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le placement quand conflit conjugal

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titi

le placement quand conflit conjugal

Message non lu par titi » 15 nov. 2006 20:50

salut
je voudrais faire mon mémoire sur le placement d'un enfant quand il y a conflit conjugal.
Je ne sais pas trop vers koi m'orienter, c trop flou, j'aurai besoin de conseils!!!
Merci d'avance

Ch

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par Ch » 18 nov. 2006 11:08

Si il y a placement c'est qu'il ya danger non? va peut être voir du côté de la protection de l'enfance ?

ness

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par ness » 18 nov. 2006 11:55

pourquoi forcément parler de placement si conflit conjugal?

anne

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par anne » 18 nov. 2006 21:27

Que mettre sous le terme de conflit familial, qui justifierait un placement? Quel type de placement? A quelles fins? Quelles alternatives à un placement?
De la façon dont tu l'as énoncé, cela me semble un peu..abrupt..
Il me semble que tu devrais préciser de quel point on se place: quand il y a eu intervention mais de qui, et laquelle? Pour quelle raison? Qui décide ou propose? l'ass, le juge? dans quel cadre, missions?

lenaika

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par lenaika » 21 nov. 2006 09:32

des conseils , je ne peux vous donner que celui là , quand vous faites ce métier ayez conscience des conséquences de vos décisions, vous voulez protéger mais parfois vous mettez un enfant en danger et l'adulte qu il deviendra par la même occasion.

Mon histoire ,c’est celle de deux petites filles a qui on a refusé l’amour,qu’on a malmené, terrorisé, anéantie, c’est celle d’une femme qui se reconstruit ,forte et fragile a la fois et qui vous livre ici sa vie.


. Nous avons été placé ma petite soeur et moi de 1986 à 1995 dans une famille d'accueil en Essonne, où nous avons été maltraitées. J'avais 6 ans et ma petite soeur 3. Nous avons été retirées à mes parents car ma mère était à l'hôpital en dépression et mon père, bien que nous aimant, n'arrivait pas à s'occuper de nous. A sa sortie d'hôpital, ma mère a tenté de nous récupérer. Une bonne trentaine de lettres au juge pour enfant n'y ont rien fait. J'ai eu il y a deux ans l'occasion de lire ces lettres lorsque j'ai été consulter mon dossier au tribunal pour enfants. J'étais en larmes, comment son désespoir, ses appels innombrables n'ont ils pas pu convaincre le juge de tout l'amour qu'elle nous portait. En réalité ils se foutent bien de savoir si les parents aiment ou non leurs enfants, ils ne voient que leurs "défaillances", ils ne savent rien des mots tendres échangés au moment du coucher ni des regards pleins d'amour. Ils nous ont retirées à notre mère pour nous "protéger" et en fait c'est aux mains de l'enfer qu'ils nous ont livrées. Chaque jour, nous nous faisions frapper par la nourrice, traitées de putains, humiliées de sorte que nous n'ayons pas d'amies à qui nous confier. Si je vomissais j'étais forcée de manger mon propre vomi à la petite cuillère. Elle m'a déjà fait manger un crayon à papier parce que je l'avais mordillé. A une question de cette femme monstrueuse, ma soeur ne sut pas quoi répondre et pour la punir cette sorcière de nourrice lui fit manger la pâtée du chat qui traînait depuis le matin dans l'assiette. Le matin nous devions faire le ménage avant d'aller à l'école, je devais nettoyer le lavabo des toilettes avec du Cif. Si j'avais mal essoré l'éponge, elle me l'essorait dans la bouche. Quand je me lavais les dents, si j'avais oublié quelques gouttes d'eau dans le gobelet, elle m'appelait :"DUPONT viens là!" en hurlant. Je tremblais de peur, non seulement je me prenais une claque ou deux mais en plus elle me jetait un gobelet rempli d'eau au visage. Et pour chaque chose il en était de même. Tout était prétexte à nous frapper et à nous torturer. Ma soeur et moi n'avions pas le droit de jouer ensemble,(parfois quand elle l’avait décidé, nous le pouvions) soi-disant c'était le psychologue qui en avait décidé ainsi. Ma soeur devait être moins "dépendante" de moi. Elle me disait toujours que plus tard je serai une putain comme ma mère et que personne ne m'aimerait jamais parce que j'étais trop moche.Quand ma mère nous offrait des chocolats à pâques, se privant pour nous les offrir, ce n'était pas nous qui les mangions mais les enfants de la sorcière (la nourrice). Elle a raconté à tous ses voisins, aux membres de sa famille devant nous que ma mère était folle et que mon père était un alcoolique. Tout cela raconté par elle avec haine. De quel droit calomniait elle mes parents de cette manière? Durant les deux dernières années que j'ai passé chez elle, elle tentait de m'obliger, sous peine de coups, à dire à ma propre mère, quand je la voyais le mercredi, que je ne l'aimais pas et que je ne voudrais jamais vivre avec elle. Le soir elle me demandait si j'avais bien dit cela à ma mère et je répondais que non, alors je me faisais battre. Jamais je n'aurai cédé à son horrible chantage. Je préférais prendre des coups que de faire du mal à ma mère. Malheureusement ma petite soeur, beaucoup plus jeune, n'avait pas la même force de caractère et à dit le texte imposé par la nourrice à ma mère. Le fils aîné de cette famille d'accueil nous frappait aussi, surtout moi qu'il haïssait. Un jour il a dit à ma soeur de me mettre une claque sinon c'est à elle qu'il en mettrait une. Ma soeur l'a fait mais ça ne nous a pas séparées. Il y a trois ans de cela, ma soeur s'est excusée en pleurant pour ce qu'elle avait été obligée de faire dix ans plus tôt. Notre enfance nous poursuit, nous empêchant de vivre une vie normale. la peur, la colère, la révolte sont toujours là.J'ai été violée par le fils aîné de cette sorcière, à l'école je n'avais pas d'amies, vous savez comment sont les enfants si vous êtes habillée comme une pouilleuse ils se moquent de vous, en plus la nourrice nous avait fait couper les cheveux courts comme un garçon, les enfants se moquaient de nous a l'école.Au collège , pareil, j'étais toujours toute seule dans un coin,avec mes livres et mes rêves pour compagnie .Madame la sorcière a porté de nombreuses années des béquilles suite à un accident qu'elle a eu en 19..
( j'avais prié Dieu des centaines de fois qu'elle ait un accident , il faut croire qu'il m'a entendu) alors quand je dépassais le temps qu'elle m'avait fixé pour mettre la table, je me prenais des coups de béquilles.Le problème ,c'est qu'on se prenait des coups tous les jours, toute la journée, mais qu'elle s'arrêtait toujours avant que ça puisse laisser des marques qui risquerait de se remarquer, mis à part l'arcade sourcilière qu'elle a ouverte à ma soeur en la jetant contre la baignoire. Le soir elle venait vérifier si on dormait, je ne parle pas de savoir si on discutait ma soeur et moi, nous avions bien trop peur pour nous y risquer, juste voir si on dormait vraiment, Moi, j’adorais rêver éveillé, tous les soirs j’imaginai que je vivais dans les bois avec ma mère et ma sœur ou alors j’imaginai le paradis.Je me disais qu’il fallait que je vive car un jour mon prince charmant viendrait me chercher ,tout comme dans les contes de fées que je lisais. Des fois je m’endormais, la sorcière venait ,elle soulevait le drap et déjà elle vérifiait que mes mains n'étaient pas près de mon ventre sinon elle me réveillait avec des baffes, quand on dort,ça fait bizarre!! Ensuite elle soulevait mes paupières pour vérifier que je ne faisais pas semblant de dormir, et bien sûr si je n'avais pas réussi à m'endormir, je m'en prenais plein la figure. Le lendemain elle arrivait à 4 heures du matin et elle me faisait tomber de mon lit, je devais ensuite rester dans la cuisine, assise sur une chaise, elle, elle allait se recoucher, je me souviens que j'avais froid, que j'avais peur!, Quand on jouait ma soeur et moi ça devait être devant elle et attention à ce qu'on faisait dire à nos poupées il ne valait mieux pas que j’envisage de faire dire à ma poupée « pourquoi tu pleures ? », ou « tu veux ta maman ?. »
A l'âge de 14 ans alors que ma poitrine commençait à pointer , elle me faisait sortir à la plage, torse nu, et quand des invités venaient manger, ça ne la dérangeait pas de me laisser torse nu , "il fait chaud c'est les vacances " répondait- elle à ceux de sa famille qui lui faisait remarquer que c'était humiliant pour moi. Elle avait trois enfants.Elle ne voulait pas qu'on parte car elle craignait qu'on ne dise tout ce qu'elle nous avait fait. Puis ça aurait été un échec pour elle si on nous avait rendu à notre mère, puisqu'elle racontait à tout le monde que ma mère était folle, dépressive, qu'elle ne nous aimait pas. Les éducateurs avaient énormément confiance en elle. Un an avant que l'on nous place en foyer, j'ai fais une fugue, enfin pour moi c'était une fugue, en fait ça n'a duré qu"une journée.Un matin que j'étais au collège, j'ai demandé à une amie de m'écrire une lettre comme quoi je devais quitter le collège à 10 h30 pour aller chez mes éducateurs.Dans notre collège, il y avait une cabine téléphonique, j'ai téléphoné à un taxi en prenant une voix de femme en réclamant qu'on vienne chercher ma fille devant le collège A.. pour l’emmener à E.... ça a marché. C'était pendant mon cours d'histoire que j'ai pu quitter la classe, avec le recul je me demande comment ça a pu marcher. Mais comme j'étais une 'élève très sérieuse, il ne s'est pas douté une minute que ce n'était pas vrai! Je suis sortie du collège, le taxi était là ; il m'a emmené a E... . Je n'y croyais pas, j'avais réussi et j'avais osé faire ça!!!! La deuxième partie de mon plan ne s'est pas déroulée comme prévu, je devais dés sortie du taxi, me sauver, soit chez ma mère ou très loin d'ici!!!!!!!!!!! Je n'ai pas réussi, il m'a demandé ou se trouvait ma mère, qui devait venir me chercher pour m'emmener chez mon éducateur.Je l'ai accompagné à deux pas au COAE. Mes éducateurs étaient très surpris et le chauffeur de taxi très mécontent, moi j'avais peur et j'avais honte vis à vis du chauffeur de taxi qui s'est quand même fait payer sa course.Mes éducateurs m'ont demandé ce que je faisais ici, je leur ai dit que je ne voulais plus rester chez Mme H. Ils m'ont fait patienter dix minutes finissant leur rendez vous et ensuite ils m'ont emmené manger avec eux.Nous avons un peu discuté mais c'est plus tard, dans l'après midi ,quand ils m'ont dit que j'avais ('on était au mois de juin) mon séjour au canada, à la prochaine rentrée scolaire, et que c’ était important, qu'il valait mieux qu'on reste encore une année chez Mme H et qu'on en reparlerait l'année suivante, que je me suis effondrée,.Je leur ai dit qu'elle était trop sévère , que je ne voulais plus qu'elle me fasse couper les cheveux court comme un garçon et que je voulais qu'elle me laisse m'habiller seule, à13 ans c'est un peu normal!!! Je n'ai pas parlé des coups, j'avais trop peur car je savais que de toute façon, comme ils me l'avaient dit, je n'avais pas le choix, ce soir il fallait que j'y retourne.Je savais que si je disais tout elle me tuerai ou ferait du mal à ma petite soeur. Elle est venue me chercher, elle a fait celle qui est peinée, fâchée contre moi, mais sans plus. Le soir elle m'a baffée, tiré les cheveux et fait faire ce qu'elle appelait de la gymnastique, ce qui réellement se nomme de la torture physique!! Pendant des heures les mains en l’air les genoux et pieds joint je devais me baisser jusqu'à terre et me relever, sans interruption.je m’écroulais de fatigue.La plupart du temps, elle s’arrangeait pour me faire subir cela les vacances scolaires comme cela personne ne pouvait constater notre fatigue.Nous avons encore passée un an chez elle, la pire année en ce qui me concerne, elle ne me loupait jamais.Donc un an après, nos éducateurs nous ont demandé si on souhaitait rester chez Mme H ou aller dans un foyer.J'ai dit tout de suite que je voulais aller en foyer, ma petite soeur n'a pas répondu. Je leur ai demandé de ne rien dire à Mm H! Ce qu'ils ont fait au début. Nous avons été visiter le foyer, j'étais enchantée, dans la voiture des éducateurs j'ai dit que J... aussi voulait partir mais qu'elle n'osait pas le dire. Ils ont demandé à ma soeur si elle voulait rester avec Mme H, même si moi j'allais en foyer, elle a pleuré. Moi, j'ai eu très peur je ne voulais pas que ma soeur reste seule.Un soir je reviens du collège, à peine suis- je arrivée que la sorcière me frappe, me jette dans les escaliers en me foutant des claques, des coups de pieds dans le ventre et j'en passe.Elle venait de découvrir que j'avais dit à mes éducateurs que je voulais aller en foyer. Il restait le rendez vous chez le juge, elle m'a promis le pire si je ne disais pas au juge que je voulais rester chez elle .Rendez vous chez le juge, je sais que je vais souffrir comme jamais si je dis au juge que je veux aller en foyer, mais dans deux mois nous serons partie de chez elle, je n'aurai plus que deux mois à supporter tout ça!!! Je dis au juge et devant elle que je veux aller en foyer , alors que le matin même,la vipère me tapait me tenant le visage tout prés du sien jusqu'à ce que je promette que je dirai ce qu'elle veut.Ma soeur a dit qu'elle voulait rester avec "tata".Cette vipère de nourrice,suite à cela m'a humilié au collège et pendant un mois et demi de vacances chez elle, en vacances elle m'a battue chaque jour , privée de dessert, de glaces, quand tout le monde en mangeait devant moi;, elle m'a fait faire tous les travaux de la maison pour me punir.Mi juillet alors que je commence à craindre de devenir folle au point de la tuer avec cette carabine cachée dans leur chambre, la décision du juge arrive ; j'irai en foyer et ma soeur aussi!! Ma soeur fait semblant d'être triste ce qui lui vaudra d'être bien traitée jusqu'à la fin des vacances, enfin bien traitée, c'est vite dit, j'y reviendrai plus tard.Mais dés que nous avons pu trouver une minute toute les deux, elle m'a remercié et s'est mise à pleurer en me remerciant d'avoir osé le dire.Elle pleurait car elle était bien traitée tandis que moi je me faisais frapper tout le temps!!Vous voyez là je suis mal, c'est encore dur de repenser à tout ça!!!!Ce qui me fait mal c'est de ne pas avoir toujours réussi à la protéger (ma soeur) et cette culpabilité qu'elle a gardé par rapport à tout ça, ç' est ce qui me fait le plus mal!!!! .
Donc jusqu'à mi août , j'en ai pris plein la gueule, me donnant du courage en comptant les jours.C'est cette année que son fils m'a forcé à le prendre dans ma bouche si vous voyez ce que je veux dire...Un jour que ma soeur a trouvé un slip par terre près du linge à repasser, elle l'a remis dedans , voila la furie qui demande qui a fait ça ,ma soeur lui dit que c'est elle et elle se jette sur elle lui frottant le slip sur le visage, tu ne vois pas que c'est un slip sale!!!! Elle lui hurle dessus et lui serre le coup avec. Ma soeur est venue me voir ensuite en larmes m'expliquant ce qui s'était passé et bien voyez vous, j’ai eu une haine, une envie de meurtre, vous ne pouvez pas savoir, ! Elle m'a prévenu un mois avant que l 'on s'en aille de chez elle, pour vivre en foyer, qu'elle me tuerait(si elle avait su que j’avais été a deux doigts de le faire moi) si je répétais quoi que ce soit qu'on ait subi chez elle.Moi aussi des fois je rêve de la tuer car j'ai mal et tout le monde s'en fout que des enfants soit maltraités en famille d'accueil, hors c'est courant. C'est vrai que certains peuvent vouloir se venger de leur nourrice et raconter n'importe quoi mais pendant qu'ils sont là bas, pas dix ans après et ils ne portent pas plainte comme je l'ai fais deux fois déjà, ils ne contactent pas d'association, ils ne recherchent pas de témoignages comme je l'ai fais, alors pourquoi l'enquête policière est elle toujours classée ? Je n'abandonnerai jamais jusqu'à ce qu'on reconnaisse ce que ma soeur et moi avons subies et qu'on prenne des mesures nouvelles pour que ça ne se renouvelle plus pour d'autres.Je viens de comprendre pourquoi ma soeur est toujours si rebelle contre tous et même contre moi c’est parce qu’ elle n'a pas osé se rebeller quand on était là bas,moi oui,mais pas elle, alors elle se rebelle maintenant ; une façon de réparer le passé!!! Ce n'est pourtant pas la bonne manière.Finalement, j'ai toujours cru que ça avait été quand même plus facile pour elle car elle se faisait frapper moins que moi.Mais finalement,je pense que non car elle m'a vu me faire frapper tant et tant de fois et à chaque fois ça devait être deux fois plus dur pour elle que pour moi.Ça fait plus mal de voir sa l’autre se faire frapper que de se prendre les coups véritablement!!! Ma soeur et moi avons une relation spéciale, c'est a dire que c'est moi qu'elle appelle quand elle a le moindre problème, pour que je la conseille ou l'aide mais quand nous nous voyons on se dispute tout le temps!! Elle ne supporte pas que je sois trop gentille elle prend ça pour de la faiblesse.Elle me parle n'importe comment et pourtant je sais qu'elle me respecte mais elle ne veut pas me le montrer ', elle fait pareil avec son mari,.Tout ça est dû a notre passé j'en suis certaine mais elle ne veut pas en parler!!!
Une fois que nous avons été en foyer, nous sommes reparti un week-end chez la vipère et croyez moi elle m'a foutu une baffe dés le premier jour parce que j'avais laissé mes cheveux lâchés.Elle m'a frappée pour une histoire de carton aussi, bref! Je ne comprends pas, comment n'a t- elle pas pu soupçonner que nous irions nous plaindre un jour!!! Elle m'avait menacée de me tuer si je révélai quoi que ce soit mais les enfants ça grandit et un jour ça devient adulte, comment n'a t- elle pas pu songer à tout ça!!!
Depuis, elle a eu des problèmes avec le conseil général je crois et elle ne travaille plus avec eux.Par contre je sais par sa nièce qu'elle garde les enfants d'un couple d'amis la journée. Il semble que ça se passe bien .Forcément les parents sont des gens respectables, elle a quand même dû répondre aux gendarmes en ce qui nous concerne et en plus elle ne garde ces enfants qu'a la journée.Tout ses enfants à elle sont partis de la maison.Je crois que beaucoup des coups que l'on prenait étaient pour la décharger d'une fatigue nerveuse et physique, elle était méchante ça s'est sûr , sa famille le dit, mais en plus elle était mal dans sa vie de femme et sans doute fatiguée d'avoir 5 enfants à s'occuper, ses 3 enfants et moi et ma soeur.Pourtant elle n’avait pas à se plaindre de nous, nous avions de très bons résultats scolaires;j'ai passé des nuits entières des l âge de 8 ans à me demander ce qu'elle attendait de nous.En fait nous n'y étions pour rien .Elle ne nous aimait pas c'est tout!!!
Moi j’adorais l’école, les vacances scolaires c’était un cauchemar, j’en pleurais une semaine à l’avance.
Même si à l’école on se moquait de moi parce que j’étais mal habillée, mal coiffée, au moins il y avait la bibliothèque pendant les permanences, la cantine où je mangeais à ma faim, je n’avais pas peur de me prendre un coup d’un moment à l’autre sans aucune raison, je crois que le pire c’était ça, l’injustice je ne méritais pas ces coups, je ne faisais rien qui puisse justifier une telle méchanceté.

Certains ne comprennent pas que personne n’ait rien remarqué mais
voyez vous ces institutrices,en ce qui concerne la primaire, c'était de1986 jusqu'a1990, dans un petit village du sud de l'Essonne, savaient mais nous avions très peur qu'elles le disent, nous étions des enfants, nous leur avions demandé de ne pas en parler car sinon nous serions encore plus battues. Un jour,une institutrice de ma soeur a convoqué notre famille d'accueil et lui a dit que ma soeur s'était plainte de mauvais traitements. Savez vous ce qui s'est passé? Ma soeur a eu le droit de retour à la maison à la punition que nous redoutions le plus; ce qu'elle appelait "la gymnastique"..Elle a surnommé ma soeur causette « .HA tu veux te faire plaindre tu vas voir ». Le pire c'est qu'elle niait même devant nous, nous frapper.Elle nous disait sans cesse qu'on devrait lui être reconnaissante de tout ce qu'elle faisait pour nous" je vous nourris, je vous loge, je vous emmène en vacances, je lave votre linge et voilà la reconnaissance, elle s'occupe de vous votre mère??? Non elle s'en fout de vous votre mère! Dur d'entendre ça ! Aujourd'hui, les instituteurs font des signalements même quand ils ne sont pas fondés mais accuser une famille d'accueil à mon époque, ça n'était pas possible.

J'ai l'intention d'aller voir la femme qui nous a détruite ma soeur et moi pour lui montrer ce que je suis devenue et lui montrer que je n'ai plus peur d'elle.J'ai prévu ça pour l'année prochaine.Moi je n'ai jamais essayé d'attenter à mes jours, je ne le ferai jamais, mais ma petite sœur, elle ,plusieurs fois .Aujourd'hui encore j'ai peur pour elle, son mari ne supporte plus qu'elle aille mal, moi ,j'ai perdu un homme que j'aimais pour les mêmes raisons, il y a de cela 5 ans quand j’étais encore victime et que je n’avais pas encore eu le courage de porter plainte contre mon bourreau. Chaque jour la douleur est là, la colère contre ce système et tous ceux qui font la gueule sans raison, moi j'ai souffert mais je continue de croire que la vie vaut la peine d'être vécu et je veux croire que l'homme n'est pas mauvais je continue de faire confiance aux autres, on ne cesse de me dire que je suis naïve et que la vie va se charger de m'apprendre que le monde est mauvais,C'est à moi que l'on ose dire cela, je crois rêver!!! J'ai pleuré pendant 10 ans ,subissant coups et humiliations , vu ma petite soeur se faire frapper devant moi sans pouvoir rien faire mais ce n'est pas pour ça que j'ai renoncé à être heureuse et à croire que l'on peut encore changer le monde, alors par respect pour mon passé, pensez à moi, et tous ceux qui vivent une vie qu'ils ne supportent plus, relevez vous et allez vers vos rêves, tout est possible.Ayez une vie en accord avec votre âme, ouvrez vos yeux, osez être heureux car si j'y arrive, vous pouvez malgré vos propres souffrances y arriver aussi.Ma vie en famille d'accueil n'est qu'une toute partie de mes souffrances j'en ai vécu beaucoup d'autres qui résultent de ça.La mort de mon bébé à sa naissance par exemple et d'autres choses dont je ne parlerai pas.Mon rêve c'est que l'on enlève plus d'enfants à leurs parents sauf à leur demande ou si les enfants sont maltraités physiquement par leurs parents et que nous changions tous notre façon de vivre et de nous comporter les uns avec les autres. J’ai beaucoup souffert, il m’arrive encore parfois d’avoir le cœur qu saigne mais j’essaie de positiver cette horrible enfance en essayant de changer les choses, peut-être certains ont-ils étés surpris, voir choqué, des détails intimes et personnels que je livre, mais tel est le prix de mon combat ! C’est en vous alertant sur mon histoire que je pourrai sensibiliser les gens au sujet de la maltraitance institutionnelle.

lenaika

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par lenaika » 21 nov. 2006 09:57

JE voudrai rajouter que je ne suis pas folle, je porte actuellement plainte en civil contre ma nourrice.Mon mari est educateur spécialisé, il a eu son diplome a l'irfase qui je trouve est une bonne école (considéré comme révolutionnaire, pour certains) mais qui parle plus facilement des defaillances de notre systeme social que les autres écoles, d'aprés mes sources.
Je voudrai aussi rajouter qu'on peut avoir été maltraité et être une trés bonne mère, j'entends souvent que les personnes ayant été battu frappent plus facilement leurs enfants(sauf boris c )c'est faux,je nn'ai du donner que trois fessés a ma fille en 7 ans, mes amours sont épanouies, travaillent superbement a l'école alors que je vois pleins de meres autour de moi qui mettent des gifles a leurs enfants ,leur parlent n'importe comment et pourtant, a ma connaissance ,elles n'ont pas été battues.Mais malgré leur comportement qui me choque parfois il faut le dire même si çadérange elles aiment leurs enfants et eux adorent leur mere , vous ne pouvez pas décider aussi vite de la vie d'une famille, je parle en général ne sachant pas comment vous travaillez personnellement. Voilà j'espere n'avoir blessé personne je sais qu'il y a des gens qui font ce métier avec coeur mais il y en a qui n'ont que la théorie et pas assez d'experience ni assez de temoignages pour se faire une idée de ce qui se passe réellement quand on place un enfant .

Sophie

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par Sophie » 21 nov. 2006 13:03

Je suis touché par votre situation. Qui ne le serait pas. Je pense qu'en effet, vous avez été victime des erreurs du système et sans doute il faut le dire de l'incompétence de certaines personnes. Je comprend que vous soyez aussi amère à l'égard du placement familial et de la soi-disante protection qu'elle apporte.
Je pense en effet, qu'il est important, en tant que travailleur social, de prendre en compte les personnes, leur vie, et non une situation papier. Cela parait simple et inéviatable, mais je pense en effet que certains oublient parfois qu'il y a des enfants et des personnes derrière les dossiers.
Je ne me prononce pas sur la décision de placement par rapport à votre situation, mais il est possible, sans vous connaître, qu'il était nécessaire de vous éloigner de vos parents, à un certain moment. Par contre, il n'est bien sûr pas normal que la maltraitance ait été pire en famille d'accueil.
Je pense qu'il ne faut pas banir le placement qui dans bien des cas est un soulagement pour les enfants et pour les parents. Même si c'est toujours une souffrance, cela peut être bénéfique.
Il est certain que quand je vois certains collègues demander un placement tous les 4 matins, je m'intérroge. Mais il faut aussi accpeter que certaines familles ne sont pas en capacité, à un moment donné, de s'occuper de leur enfant.
Je vous souhaite bon courage pour reconstruire votre vie, et aller au bout de vos démarches (j'espère que cette personne n'accueille plus d'enfant?...)

lenaika

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par lenaika » 21 nov. 2006 19:43

merci de votre réponse, en effet je pense qu'il y avait des raisons pour qu'on me place, mais ce que je ne comprends pas c'est qu'on nous ai laissé dix ans en famille d'accueil et que l'on ai pas aidé ma mere a se reconstruire.Quand au fait qu'ils aient été aveuglés par la confiance qu'ils ont accordés a cette femme je ne comprends toujours pas comment des educs un psychiatre n'ont rien vu de la folie de cette femme et de notre detresse, c'est vraiment incroyable!!
Elle garde des enfants mais ceux d'amis a elle la journée, alors comme ce sont des gens respectable je pense qu'elle doit faire trés attention.Nous nos parents c'étaient une folle et un alcoolique comme elle se plaisait a nous le rappeller et a le dire a tous devant nous!
voilà ce qu'il en a été , j'espere que mon témoignage pourra apporter plus de reflexion , peut etre des changements dans la prise en charge des enfants dit à risque qui sont si mes recherches sont exactes pratiqueement deux fois supérieur au nombre d'enfants maltraités.Je n'ai pas de haine contre les services sociaux , mais il est vrai que je n'ai plus confiance en ce systeme de protection de l'enfance.je pense que vous comprendrez.

titi

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par titi » 22 nov. 2006 20:44

merci beaucoup lenaika pour votre témoignage. Je suis encore étudiante, je fais mon stage auprès de l'Aide Sociale à l'Enfance. Votre témoignage me touche, je vous avouerai que j'ai beaucoup de mal à comprendre comment des éducateurs, malgré le fait qu'ils aient, à un moment donné, constaté votre souffrance et maltraitance à vous et votre soeur, vous ait demandé d'attendre un an? Ce comportement me choque énormément.
Maintenant, comme la souligné Sophie, le placement peut être bénéfique dans certaines situations, te aujourd'hui, je constate que, lors de placement, nous accompagnons également les parents afin qu'ils puissent, quand cela est possible, "récupérer" leurs enfants.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, pendant notre formation, nous ne parlons pas des maltraitances institutionnelles et je m'en désole, surtout après avoir lu votre histoire.
Je vous souhaite bon courage pour reconstruire votre vie, vous êtes une femme courageuse.
Encore merci. Votre histoire m'aura permis de comprendre beaucoup de choses et va me permettre de mûrir concernant ma pratique professionnelle.
Merci.

lenaika

Re: le placement quand conflit conjugal

Message non lu par lenaika » 24 nov. 2006 12:14

et merci a vous de me donner une raison de croire que les choses peuvent changeren prenant mon témoignage en considération vous me permettez de continuer a me battre et a croire que certaines personnes peuvent et veulent aider ces enfants en souffrance.

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