Pour Romain,
Alors quel verdict :
- problème technique ?
ou
- censure ?
CQFD
J'espère que tu pourras, d'ici peu, reformuler tes propos sans problème technique ou censure...
A bientôt sur le forum
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Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
-
Claude
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Romain,
C'était intéressant, le débat que tu avais lancé. Que penses-tu des remarques qui t-ont été faites ?
J'aimerai bien en savoir plus.
C'était intéressant, le débat que tu avais lancé. Que penses-tu des remarques qui t-ont été faites ?
J'aimerai bien en savoir plus.
-
Romain
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonjour Claude,
J'ai tenté de vous répondre maintes fois, en vain. Je réitère en espérant que cette fois ci ça fonctionne.
Concernant la réponse de MAELLE, je la trouve tout à fait en accord avec la profession. Si la relation d'aide est biaisée par la positionnement de l'AS , et que l'intérêt de l'usager est mis à mal , dans ce cas évidemment on est en droit de ne pas recevoir cet usager et de l'orienter vers une autre personne. C'est honorable. ça évite que l'accompagnement social se détériore , se transforme en corvée pour le travailleur social, et en affrontement pour la personne en difficulté.
Pour CAMILLE : je te rejoins complètement , loin de là de généraliser, c'est l'impression qu'on peut avoir en me lisant , mais j'ai pas pesé les mots, l faut l'entendre comme cela bien sûr. Je te rejoins parce que pour moi, le travailleur social et encore plus l'AS est sensé accueillir toute personne en (grande) difficulté qui en fait la demande. ON n'a pas à choisir... ou bien on fait du bénévolat. En tant que profesionnel, formé durant 3 ans , diplômé d'Etat , missionné, on est sensé connaître ce qui nous attend, et ce à quoi nous sommes tenus. Savoir se décentrer , rester neutre, objectif, c'est la base à mon avis du métier.
Alors oui, comme dit PFFF, bien sûr qu'on reste humain, homme ou femme qu'importe. Mais on est professionnel. Au même titre qu'un juge, on est sensé ne pas juger selon nos critères subjectifs , mais au contraire on est sensé voir al personne en tant que personne humaine également, à travers l'ensemble des éléments de sa vie , qui font q'elle est comme cela. Essayer de comprendre c'est déjà s'ouvrir à l'autre. On demande pas d'approuver la moralité de la personne , mais de répondre à sa demande d'aide. Même chose avec uen personne qui inspire de la répugnance , ou réticence du fait d'un "mal vu" physique ... Si un travailleur social diplômé d'état (je me répète je sais mais c'est ce qui nous différencie du bénévole) n'arrive pas à passer outre ses "peurs", appréhension, ses opinions persos ... que reste t-il alors à toutes ces personnes ? N'avons nous pas l'obligation , au moins d'essayer .
Certains parlent de transferts ... c'est la même chose pour moi, se décentrer de soi , pour accueillir l'autre dans les meilleures conditions. Je suis certaines que certains fument , et pourtant sont réticents face à certains publics. La cigarette tue, et pourtant . Alors pourquoi fumer mais d'un autre coté ne pas accueillir un certain public par peur de ... bref , c'est une métaphore peut être grossissante , mais c'est parlant j'espère.
Dans le message de MIMI il est question de l'effet pygmalion , GAB en parle aussi à la fin de son premier message. Effectivement c'est plutôt comme cela que je comprenais la chose. Du fait de ne pas avoir d'efficacité, donc de reconnaissance de leur travail , les AS se désaffectionneraient de certains publics (SDF...).
Evidemment tous professionnels a envie d'être utile. Et ça se comprend.
Mais l'une des bases de la profession n'est -elle pas l'altruisme justement. C'est ce que je cherchais à comprendre dan ma question lors de mon premier message. Car j'avais du mal à définir ce terme , dans le travail social. En effet, je peux dire qu'un bénévole est altruiste, en revanche un salarié altruiste, j'avais du mal.
Désormais, si j'ai bien compris, on peut définir l'altruisme dans le travail social, comme le fait de ne pas attendre de reconnaissance de la part du travail effectué, in fine , de la personen aidée. Ainsi , travailler avec des handicapés mentaux, des Sdf, des toxicos ... et tout autre public qui rend l'accompagnement social difficile, ne devrait pas être un problème.
PFFF : je n'ai pas encore lu la dette , le don, de Godbout , masi sans doute cela rejoint il tout ça.
Je ne juge pas les comportements des AS , n'étant pas sur le terrain encore quelle légitimité aurais je. Mais je pars déjà sans a prioris , et sans "désenvies". Au contraire !
Voilà Claude , j'ai essayé briévement de répondre aux messages super intéressants !
Au plaisir !
J'ai tenté de vous répondre maintes fois, en vain. Je réitère en espérant que cette fois ci ça fonctionne.
Concernant la réponse de MAELLE, je la trouve tout à fait en accord avec la profession. Si la relation d'aide est biaisée par la positionnement de l'AS , et que l'intérêt de l'usager est mis à mal , dans ce cas évidemment on est en droit de ne pas recevoir cet usager et de l'orienter vers une autre personne. C'est honorable. ça évite que l'accompagnement social se détériore , se transforme en corvée pour le travailleur social, et en affrontement pour la personne en difficulté.
Pour CAMILLE : je te rejoins complètement , loin de là de généraliser, c'est l'impression qu'on peut avoir en me lisant , mais j'ai pas pesé les mots, l faut l'entendre comme cela bien sûr. Je te rejoins parce que pour moi, le travailleur social et encore plus l'AS est sensé accueillir toute personne en (grande) difficulté qui en fait la demande. ON n'a pas à choisir... ou bien on fait du bénévolat. En tant que profesionnel, formé durant 3 ans , diplômé d'Etat , missionné, on est sensé connaître ce qui nous attend, et ce à quoi nous sommes tenus. Savoir se décentrer , rester neutre, objectif, c'est la base à mon avis du métier.
Alors oui, comme dit PFFF, bien sûr qu'on reste humain, homme ou femme qu'importe. Mais on est professionnel. Au même titre qu'un juge, on est sensé ne pas juger selon nos critères subjectifs , mais au contraire on est sensé voir al personne en tant que personne humaine également, à travers l'ensemble des éléments de sa vie , qui font q'elle est comme cela. Essayer de comprendre c'est déjà s'ouvrir à l'autre. On demande pas d'approuver la moralité de la personne , mais de répondre à sa demande d'aide. Même chose avec uen personne qui inspire de la répugnance , ou réticence du fait d'un "mal vu" physique ... Si un travailleur social diplômé d'état (je me répète je sais mais c'est ce qui nous différencie du bénévole) n'arrive pas à passer outre ses "peurs", appréhension, ses opinions persos ... que reste t-il alors à toutes ces personnes ? N'avons nous pas l'obligation , au moins d'essayer .
Certains parlent de transferts ... c'est la même chose pour moi, se décentrer de soi , pour accueillir l'autre dans les meilleures conditions. Je suis certaines que certains fument , et pourtant sont réticents face à certains publics. La cigarette tue, et pourtant . Alors pourquoi fumer mais d'un autre coté ne pas accueillir un certain public par peur de ... bref , c'est une métaphore peut être grossissante , mais c'est parlant j'espère.
Dans le message de MIMI il est question de l'effet pygmalion , GAB en parle aussi à la fin de son premier message. Effectivement c'est plutôt comme cela que je comprenais la chose. Du fait de ne pas avoir d'efficacité, donc de reconnaissance de leur travail , les AS se désaffectionneraient de certains publics (SDF...).
Evidemment tous professionnels a envie d'être utile. Et ça se comprend.
Mais l'une des bases de la profession n'est -elle pas l'altruisme justement. C'est ce que je cherchais à comprendre dan ma question lors de mon premier message. Car j'avais du mal à définir ce terme , dans le travail social. En effet, je peux dire qu'un bénévole est altruiste, en revanche un salarié altruiste, j'avais du mal.
Désormais, si j'ai bien compris, on peut définir l'altruisme dans le travail social, comme le fait de ne pas attendre de reconnaissance de la part du travail effectué, in fine , de la personen aidée. Ainsi , travailler avec des handicapés mentaux, des Sdf, des toxicos ... et tout autre public qui rend l'accompagnement social difficile, ne devrait pas être un problème.
PFFF : je n'ai pas encore lu la dette , le don, de Godbout , masi sans doute cela rejoint il tout ça.
Je ne juge pas les comportements des AS , n'étant pas sur le terrain encore quelle légitimité aurais je. Mais je pars déjà sans a prioris , et sans "désenvies". Au contraire !
Voilà Claude , j'ai essayé briévement de répondre aux messages super intéressants !
Au plaisir !
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pffff
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
pour moi (et je suis pas franchement une référence) l'altruisme n'existe pas..j'ai "étudié" ca il y a longtemps.. la chansons des enfoires (sacrés bénévoles) dit " quand je pense a toi je pense a moi"
j'ai conscience que la relation d'aide m'apporte beaucoup (sans aller jusqu'a la réparation bien que..)
et je l'assume
ce qui motive un etre humain sensée a choisir la difficulté de la relation d'aide professionnelle auprés de public "marginaux" ..voila qui est pour moi aujourd'hui encore mysterieux..
j'ai compris grace a la supervision qu'aujourd'hui il est trop tard pour moi j'ai acquis un degrés d'expertise et de gout pour la difficulté de la relation d'aide pour trouver autre chose qui m'apporterait trop..j'ai cette volonté masochiste d'apprécier les situations limites, les personnes qui me bousculent dans mes certitudes ect..
mais c'est au fil d'un long chemin que j'ai pu acquerir cette capacité ( voir meme ce vice!)
quand aujourd'hui le metier d'as en polyvalence demande une maitrise parfaite de trop nombreux dispositifs , quand au contraire d'ouvrir la pratique sur des notions de territoire on spécialise a outrance et on hache l'individu pour en sortir " une problematique" identifiée pour lui trouver une réponse clé en main..on ne peux difficilement prendre le temps de chercher un sens a sa pratique, y trouver son compte et faire le point de ses motivations..et meme parfois oublier l'essentiel : la personne, l'alter..
pour aller au dela de ses représentations ( nous avons beau lutter on en a tous et elles nous construisent aussi) et aller au risque de la relation d'aide..faut du temps..et l'envie de s'interroger..
j'ai malheuresement le souvenir de collégues de promo et aujourd'hui de stagaire pour qui il ne s'agissait que d'ingurgiter un savoir qu'on saurait rendre au bon moment..et qui de relation n'ont garder que quelque chose de technique et froid..
sont ces collègues qui ont plus de difficultés a affirmer qu'elles ont un public favori et un public pour lesquels elles auraient au contraire des difficultés ?
tout ca me parait tout de même bien "abstrait" au sens ou nous sommes quand mme en train de parler d'un boulot..qu'on essaye de faire tant bien que mal..qui nous fait vivre..
et le marché de l'emploi etant ce qu'il est et les attentes des institutions vis a vis des professionnels etant ce qu'elles sont ..
c'est chouette de pouvoir en débattre ici mais ..
ca fera pas avancer le schimilimili ...
au sens ou toi comme d'autres comme moi a un moment on finira juste par se dire qu'on est déjà bien contents d'avoir un boulot après trois ans de formation..
il est des institutions ou malgré tout ce qu'on veux bien en dire qu'une as se contente de traiter du dossier ..et bah c'est tout ce qu'on lui demande !
le code de déonthologie est pas mal ecrit hein vis a vis de la discrimination ect..mais j'ai beau cherché autour de moi je n'ai aucune pros qui le respecte..et c'est bien dommage mes braves gens!
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Romain
Re: Des usagers qui plaisent et d'autres moins , ou pas
Bonjour PFFF , merci pour ce message , pleins de choses qui m'ont agréablement surprises
pour la fin de ton message : qui a dit que la majorité était bonne à suivre , il me semble que l'humanité a su avancer (dans le bon sens) grâce à des personnes , qui y croyaient et qui y croient toujours
personnellement je me fou de ce que font (ou ne font pas ) les autres , ce qui m'importe c'est de ne pas faire comme eux plus tard
pour la fin de ton message : qui a dit que la majorité était bonne à suivre , il me semble que l'humanité a su avancer (dans le bon sens) grâce à des personnes , qui y croyaient et qui y croient toujours
personnellement je me fou de ce que font (ou ne font pas ) les autres , ce qui m'importe c'est de ne pas faire comme eux plus tard