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AS: Un métier, une vocation, une passion ?

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sandra

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par sandra » 16 janv. 2010 13:21

Pour ma part durant ma formation j'etais en conflits avec mon entourage, cette formation m'a ouvert les yeux sur pleins de choses notamment sur le fait que les gens en france sont bourrées de préjugés et d'idées toutes faites qui me mettaient hors de moi!!!ex RMI=Faignants!!

l'impression que dans le social on etait les seuls a se comprendre avec une bande d'ignards autour de nous!!

maintenant que je travailles, je m'adapte, j'ai acquis un regard plus critique sur la société, je passe au dessus quand ca m'enerve!!et je me dis qu'il faut bien de tout pour faire un monde!

Aline

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par Aline » 17 janv. 2010 15:35

Bonjour à tous ;) ,

Tu sais Sarah, le manque de confiance en soi ne devrait pas être un frein pour ta formation. C'est justement grâce aux stages et à la formation que tu apprendras à être plus en confiance. Pour te dire, je suis actuellement en deuxième année et en stage on m'a reproché mon manque de confiance en moi et ma referente m'a bien rassuré sur le fait qu'ils sont là pour nous aider à progresser et que ça viendra avec l'expérience ;)

mémoire

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par mémoire » 03 juil. 2015 12:14

BONJOUR A TOUS !!

J'envisage de travailler mon mémoire sur : Être assistante sociale ... plus qu'un métier une vocation .

Qu'en pensez vous et avez des pistes de réflexion ?

Merci d'avance .

hiphip

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par hiphip » 03 juil. 2015 15:16

@mémoire, diplomée d'un DEASS, j'ai réalisé un Master de recherche de Master 2 autour du processus de reconversion professionnelle vers le métier d'ASS.
Mon questionnement m'a amené à travailler les représentations sociales véhiculées par cette profession. J'ai démontré que les représentations sociales que je nomme à visée "humaniste" de la profession influencaient fortement le choix des personnes de se reconvertir vers ASS, et que ces représentations étaient modifiées durant le temps de la formation.

Aussi, au dela de l'idée de la vocation, je t'invite plutot a creuser du coté des représentations sociales. Je pense que ton sujet t'y amenera fatalement. Pourquoi les gens choisissent le métier d'ASS ? Que viennent-ils y chercher ? tu verras que tout ceci est question de représentations : "sauver le monde", "se rendre utile"...

Tu peux creuser du coté d'ABRIC, de GOGUEL D'ALLONDANS et tant d'autres....
Je pourrai approfondir si cela t'interesse.

Cordialement

mémoire

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par mémoire » 03 juil. 2015 17:51

Pour hiphip

Merci beaucoup pour tes infos cela m'éclaire un peu . Serai tu d'accord de me donner ton mail pour échanger plus amplement sur le sujet?
Aurait tu des lectures à me proposer ?

Merci encore

hiphip

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par hiphip » 05 juil. 2015 18:49

laisse ton mail ici, je t'enverrai ma bibliographie, elle est conséquente parceque mémoire de recherche de master 2 de 160 pages, donc la biblio est vaste, mais tu y trouveras des choses tres en lien avec ton sujet
nous pourrons ainsi échanger !

Mémoire

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par Mémoire » 06 juil. 2015 11:00

Merci beaucoup hiphip pour ta réponse .

Voilà mon mail : coraline.foy@gmail.com
Merci

Joachim

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par Joachim » 06 juil. 2015 16:28

Je crois que le déterminant "humanisme" dans le choix d'une carrière d'assistant de service social est bien réel, mais très surévalué (notamment parce qu'il renvoie à des représentations justement très positives de la profession).

S'interroger sur les intentions morales ne dit rien des exigences de la nécessité, du déclassement des enfants de certaines familles, qui ne pouvant satisfaire aux attentes familiales se rabattent sur des métiers subalternes, d'executions, par "désinteressement" moral, ou par "intéressement" en terme de conséquence sur le prestige social.

L'humanisme, le vouloir venir en aide, c'est la raison que l'on fabrique pour communiquer, qui n'a d'ailleurs rien d'une raison puisqu'elle ne gouverne pas le choix, mais le traduit en un langage simple et entendable par tous : il s'agit donc d'un argument. Un argument susceptible de convaincre que ce choix est réalisé pour des raisons socialement "acceptables".

Il serait en effet plus pertinent de réaliser des entretiens sous couvert d'anonymat et d'aller chercher du côté de la sociologie Bourdieusienne, pour comprendre ce que le choix doit à l'intentionnalité explicite et aux déterminants extérieurs.

On pourrait ainsi mettre en valeur des corrélations probablement très parlantes entre certains profils et l'accès aux formations des métiers du social.

Des jeunes filles au bagage scolaire fragile, des familles de classe moyenne dont le capital culturel dépasse largement le capital économique, ou bien encore des familles de classe populaires, notamment issues de l'immigration, qui investissent énormément la scolarité de leurs enfants et voient dans le métier d'assistant social, un compromis entre une sortie rapide du système scolaire couteux, et l'obtention d'un statut et d'une stabilité sociale et financière pour leurs enfants (et plus majoritairement des filles).

Globalement, je crois que se pencher sur les représentations sociales positives, du seul point de vue de l'individu qui fait le choix de devenir assistant social est une erreur. Le fait individuel est minoritaire, la scolarité, y compris les études supérieures, sont d'abord le résultat de stratégies familiales, et de positionnement par rapport à celles-ci, qu'elles soient encore actives (les proches communiquent leurs désirs) ou passives (l'individu prend en compte les trajectoires et places de ses proches).

Néanmoins, pour un mémoire de certification, ce ne serait pas très judicieux. Plus intéressant certes, mais plus dangereux aussi.

C'est un triste constat, mais l'examen qui nous sert de certification est d'abord un moyen de flatter nos jurys d'avoir choisi cette profession(par procuration, par les convictions enthousiastes que nous leur faisons passer). Toute étude professionnelle reflexive doit donc avoir des conclusions rassurantes.

En somme, allez plutôt voir du côté de la psychologie, ils sont plus optimistes ;)

florence

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par florence » 07 juil. 2015 16:30

Chère Aurore

Je comprends ton mécontentement concernant la rémunération de ce métier, mais malheureusement, ce n'est pas avec les conjonctures actuelles que les choses vont changer.
Ce métier n'a jamais été assez rémunéré,comme celui d'infirmière.
Alors on est d'accord ou pas, on trouve cela plus ou moins juste, mais c'est une réalité.
Moi même étant très croyante, je reconnais que ce métier porte encore une lourd fardeau religieux, avec en fond de tableau, une réponse de la société, qui dit que si l'on choisit ce genre de métier, c'est qu'il faut se donner à fond, qu'il ne faut pas le faire pour l'argent etc.
Il est vrai que je vois pas mal de femmes de ménage travailler autour de moi pour 13 ou 14 euros de l'heure ( et elles les méritent car ce travail est épuisant je l'ai fait donc je le sais) et pas si facile que l'on pourrait croire.
En faisant 40 heures par semaine, je vous laisse faire le calcul.
C'est épuisant comme travail et tant mieux pour elles si elles sont bien payées en travaillant à ce prix la (ce n'est pas le cas de toutes )

Malheureusement, le social ne paie pas et n'a jamais payé, on le sait quand on choisit ce métier.
Je ne dis pas que c'est normal, mais c'est une réalité.
Je rentre en formation en Septembre, et l'écrit de sélection portait sur la reconversion professionnelle.
Il y a des gens qui gagnaient très bien leur vie, et qui ont choisi un jour, un métier plus ouvert sur les autres (enseignement, soins, social) en divisant parfois leur salaire par trois.
Ils se disent heureux et je peux les comprendre.
Exercer un métier que l'on aime est un luxe aujourd'hui.
En tout cas, c'est le choix que j'ai fait;
J'espère que tu trouveras un poste mieux payé un jour ou une formation qui te permettra de mieux gagner ta vie.
Bon courage en tout cas
Florence

hiphip

Re: AS: Un métier, une vocation, une passion ?

Message non lu par hiphip » 09 juil. 2015 12:11

@Coraline je ne t'oublie pas
je remets la main sur la biblio en format word et je te la maile sous peu

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