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Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
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Romain
Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonsoir,
Je voulais savoir si une "théorie" existait (auteur, étude ...) sur la diversité des usagers , et de leur attirance pour les travailleurs sociaux , à travailler avec eux .
Je n'sais pas si je suis très clair.
Mais j'ai l'impression , que des usagers sont plus appréciés que d'autres , certains sont plus recherchés , et d'autres , bien au contraire, sont refoulés... par les pros
cela a certainement un impact sur l'accompagbement social fait avec les personnes , selon qu'elles ou non , "aimées" des professionnels qui s'en occupent.
Par là , je voulais savoir , si l'on pouvait parler d'altruisme quand un professionnel ne souhaite pas travailler avec une personne qui a un handicap mental par exemple, ou bien qui est clochardisée. C'est à dire travailler avec des personnes, qui ne comprennent peut être pas ce que le professionnel fait , dit , ou entreprend pour lui. Il n'y aurait donc pas de retour ("reconnaissance" sans doute attendue par l'AS).
L'altruiste , attendrait il quelque chose de la personne ? Ne serait il pas capable de travailler avec n'importe qui, qu'il soit conscient ou non, de ce que l'on fait pour lui (ou pas d'ailleurs , si la personne met en échec l'accompagnement).
Pour en conclure peut être , qu'en s'attendant à un peu ... trop certainement ... de la part de l'autre , on tombe dans des désillusions de la profession, sur les actions réellement efficaces qui n'aboutisseraient pas, cela résulte à des professionnels désabusés , épuisés, démotivés ?
merci de votre avis
Je voulais savoir si une "théorie" existait (auteur, étude ...) sur la diversité des usagers , et de leur attirance pour les travailleurs sociaux , à travailler avec eux .
Je n'sais pas si je suis très clair.
Mais j'ai l'impression , que des usagers sont plus appréciés que d'autres , certains sont plus recherchés , et d'autres , bien au contraire, sont refoulés... par les pros
cela a certainement un impact sur l'accompagbement social fait avec les personnes , selon qu'elles ou non , "aimées" des professionnels qui s'en occupent.
Par là , je voulais savoir , si l'on pouvait parler d'altruisme quand un professionnel ne souhaite pas travailler avec une personne qui a un handicap mental par exemple, ou bien qui est clochardisée. C'est à dire travailler avec des personnes, qui ne comprennent peut être pas ce que le professionnel fait , dit , ou entreprend pour lui. Il n'y aurait donc pas de retour ("reconnaissance" sans doute attendue par l'AS).
L'altruiste , attendrait il quelque chose de la personne ? Ne serait il pas capable de travailler avec n'importe qui, qu'il soit conscient ou non, de ce que l'on fait pour lui (ou pas d'ailleurs , si la personne met en échec l'accompagnement).
Pour en conclure peut être , qu'en s'attendant à un peu ... trop certainement ... de la part de l'autre , on tombe dans des désillusions de la profession, sur les actions réellement efficaces qui n'aboutisseraient pas, cela résulte à des professionnels désabusés , épuisés, démotivés ?
merci de votre avis
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maelle
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonjour,
votre sujet et réflexion sont intéressants.
Pour ma part ce n'est pas un "choix" conduit par mon altruisme ou la peur que l'usager ne me comprenne pas.
C'est plus une question de sensibilité. Il y a des catégories de population pour qui je ressens de la peine (par rapport au handicaps en particulier chez les enfants) de même pour les sans abris (je serais capable de transformer mon appart en CHRS.
A mon sens un travailleur social aidant c'est un professionnel qui est dans l'empathie et non pas dans la sympathie. Avec ces catégories de population je serais plus dans le deuxième sentiment et donc je ne serais plus aidante dans le sens professionnel.
Attention aux termes que vous employez car c'est un peu fort de dire qu'on apprécie plus "certains usagers que d'autres (..) plus recherchés ou plus aimés".
On ne va pas aider plus untel que l'autre parce que ça tête nous reviens mieux (c'est ce que vos propos sous entendes par moment).
Et sans être hypocrite on est humain. Il y a des situtations qui nous touchent plus que d'autres c'est normal.
votre sujet et réflexion sont intéressants.
Pour ma part ce n'est pas un "choix" conduit par mon altruisme ou la peur que l'usager ne me comprenne pas.
C'est plus une question de sensibilité. Il y a des catégories de population pour qui je ressens de la peine (par rapport au handicaps en particulier chez les enfants) de même pour les sans abris (je serais capable de transformer mon appart en CHRS.
A mon sens un travailleur social aidant c'est un professionnel qui est dans l'empathie et non pas dans la sympathie. Avec ces catégories de population je serais plus dans le deuxième sentiment et donc je ne serais plus aidante dans le sens professionnel.
Attention aux termes que vous employez car c'est un peu fort de dire qu'on apprécie plus "certains usagers que d'autres (..) plus recherchés ou plus aimés".
On ne va pas aider plus untel que l'autre parce que ça tête nous reviens mieux (c'est ce que vos propos sous entendes par moment).
Et sans être hypocrite on est humain. Il y a des situtations qui nous touchent plus que d'autres c'est normal.
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GaB
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonjour Romain,
Je ne pense pas qu'il puisse exister une théorie globale Travailleurs sociaux - "usagers".
La relation qui s'établit entre eux est une relation sociale, de communication qui est propre à tout être humain, à tout individu.
Il me semble que deux points sont à étudier. D'un côté, la notion de lien social, du réseau social, du capital social qui fait que tout individu est plus ou moins intégré à la société slon ses degrés de liens sociaux allant de l'intégration évidente à la société (travail qui lui plait, logement choisi, vie de couple et de famille harmonieuse, activités culturelles, sportives, réseau amical développé...) et l'exclusion (pas de travail, pas de logement, pas de famille, pas d'amis...)
Et d'un autre côté, la complexité de l'être humain qui ne peut être mis en équation, du type un problème = une solution (voir Edgar Morin : éthique de la complexité).
Pour moi, le travailleur social est un(e) professionnel(le) qui a conscience de la complexité de la relation humaine et des différences existentes selon les liens sociaux établis ou pas au cours de leur vie. A partir de cela, de ce qu'il est, de savoirs faire, de règles déontologiques, il cherche à "aider" l'autre dans ses difficultés de travail, de logement, familiales...par un soutien, une écoute, une attention à l'autre. Le primordial à l'aide est la possibilité de l'établissement d'une relation de confiance entre travailleur social et personne qui le sollicite.
Pourquoi, certains travailleurs sociaux en viennent à être réticents à aider des SDF ? peut-être parce qu'ils savent que ce sera long, difficile, avec des "rechutes" et aucune garantie tangible d'amélioration durable.
Bonne continuation dans ta foramtion.
GaB
Je ne pense pas qu'il puisse exister une théorie globale Travailleurs sociaux - "usagers".
La relation qui s'établit entre eux est une relation sociale, de communication qui est propre à tout être humain, à tout individu.
Il me semble que deux points sont à étudier. D'un côté, la notion de lien social, du réseau social, du capital social qui fait que tout individu est plus ou moins intégré à la société slon ses degrés de liens sociaux allant de l'intégration évidente à la société (travail qui lui plait, logement choisi, vie de couple et de famille harmonieuse, activités culturelles, sportives, réseau amical développé...) et l'exclusion (pas de travail, pas de logement, pas de famille, pas d'amis...)
Et d'un autre côté, la complexité de l'être humain qui ne peut être mis en équation, du type un problème = une solution (voir Edgar Morin : éthique de la complexité).
Pour moi, le travailleur social est un(e) professionnel(le) qui a conscience de la complexité de la relation humaine et des différences existentes selon les liens sociaux établis ou pas au cours de leur vie. A partir de cela, de ce qu'il est, de savoirs faire, de règles déontologiques, il cherche à "aider" l'autre dans ses difficultés de travail, de logement, familiales...par un soutien, une écoute, une attention à l'autre. Le primordial à l'aide est la possibilité de l'établissement d'une relation de confiance entre travailleur social et personne qui le sollicite.
Pourquoi, certains travailleurs sociaux en viennent à être réticents à aider des SDF ? peut-être parce qu'ils savent que ce sera long, difficile, avec des "rechutes" et aucune garantie tangible d'amélioration durable.
Bonne continuation dans ta foramtion.
GaB
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camille
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
bonjour,
en te lisant, on dirait que tu parles de discrimination...
on a en effet tous plus ou moins de facilité, ou de réticence à travailler avec tel ou tel public pour différentes raisons, (normes, valeurs, histoire perso...) mais de la a écrire que "et d'autres , bien au contraire, sont refoulés... par les pros " je trouve ça peut etre un peu exagéré.
Perso, je reçois quelque fois des personnes avec lesquelles ça ne passe bien pour x ou y raisons, mais à moi, en tant que professionnelle de passer outre et d'apporter une réponse adaptée et de même "qualité" qu'a son voisin par exemple.
en te lisant, on dirait que tu parles de discrimination...
on a en effet tous plus ou moins de facilité, ou de réticence à travailler avec tel ou tel public pour différentes raisons, (normes, valeurs, histoire perso...) mais de la a écrire que "et d'autres , bien au contraire, sont refoulés... par les pros " je trouve ça peut etre un peu exagéré.
Perso, je reçois quelque fois des personnes avec lesquelles ça ne passe bien pour x ou y raisons, mais à moi, en tant que professionnelle de passer outre et d'apporter une réponse adaptée et de même "qualité" qu'a son voisin par exemple.
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pffff
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
avant d'être travailleurs sociaux nous n'en sommes pas moins Homme et pire parfois, le plus souvent meme Femme !
j'ai eu a constater parfois que la necessité de distanciation avec les individus ( non pas avec les situations) cachait en réalité une peur primale de cet autre moi qui nous est renvoyé..
il est doux de pouvoir penser que nous ne finirons pas clochardiser ou lourdement handicapé..80 % de la population craint de se retrouver a la rue..si en plus on est confronté en miroir a des situations qui nous informent que oui c'est possible..ca fait peur hein..
Gab,j'ai a croiser bcp de travailleurs sociaux pour qui justement un problème = une solution et qui donc sont frustrés en permanence de ne pouvoir trouver de solutions..
je me permet de conseiller quelques lectures sur la dette et le don
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AS69
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
eh oui on préfère les personnes qui sont valorisantes, qui peuvent renvoyer une image positive de nos actions, pour le reste je cois bcp aux histoires de transfert et contre transfert, pour moi cela n'existe pas uniquement dans la clinique mais dans toute relatin d'aide, alors oui avec certaines personnes j'ai de trés mauvais contre transfert... ce qui ne veut pas dire que je ne fais pas une prise en charge digne de ce nom, pr le reste je rejoins "pfff", on en est pas moins homme et le plus souvent femme!
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mimi
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
au niveau théorique, il y a l'effet pygmalion qui peut t'éclairer. ( ex des enfants + beaux qui sont naturemment + appréciés de la maitresse et qui vont, de fait, avoir + d'attention, etre + souvent interrogés/valorisés et vont donc mieux reussir scolairement).
Sinon il y a la question du transfert aussi. On apprécie + certains jeunes que d'autres. C'est par rapport à nos valeurs, ce qu'on est, ce qu'on a vécu...
Avec certains au contraire ça passe pas, on ne les sent vraiment pas.
Et pourtant le but est de travailler avec eux quand même, et de la même manière. Parce que nous sommes professionnels.
Sinon il y a la question du transfert aussi. On apprécie + certains jeunes que d'autres. C'est par rapport à nos valeurs, ce qu'on est, ce qu'on a vécu...
Avec certains au contraire ça passe pas, on ne les sent vraiment pas.
Et pourtant le but est de travailler avec eux quand même, et de la même manière. Parce que nous sommes professionnels.
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GaB
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
"pr le reste je rejoins "pfff", on en est pas moins homme et le plus souvent femme!"
et
on habite tous sur la terre !
(en quoi le fait de dire qu'on est des hommes ou des femmes répond aux interrogations de Romain ?)
Toutes les personnes qui travaillent sont des êtres humains sexués à ce que je sache !
et
on habite tous sur la terre !
(en quoi le fait de dire qu'on est des hommes ou des femmes répond aux interrogations de Romain ?)
Toutes les personnes qui travaillent sont des êtres humains sexués à ce que je sache !
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marie
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
il ya un ouvrage auquel tu pourrais te référerer (enfin je crois qu'un lien est possible):
- paugam la disqualification sociale en gros il étudie l'étiquettage, la marge d'autonomie des personnes, les conséquences du le travail social
et surtout il dresse une typologie des usagers et des expériences
voilà je sais pas si ça peux t'aider bon courage
- paugam la disqualification sociale en gros il étudie l'étiquettage, la marge d'autonomie des personnes, les conséquences du le travail social
et surtout il dresse une typologie des usagers et des expériences
voilà je sais pas si ça peux t'aider bon courage
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Romain
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonjour Tout le monde,
Je fais un test, car ça doit bien faire 3 posts que j'écris cette semaine et qui ne sont pas mis en ligne (problème technique, censure ...?)
Je fais un test, car ça doit bien faire 3 posts que j'écris cette semaine et qui ne sont pas mis en ligne (problème technique, censure ...?)