Cher collègues,
Je m'adresse à vous car je remarque que notre actualité social est placé sous le signe de la régression sociale. La suppresion de la TP, la recentralisation, sont des exemples reconnaissables.Le premier employeur destructeur d'emploi est l'Etat qui en plus (avec la suppression de TP) et a refonte des collectivité territoriales va réduire les dépenses et les offres que nous propose notre principal employeur : le CG. Pour rappel, sans moyen financier flexible, les politiques volontariste risque de diminuer. Ce qui veut dire que les subventions alloué au titre de la politique sociale locale sont en péril. Cela aura donc de toute facons des répercussion sur le secteur associatif et sur le développement social local et les embauches des intervenants sociaux qui les mettent en oeuvre.
Car notre réalité n'est pas glorieuse. Inutile d'y aller avec le dos de la cuillère, soyons clair. Aujourd'hui le CDI est un doux rêve, la rémunération des TS égale les revenus de nos usagers qui sont au minima sociaux (sans trop caricaturer). Nos emplois sont précaires. Mais bon encore faut il trouver un poste puisqu'il semble avoir disparus. Si les Travailleurs sociaux ne semblent plus etre en odeur de sainteté, il ne faut pas non plus joué aux martyres. Nous sommes des TS mais ca ne veut pas dire que nous devons rester là sans rien faire. Bon sang, montrons que nous avons un tant soit peu de fierté et faisons en sorte que les choses bougent. Parce qu'on est une profession ou la contestation se fait rare voire inexistante. C'est normale que notre situation se dégrade si nous ne faisons rien ! Pour rappel notre travail produit des effet economique et financier indirecte. Alors arretons de culpabilisé sur le fait que notre secteur ne ferait pas rentré d'argent. Si notre secteur était un gouffre financier nous aurions disparu depuis longtemps !
Le fait est qu'aujourd'hui on vous propose des postes à 35 h ou 37 pour 1100 euros voir 1200 Euros. Certains sont satisfait mais moi pas. Désolé, car c'est un travailet non un sacerdoce. On est pas des curés. On a des familles et des projets. Et si mon seul projet c'est d'attendre 5 ans pour avoir 1350 Euros alors je dis qu'onse fiche de nous.
Rappelons tout de même que nous avons un DEASS dont la formation est plus difficile qu'une licence en université et qu'on a bossé en tant que stagiaire pour se former. On a même des Licences voir un master. Des compétences à la pelle que nous ne capitalisons pas en revenus.
Certains se disent peut être qu'on a choisit le social et qu'on est pas là pour l'argent. Je félécite ces gens qui on surement trouvé le moyen de vivre d'amour et de discount après avoir autant galéré.
Bah au rique d'en choqué certains je suis certes passionné par le social mais je fais ca pour l'argent. Je ne me lève pas tout les matins pour une bouchés de pain. D'autant qu'on doit travailler de manière plus intense avec moins d'effectif, en faisant des trajets toujours plus long en voiture (pour mes colègues AS notamment), nos Assurance voitures avec le forfait jeunes conducteurs ne nous sont pas remboursés (je suis jeune conducteur et ma facture s'élève à 158 euros).
Pour rapel, pour que le développement social évolue positivement, il faut que les travailleurs sociaux puissent s'épanouir dans un travail ou ils sont rémunéré correctement. Parce que la rémunération montre a professionnel que son travail a une valeur. Cassons ce cercle vicieux. Osons la contestation et bousculons nos postulat. Nous travaillons pour les gens mais à l'heure actuelle on aurait bien besoin d'un travailleur social.
Bref c'est un AS, futur étudiant en Master qui vous parle. Je vous ecris parce que je suis fier d'être un AS. Fier de ma profession et de mes collègues. Triste de voir qu'on ne fait pas assez de bruit et qu'on se contente du peu que l'on lâche par peur de perdre sa place. A cela je répond : qu'en est il du dialogue social ?
Méditons là dessus.
Moustapha.
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