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es face au décès

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stéphanie

Re: es face au décès

Message non lu par stéphanie » 08 sept. 2005 21:56

Bonjour Harmonie,

La mort est toujours un sujet qui vient nous chercher. Lorsque nous faisons face au décès d'une personne dont nous nous occupions, il est évident que nous en serons affectés. Par contre, il est important d'être conscient que chaque personne aura sa façon de réagir. Certains tourneront la page très rapidement, tandis que d'autres auront besoin de soutien. Par contre, je crois que ce qui est le plus important est de comprendre que chaque réaction est correct. En tant qu'étudiante en éducation spécialisée, j'ai fais un stage durant lequel nous avons perdu trois résidants. C'était un évènement que je redoutais beaucoup et j'espérais presque qu'il n'y ait pas de décès durant mon stage. Finalement, je suis contente (façon de parler) d'avoir vécu cette expérience. À travers ces décès, j'ai appris à me connaître et à savoir que j'étais capable d'accompagner et d'accepter la mort d'un résidant. Dis-toi que tu en ressortiras grandi plus tard, même si présentement tu n'en a pas l'impression. De plus, n'hésistes surtout pas à en parler autant que tu veux. Il faut prendre le temps qu'il faut pour que le deuil soit bien fait.

bonne chance

Harmonie

Re: es face au décès

Message non lu par Harmonie » 09 sept. 2005 14:41

Bonjour,
Merci pour ces nombreux mails, ils me font du bien !
Harmonie

Cindy

Re: es face au décès

Message non lu par Cindy » 09 sept. 2005 21:09

Bonjour Didou, bon et bien, pour commencer je ne comprend pas tout à fait ta réaction face à la comparaison de la mort d'un animal et celle d'un être humain car à la base il s'agit de deux êtres viables dont l'attachement et l'amour peut s'avérer autant important pour l'un que pour l'autre. D'ailleurs, tous les deux nous fesons partie du règne animal. C'est à ce demander si tu as déjà eu un animal domestique de longue durée pour conclure de cette façon (à part des poissons rouges).

Par contre, je comprend que si tu le met sur une échelle d'importance, ayant et continuant à vivre une saine relation avec mes parents, cela m'affecterait à un tout autre niveau la perte de l'un ou de l'autre. Soit dites en passant, je suis désolée de cette perte, mais dit toi bien qu'il ou elle continu d'exister en toi et par toi du fait qu'il ou elle, non seulement par la génétique, mais par le cheminement que tu as vécu avec ce parent te permet d'être qui tu es, soit une bonne base de ton être cher concilier avec ton propre cheminement à toi. Par exemple, par tes valeurs et ta manière d'être tout court. Ainsi, c'est pourquoi j'ai tendance à conclure qu' il ou elle continu de "vivre en toi". D'un autre part, je ne sais pas si tu t'intéresses à la spiritualité, si oui, et bien cette personne veille aussi sur toi.

Bref, revenons à nos moutons, je ne sais pas si par mon explication ultérieur tu es moins offenser mais dit toi bien que cette comparaison, pour ma part, est tout à fait légitime dans la mesure où elle (l'animal)avait occupé une place importante dans ma vie et que je pouvais mettre en parallèle avec la situation d'Harmonie car en plus d'assité à sa mort, j'ai assité à sa souffrance (suffocage, plaintes physiques par ses "cris", sifflement, urination incontrôlé,...).

Que penses - tu de la zoothérapie, de l'évolution de l'espèce humaine, des personnes anti-social dont un des critères de diagnostique avant l'âge de 14 ans est d'avoir violenté des animaux,... ?

Libre à toi de faire un retour, pour ma part je ressentait le besoin de m'expliquer car je trouvais ton commentaire asser arrêté et le fond de mon message mal compris.

sincèrement et respectueusement,
Cindy qui te souhaite une bonne continuité dans tes études.

ct

Re: es face au décès

Message non lu par ct » 09 sept. 2005 23:37

Bonjour Harmonie,

Peut etre quelques pistes de réflexion: ce que j'entend dans vos deux messages, c'est tout d'abord un besoin de reconnaissance.
Reconnaissance de l'événement qui a eu lieu. Comme si vous aviez besoin que les autres dans l'institution (enfants et soignants) reparlent de l'événement pour prendre conscience de ce qu'il s'est rééllement passé.
Reconnaissance de ce qu'a pu etre la vie de cette petite fille dans l'institution.
Reconnaissance de la présence que vous avez pu avoir aupres de cette petite fille dans ce moment si important que vous avez partagé toutes les deux. En effet, vous dites: "elle est morte sur le coup selon les médecins", or, vous semblez dire par ailleurs que vous avez senti son souffle se couper dans vos bras. Cela semble changer beaucoup de choses.

De plus, j'entend également une grande colère.
Envers les autres: en effet, a quoi cela sert il de vivre si, une fois que l'on n'est plus la, plus personne ne parle de vous, tout le monde vous a oublié?
Et plus particulierement envers le corps médical: C'est l'infirmiere qui est allée telephoner et vous qui etes restée aupres de la jeune fille: comment cela s'est il décidé entre vous? Implicitement ou par un bref dialogue? Lui en voulez vous pour cela? Le fait que les médecins aient dit qu'elle était "morte sur le coup", comment le vivez vous?

Ces quelques reflexions pourront,je l'espere vous aider et ne demandent aucune reponse de votre part. Merci de nous avoir fait partager vos interrogations.

...

Re: es face au décès

Message non lu par ... » 09 sept. 2005 23:45

je pense qu'une fois cette tristesse passée, il sera bon quand même de reprendreles responsabilités de chacun, pourquoi est-elle tombée, comment et cela aurait -il pu être évité? qui est reponsable? Non pas pour accuser, mais parce que ça aussi c important pour la pratique...

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