. Toutefois, pour démontrer notre position d'équipe, mes rapports semestriels au juge s'appuyaient sur la mobilisation du groupe famille, et si cette mobilisation ne s'exprimait pas dans le cadre strict de l'AEMO, elle pouvait être valorisée dans le cadre thérapeutique.
Donc je suppose que tu pourrais démontrer cette perspective pour proposer la levée de la mesure...si telle est ton évaluation !
En effet, dans tes posts, je ne comprend pas clairement l'origine de l'AEMO, faute de connaitre les éléments du signalement.Donc je ne perçois pas ton cheminement et ton positionnement face à la légitimité de la mesure : tantôt tu expliques que le danger est très relatif, tantôt tu penses à une reconduction pour un lieu de parole de l'ado : mais est-ce vraiment la vocation d'une AEMO ? Au risque que la mesure soit instrumentalisée par le jeune dans le conflit avec ses parents ?
De plus, aucune loi n'oblige des parents à adhérer à une mesure d'asssistance éducative (ce n'est pas du pénal!), ce qui me renvoie plusieurs question vis-à-vis de la position du magistrat : est-il vraiment dans une logique de protection ou plutôt dans une logique de bras-de-fer vis-à-vis de parents qu'il pourrait considérer comme procéduriers? attend-il de l'AEMO une réponse éducative ou l'emploie-il comme l'outil de son pouvoir judiciaire sur la famille? En bref, où se situe l'intérêt du mineur?
Visiblement, tu sembles dire que son besoin est un lieu d'expression et de médiation avec ses parents : concrêtement, est-ce la thérapie familale entreprise répond à ce besoin et / ou le prend en compte? est-ce qu'à défaut de réussir à travailler avec les parents, tu parviens à échanger avec le/la thérapeute?
Ton rapport de fin de mesure doit certes évoquer les limites de l'intervention et l'absence de coopération des parents, mais elle doit aussi proposer des éléments d'analyse d'une situation de danger potentiel pour le mineur, qui seule justifirait une poursuite. Quitte à me faire l'avocat du diable, le danger ne serait justement pas de poursuivre, prenant le risque d'être un peu plus instrumentalisé par l'ado pour lui donner de quoi nourrir le conflit avec les parents?
Dans ces circonstances, je pencherai, en l'absence de danger, par une levée, non sans avoir au préalable recherché un lieu d'expression libre pour le jeune, du type équipe de prévention spécialisée ou thérapie individuelle, de façon à lui préserver un lieu de parole personnelle, de prise de recul, sans qu'il puisse l'exploiter dans le conflit...Enfin, il ne s'agit que d'un avis, qui ne vaut que pour ce qu'il est, faute d'être fondé sur les éléments plus complets d'analyse de la problématique.
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fabien
Re: usagers bloqués
pardonne moi, mais ton intervention manque un peu de nuance. Car, ben justement, le Pb c'est, dans cette affaire, qu'il peut y avoir débat sur la notion de danger, c'est qu'a fait valoir leur avocat.
La mesure m'est confiée, je l'applique mais je m'interroge... fallait-il judiciariser cette situation ? une intervention de l'ASE aurait peut être suffit et peut être les parents auraient alors moins bloqué...
La mesure m'est confiée, je l'applique mais je m'interroge... fallait-il judiciariser cette situation ? une intervention de l'ASE aurait peut être suffit et peut être les parents auraient alors moins bloqué...
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marie
Re: usagers bloqués
j'aime pas ta réaction flo, c'est trop facile de penser tout de suite que les parents ont quelque chose à cacher, peut être c'est le cas, peut être c'est plus complioqué, tu vois si on suspete tout de suite les usagers, on ne fait dubon boulot
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fab
Re: usagers bloqués
l'origine du signalement, c'était une fugue en bande. Sur ce plan tout est rentré dans l'ordre depuis. reste les difficultés de com parents/ado. voilà, tu sais tt
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Florence
Re: usagers bloqués
Pour Marie :
Ma réaction te paraît peut-être "trop rapide", mais je pense que quand un juge estime qu'il y a "danger", c'est un terme suffisamment fort pour qu'on s'interroge.
J'ai 42 ans, je suis mère d'ados (17 ans, 14 ans et 12 ans) ; comme tout parent d'ado, je sais qu'il y a parfois conflit, parfois difficulté de dialogue ... je n'appelle pas ça "danger" !!
D'où le fait de s'inquiéter quand un juge parle de "danger" ; justement si les parents font obstacle, ça "pose question"... c'est juste ce que je voulais dire ... (mais j'ai voulu faire court !)
Et je n'avais pas le détail du signalement, dont Fabien a donné des éléments ensuite ...
Moi, je trouve l'intervention d'Aude intéressante.
En effet, si la fugue .. et l'obstruction des parents ... ont pu amener le juge à parler de "danger" et à ordonner cette mesure, qu'en attend-t-il ?
Qu'est-ce que la thérapie familiale (choisie par les parents ?) a pu changer ?
Si l'intervention de Fabien a pu permettre la mise en place, ou la poursuite de cette thérapie, peut-être est-ce déjà positif, non ?
Et de ce fait, peut-être pourrait on envisager une mesure moins "lourde" (moins "stigmatisante" ou vécue comme telle par les parents) ... surtout si l'ado peut bénéficier d'un soutien par ailleurs et / ou à la demande ...
Voilà, bon courage à Fabien pour la suite.
Ma réaction te paraît peut-être "trop rapide", mais je pense que quand un juge estime qu'il y a "danger", c'est un terme suffisamment fort pour qu'on s'interroge.
J'ai 42 ans, je suis mère d'ados (17 ans, 14 ans et 12 ans) ; comme tout parent d'ado, je sais qu'il y a parfois conflit, parfois difficulté de dialogue ... je n'appelle pas ça "danger" !!
D'où le fait de s'inquiéter quand un juge parle de "danger" ; justement si les parents font obstacle, ça "pose question"... c'est juste ce que je voulais dire ... (mais j'ai voulu faire court !)
Et je n'avais pas le détail du signalement, dont Fabien a donné des éléments ensuite ...
Moi, je trouve l'intervention d'Aude intéressante.
En effet, si la fugue .. et l'obstruction des parents ... ont pu amener le juge à parler de "danger" et à ordonner cette mesure, qu'en attend-t-il ?
Qu'est-ce que la thérapie familiale (choisie par les parents ?) a pu changer ?
Si l'intervention de Fabien a pu permettre la mise en place, ou la poursuite de cette thérapie, peut-être est-ce déjà positif, non ?
Et de ce fait, peut-être pourrait on envisager une mesure moins "lourde" (moins "stigmatisante" ou vécue comme telle par les parents) ... surtout si l'ado peut bénéficier d'un soutien par ailleurs et / ou à la demande ...
Voilà, bon courage à Fabien pour la suite.