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AS, une vocation ?

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Mehdi

AS, une vocation ?

Message non lu par Mehdi » 29 déc. 2008 00:44

Bonjour, je prépare le concours d'AS et si j'ai l'écrit j'appréhende un peu les questions à l'oral.

Si le jury me demande si c une vocation par exemple d'être AS ?

Moi je répondrai que non, je parlerai davantage d'engagement, d'un métier qui me permette de concilier mes valeurs mais de là à parler de vocation ...


Je sais pas trop le justifier en fait ...

quand j'entends vocation je pense davantage aux personnes qui se dévouent corps et âmes pour lutter contre la précarité, aider etc

G

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par G » 29 déc. 2008 10:57

Bonjour,

Et bien moi je dis: reste toi-même, la réponse que tu apportes à ta question est la bonne (même si dans l'absolue il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse...)
Tu te poses les bonnes questions et, si tu poursuis sur ce chemin, tu as de grandes chances de l'avoir ton oral :wink:
Alors, bonne chance!
Géraldine (AS depuis bientôt 4 ans)

MOI

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par MOI » 29 déc. 2008 12:11

Il n'y a rien d'incompatible entre la définition ci-dessous et le métier d'AS, bien au contraire. Si les TS assumaient plus l'idée de vocation dans leur métier (je précise : au sens ci-dessous) l'action sociale serait peut-être plus efficace et sans doute plus indépendante de la puissance publique...

Source : http://www.cnrtl.fr/definition/vocation

II. A. − Inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie. Vocation artistique, militaire, musicale; vocation pour le commerce, le théâtre, la peinture; vocation pour le célibat; se sentir une vocation d'historien, de romancier, de poète; rater sa vocation; se détourner de sa vocation. Quoiqu'il n'eût aucune vocation pour le mariage, on l'avait conduit, le couteau sur la gorge, devant le prêtre (About, Grèce, 1854, p. 200). Il me fit part de sa vocation littéraire. Ce gamin de sixième composait des tragédies en vers! De véritables tragédies, en plusieurs actes, comme dans ses livres de classe (Martin du G., Souv. autobiogr., 1955, p. XLII).
♦ Vocation de + inf. Avoir la vocation de gouverner, de régner. D'un mauvais compositeur acharné à produire, on pourrait dire qu'il a la passion, mais non la vocation d'écrire des œuvres musicales (Lal. 1968).
♦ P. iron. Au fond, sa véritable ambition eût été d'être joli garçon; j'ai peu vu de vocations plus manquées que celle-là! (Goncourt, Journal, 1863, p. 1254).
− En partic. Inclination, penchant marqué pour une profession exigeant dévouement et désintéressement (enseignement, médecine, recherche scientifique). Les Écoles régimentaires n'ont donné jusqu'ici que de très-médiocres résultats. Cela tient à ce que l'on n'improvise pas un professeur; l'enseignement demande une vocation et une aptitude particulières (Davout, Réorg.milit., 1871, p. 19).
− Loc. Par vocation. Par goût, par inclination très prononcée. J'entrai par vocation dans le métier des armes, j'appris les lettres par plaisir (Camus, Dév. croix, 1953, 1re journée, p. 532).

AS

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par AS » 29 déc. 2008 21:05


Pour répondre à MOI, j'ajouterai que ces définitions traduisent le sens littéral du terme "vocation" mais dans le langage courant et pour un grand nombre des personnes pouvant appartenir au jury, la vocation est plutôt mal perçue.

Certains peuvent penser que l'on cherche à sauver le monde ou que l'on considère ce job comme un sacerdoce.

De plus, beaucoup d'entre nous arrive dans ce métier après bien des détours. Alors, ceux qui ne rêve pas d'être AS depuis l'enfance seraient moins engagés?

Comme Medhi, je pense qu'il vaut mieux parler d'engagement, du fait de ce reconnaître dans les valeurs véhiculées par le métier.

audrey

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par audrey » 29 déc. 2008 22:05

je pense que si tu répondais que c'étais pour toi une vocation ils penseraient que tu idéalise le métier, que tu te vois un peux comme un justicier ( c'est quelque chose d'important à l'oral: l'idéalisation ou non du métier)après c'est juste mon avis

MOI

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par MOI » 30 déc. 2008 01:19

Mon avis est qu'il faut assumer que le TS est aussi une vocation, comme soigner, enseigner, rechercher, etc. on n'y vient ni par hasard, ni pour l'argent.

lizzz

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par lizzz » 30 déc. 2008 11:00

ne pas utiliser vocation a un oral

le mot a une connotation religieuse

et même si l'engagemen peut etre identique a celui de nos ancetres soeurs et militantes religieuses l'oral a pour but de vérifier que vous avez également compris que pour pratiquer ce métier il vous faut une part importante de technicité..

si seule la vocation vous habite le militantisme manque de bras..

quand aux raisons " on n'y viens pas par hasard" planchez savonneuse..les raisons conscientes et ..inconscientes du "don de soi vers l'autre" sont parfois bien difficiles a cerner et douloureuse..le spectre de la "réparation" est trop présent pour s'engager sur cette voie a un oral !

MOI

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par MOI » 30 déc. 2008 18:14

Alors pourquoi vient-on dans le social. Lizzz par exemple, quels sont ou ont été tes motivations ? par ailleurs j'ai toujours du mal avec l'idée fumeuse de "réparation" : devient-on médecin parce qu'on a été malade ?
Je tente simplement de montrer qu'il n'y a pas de vocation QUE religieuse. Et qu'à force de tourner en rond dans son petit vocabulaire et ses mots-clés (ou à éviter), l'action sociale se technicise effectivement au détriment de la professionnalisation.

jennifer

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par jennifer » 31 déc. 2008 01:48

bjr medhi,

pour ma part j'aurai tendance à dire ne sois pas naturel, on n'est jamais naturelle à un oral, ne sois pas toi même non plus.
je sais que certains et certaines vont etre agacé en lisant mes propos, mais j'ai tendance à penser qu'un oral reste un jeu de rôle, à fortiori lorsque l'on souhaite être retenu pr intégrer une formation.
donc ne dis pas ce que l'on veut entendre, car finalement d'un jury à l'autre les attendus sont parfois bien souvent différents, mais par contre dis ce que tu as écrits, tu me sembles plutôt cohérent.
pr ma aprt, ce métier n'a pas été une vocation, initialment je me suis orientée en psycho, et ensuite je me suis rendue compte que c'était trop abstrait pour ce que je voulais faire de ma vie, et avc les autres.

la vocation n'a pas pour moi qu'une connotation religieuse.

mais en tt cas, ce que tu as laissé transparaitre m'a semblé cohérent, puis ce qui va être jugé c'est ta motivation, ton ouverture d'esprit, tes connaissances sociales.
après un oral reste tellement aléatoire.

tu dis aussi que tu ne sais pas trop justifier ton choix pr ce métier, en fait tu l'as plutot bien exprimé une phrase juste au dessus, finalement au fond de toi tu sais pourquoi tu veux faire ce métier, transmets le avc des mots simples, de manière précise, et en assumant tes choix que ca soit ou non une vocation

tiens nous au courant si c'est positif pour toi ;)

lizzzz

Re: AS, une vocation ?

Message non lu par lizzzz » 31 déc. 2008 09:41

est ce qu'on se pose ces questions pour devenir boulanger ?

pour moi je maintiens que c'est l'oral qui limite la portée ..l'enjeu n'est pas de dire de faire comprendre ce qui nous habite mais bien d'intégrer la formation

de meme pour l'examen aprés ces trois ans : faut il s'exposer ou montrer patte blanche et faire correspondre le discours a une image a un profil

etre soi, avoir des convictions , se sentir appelé par la fonction, etre militant tout cela amene dans le jeu relationnel avec le jury des éléments de tension : le metier n'a pas regler ces questions..

sachant que certains parmi les candidats se présentant peuvent réellement etre dans cette réparation et entre en formation comme on entre en thérapie,
sachant que le parcours de professionnalisation sera peut etre le moment d'une grosse remise en question personnelle il n'est pour moi pas opportun de dire : voila ou j'en suis je sais ce qui m'amene

si c'est effectivement le cas ou est la demande ?
de mon expérience : le jury reflechi en travailleur social donc
repérage des besoins et des potentialités..

l'usage des mots clefs sclérose peut etre le métier sur un vision technisiste
mais le metier et le sens qu'on lui accorde ne se joue pas a un oral

j'ai une bonne trentaine d'années devant moi pour l'exprimer a ma maniere..

ca m'a couté une année supplémentaire de ne savoir suffisaement s'adapter et de s'eloigner trop de l'as type

pour en revenir a mes motivations : celles a l'entrée en formation ?
le social était mon milieu d'origine
l'as me paraissait etre le plus large des métiers / vaste etendude des publics avec lequel on peux travailler
dans la mesure ou je sais que ce sont des métiers epuisants si on s'y engage..j'y eu vu une opportunité de " carriere"

les motivations aujourd'hui aprés prés de 4 ans de formation ? vraiement du mal a "entrer dans le costume" beaucoup trop etroit a mon gout mais toujours l'envie d'aller a la rencontre et d'accompagner des personnes

avec en plus le savoir faire (technique et relationnel)saupoudrer de quelques grammes de savoirs ( ah mon ami rodgers je t'entends fort et clair)
et une petite idée de ce qu'on entend derriere ces fameux mots clés - empathie, positionnement professionnel-

ce serait interessant d'ailleurs pour les "postulants" de faire un bilan de ce que la formation vous a apporté,non ?

si on divise comme certains centre de formation en savoirs / savoirs faire et savoir etre je crois qu'a l'entrée on te demande juste le savoir etre..si t'as quelques savoirs et expériences ca leur garanti un étudiant qui pourra apporter a sa promo

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