En ce qui concerne l’Allocation d’Education Spéciale, la modification du nom de l’allocation est le fruit de la loi du 2/01/2002.
L’extension de l’allocation compensatrice à l’AES, est la résultante de la nouvelle définition de la notion de handicap :
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
(Texte adopté en 1er lecture le 15 juin 2004 : projet de loi dans le cadre de l’égalité des droits et des chances et la participation à la citoyenneté: Art. L. 114. -) .
Concernant la Base Mensuelle de calcul d’attribution des allocation familiales, la majoration positive (2%), est un plus pour les familles. La dépense mensuelle qu’entraîne la charge d’un enfant handicapé pour ses parents (en fonction du pourcentage des Affaires Familiales) est « égale » à la prestation qu’ils reçoivent.
Pour exemple, des parents qui ont à charge un enfant handicapé, bénéficiant de l’AES et de son complément de 1er catégorie (56% de la Base Mensuelle de calcul des Affaires Familiales (202.37€)), recevraient une allocation mensuelle d’un montant de 202.37€ (115.64€ AES initiale + 86.73€ (32%BMAF pour le complément 1er catégorie)).
Ces calculs se faisant par rapport à un outil national d’aide à la décision, par comparaison à un enfant de même age sans déficience.
Une question reste en suspend : de quand date cet outil ?
Que de telles aides existent facilite forcément la vie de ces familles qui assument la charge d’un enfant handicapé à la maison.
Mais cette aide financière est elle suffisante en rapport à la dépense réelle. Combien de ces familles ont déjà entendu un enfant dire que pour son anniversaire il préfère recevoir de l’argent, ce qui lui permettra d’acheter des appareils ou des médicaments, non remboursés par la sécurité sociale, mais qui lui sont indispensables à sa survie.
*
En ce qui concerne les modifications apportées à l’Allocation Adultes Handicapés (AAH).
L’Allocation Compensatrice (pour tierce personne et frais professionnels) augmente de 2%, mais qu’advient-il des conditions d’attributions ? Restent-elles toujours les mêmes ? Est-elle calculée en fonction de la BMAF ?
Beaucoup de changements mais qui a pensé à rafraîchir la définition de l’AAH :
« Aide financière aux personnes handicapées disposant de revenus modeste ».
De quels revenus s’agit-il ?
Bon nombre de bénéficiaires de l’AAH vivent uniquement de cette allocation.
Le projet d’en faire un revenu d’existence parait être une suite concrète de la réalité.
Garantir un Minimum Ressource permettrait aux bénéficiaires de l’AHH de « passer au dessus » du seuil de pauvreté (d’après l’Unesco et/ou l’OMS, le seuil de pauvreté en France est de 600 euros).
Ceci renforcé par la majoration pour une vie autonome…mais ces allocations seront-elles cumulables ? Quels bénéfices concrets, les allocataires pourront-ils constater ? Une augmentation globale de leurs revenus de subsistance ? Une simplification des démarches administratives ?
Et même si les réformes apportées par la loi pour l’égalité des droits et des chances et la participation à la citoyenneté des personnes handicapées, permettent d’améliorer leurs conditions de vie, quelle place peut prendre l’accès à la culture, aux loisirs. Quels aménagements sont prévus pour faciliter l’accès à la propriété des personnes handicapées (les assurances pour un prêt bancaire sont plus nombreuses et plus chère que pour les personnes dites valides).
Le gouvernement prône la discrimination positive en faveur des personnes handicapées. Certaines entreprises payent une amende pour ne pas engager de personnel handicapé. Beaucoup de démarches et de changements en faveur des personnes handicapées sont et se mettent en place. Dans la réalité quotidienne, la pratique des intervenants sociaux s’est rénovée. Le montant des allocations a augmenté.
Mais ce n’est jamais assez ! Pas assez pour vivre bien quand on ne peut pas travailler… Et souvent trop pour ceux qui travaillent, qui veulent bien être solidaire…mais faut pas pousser !
Vos avis ????????
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)