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Petite déprime d'une jeune ASS
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karen
Petite déprime d'une jeune ASS
Bonjour à toutes et à tous.
Je suis AS depuis peu (session du mois de juillet).
Cela fait 9 mois que je travaille au sein d'une clinique soins de suite et de réadaptation et j'ai l'impression que ce poste est en train de me bouffer toute ma motivation première!
je suis complètement isolée, il n'y a pas d'autres travailleurs sociaux, j'ai de grosses lacunes sur le plan médical ce qui me fait passée pour une gourde, j'ai la pression de ma direction qui se situe dans une logique d'efficacité et de résultats. En bef j'ai l'impression de ne pas trouver de satisfaction dans mon boulo et em même temps je ne peux pas démitionner vu le peu d'offres sur le marché!
Y a t-il des personnes qui ont déjà rencontré une situation similaire?
Merci pour vos réponses
Je suis AS depuis peu (session du mois de juillet).
Cela fait 9 mois que je travaille au sein d'une clinique soins de suite et de réadaptation et j'ai l'impression que ce poste est en train de me bouffer toute ma motivation première!
je suis complètement isolée, il n'y a pas d'autres travailleurs sociaux, j'ai de grosses lacunes sur le plan médical ce qui me fait passée pour une gourde, j'ai la pression de ma direction qui se situe dans une logique d'efficacité et de résultats. En bef j'ai l'impression de ne pas trouver de satisfaction dans mon boulo et em même temps je ne peux pas démitionner vu le peu d'offres sur le marché!
Y a t-il des personnes qui ont déjà rencontré une situation similaire?
Merci pour vos réponses
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Sophie
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
bONJOUR
Je te comprends tout à fait. Je suis dans la même situation que toi. Je suis diplômée depuis juillet au sein d'un centre hospitalier en service de medecine et soins de suite. J'étais jusqu'alors très stressée et angoissée par la surcharge de trvaial et les sorties qu'il faut faire très rapidement et parfois dans des conditions inquiétentes. Cependant je suis soutenue par les équipes médicales et depuis peu j'arrive à prendre du recul, ce qui m'étais jusque là difficile. Cela me gâchais mes week end
Je pense que je manquais de confiance en moi-même. Je me sentais également isolée et je pense qu'il est plus facile de commencer sa carrière au CG. Ce qui permet d'être épaulée par une équipe de trvailleurs sociaux. Mais petit à petit j'ai réussi à tisser des liens avec les partenaires extérieurs (CRAM, CLIC, association d'aides à domicile) à qui je ne manque pas de faire appel et avec qui je peux discuter des situations.
Je souhaiterais discuter avec toi par e mail et pourquoi par téléphone.
Tu sais il faut se remettre en question mais pas juqu'à perdre confiance. C'est normale de ne pas tout connaître et surtout sur le plan médical. Tu crois que les medecins connaissent notre travail et les actions que l'ont met en place!
Voici mon adresse e mail: ashantimel@caramail.com N'hésite pas à m'envoyer un mail et l'on pourra peut être s'entraider.
Bon courage
Je te comprends tout à fait. Je suis dans la même situation que toi. Je suis diplômée depuis juillet au sein d'un centre hospitalier en service de medecine et soins de suite. J'étais jusqu'alors très stressée et angoissée par la surcharge de trvaial et les sorties qu'il faut faire très rapidement et parfois dans des conditions inquiétentes. Cependant je suis soutenue par les équipes médicales et depuis peu j'arrive à prendre du recul, ce qui m'étais jusque là difficile. Cela me gâchais mes week end
Je pense que je manquais de confiance en moi-même. Je me sentais également isolée et je pense qu'il est plus facile de commencer sa carrière au CG. Ce qui permet d'être épaulée par une équipe de trvailleurs sociaux. Mais petit à petit j'ai réussi à tisser des liens avec les partenaires extérieurs (CRAM, CLIC, association d'aides à domicile) à qui je ne manque pas de faire appel et avec qui je peux discuter des situations.
Je souhaiterais discuter avec toi par e mail et pourquoi par téléphone.
Tu sais il faut se remettre en question mais pas juqu'à perdre confiance. C'est normale de ne pas tout connaître et surtout sur le plan médical. Tu crois que les medecins connaissent notre travail et les actions que l'ont met en place!
Voici mon adresse e mail: ashantimel@caramail.com N'hésite pas à m'envoyer un mail et l'on pourra peut être s'entraider.
Bon courage
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ASs
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Salut,
Tout d'abord rassure toi les établissements médicaux (dont la vocation sociale n'est pas première) sont des lieux où il n'est pas toujours facile d'exercer pour les raisons que tu as évoquées (isolment, manque de connaissance au niveau médical, mauvaise compréhension des diagnostics et de ce que cela engendre dans le quotidien du patient...).
Je trvaille dans le meme type de structure que toi et je crosi que ça me convient pas vraiment...Ce qui n'empeche que le boulot est interessant, les prises en charge aussi etc...mais il n'empeche. Comme toi ma priorité est de travailler donc je suis satisfaite d'avoir un poste mais étant jeune je me dis que c'est maintenant qu'il faut changer ( car j'ai pas d'attaches , suis plus mobile) et par conséquent je guette tt ce qui peut s'offir à moi...Je passe des concours.
Dans ton cas , c'est peut être aussi passager, le premier poste n'est jamais évident puis faut bien 2 ans pour se sentir vraiment à l'aise...
Tout d'abord rassure toi les établissements médicaux (dont la vocation sociale n'est pas première) sont des lieux où il n'est pas toujours facile d'exercer pour les raisons que tu as évoquées (isolment, manque de connaissance au niveau médical, mauvaise compréhension des diagnostics et de ce que cela engendre dans le quotidien du patient...).
Je trvaille dans le meme type de structure que toi et je crosi que ça me convient pas vraiment...Ce qui n'empeche que le boulot est interessant, les prises en charge aussi etc...mais il n'empeche. Comme toi ma priorité est de travailler donc je suis satisfaite d'avoir un poste mais étant jeune je me dis que c'est maintenant qu'il faut changer ( car j'ai pas d'attaches , suis plus mobile) et par conséquent je guette tt ce qui peut s'offir à moi...Je passe des concours.
Dans ton cas , c'est peut être aussi passager, le premier poste n'est jamais évident puis faut bien 2 ans pour se sentir vraiment à l'aise...
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sophie
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
bonjour
il faut rompre cet isolement, cette solitude!!!!!
rapproche toi des AS des hopitaux ou de centres médicaux qui seraient pas loi
regarde s'il y a une antenne de l'association nationale des assistantes sociale, il peut y avoir des réunions , c'est tres interessant et on se sent moins seule
il faut rompre cet isolement, cette solitude!!!!!
rapproche toi des AS des hopitaux ou de centres médicaux qui seraient pas loi
regarde s'il y a une antenne de l'association nationale des assistantes sociale, il peut y avoir des réunions , c'est tres interessant et on se sent moins seule
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Carole
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Coucou karen,
Je suis aide soignante dans un service de rééducation et de réadaptation.
Actuellement je prépare le diplôme d'assistante sociale, en alternance avec mon emploi.
Si tu as besoin d'info dans le domaine médical, je suis peut être en mesure de t'aider (à mon niveau bien évidemment car je ne suis pas médecin! LOL).En effet, le langage hospitalier est difficile à comprendre, moi même je m'y perd parfois!Non, tu n'es pas une gourde, donne toi le temps d'apprendre.
Moi, j'apprends le langage du social (sigles etc...),quand tu viens du secteur médical c'est franchement pas évident et totalement différent!
Alors, prends le temps d'apprendre, pose des questions, n'hésite pas à te rapprocher des soignants, ils peuvent t'apporter beaucoup.
Bon courage
Carole
Voici mon email carole59260@free.fr
Je suis aide soignante dans un service de rééducation et de réadaptation.
Actuellement je prépare le diplôme d'assistante sociale, en alternance avec mon emploi.
Si tu as besoin d'info dans le domaine médical, je suis peut être en mesure de t'aider (à mon niveau bien évidemment car je ne suis pas médecin! LOL).En effet, le langage hospitalier est difficile à comprendre, moi même je m'y perd parfois!Non, tu n'es pas une gourde, donne toi le temps d'apprendre.
Moi, j'apprends le langage du social (sigles etc...),quand tu viens du secteur médical c'est franchement pas évident et totalement différent!
Alors, prends le temps d'apprendre, pose des questions, n'hésite pas à te rapprocher des soignants, ils peuvent t'apporter beaucoup.
Bon courage
Carole
Voici mon email carole59260@free.fr
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as jeune aussi
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Coucou Karen,
Ce que tu ressens est NORMAL!! Il n'est pas évident pour une AS (et notamment pour une jeune professionnelle) d'exercer en milieu hospitalier et surtout quand tu es la seule AS!
Ce que tu décris (l'isolement, le sentiment d'être ignorante face au monde médical...)est ce que traversent, à mon avis, beaucoup de nos collègues hospitalières.
Je pense que tu as besoin de temps encore pour te familiariser aux équipes, à ta "solitude" au travail. Tu verras bien si tu finis par t'y habituer et si ce n'est pas le cas, tu peux attendre l'opportunité d'1 autre poste.
Si tu le souhaites, on pouurait échanger par mails. Dis le moi et je t'en enverrai 1 directement sur ta boite.
A bientôt
Ce que tu ressens est NORMAL!! Il n'est pas évident pour une AS (et notamment pour une jeune professionnelle) d'exercer en milieu hospitalier et surtout quand tu es la seule AS!
Ce que tu décris (l'isolement, le sentiment d'être ignorante face au monde médical...)est ce que traversent, à mon avis, beaucoup de nos collègues hospitalières.
Je pense que tu as besoin de temps encore pour te familiariser aux équipes, à ta "solitude" au travail. Tu verras bien si tu finis par t'y habituer et si ce n'est pas le cas, tu peux attendre l'opportunité d'1 autre poste.
Si tu le souhaites, on pouurait échanger par mails. Dis le moi et je t'en enverrai 1 directement sur ta boite.
A bientôt
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claire
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Je travaille dans un service de cancerologie dans un grand hôpital parisien. Je ne pense pas que tu exerces sur la région parisienne mais si c'est le cas et que tu souhaites qu'on puisse se rencontrer pour exercer sur nos pratiques n'hésite pas.
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laura
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Hello karen,
Un petit message en passant. Moi je suis pas encore assistante sociale et tu vois je me questionne déjà sur la difficulté du métier. Je crois qu'il faut faire le maximum, s'accrocher c'est le début on y passe tous. Il faut apprendre à s'affirmer. 9 mois c'est rien il faut te laisser du temps. Facile à dire je sais ...
Bon courage à toi
Un petit message en passant. Moi je suis pas encore assistante sociale et tu vois je me questionne déjà sur la difficulté du métier. Je crois qu'il faut faire le maximum, s'accrocher c'est le début on y passe tous. Il faut apprendre à s'affirmer. 9 mois c'est rien il faut te laisser du temps. Facile à dire je sais ...
Bon courage à toi
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karen
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Merci à toutes pour vos messages c'est la première fois que je poste un message sur les forums et je suis très agréablement surprise de la mobilisation des AS, ça rassure énormément!
En ce moment j'essaye de prendre du recul par rapport à tout ça et en y réfléchissant je pense que mon manque de confiance (dû à mon peu d'expérience) m'amène à me mettre la pression (dans un souci de bien faire).
En effet, en tant que travailleurs sociaux nous avons une obligation de moyens mais avons-nous une obligation de résultats car nous faisons avec la réalité du terrain. Ex: un patient se retrouve sans solution d'hébergement à sa sortie d'hospitalisation. La direction met la pression pour que celui-ci parte à une date précise sans quoi il pourrait se retrouver à la rue.
Obligation: trouver une solution pour cette personne alors que nous savons toutes qu'il est de plus en plus difficile de trouver une place en foyer (du moins dans mon département 13). Alors la question est devons-nous nous mettre une pression de résultat?
Bien évidemment nous faisons toutes notre maximum mais il est vrai que parfois le travail d'équipe manque vraiment pour avoir la possibilité ses ressentis, ses doutes et parfois ces ras le bol!
Pour apporter une pointe de positif, heureuesement que les personnes nous apportent beaucoup et nous enrichissent!
En ce moment j'essaye de prendre du recul par rapport à tout ça et en y réfléchissant je pense que mon manque de confiance (dû à mon peu d'expérience) m'amène à me mettre la pression (dans un souci de bien faire).
En effet, en tant que travailleurs sociaux nous avons une obligation de moyens mais avons-nous une obligation de résultats car nous faisons avec la réalité du terrain. Ex: un patient se retrouve sans solution d'hébergement à sa sortie d'hospitalisation. La direction met la pression pour que celui-ci parte à une date précise sans quoi il pourrait se retrouver à la rue.
Obligation: trouver une solution pour cette personne alors que nous savons toutes qu'il est de plus en plus difficile de trouver une place en foyer (du moins dans mon département 13). Alors la question est devons-nous nous mettre une pression de résultat?
Bien évidemment nous faisons toutes notre maximum mais il est vrai que parfois le travail d'équipe manque vraiment pour avoir la possibilité ses ressentis, ses doutes et parfois ces ras le bol!
Pour apporter une pointe de positif, heureuesement que les personnes nous apportent beaucoup et nous enrichissent!
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dom
Re: Petite déprime d'une jeune ASS
Pour l'exemple que tu cites, la direction de la clinique n'a évidemment aucune idée des limites du schéma départemental l'accueil des personnes sans domicile fixe, qui ne dépend bien évidemment pas de toi, en terme de création de place, mais de la DDASS.
Par contre, peut-être que ta direction est en lien avec cette même DDASS, au moins dans le cadre du schéma régional d'organisation sanitaire : tu pourrais peut-être alors souffler à ta direction qu'elle pourrait certainement faire remonter à la DDASS le manque de place en hébergement d'urgence ou le fait que les personnes sortant d'hospitlisation psy ne soient pas considérées comme prioritairs par le 115...enfin, ce n'est qu'une suggestion à faire...
Par contre, peut-être que ta direction est en lien avec cette même DDASS, au moins dans le cadre du schéma régional d'organisation sanitaire : tu pourrais peut-être alors souffler à ta direction qu'elle pourrait certainement faire remonter à la DDASS le manque de place en hébergement d'urgence ou le fait que les personnes sortant d'hospitlisation psy ne soient pas considérées comme prioritairs par le 115...enfin, ce n'est qu'une suggestion à faire...