Krimette,
Je te remercie pour tes infos. Je t'avoue que je suis un peu perdu car comme tu as pu le voir les retours ne sont pas super. J'aimerai faire mon mémoire sur les personnes qui pour différentes causes se suicident a cause de leur travail. C'est un sujet qui me semble très intéressant. Bien sur je ferai le lien avec le rôle de l'AS dans le repérage des signes de mal être et l'accompagnement par la suite. Enfin voila, je doute un peu pour l'instant. Pourrez tu me donner ton avis?
Merci
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Les suicides liés au travail
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lisa
Re: Les suicides liés au travail
tu peux aussi aller rencontrer des AS du personnel pour avoir une vision plus globale de la problématique du mal être au travail!
tu peux aussi aller voir les AS..elle ne sont pas à l'abris non plus..qd tu vois des pro qui sont balladés de poste en poste car non titulaire..dur dur aussi
tu peux aussi aller voir les AS..elle ne sont pas à l'abris non plus..qd tu vois des pro qui sont balladés de poste en poste car non titulaire..dur dur aussi
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halim
Re: Les suicides liés au travail
bonjour
j'envisage aussi de conduire un theme de meoire sur le stress au travail?quel sont les moyens utilise pour maitre fin au stress au travail?
j'aimerai bien avoir desressource ou bien discuter des question de depart?
merci
j'envisage aussi de conduire un theme de meoire sur le stress au travail?quel sont les moyens utilise pour maitre fin au stress au travail?
j'aimerai bien avoir desressource ou bien discuter des question de depart?
merci
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Anne
Re: Les suicides liés au travail
Bonsoir Aurélie,
une piste intéressante (enfin que moi je trouve intéressante) :p est le suicide des agriculteurs. cette année, dans la Manche, 44 agriculteurs se sont suicidés (contre 28 pour France Télécom et pour la France entière...) les AS de la MSA pourraient t'aider sur un tel sujet.
Sinon, pour la prévention du suicide en général, essaie de rencontrer les asso telles qu'SOS amitié ou Recherches et rencontres, spécialisées dans l'écoute ou la prévention du suicide.
une piste intéressante (enfin que moi je trouve intéressante) :p est le suicide des agriculteurs. cette année, dans la Manche, 44 agriculteurs se sont suicidés (contre 28 pour France Télécom et pour la France entière...) les AS de la MSA pourraient t'aider sur un tel sujet.
Sinon, pour la prévention du suicide en général, essaie de rencontrer les asso telles qu'SOS amitié ou Recherches et rencontres, spécialisées dans l'écoute ou la prévention du suicide.
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AS en entreprise
Re: Les suicides liés au travail
Bonjour, je suis actuellement assistante sociale en entreprise.
Je peux peut être t'aiguiller dans tes recherches... Avant tout renseigne toi sur le mal être au travail, Quelle notion renseigne ce mal être: stress; demande considérable, travail dense, journée longue, pas de retour sur le travail fournit, mauvaise organisation au sein de l'entreprise.
Renseigne toi sur la législation, car les entreprises sont obligées de prendre en compte les risques psychosociaux.
Surtout motive ton projet derecherche, prkoi t'interreses tu au suicide au travail.
Pose toi les bonne questions, cela te facilitera tes recherches.
Bon courage.
Je peux peut être t'aiguiller dans tes recherches... Avant tout renseigne toi sur le mal être au travail, Quelle notion renseigne ce mal être: stress; demande considérable, travail dense, journée longue, pas de retour sur le travail fournit, mauvaise organisation au sein de l'entreprise.
Renseigne toi sur la législation, car les entreprises sont obligées de prendre en compte les risques psychosociaux.
Surtout motive ton projet derecherche, prkoi t'interreses tu au suicide au travail.
Pose toi les bonne questions, cela te facilitera tes recherches.
Bon courage.
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tdm
Re: Les suicides liés au travail
Ceci, paru dans Libé du 06/11 :
"Les terrorismes du pauvre"
En silence
Pour amorcer quelque chose qu’on se gardera bien de qualifier de mode, les premiers furent, durant l’année 2007 de certaine élection présidentielle, ceux du «technocentre» de Renault, à Guyancourt. Premiers suicidés enfin visibles, premières victimes d’un Travailler plus qui leur tint lieu d’épitaphe, il faudrait à ceux-là bien des disciples pour que leur geste soit regardé comme un peu plus qu’un accident du travail. Des mois durant, on disputa des motivations amenant un salarié à se pendre, s’ouvrir les veines ou se défenestrer sur les lieux de son labeur. Puis, on s’y fit. Deux autres douzaines de cadavres, à la Poste, établirent que le phénomène n’était pas marginal, et le harcèlement moral non plus. On découvrit - ou redécouvrit - alors que le travail stresse et tue, quasi institutionnellement parmi les policiers et les enseignants, et avec une déconcertante banalité chez les smicards et les employés postés (1).
«Time to Move», comme on dit à la Direction des relations inhumaines d’Orange ou d’ailleurs, puisque ce modèle de gestion est lui aussi globalisé. En deux années, le désespoir des mêmes salariés qui, ici ou là délocalisés, agitèrent un temps la menace de faire sauter leurs boîtes, prirent au sérieux celle de se faire sauter le caisson. Avec suffisamment de passages à l’acte pour que leur geste soit assimilé à une forme de lutte sociale. Ainsi, dans les rapports sociaux de production capitalistes, s’est banalisé le suicide, ce terrorisme du pauvre, qui donne lieu désormais à d’édifiants tableaux statistiques. Lesquels témoignent, à leur façon,qu’un semblant d’ordre règne.
Puis advint, la semaine dernière, dans une zone industrielle de Toulouse, un autre «fait social», qui, s’il ne rentre pas encore dans une norme quantifiable, s’inscrit dans une peu contestable continuité : sur son patron qui, l’astreignant à préavis, l’empêcha d’obtenir ailleurs un emploi garanti et mieux rémunéré, le chauffeur-livreur Eric Constantin-Toy, 47 ans, a tiré cinq coups de fusil (Libération des 31 octobre et 1er novembre). Puis, au lieu de «retourner l’arme contre lui», comme les convenances l’exigent, l’homme, que l’on ne saurait de ce fait qualifier de «forcené», a attendu la police.
Et depuis que ces faits ont été révélés règne un extraordinaire silence. Au premier jour, un traitement façon fait divers sur France2, une brève durant le week-end sur une station de Radio-France, puis plus rien. Cette discrétion, sans commune mesure avec le tohu-bohu encadrant la concomitante «vague de suicides», on se demande bien ce qui la suscita, d’un souci de protection de la vie (ou de la mort) privée, d’une sidération ou d’une autocensure. L’affaire avait pourtant bien toutes les apparences d’une nouvelle déclinaison du suicide, à la différence qu’au lieu de se supprimer lui-même, Eric - c’est aussi simple que cela - a supprimé son taulier.
Une autre façon de «craquer», mais dont il ne faudrait tout de même pas qu’elle aille donner des idées…
Pierre Marcelle
"Les terrorismes du pauvre"
En silence
Pour amorcer quelque chose qu’on se gardera bien de qualifier de mode, les premiers furent, durant l’année 2007 de certaine élection présidentielle, ceux du «technocentre» de Renault, à Guyancourt. Premiers suicidés enfin visibles, premières victimes d’un Travailler plus qui leur tint lieu d’épitaphe, il faudrait à ceux-là bien des disciples pour que leur geste soit regardé comme un peu plus qu’un accident du travail. Des mois durant, on disputa des motivations amenant un salarié à se pendre, s’ouvrir les veines ou se défenestrer sur les lieux de son labeur. Puis, on s’y fit. Deux autres douzaines de cadavres, à la Poste, établirent que le phénomène n’était pas marginal, et le harcèlement moral non plus. On découvrit - ou redécouvrit - alors que le travail stresse et tue, quasi institutionnellement parmi les policiers et les enseignants, et avec une déconcertante banalité chez les smicards et les employés postés (1).
«Time to Move», comme on dit à la Direction des relations inhumaines d’Orange ou d’ailleurs, puisque ce modèle de gestion est lui aussi globalisé. En deux années, le désespoir des mêmes salariés qui, ici ou là délocalisés, agitèrent un temps la menace de faire sauter leurs boîtes, prirent au sérieux celle de se faire sauter le caisson. Avec suffisamment de passages à l’acte pour que leur geste soit assimilé à une forme de lutte sociale. Ainsi, dans les rapports sociaux de production capitalistes, s’est banalisé le suicide, ce terrorisme du pauvre, qui donne lieu désormais à d’édifiants tableaux statistiques. Lesquels témoignent, à leur façon,qu’un semblant d’ordre règne.
Puis advint, la semaine dernière, dans une zone industrielle de Toulouse, un autre «fait social», qui, s’il ne rentre pas encore dans une norme quantifiable, s’inscrit dans une peu contestable continuité : sur son patron qui, l’astreignant à préavis, l’empêcha d’obtenir ailleurs un emploi garanti et mieux rémunéré, le chauffeur-livreur Eric Constantin-Toy, 47 ans, a tiré cinq coups de fusil (Libération des 31 octobre et 1er novembre). Puis, au lieu de «retourner l’arme contre lui», comme les convenances l’exigent, l’homme, que l’on ne saurait de ce fait qualifier de «forcené», a attendu la police.
Et depuis que ces faits ont été révélés règne un extraordinaire silence. Au premier jour, un traitement façon fait divers sur France2, une brève durant le week-end sur une station de Radio-France, puis plus rien. Cette discrétion, sans commune mesure avec le tohu-bohu encadrant la concomitante «vague de suicides», on se demande bien ce qui la suscita, d’un souci de protection de la vie (ou de la mort) privée, d’une sidération ou d’une autocensure. L’affaire avait pourtant bien toutes les apparences d’une nouvelle déclinaison du suicide, à la différence qu’au lieu de se supprimer lui-même, Eric - c’est aussi simple que cela - a supprimé son taulier.
Une autre façon de «craquer», mais dont il ne faudrait tout de même pas qu’elle aille donner des idées…
Pierre Marcelle