Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
savoir, savoir faire et savoir être
-
opaline
savoir, savoir faire et savoir être
Pouvez vous me dire ce que vous mettriez dans le savoir? dans le savoir faire? savoir être?si possible avec une tite définition de ce que sont pour vous ces 3 notions! merci bcp c est pour mon mémoire
-
Francine
Re: savoir, savoir faire et savoir être
Bonjour Opaline,
Le savoir ce sont les connaissances acquises. Pour la formation d'assistante sociale cela peut concerner la sociologie, la psychologie, le droit, l'action sociale. En résumé, ce sont toutes les connaissances qui te permettent de traiter une situation.
Le savoir faire peut être défini comme l'application concrête du métier, c'est la façon dont on traite une situation qui se présente à nous.
Le savoir être concerne davantage l'attitude, le comportement face à une situation, (attitude d'écoute, comportement calme, sympathie, ...)
L'ensemble de ces trois éléments constitue les compétences de chacun.
Voilà, j'espère avoir été claire. Bon courage pour ton mémoire.
Francine
Le savoir ce sont les connaissances acquises. Pour la formation d'assistante sociale cela peut concerner la sociologie, la psychologie, le droit, l'action sociale. En résumé, ce sont toutes les connaissances qui te permettent de traiter une situation.
Le savoir faire peut être défini comme l'application concrête du métier, c'est la façon dont on traite une situation qui se présente à nous.
Le savoir être concerne davantage l'attitude, le comportement face à une situation, (attitude d'écoute, comportement calme, sympathie, ...)
L'ensemble de ces trois éléments constitue les compétences de chacun.
Voilà, j'espère avoir été claire. Bon courage pour ton mémoire.
Francine
-
lalune
Re: savoir, savoir faire et savoir être
je te rassure j'avais beaucoup de mal avec ses définitions lorsque j'étais en formation. Aujourd'hui, j'arrive enfin à mettre des mots derrière l'ensemble de ces vocabulaires.
pour savoir c'est l'ensemble de la théorie, la connaissance telles que le développement personnel etc...
Le savoir faire (pratique professionnelle) regroupe la méthodologie de l'intervention en service social tel que l'analyse, plan d'aide le travail d'équipe, le partenariat, diagnostic social.
le savoir être concerne l'authenticité, l'empathie, la congruence voir carl rogers la relation d'aide.
Tout cela renvoie à la compétence. J'espère t'avoir éclairer dans ton projet. bon courage pour tes projets. A+
pour savoir c'est l'ensemble de la théorie, la connaissance telles que le développement personnel etc...
Le savoir faire (pratique professionnelle) regroupe la méthodologie de l'intervention en service social tel que l'analyse, plan d'aide le travail d'équipe, le partenariat, diagnostic social.
le savoir être concerne l'authenticité, l'empathie, la congruence voir carl rogers la relation d'aide.
Tout cela renvoie à la compétence. J'espère t'avoir éclairer dans ton projet. bon courage pour tes projets. A+
-
stephane76
Re: savoir, savoir faire et savoir être
Je ne sais pas si tu utilise cette 'classification' mentionnée par Jean Brichaux dans un de ces bouquins. Si ce n'est pas le cas consulte son ouvrage qui interroge et definit dans le temps l'évolution des pratiques et des savoirs qui animent et légitiment nos interventions.
bon courage
bon courage
-
opaline
Re: savoir, savoir faire et savoir être
De quel ouvrage parles tu stephane 76 car je ne le trouve pas? est ce que vous mettriez le non verbal (sourire, position, regard, posture...) dans le savoir être? et l'empathie d après vous savoir faire ou savoir être?
-
choucou
Re: savoir, savoir faire et savoir être
Moi oui je mettrai l empathie dans le savoir être!!!
-
laura
Re: savoir, savoir faire et savoir être
bonjour je passe le concours d'ass est ce que ce sont des notions que vous apprennez des la premiere annee et je ne connais pas carl rogers et jean brichaux pouvez vous m'eclairer merci
-
nanelise
Re: savoir, savoir faire et savoir être
Bonjour, je me posais la même question.je suis en 3ème année et il est vrai qu'avec tout le travail que l'on doit fournir mon cerveau a des difficultés à se recentrer maintenant sur le DPP.
j'ai du mal à le mettre par items.je l'ai fait de mamnière chronologique mais on me l'a déconseillé ,du coup je n'arrive pas à m'en détacher.si quelqu'un peut m'aider,cela me soulagerait.
En tout cas c'est plus claire pour les différents savoirs.merci francine et à lalune.
j'ai du mal à le mettre par items.je l'ai fait de mamnière chronologique mais on me l'a déconseillé ,du coup je n'arrive pas à m'en détacher.si quelqu'un peut m'aider,cela me soulagerait.
En tout cas c'est plus claire pour les différents savoirs.merci francine et à lalune.
-
kiki
Re: savoir, savoir faire et savoir être
SAVOIRS = THEORIE
SAVOIRS-FAIRE = MISE EN PRATIQUE DES THEORIE – s’expriment par des verbes d’action : assurer, animer, articuler, coordonner, concevoir, conduire, construire, contribuer, encadrer, favoriser, gérer, organiser, négocier, suivre…
SAVOIR-ETRE = SAVOIRS ET SAVOIRS-FAIRE DANS LE DOMAINE DU RELATIONNEL, le savoir-être représente la COMMUNICATION dans son ensemble (écrite, orale, l’attitude, les gestes, le regard, l’écoute… l’empathie et la congruence…)
SAVOIRS-FAIRE = MISE EN PRATIQUE DES THEORIE – s’expriment par des verbes d’action : assurer, animer, articuler, coordonner, concevoir, conduire, construire, contribuer, encadrer, favoriser, gérer, organiser, négocier, suivre…
SAVOIR-ETRE = SAVOIRS ET SAVOIRS-FAIRE DANS LE DOMAINE DU RELATIONNEL, le savoir-être représente la COMMUNICATION dans son ensemble (écrite, orale, l’attitude, les gestes, le regard, l’écoute… l’empathie et la congruence…)
-
kiki
Re: savoir, savoir faire et savoir être
CARL ROGERS (1902-1987)
Carl Rogers fut l’un des plus éminents psychologues américains de sa génération. Il avait de la nature humaine une conception peu commune à partir de laquelle il élabora une psychothérapie originale qui lui donna une vision personnelle de l’éducation.
CARL ROGERS est le premier à avoir développer les notions d’empathie et de congruence
Notions d'empathie et de congruence selon CARL ROGERS
Le thérapeute qui veut offrir une relation d'aide avec l'objectif de favoriser le changement et la croissance chez son client doit faire preuve essentiellement d'une qualité qui est appelée "empathie". Il s'agit là d'une disponibilité, d'un engagement affectif à l'égard de l'autre que l'on peut presque appeler une "attitude d'amour", amour où toute notion de possession, de dépendance et de manipulation serait exclue. Le thérapeute doit faire abstraction de son propre système de valeurs et éviter de porter un jugement, s'abstenir d'interpréter ou de diagnostiquer. Il doit essayer de comprendre son client, ses sentiments, ses croyances, ses attitudes par rapport à son cadre de références et d'en saisir la signification pour lui souvent inconsciente. Il doit pénétrer l'univers de l'autre et acquérir cette compréhension de "l'intérieur" sans exercer une influence directive sur l'orientation de sa recherche. Cette pénétration dans le monde intime de son client ne doit pas être - perçue par celui-ci comme une menace mais comme une confirmation positive, comme une considération inconditionnelle de la personne qu'il est intrinsèquement.
La relation établie sur la base d'une compréhension empathique est un processus dynamique. L'attitude empathique du thérapeute doit aider le client à mieux connaître ses sentiments, à faire davantage confiance en son expérience, à découvrir qui il est au fond de lui même, à accepter et chérir cette personne qu'il découvre pour la développer et l'enrichir. Elle doit permettre au client de réaliser d'abord qu'un autre être humain est capable de le comprendre sans à priori, il peut se dire que ce qu'il ressent n'est peut-être pas aussi étrange, aussi monstrueux et énorme qu'il l'imaginait. Peu à peu le client s'enhardit à exprimer ses sentiments, même ceux qui lui paraissent singuliers, honteux ou terrifiants. Il entrevoit la possibilité d'accepter, d'aimer éventuellement cet être imparfait qu'il est, puisque même quand il se montre sans masque, il n'est pas jugé, ni rejeté mais reconnu comme une personne digne de respect. Il peut finalement renoncer à cette vision qu'il avait de lui-même et qui le rendait inacceptable à ses propres yeux et étranger au genre humain. Puisque ce qu'il est a une signification pour l'autre il peut donc essayer d'être pleinement lui-même, reconnaître ses expériences comme lui appartenant en propre et envisager de vivre d'après ses propres normes. Il peut sortir de son isolement, rompre sa dépendance et établir des relations sur un mode plus adulte et plus responsable.
Il est évident qu'une relation susceptible de créer de tels changements chez le client engage profondément la personne du thérapeute. Il doit ajuster perpétuellement sa sensibilité à celle du client par une démarche tâtonnante qui procède par essais et erreurs jusqu'à ce qu'il saisisse ce que le client veut dire. Il est impossible pour lui de garder une position neutre, de se retrancher derrière sa professionnalisé. Il ne doit pas par ailleurs adhérer aux émotions du client au point de perdre ses propres repères, ce qui équivaudrait à une identification. Il doit se sentir assez fort pour rester indépendant vis à vis de son client, pour ne pas être déprimé par sa dépression, angoissé par son angoisse, englouti par sa demande d'aide. Il doit surtout admettre que son client se développe suivant ses propres normes et ne pas céder à la tentation de se proposer comme modèle. Le thérapeute ne peut préserver son intégrité et en même temps engager sa subjectivité que s'il est conscient des modalités de son propre processus d'évolution. Il ne peut pas développer une qualité d'écoute à l'égard de l'autre s'il n'est pas attentif à lui-même. Il ne peut pas accepter l'autre avec ses sentiments, ses croyances et ses attitudes s'il ne reconnaît pas ce qu'il est réellement lui-même à tout instant.
La qualité d'être qui consiste à rester à l'écoute de soi-même de façon permanente et de tendre à réaliser un accord entre les sentiments qu'on éprouve, l'attitude qu'on adopte et la conscience que l'on a de ces phénomènes est appelé par Rogers "congruence". Cette authenticité dans les rapports avec soi-même est favorable au changement et à l'évolution aussi bien du thérapeute que du client. Elle est perçue par le client comme sécurisante et aidante.
En somme c'est lorsque le thérapeute renonce à se référer à un système éthique ou intellectuel quelconque, à proposer un modèle, une norme, une conduite déterminée, c'est lorsqu'il se fie à sa propre expérience et lorsqu'il adhère le plus étroitement à la réalité de cette expérience qu'il est le plus efficace. C'est ainsi qu'il permet au client de trouver à ses problèmes ses propres solutions, à découvrir ses propres lignes de force. C'est ainsi qu'il l'aide à mettre en marche la dynamique de son développement psychique spécifique et à devenir une personne indépendante et responsable. En d'autres termes, la faculté d'aider un autre à se développer est, indépendamment de toute orientation théorique, à la mesure du développement que l'on a atteint soi-même.
Carl Rogers fut l’un des plus éminents psychologues américains de sa génération. Il avait de la nature humaine une conception peu commune à partir de laquelle il élabora une psychothérapie originale qui lui donna une vision personnelle de l’éducation.
CARL ROGERS est le premier à avoir développer les notions d’empathie et de congruence
Notions d'empathie et de congruence selon CARL ROGERS
Le thérapeute qui veut offrir une relation d'aide avec l'objectif de favoriser le changement et la croissance chez son client doit faire preuve essentiellement d'une qualité qui est appelée "empathie". Il s'agit là d'une disponibilité, d'un engagement affectif à l'égard de l'autre que l'on peut presque appeler une "attitude d'amour", amour où toute notion de possession, de dépendance et de manipulation serait exclue. Le thérapeute doit faire abstraction de son propre système de valeurs et éviter de porter un jugement, s'abstenir d'interpréter ou de diagnostiquer. Il doit essayer de comprendre son client, ses sentiments, ses croyances, ses attitudes par rapport à son cadre de références et d'en saisir la signification pour lui souvent inconsciente. Il doit pénétrer l'univers de l'autre et acquérir cette compréhension de "l'intérieur" sans exercer une influence directive sur l'orientation de sa recherche. Cette pénétration dans le monde intime de son client ne doit pas être - perçue par celui-ci comme une menace mais comme une confirmation positive, comme une considération inconditionnelle de la personne qu'il est intrinsèquement.
La relation établie sur la base d'une compréhension empathique est un processus dynamique. L'attitude empathique du thérapeute doit aider le client à mieux connaître ses sentiments, à faire davantage confiance en son expérience, à découvrir qui il est au fond de lui même, à accepter et chérir cette personne qu'il découvre pour la développer et l'enrichir. Elle doit permettre au client de réaliser d'abord qu'un autre être humain est capable de le comprendre sans à priori, il peut se dire que ce qu'il ressent n'est peut-être pas aussi étrange, aussi monstrueux et énorme qu'il l'imaginait. Peu à peu le client s'enhardit à exprimer ses sentiments, même ceux qui lui paraissent singuliers, honteux ou terrifiants. Il entrevoit la possibilité d'accepter, d'aimer éventuellement cet être imparfait qu'il est, puisque même quand il se montre sans masque, il n'est pas jugé, ni rejeté mais reconnu comme une personne digne de respect. Il peut finalement renoncer à cette vision qu'il avait de lui-même et qui le rendait inacceptable à ses propres yeux et étranger au genre humain. Puisque ce qu'il est a une signification pour l'autre il peut donc essayer d'être pleinement lui-même, reconnaître ses expériences comme lui appartenant en propre et envisager de vivre d'après ses propres normes. Il peut sortir de son isolement, rompre sa dépendance et établir des relations sur un mode plus adulte et plus responsable.
Il est évident qu'une relation susceptible de créer de tels changements chez le client engage profondément la personne du thérapeute. Il doit ajuster perpétuellement sa sensibilité à celle du client par une démarche tâtonnante qui procède par essais et erreurs jusqu'à ce qu'il saisisse ce que le client veut dire. Il est impossible pour lui de garder une position neutre, de se retrancher derrière sa professionnalisé. Il ne doit pas par ailleurs adhérer aux émotions du client au point de perdre ses propres repères, ce qui équivaudrait à une identification. Il doit se sentir assez fort pour rester indépendant vis à vis de son client, pour ne pas être déprimé par sa dépression, angoissé par son angoisse, englouti par sa demande d'aide. Il doit surtout admettre que son client se développe suivant ses propres normes et ne pas céder à la tentation de se proposer comme modèle. Le thérapeute ne peut préserver son intégrité et en même temps engager sa subjectivité que s'il est conscient des modalités de son propre processus d'évolution. Il ne peut pas développer une qualité d'écoute à l'égard de l'autre s'il n'est pas attentif à lui-même. Il ne peut pas accepter l'autre avec ses sentiments, ses croyances et ses attitudes s'il ne reconnaît pas ce qu'il est réellement lui-même à tout instant.
La qualité d'être qui consiste à rester à l'écoute de soi-même de façon permanente et de tendre à réaliser un accord entre les sentiments qu'on éprouve, l'attitude qu'on adopte et la conscience que l'on a de ces phénomènes est appelé par Rogers "congruence". Cette authenticité dans les rapports avec soi-même est favorable au changement et à l'évolution aussi bien du thérapeute que du client. Elle est perçue par le client comme sécurisante et aidante.
En somme c'est lorsque le thérapeute renonce à se référer à un système éthique ou intellectuel quelconque, à proposer un modèle, une norme, une conduite déterminée, c'est lorsqu'il se fie à sa propre expérience et lorsqu'il adhère le plus étroitement à la réalité de cette expérience qu'il est le plus efficace. C'est ainsi qu'il permet au client de trouver à ses problèmes ses propres solutions, à découvrir ses propres lignes de force. C'est ainsi qu'il l'aide à mettre en marche la dynamique de son développement psychique spécifique et à devenir une personne indépendante et responsable. En d'autres termes, la faculté d'aider un autre à se développer est, indépendamment de toute orientation théorique, à la mesure du développement que l'on a atteint soi-même.