bonjour à tous,
je suis actuellement en 3ème année de formation d'assistant de service social et travaille sur un mémoire concernant le déni de l'alcoolisme des femmes et l'accompagnement possible de l'AS. J'aimerais avoir vos avis sur la question du déni et l'attitude de l'AS.
merci
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le déni de l'alcoolisme
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flo
Re: le déni de l'alcoolisme
peux tu préciser le cadre d'intervention de l'AS.
En fonction de l'institution le déni et la position du travailleur social seront différents...
Exple si tu est AS en hopital et que tu rencontres la personne dans le cadre d'un traitement c'est différent d'une AS qui travaille à l'ASE et qui verra la maman suite a placement des enfants et à l'organisation des vacances.
Perso je suis en polyvalence, homme ou femme je souhaite ne pas entrer dans ce jeu du déni. Donc lorsqu'un usager a bu je lui demande si c'est le cas et que je le trouve avec une attitude différente ou alors qu'il y a une odeur d'alcool.
Car entrer dans le jeu du déni de la personne c'est la conforter dans ce déni. Parler d'alcoolisme ce n'est jamais facile il y a des hauts et des bas.
Un jour la personne se confie puis elle ne t'en parlera plus pendant plusieurs mois.
En fonction de l'institution le déni et la position du travailleur social seront différents...
Exple si tu est AS en hopital et que tu rencontres la personne dans le cadre d'un traitement c'est différent d'une AS qui travaille à l'ASE et qui verra la maman suite a placement des enfants et à l'organisation des vacances.
Perso je suis en polyvalence, homme ou femme je souhaite ne pas entrer dans ce jeu du déni. Donc lorsqu'un usager a bu je lui demande si c'est le cas et que je le trouve avec une attitude différente ou alors qu'il y a une odeur d'alcool.
Car entrer dans le jeu du déni de la personne c'est la conforter dans ce déni. Parler d'alcoolisme ce n'est jamais facile il y a des hauts et des bas.
Un jour la personne se confie puis elle ne t'en parlera plus pendant plusieurs mois.
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laetitia
Re: le déni de l'alcoolisme
je parle pour les AS qui travaille en polyvalence de secteur mais c'est un peu la même chose pour les AS en hôpital.J'ai fait mon stage de deuxième année dans un hôpital et même avec un "diagnostic" établi, certaines personnes restent dans le déni.
Le cadre de l'intervention peut etre n'importe lequel, tout autre que celui de la problématique alcool en tout cas.
comment abordes-tu la question? a quelles reactions es-tu confrontée? penses-tu que l'AS peut se passer d'aborder le problème alcool?
merci pour ton témoignage
Le cadre de l'intervention peut etre n'importe lequel, tout autre que celui de la problématique alcool en tout cas.
comment abordes-tu la question? a quelles reactions es-tu confrontée? penses-tu que l'AS peut se passer d'aborder le problème alcool?
merci pour ton témoignage
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flo
Re: le déni de l'alcoolisme
Je ne suis pas d'accord avec toi si un diagnostic est établi concernant la consommation d'alcool c'est un premier point d'encrage pour aborder le pb de l'alcoolisme. Le deni est là certes mais il y a une preuve médicale c'est un outil. Je pense notamment aux prises de sang avec les gamma que tu peux reprendre avec l'usager si il le souhaite.
Je ne pense pas qu'éviter la question de l'alcoolisme soit une bonne attitude professionnelle. Ce n'est plus une relation d'aide quand tu acceptes le déni de la personne. Après ca ne sert pas forcément d'aborder le sujet à chaque rencontre.
L'usager est souvent dans un premier temps dans le déni mais il sait qu'à un moment il pourra t'en parler. C'est favorable pour instaurer une relation de confiance d'autant plus que la maladie alcoolique n'est pas linéaire dans son évolution.
Ensuite dans le cadre d'un siganlement ou d'un placement à l'ase l'alcoolisme peut etre la cause du placement. tout comme à l'hopital l'usager va se confronter à la réalité des conséquences de sa maladie.Un retour dans la famille dépendra donc de l'évolution de la maladie. En tant qu'AS tu dois etre capable d'evaluer le danger pour l'enfant lors des rapports au juge donc tu dois etre capable d'en parler de facon sereine avec le parent.
Concernant les réactions je pense à un usager qui était furieux que j'aborde cette question avec lui et quelque mois plus tard il est revenu et a abordé lui meme le sujet en me disant que c'est difficile d'arreter et que son histoire est compliquée.
Je ne pense pas qu'éviter la question de l'alcoolisme soit une bonne attitude professionnelle. Ce n'est plus une relation d'aide quand tu acceptes le déni de la personne. Après ca ne sert pas forcément d'aborder le sujet à chaque rencontre.
L'usager est souvent dans un premier temps dans le déni mais il sait qu'à un moment il pourra t'en parler. C'est favorable pour instaurer une relation de confiance d'autant plus que la maladie alcoolique n'est pas linéaire dans son évolution.
Ensuite dans le cadre d'un siganlement ou d'un placement à l'ase l'alcoolisme peut etre la cause du placement. tout comme à l'hopital l'usager va se confronter à la réalité des conséquences de sa maladie.Un retour dans la famille dépendra donc de l'évolution de la maladie. En tant qu'AS tu dois etre capable d'evaluer le danger pour l'enfant lors des rapports au juge donc tu dois etre capable d'en parler de facon sereine avec le parent.
Concernant les réactions je pense à un usager qui était furieux que j'aborde cette question avec lui et quelque mois plus tard il est revenu et a abordé lui meme le sujet en me disant que c'est difficile d'arreter et que son histoire est compliquée.
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julie
Re: le déni de l'alcoolisme
Bonjour Flo,
Je suis en 4eme année et mon sujet de mémoire est sur la prévention de l'alcoolisme. Je constaste que lors de tes entretiens, l'alcool est aborder notamment lorsqu'une personne sent l'alcool?? Comment abordes- tu le sujet? le fais tu systématiquement???
Je me permets de te poser ces questions, car pour différents professionnels, il est difficile de parler de l'alcool et je pense personnellement que cela dépend de notre champ d'intervention...
Je suis en 4eme année et mon sujet de mémoire est sur la prévention de l'alcoolisme. Je constaste que lors de tes entretiens, l'alcool est aborder notamment lorsqu'une personne sent l'alcool?? Comment abordes- tu le sujet? le fais tu systématiquement???
Je me permets de te poser ces questions, car pour différents professionnels, il est difficile de parler de l'alcool et je pense personnellement que cela dépend de notre champ d'intervention...