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as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

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pauline

as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par pauline » 08 août 2006 20:43

Bonjour à tous,

je vais avoir prochainement un rdv pour un poste en mairie au service Rmi. je voulais connaitre un peu plus précisément les missions, le rôle des as et si vous connaissez également la rémunération.

merci de vos réponses!!!

vanessa

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par vanessa » 09 août 2006 08:57

bonjour,

je suis référent rmi en ccas, donc si tu as besoin, n'hésite pas à me contacter.
je suis cesf de formation, mais le poste de référent est identique même si on vient de formation différente.

Voilà

VanS

anne

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par anne » 13 août 2006 18:31

Bonjour, selon les CCAS, les contenus de postes peuvent varier.
Ils s'articulent avec les rôles dévolus aux départements.
Le mieux c'est de n'écouter que vootre désir et votre volonté à accéder à ce poste.
Ils sauront bien vous le dire en face.
La seule question serait: En quoi, ma connaissance et l'accompagnement d'un public repéré parfois fragilisé me stimule pour me situer comme catalyseur de projets de vie..?

loulou

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par loulou » 14 août 2006 20:13

j'ai fait un stage un CCAS, notamment en service RMI.
Le rôle de l'AS est
- l'instruction de la demande, rédacton du contrat d'insertion
- l'accompagnement social de ce public spécifique

TheD

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par TheD » 15 août 2006 11:25

Bonjour,

Je ne suis pas d'accord avec votre langage qui déforme la réalité. Ce n'est pas "ce public" qui est spécifique, c'est ce dispositif d'insertion qui l'est... nuance importante car sinon c'est "créer un public" qui n'a de caractéristiques qui ne peuvent être que "différentes" vis à vis du reste de la population. C'est une grossière erreur que de désigner "ce public spécifique" comme ne faisait pas parti du bloc ! Je ne suis pas d'accord. Encore une fois, c'est le dispositif d'insertion qui forme ce que vous voyez, qui forme aussi bien votre regard que celui du public en question. Je trouve déjà que lorsqu'on est confronté à la situation d'être dans "ce public", les relations ne sont déjà plus naturelles (on est souvent "testé" et "modélisé" par les A.S et autres)...

Le dispositif RMI "détermine" ce que vous nommez "ce public"... mais il ne reste pas moins que "ce public" fait parti "du public" et n'est en rien moins ou plus humain que le reste de votre public.

Je ne vois pas en quoi la précarité et le fait de subir le fait qu'il n'y a réellement "pas de place pour tout le monde" (en outre ce qui est blablater intellectuellement pour se faire bonne conscience) fait de ce public un public spécifique. Et j'en parle empiriquement... puisque je suis rmiste comme pensé injustement "handicapé mental". Faisant parti d'un public dit "à risques".

Il y a un ras le bol général de nous désigner "à part" et de penser que nos symptomes de vie sont la cause d'une pathologie mentale et non la cause d'une incompétence systémique (dans lequel, certes, nous en sommes acteurs nous mêmes)...

Il y a encore beaucoup à apprendre, le RMI lui même est "jeune"... et il me semble qu'il faille encore améliorer non pas "le service RMI", mais tout un regard, de voir avec d'autres yeux ce qui jusque là n'entraîne que de malheureux agissements par contraintes et obligations. Attention, lorsque je parle de contraintes et obligations, il s'agit aussi des professionnels que vous êtes et des élus tout autant.

Je vous souhaite une très bonne continuation et beaucoup de plaisir,
TheD.

anne

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par anne » 15 août 2006 18:05

Re- bonjour,
Je suppose que ce message s'adresse à moi. Alors, je vais tenter d'expliquer:
Ce public= se réfère souvent aux statuts et aux allocations.
A titre d'exemple, je me suis retrouvée avec Zéro revenu. Incroyable mais vrai. Je pouvais prétendre à des droits assedic mais mon emploteut s'était fait la malle... Aux ASS,mais je n'avais pas épuiser mes droits Assedc.
Le Rmi aurait été un luxe..
Si le parfois est noté comme le fragilisé, c'est que c'est une situation qui peut être parfois vécue comme fragilisante et croyez- bien que je l'étais à ce moment là.
J'espère avoir apaisé votre ressentiment. j'ai trop de respect pour les allocataires du RMI pour les qualifier de Rmistes. Une manière de les stigmatiser dans un statut. Au fait, j'ai la chance de faire un bout de chemin en leur compagnie depuis 16 ans

loulou

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par loulou » 15 août 2006 20:52

Je pense aussi que ce message m'était adresser vu que j'ai employé le terme de "public spécifique"

Je disais public spécifique parce que justement ils sont dans un dispositif qui peut parfois les stigmatiser au vue d'une grande partie de la population.

Et cette stigmatisation fait qu'il peuvent parfois rencontrer des difficulté du fait de ce dispositif. Et en tant que travailleur social, il est important de prendre en compte ce dispositif

Je ne sais pas si j'ai été très clair....

anne

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par anne » 15 août 2006 22:41

Bonsoir,
Votre message est apaisant, et me réconcilie avec, ce que je veux toujours objectiver soit: le lien social mis à l'oeuvre d'un projet de vie construit à partir des désirs et des savoirs développés, et appropriés par la personne.
Ce dispositif, né en ille et vilaine, est intéressant sur un plan historique. Qui plus est, il a permis, de mettre en place, des modes d'articulations lesquels, je pense, sont en symbiose avec un projet personnalisé.
Les vieux TS tiennent le coup et la place aux jeunes est attendue, dans le souci de pouvoir répondre à l'individu dans sa globalité. Bien entendu, "la perfection n'est pas de ce monde", et il y a bien à en dire.
Merci à vous.
Bonne nuit.
Anne

TheD

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par TheD » 16 août 2006 01:55

Bonjour,

En me relisant, je note que le ton peut être perçu un peu sec, mais l'intention n'est pas là. Peut être me suis je endurci et que cela ressort un peu dans mon écriture mais il n'en reste pas moins que j'écris ici en toute cordialité et au plaisir de lire ce qui s'échange via cet outil. Je comprends parfaitement ce que vous signifiez, mais néanmoins permettez moi de "tiquer" quant on parle de spécificités d'un public. Il est vite fait d'assimiler l'être et le statut. A juste titre, parfois il m'arrive bien de lâcher "rmiste" mais je dis bien chaque fois de vive voix "percevoir le rmi" et non "être rmiste". "Bénéficiaire" est aussi une appelation parmi d'autres mais je n'aime pas ce dont cela connote : privilège. Donc quelque part ressentiment de haine pour certains qui en ont contre "les sales rmistes".

De mon côté, j'ai toujours pris ce dispositif comme étant une aide de passage. Mais j'ai vécu quelques difficultés, je me suis identifié à mes troubles en me perdant moi même. Je m'en suis épris d'amour pour la référente rmi qui me suivait... bien malheureusement. Du coup, elle ne me suit plus et je ne la reverrai plus. Je résume un peu mais tout cela est bien malheureux et triste. J'ai souhaité correspondre avec elle et puis ce n'est pas possible. Ca s'est toujours bien passé en entretien entre nous. Mais la coupure fut brutale, du jour au lendemain, je ne pouvais plus lui adresser un mot. C'était "violent" comme réaction envers moi qui n'avait rien fait (de mal en tout cas) pour cela. Juste de déclarer mes sentiments, c'est tout.

Ne me réduisez pas à ce message. Surtout que ce soir j'ai un petit coup au moral et du coup je déprime un peu même dans ce message. Quelque part ça peut vous conforter dans votre idée de voir "un public spécifique" car "fragilisé". Mais néanmoins, je me dis que c'est le dispositif qui est spécifique et à part. Car il est attaché à des sanctions et quelque part, je trouve cela violent d'être dans un dispositif qui dans le même temps calme et fait peur. L'impression d'être un pantin, un jouet, que ces messieurs les décideurs font joujoux avec la nature humaine et utilisent ce qui fait de nous des "survivants" pour imposer leurs dictats. Pas facile quand on est "rien". Je veux dire, ne faisant parti d'aucune étude en particulier. Si ce n'est que forcément un français d'origine française vivant chez sa mère est un faignant ou un malade. Forcément.

En effet, comme vous pouvez le lire, j'ai bien connu cette "stigmatisation". Et très et trop malheureusement, ma référente ne devait y faire autrement que de m'annoncer l'inéluctable. Je dirais simplement que je me suis contenté juste de lui sourire et depuis de ne pas l'oublier. Le dernier entretien entre nous fut l'annonce d'une suspension (pour me plier à devoir accepter de "me faire soigner") et je dois noter que sur le plan humain ça passait vraiment très bien comme dans ce regard qu'on partageait. Ce n'était pas non plus parfait dans la mesure où en finalité ma référente ne m'informait que très peu. Mais il faut noter aussi que je ne posais pas les bonnes questions. J'ai vécu avec le sentiment d'être "pris au piège", de devoir vivre avec la "peur de perdre" ce qui ne me permettait d'ailleurs de ne rien faire concrêtement. Mais j'avais simplement peur de perdre le rmi et ensuite d'être à la rue en conséquence. Toute mon énergie ne passait plus dans un travail de réinsertion mais dans "la lutte contre cette peur" en particulier. Ca m'a complètement figé... ça a favorisé l'émergence d'un comportement pathologique. Dont les symptomes ne sont pas dangereux ni pour moi ni pour les autres, fort heureusement. Enfin, c'est assez loin maintenant.

J'ai toutefois une chance, le service qui s'occupe de mon contrat d'insertion est un excellent service. Très "professionnel" on va dire, et même s'ils ont eu un peu peur, ça reste assez humain. Assez car je ne digère toujours pas certaines choses. Je comprends ce que vivent certaines personnes qui n'ont vraiment plus rien à perdre ni où aller.

Bon, mon cas est particulier, à ne pas généraliser. Au contraire, pour finir avec ce message un peu vrillé, je dirais juste que les seules personnes dont j'ai apprécié la rencontre et l'humanité qui s'en dégage, c'est dans le cadre du contrat d'insertion. Avant, dans mes veines tentatives un peu partout de trouver quelque chose, c'était assez difficile. A l'anpe surtout, c'est terrible. Je sais ne plus vouloir y aller depuis le dernier entretien à l'anpe. C'est d'ailleurs là (entre la première signature et seconde du contrat d'insertion) que la goutte d'eau à déborder. Ensuite, peu à peu des sentiments naissaient pour ma référente. Je ne la voyais pourtant que très peu, on signait une fois tous les six mois. Autrement dit en trois ans j'ai du la voir 5 fois. Il n'y a qu'une fois où j'ai demandé de moi même de la voir en entretien. C'était l'avant dernier. Et durant cet entretien, je lui ai exposé "mon passé" lié à mes recherches de formations et d'emploi. Je voulais qu'elle constate ne pas être seul responsable et coupable de ma situation. Maintenant, je suis loin de ce type de raisonnement. J'ai pas mal changé, j'évolue à nouveau.

Il faut savoir que même la personne dont je suis amoureux m'a beaucoup aidé, à sa façon, juste étant elle même. Je ne tiens pas à faire peur avec ce petit témoignage. Je conçois bien que cela soit une expérience parmi d'autres. C'était un grand sentiment d'amour et rien n'était malsain, bien au contraire. Je crois qu'elle le sait. Enfin, j'espère. J'ai un peu de mal parce que comme vous le savez, lorsqu'on est confronté "à des professionnels", les relations "ne sont pas naturelles", que ce soit en social ou en médical. C'est normal, bien sûr, mais je veux dire... pour moi aussi c'est épuisant le rmi, le soin... je veux dire, on aurait aussi besoin de faire un break de temps en temps... mais pour moi ce n'est pas possible. Et croyez moi, il y aurait fort à parler du "burn out" de l'usager, non préparé et non formé à vivre toutes ces situations. Ca fait prêt de 6 ans que je galère, 4 ans que j'ai le rmi, 8 mois que je suis en psychiatrie (2 mois d'hospitalisation et maintenant prêt de 5 mois au foyer de vie en post-cure psychiatrique)...

J'ai bien besoin de vacances.

Portez vous bien, de mon côté je ne pense que du bien de votre nécessité à faire ce que vous faites et je reconnais pleinement le caractère professionnel de vos fonctions. Je n'en suis plus à lutter contre les absurdités de notre société. J'essaie de voir à mon niveau et finalement à l'image de votre quotidienneté, poser des actes qui "servent"...

16 ans, Anne, mes félicitations... j'espère en tout cas que ma référente exercera cette fonction tout le temps qu'elle le souhaite. Je sais qu'elle est toujours à ce poste et je lui souhaite le meilleur.



Bonne continuation "ou" bonne découverte. Ce ne peut être qu'enrichissant je pense.

Thierry.

anne

Re: as mairie, service Rmi, besoin de renseignements

Message non lu par anne » 16 août 2006 10:46

Bonjour Thierry,
Je viens de lire votre lettre, et je vais prendre le temps de vous répondre après m'être imprégnée de votre discours. Disons dans la journée.
A tout à l'heure et prenez courage. Comme le dit volontiers une copine en rigolant"la situation est grave mais pas désepérée"
Anne

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