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Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
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Vickie
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
J'adore ton témoignage, Justine: il est le reflet de ce que j'ai pu constater lors de mon stage à l'ASE: la souffrance des enfants placés que l'on occulte pour son propre confort, on se dit qu'on a bien fait, que c'est mieux comme ça: on se donne bonne conscience.(évidemment je ne parle pas des situations extrêmes)
rendons nous compte de ce que l'on fait vivre aux personnes, pour les protéger, certes...mais n'est ce pas également pour ns protéger ns. attention aux dérives et à l'intentionnalité des actes qui sont posés.
un enfant placé pour lui éviter d'être en souffrance psychologique... ce motif porte vraiment à réflexion, et m'interroge personnellement bcp...le placement ne constitue-t-il pas lui même une violence et donc une souffrance psychologique? laquelle est la moins nocive?
ce sont les moyens d'accompagnement qui font résolument défaut, quelles que soient les justifications du placement.
attention surtout à l'effet parapluie qui donne parfois bonne conscience aux professionels, car c'est aussi comme ça que l'on ne se remet plus en question et que les choses finissent par stagner.
ce reportage aura peut-être l'avantage de nous réveiller!
rendons nous compte de ce que l'on fait vivre aux personnes, pour les protéger, certes...mais n'est ce pas également pour ns protéger ns. attention aux dérives et à l'intentionnalité des actes qui sont posés.
un enfant placé pour lui éviter d'être en souffrance psychologique... ce motif porte vraiment à réflexion, et m'interroge personnellement bcp...le placement ne constitue-t-il pas lui même une violence et donc une souffrance psychologique? laquelle est la moins nocive?
ce sont les moyens d'accompagnement qui font résolument défaut, quelles que soient les justifications du placement.
attention surtout à l'effet parapluie qui donne parfois bonne conscience aux professionels, car c'est aussi comme ça que l'on ne se remet plus en question et que les choses finissent par stagner.
ce reportage aura peut-être l'avantage de nous réveiller!
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lise
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Bonjour à tous,
Je n'ai pas vu le reportage.
Je suis en dernière année d'AS, dans 3 jours je commence les exams.
Petite, j'ai été placée en foyer et en famille (ca s'est pas bien passé).
Nana, ta présentation des TISF est tres intéressante, merci beaucoup, je suis convaincue aussi (comme Justine) que ce métier est l'avenir du soutien à la parentalité.
Parce que dans la protection de l'enfance il n'y a pas que la protection il ya le soutien aux parents pour un retour à domicile ou pour ne jamais en partir du domicile familial.
Et même en cas de maltraitances grave (placement judiciaire) et ben si je vous assure qu'il ya un travail à faire avec les parents, parce qu'ils resteront tout le temps les parents de cet enfant.
Et même si l'AP est otée, je vous assure que ces parents le resteront (je parle de ce qui a uni une mère et son enfant pendant 9 mois, vous voyez de quoi je parle?).
Il ne faut surtout pas mais alors pas du tout minimiser l'impact d'un placement sur une celulle familiale, jamais.
Bien sur que si un gamin est réellement maltraité (Art 375 du CC) il faut le protéger immédiatement et en dehors de ce danger mais franchement il faut être conscient que dans les autres cas il faut etre tres prudents. Et la prévention dans tout ca??? et ben l'AED, les TISF en font partie et l'accompagnement de l'ASS aussi et surtout.
Il ne faut pas que l'on intervienne en bourreau ou en juge. Parce que dans la protection de l'enfance (hormis l'Art 375) on évalue le danger comment??? Ya pas de livres qui recense les critères, et meme si il yen avait un????
On évalue avec nos critères de professionnel (ce qui est bien ou ce qui ne l'est pas pour un enfant) mais aussi avec notre enfant que l'on a été et qui a été éduqué par des parents qui nous on fournit un modèle parental, et peut être avec notre vision de parent si nous le sommes.
Moi, je suis consciente que nous avons mauvaise réputation et je le comprends allègrement. Pendant des décennies, le travail social n'était rien d'autre que du controle social vis à vis des pauvres, des oisifs et des mauvaises familles (cf l'historique de la profession) alors on ne va quand meme pas avoir du jour au lendemain une bonne réputation alors que certains ts sont encore dans cette configuration là!!!
Il faut qu'on arrête de se positionner en être superieur par rapport aux familles car ce sont nos partenaires, on ne travaille pas sans elles.
Si une mère ne sait pas comment être mère (et oui grande nouvelle ca ne s'improvise pas, il n'y a pas de bouquin là non plus!!!! et si elle n'a pas été élevé par sa mère, comment elle a appris??? Et ben non c'est pas instinctif!!!!) est ce qu'en placant son gosse, vous allez lui laisser une chance d'apprendre ce que ca veut dire être mère, etre responsable et protectrice envers son enfant???
Meme si je n'en parle pas, pour les peres c'est pareil!
Alors je pense que dans le travail social rien n'est jamais acquis ou figé, c'est en constant mouvement et interrogation. Mais il ne faut jamais oublier que l'on travaille avec des familles et pas à leur place, que l'on arrete d'avoir au fond de sa tete que l'on ferait mieux qu'elles car on ne connait pas leur histoire (meme si on a un dossier de 50 cm d'épaisseur sur leur sujet).
J'en ai marre de voir des travailleurs sociaux être dans le jugement vis à vis des familles qu'ils accompagnent alors qu'ils pronent sans cesse les principes du code de déonto qu'ils ne respectent meme pas!!!
On travail avec des etres humains, donc non on a tres tres tres tres peu droit à l'erreur ok???
On est pas parfait mais faut pas déconner avec des vies, dites au chirurgien qui vous opère qu'il a droit à l'erreur!!!!!
Sur ces bonnes paroles je m'en vais réviser pour le DE car ce métier je le trouve génial et important pour aider les gens à s'aider eux memes!!
Je n'ai pas vu le reportage.
Je suis en dernière année d'AS, dans 3 jours je commence les exams.
Petite, j'ai été placée en foyer et en famille (ca s'est pas bien passé).
Nana, ta présentation des TISF est tres intéressante, merci beaucoup, je suis convaincue aussi (comme Justine) que ce métier est l'avenir du soutien à la parentalité.
Parce que dans la protection de l'enfance il n'y a pas que la protection il ya le soutien aux parents pour un retour à domicile ou pour ne jamais en partir du domicile familial.
Et même en cas de maltraitances grave (placement judiciaire) et ben si je vous assure qu'il ya un travail à faire avec les parents, parce qu'ils resteront tout le temps les parents de cet enfant.
Et même si l'AP est otée, je vous assure que ces parents le resteront (je parle de ce qui a uni une mère et son enfant pendant 9 mois, vous voyez de quoi je parle?).
Il ne faut surtout pas mais alors pas du tout minimiser l'impact d'un placement sur une celulle familiale, jamais.
Bien sur que si un gamin est réellement maltraité (Art 375 du CC) il faut le protéger immédiatement et en dehors de ce danger mais franchement il faut être conscient que dans les autres cas il faut etre tres prudents. Et la prévention dans tout ca??? et ben l'AED, les TISF en font partie et l'accompagnement de l'ASS aussi et surtout.
Il ne faut pas que l'on intervienne en bourreau ou en juge. Parce que dans la protection de l'enfance (hormis l'Art 375) on évalue le danger comment??? Ya pas de livres qui recense les critères, et meme si il yen avait un????
On évalue avec nos critères de professionnel (ce qui est bien ou ce qui ne l'est pas pour un enfant) mais aussi avec notre enfant que l'on a été et qui a été éduqué par des parents qui nous on fournit un modèle parental, et peut être avec notre vision de parent si nous le sommes.
Moi, je suis consciente que nous avons mauvaise réputation et je le comprends allègrement. Pendant des décennies, le travail social n'était rien d'autre que du controle social vis à vis des pauvres, des oisifs et des mauvaises familles (cf l'historique de la profession) alors on ne va quand meme pas avoir du jour au lendemain une bonne réputation alors que certains ts sont encore dans cette configuration là!!!
Il faut qu'on arrête de se positionner en être superieur par rapport aux familles car ce sont nos partenaires, on ne travaille pas sans elles.
Si une mère ne sait pas comment être mère (et oui grande nouvelle ca ne s'improvise pas, il n'y a pas de bouquin là non plus!!!! et si elle n'a pas été élevé par sa mère, comment elle a appris??? Et ben non c'est pas instinctif!!!!) est ce qu'en placant son gosse, vous allez lui laisser une chance d'apprendre ce que ca veut dire être mère, etre responsable et protectrice envers son enfant???
Meme si je n'en parle pas, pour les peres c'est pareil!
Alors je pense que dans le travail social rien n'est jamais acquis ou figé, c'est en constant mouvement et interrogation. Mais il ne faut jamais oublier que l'on travaille avec des familles et pas à leur place, que l'on arrete d'avoir au fond de sa tete que l'on ferait mieux qu'elles car on ne connait pas leur histoire (meme si on a un dossier de 50 cm d'épaisseur sur leur sujet).
J'en ai marre de voir des travailleurs sociaux être dans le jugement vis à vis des familles qu'ils accompagnent alors qu'ils pronent sans cesse les principes du code de déonto qu'ils ne respectent meme pas!!!
On travail avec des etres humains, donc non on a tres tres tres tres peu droit à l'erreur ok???
On est pas parfait mais faut pas déconner avec des vies, dites au chirurgien qui vous opère qu'il a droit à l'erreur!!!!!
Sur ces bonnes paroles je m'en vais réviser pour le DE car ce métier je le trouve génial et important pour aider les gens à s'aider eux memes!!
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Céline
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Moi aussi j'ai bondi devant ma télé en me disant qu'encore une fois on présente les travailleurs sociaux conmme des bourreaux... Et quel manque d'objectivité!
Le peu de fois où on fait référence à notre profession (en l'occurence qu'on soit éduc ou AS) c'est pour dévaloriser notre travail.
Ma petite expérience à l'ASE m'a montré effectivement des dysfonctionnements...
A tous ceux qui ont subi à tort le système, ne me jettez pas des pierres, mais le placement peut être une solution.
Les travailleurs sociaux sont des êtres humains qui travaillent avec d'autres êtres humains et oui, malheureusement les erreurs sont possibles et j'ai bien conscience qu'elles peuvent engendrer d'horribles situations parce que ça peut détruire un enfant, une famille...
Mais alors, que faire? Quelle solution pour ces enfants pour lesquels on s'inquiète?
Il ne faut pas croire qu'à la moindre alerte on enlève l'enfant de sa famille, non, ça ne se passe pas comme ça... il y a des dysfonctionnements, oui, mais de là à présenter l'ASE comme le bourreau qui place tous les enfants à tort alors que ceux qui devraient être placés ne le sont pas...non,non et non!
Le peu de fois où on fait référence à notre profession (en l'occurence qu'on soit éduc ou AS) c'est pour dévaloriser notre travail.
Ma petite expérience à l'ASE m'a montré effectivement des dysfonctionnements...
A tous ceux qui ont subi à tort le système, ne me jettez pas des pierres, mais le placement peut être une solution.
Les travailleurs sociaux sont des êtres humains qui travaillent avec d'autres êtres humains et oui, malheureusement les erreurs sont possibles et j'ai bien conscience qu'elles peuvent engendrer d'horribles situations parce que ça peut détruire un enfant, une famille...
Mais alors, que faire? Quelle solution pour ces enfants pour lesquels on s'inquiète?
Il ne faut pas croire qu'à la moindre alerte on enlève l'enfant de sa famille, non, ça ne se passe pas comme ça... il y a des dysfonctionnements, oui, mais de là à présenter l'ASE comme le bourreau qui place tous les enfants à tort alors que ceux qui devraient être placés ne le sont pas...non,non et non!
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nana
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
bonjour,
Vickie et lise, j’apprécie vraiment vos questionnements qui sont aussi les miens. Je crois sincèrement que les jeunes TS sont très idéalistes en début de carrière, et prêts à se remettre en cause, ils ont encore la tête pleine de déontologie et de rêves de justice sociale… mais il faut « se couler dans le moule » c’est que les places sont chères et chacun tient à garder la sienne !... hélàs donc la déontologie s’émousse avec le temps qui passe… la routine, l’Institution pleine de certitudes… l’esprit de corps (hé oui !) qui fait que l’on couvre des erreurs et même des fautes + ou – graves, ou pire que l’on ne voit même plus ! en vieillissant beaucoup de TS on appris à se couvrir, à se justifier en évoquant par exemple le manque de moyens, la politique… tout comme la justice dans l’affaire Outreau (et combien d’autres) … et les résultats, moins visibles, sont tout aussi catastrophiques ! Que les anciens TS qui ont su garder leur idéal me pardonnent, je sais qu’ils existent et se battent, mais je crois qu’ils sont minoritaires… Notre société est une société d’individualistes et d’égoïstes et nos institutions sont à son image… de tant à autres un Abbé Pierre, un Coluche… la réveille… puis la mayonnaise retombe…
Lise tu dis : « Il faut qu'on arrête de se positionner en être supérieur par rapport aux familles car ce sont nos partenaires, on ne travaille pas sans elles »
Hélas, hélas… la famille est le plus souvent considérée comme « gênante » par les institutions, à tous les niveaux… je m’en suis bien rendue compte avec l’éducation nationale quand j’ai eu un problème avec un prof de ma fille (qui subissait des violences) non résolu après discussion avec la direction, mes courriers à l’académie sont toujours restés sans réponses… je croyais naïvement que la grande muette c’était l’armée ! … Je me suis encore rendu compte quand il a fallu m’occuper de mes grands-parents âgés qui devenaient dépendants, j’ai voulu m’investir bénévolement dans une grande association d’aide à domicile (l’***** qui reçoit de larges subventions publiques)… là encore en qualité de représentante de familles aidées j’étais indésirable (sans aucune explication, l’association n’a pas à se justifier), pas un seul représentant de familles dans cette grosse association (+ de 160 salariés), association co-dirigée par une assistante sociale en retraite… avec horreur j’ai réalisé que les personnes âgées semblent considérées comme des « Alzheimer en puissance » et que par conséquent elles n’ont pas le droit à la parole (ni leur familles) pour tout ce qui les concerne directement… Pour se faire entendre il faut se battre, toujours se battre… et contre des Institutions publiques ou faisant fonction d’Institutions publiques… on se bat littéralement contre des moulins à vent !
Alors oui, hélas, hélas, je crois que ce qu’a révélé Envoyé spécial "jamais sans ma mère" n’est que la partie émergée de l’iceberg. Je sais qu’il ne faut pas généraliser, mais le mal est profond, nos Institutions sont incapables de se remettre sérieusement en cause… voire la première d’entre elle : LA JUSTICE !
Vickie et lise, j’apprécie vraiment vos questionnements qui sont aussi les miens. Je crois sincèrement que les jeunes TS sont très idéalistes en début de carrière, et prêts à se remettre en cause, ils ont encore la tête pleine de déontologie et de rêves de justice sociale… mais il faut « se couler dans le moule » c’est que les places sont chères et chacun tient à garder la sienne !... hélàs donc la déontologie s’émousse avec le temps qui passe… la routine, l’Institution pleine de certitudes… l’esprit de corps (hé oui !) qui fait que l’on couvre des erreurs et même des fautes + ou – graves, ou pire que l’on ne voit même plus ! en vieillissant beaucoup de TS on appris à se couvrir, à se justifier en évoquant par exemple le manque de moyens, la politique… tout comme la justice dans l’affaire Outreau (et combien d’autres) … et les résultats, moins visibles, sont tout aussi catastrophiques ! Que les anciens TS qui ont su garder leur idéal me pardonnent, je sais qu’ils existent et se battent, mais je crois qu’ils sont minoritaires… Notre société est une société d’individualistes et d’égoïstes et nos institutions sont à son image… de tant à autres un Abbé Pierre, un Coluche… la réveille… puis la mayonnaise retombe…
Lise tu dis : « Il faut qu'on arrête de se positionner en être supérieur par rapport aux familles car ce sont nos partenaires, on ne travaille pas sans elles »
Hélas, hélas… la famille est le plus souvent considérée comme « gênante » par les institutions, à tous les niveaux… je m’en suis bien rendue compte avec l’éducation nationale quand j’ai eu un problème avec un prof de ma fille (qui subissait des violences) non résolu après discussion avec la direction, mes courriers à l’académie sont toujours restés sans réponses… je croyais naïvement que la grande muette c’était l’armée ! … Je me suis encore rendu compte quand il a fallu m’occuper de mes grands-parents âgés qui devenaient dépendants, j’ai voulu m’investir bénévolement dans une grande association d’aide à domicile (l’***** qui reçoit de larges subventions publiques)… là encore en qualité de représentante de familles aidées j’étais indésirable (sans aucune explication, l’association n’a pas à se justifier), pas un seul représentant de familles dans cette grosse association (+ de 160 salariés), association co-dirigée par une assistante sociale en retraite… avec horreur j’ai réalisé que les personnes âgées semblent considérées comme des « Alzheimer en puissance » et que par conséquent elles n’ont pas le droit à la parole (ni leur familles) pour tout ce qui les concerne directement… Pour se faire entendre il faut se battre, toujours se battre… et contre des Institutions publiques ou faisant fonction d’Institutions publiques… on se bat littéralement contre des moulins à vent !
Alors oui, hélas, hélas, je crois que ce qu’a révélé Envoyé spécial "jamais sans ma mère" n’est que la partie émergée de l’iceberg. Je sais qu’il ne faut pas généraliser, mais le mal est profond, nos Institutions sont incapables de se remettre sérieusement en cause… voire la première d’entre elle : LA JUSTICE !
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sophie
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
hello,
je ne comprends pas qu'on puisse se sentir outragé par une émission telle que celle d'envoyé spécial, des dysfonctionnements graves ont lieu partout pourquoi pas dans les institutions sociales ? de plus les AS ne sont pas les dernières à jeter l'opprobre sur telle ou telle institution… pour ne pas citer l’ANPE par exemple où j’ai vu de nombreuses critiques de TS en recherche d’emploi sur ce forum… quant à la police, inutile d’en parler… il y a pourtant chez eux de nombreux fonctionnaires qui se sont engagés pour servir et protéger … et qui y croient… je trouve au contraire très positif qu’on puisse être critiqué… il nous faudra veiller de plus en plus à expliquer, à discuter, parlementer et justifier clairement nos actions (pas se contenter d’ouvrir les parapluies)… il nous faudra travailler dans la transparence… certaines institutions ont beaucoup avancer dans ce domaine, je pense à l’hôpital…
je ne comprends pas qu'on puisse se sentir outragé par une émission telle que celle d'envoyé spécial, des dysfonctionnements graves ont lieu partout pourquoi pas dans les institutions sociales ? de plus les AS ne sont pas les dernières à jeter l'opprobre sur telle ou telle institution… pour ne pas citer l’ANPE par exemple où j’ai vu de nombreuses critiques de TS en recherche d’emploi sur ce forum… quant à la police, inutile d’en parler… il y a pourtant chez eux de nombreux fonctionnaires qui se sont engagés pour servir et protéger … et qui y croient… je trouve au contraire très positif qu’on puisse être critiqué… il nous faudra veiller de plus en plus à expliquer, à discuter, parlementer et justifier clairement nos actions (pas se contenter d’ouvrir les parapluies)… il nous faudra travailler dans la transparence… certaines institutions ont beaucoup avancer dans ce domaine, je pense à l’hôpital…
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nana
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Justine écrit :
"Et moi je connais une maman depressive qui n'a le droit de voir son fils qu'une heure par mois
une heure madame ?????"
et moi je connais une tisf qui, une fois par mois conduit un enfant de 8 ans (de sa famille d'accueil) chez sa maman, pour une visite d'une heure !!!!!!! - maman dépressive et alcoolique - elle raconte (la maman) que son fils lui manque tellement, et qu'elle sent bien qu'elle lui devient de plus en plus étrangère... que cela la désespère encore plus et qu'elle n'a plus la force de faire des efforts pour aller mieux... cette maman est seule dans la vie, probablement qu'elle va disparaître un jour sans faire de bruit... et "l'affaire sera classée" !!!!!
"Et moi je connais une maman depressive qui n'a le droit de voir son fils qu'une heure par mois
une heure madame ?????"
et moi je connais une tisf qui, une fois par mois conduit un enfant de 8 ans (de sa famille d'accueil) chez sa maman, pour une visite d'une heure !!!!!!! - maman dépressive et alcoolique - elle raconte (la maman) que son fils lui manque tellement, et qu'elle sent bien qu'elle lui devient de plus en plus étrangère... que cela la désespère encore plus et qu'elle n'a plus la force de faire des efforts pour aller mieux... cette maman est seule dans la vie, probablement qu'elle va disparaître un jour sans faire de bruit... et "l'affaire sera classée" !!!!!
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fab
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Mais bon sang de bonsoir, heureusement qu'il y a des émissions comme cela ! Il n'y en a d'ailleurs passez. Des abus de pouvoir, n'importe quel TS sait qu'il y en a foison, des petits et des grands ! Nous ne devrions pas oublier que nous travaillons sur de l'humain, que nous faisons parfois des choses merveilleuses mais très souvent aussi des choses qui le sont nettemnt moins.
Ce n'est pas parce que les parents ne sont pas au top et qu'il faut placer les enfants, qu'il ne faut pas traiter ces gens là comme des êtres humains, avec respect. Bien au contraire. C'est précisément parce que les familles ne sont pas au top que nous intervenons, et notre boulot c'est de les accompagner pour qu'elles progressent, pas de les humilier, pas de les faire souffrir davantage, pas de anéantir... Mais, nous, TS parfois blasés, parfois pressés, ne devrions jamais oublier que la critique est TOUJOURS salutaire ! Et la transparence toujours positive. Les hôpitaux ont beaucoup progressé, ils nous reste du chemin à parcourir, chers collègues, ne croyez vous pas ????
Ce n'est pas parce que les parents ne sont pas au top et qu'il faut placer les enfants, qu'il ne faut pas traiter ces gens là comme des êtres humains, avec respect. Bien au contraire. C'est précisément parce que les familles ne sont pas au top que nous intervenons, et notre boulot c'est de les accompagner pour qu'elles progressent, pas de les humilier, pas de les faire souffrir davantage, pas de anéantir... Mais, nous, TS parfois blasés, parfois pressés, ne devrions jamais oublier que la critique est TOUJOURS salutaire ! Et la transparence toujours positive. Les hôpitaux ont beaucoup progressé, ils nous reste du chemin à parcourir, chers collègues, ne croyez vous pas ????
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justine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
nana a raison
vous etes toutes pleines de bonnes volontés et vous ne pouvez imaginer comme cela me réchauffe le,coeur
mais la vie est dure vous aurez vos peines et votre lot de douleur alors peut etre a un moment aurez vous une lassitude une routine qui vous fera perdre ce regard neuf et justement clairvoyant !!
s'il vous plait ne cessez jamais de vous remettre en question car ces enfants vpont grandir et devenir des adultes un enfa,nt placé a tort c'est son enfance de brisée mais aussi sa vie saccagée je vous assure pensez toujours que ces enfants ont des sentiments et un avenir que vous devez faire le mieux pour eux ne separez pas des enfants de leurs ^parents tant que ceux ci ne sont pas battus ou violé"s
je le repet j'aurai prédféré mourir de faim dehors plutot quye d'etre placé dans une grandfe maison et aller en vacances avec des inconnus
personne ne remplace des parents mêm si ils sont defaillant !!!!!!!!!!!!!!!!*
mieux vaut vivre avec eux qy'avec des gens soi diant competent pour apporter une bonne education
vous etes toutes pleines de bonnes volontés et vous ne pouvez imaginer comme cela me réchauffe le,coeur
mais la vie est dure vous aurez vos peines et votre lot de douleur alors peut etre a un moment aurez vous une lassitude une routine qui vous fera perdre ce regard neuf et justement clairvoyant !!
s'il vous plait ne cessez jamais de vous remettre en question car ces enfants vpont grandir et devenir des adultes un enfa,nt placé a tort c'est son enfance de brisée mais aussi sa vie saccagée je vous assure pensez toujours que ces enfants ont des sentiments et un avenir que vous devez faire le mieux pour eux ne separez pas des enfants de leurs ^parents tant que ceux ci ne sont pas battus ou violé"s
je le repet j'aurai prédféré mourir de faim dehors plutot quye d'etre placé dans une grandfe maison et aller en vacances avec des inconnus
personne ne remplace des parents mêm si ils sont defaillant !!!!!!!!!!!!!!!!*
mieux vaut vivre avec eux qy'avec des gens soi diant competent pour apporter une bonne education
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Sandrine
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Bonjpur à tous,
Je fais partie des personnes qui ont réagi sur le site de france 2 à propos du repotage "jamais sans ma mère".
Lors de la diffusion de ce reportage, j'ai exprimé une grande colère :
- d'une part, parce qu'encore une fois, les travailleurs sociaux sont présentés de manière négative
- d'autre part, parceque j'ai trouvé inadmissible certains comportements, notamment de l'éducateur qui vient harceler la tante de la jeune fille alors qu'une ordonnance de placement provisoire confiait la jeune fille à sa tante, etc etc (plusieurs choses m'ont dérangés)
Donc oui, je suis convaincue qu'il existe des erreurs, des abberations, des injustices, et que les familles qui les vivent sont en grande souffrance. Mais j'en ai marre que des journalistes prennent position sur des sujets, dont je suis persuadé qu'ils ne connaissent pas la totalité de l'histoire. J'en ai marre qu'on assimile des AS à des enleveurs d'enfants, etc. Je ne vois pas bien ce qu'apporte un tel reportage, si ce n'est de décrédibiliser nos interventions auprès des familles. A quand des journalistes qui viennent suivre et essayer de comprendre ce qu'est le travail social? Pourquoi n'aborde-t-on jamais l'aspect positif du travail social? Le reportage aurait été constructif si les travailleurs sociaux avaient été suivis dans leur fonction et que les journalistes avaient montré comment se prennait une décision de placement. En tout cas, les téléspectateurs auraient eu plus de clés en mains pour se faire un avis. Parcequ'à la suite de ce reportage, comment ne pas prendre partie pour ces familles???
Je fais partie des personnes qui ont réagi sur le site de france 2 à propos du repotage "jamais sans ma mère".
Lors de la diffusion de ce reportage, j'ai exprimé une grande colère :
- d'une part, parce qu'encore une fois, les travailleurs sociaux sont présentés de manière négative
- d'autre part, parceque j'ai trouvé inadmissible certains comportements, notamment de l'éducateur qui vient harceler la tante de la jeune fille alors qu'une ordonnance de placement provisoire confiait la jeune fille à sa tante, etc etc (plusieurs choses m'ont dérangés)
Donc oui, je suis convaincue qu'il existe des erreurs, des abberations, des injustices, et que les familles qui les vivent sont en grande souffrance. Mais j'en ai marre que des journalistes prennent position sur des sujets, dont je suis persuadé qu'ils ne connaissent pas la totalité de l'histoire. J'en ai marre qu'on assimile des AS à des enleveurs d'enfants, etc. Je ne vois pas bien ce qu'apporte un tel reportage, si ce n'est de décrédibiliser nos interventions auprès des familles. A quand des journalistes qui viennent suivre et essayer de comprendre ce qu'est le travail social? Pourquoi n'aborde-t-on jamais l'aspect positif du travail social? Le reportage aurait été constructif si les travailleurs sociaux avaient été suivis dans leur fonction et que les journalistes avaient montré comment se prennait une décision de placement. En tout cas, les téléspectateurs auraient eu plus de clés en mains pour se faire un avis. Parcequ'à la suite de ce reportage, comment ne pas prendre partie pour ces familles???
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etudiante AS
Re: Envoyé spécial "jamais sans ma mère"
Bonjour,
j'ai aussi vu ce reportage, pour sur il m'a irrissé les poils. Mais il est vrai qu'il existe encore de tels fonctionnements.
Mais ces dernières années, les choes se sont mis en branles il ne faut pas l'oublier. De nombreuses lois sont passé afin de replacer l'usager au centre du travail social comme la loi 2002. De meme que la loi de mars 2007 sur la protection de l'enfance qui réforme une institution en réponse aux demandes des travailleurs sociaux et des familles.
A l'école, nous apprennons à travailler dans le respect de l'intégrité, de la dignité et du bien etre des usagers ET de leur familles. Lors de mon stage à l'ASE, jamais je n'ai vu de travailleurs sociaux exercer de la sorte. Neanmoins, cela doit exister puisque nous l'avons vu sur France 2. Mais ce sont certainement les derniers memebres d'une ancienne école de travailleurs sociaux blasés et incapable de prendre du recul et de se remettre en question. L'inspectrice de l'ASE a été odieuse. Et si même elle avait les preuves de ce qu'elle avancait, elle n'avait pas le droit de parler de lasorte à cette mère. Nous sommes des etres humains et travaillons avec des etres humains, personne n'est infaillible et aucune personne ne vaut plus qu'une autre, peu importe de quel coté du bureau nous sommes, chacun à droit à être respecter.
j'ai aussi vu ce reportage, pour sur il m'a irrissé les poils. Mais il est vrai qu'il existe encore de tels fonctionnements.
Mais ces dernières années, les choes se sont mis en branles il ne faut pas l'oublier. De nombreuses lois sont passé afin de replacer l'usager au centre du travail social comme la loi 2002. De meme que la loi de mars 2007 sur la protection de l'enfance qui réforme une institution en réponse aux demandes des travailleurs sociaux et des familles.
A l'école, nous apprennons à travailler dans le respect de l'intégrité, de la dignité et du bien etre des usagers ET de leur familles. Lors de mon stage à l'ASE, jamais je n'ai vu de travailleurs sociaux exercer de la sorte. Neanmoins, cela doit exister puisque nous l'avons vu sur France 2. Mais ce sont certainement les derniers memebres d'une ancienne école de travailleurs sociaux blasés et incapable de prendre du recul et de se remettre en question. L'inspectrice de l'ASE a été odieuse. Et si même elle avait les preuves de ce qu'elle avancait, elle n'avait pas le droit de parler de lasorte à cette mère. Nous sommes des etres humains et travaillons avec des etres humains, personne n'est infaillible et aucune personne ne vaut plus qu'une autre, peu importe de quel coté du bureau nous sommes, chacun à droit à être respecter.