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Mémoire sur les échecs de l'adoption; le placement des enfants adoptés....
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Marie
Re: Mémoire sur les échecs de l'adoption; le placement des enfants adoptés....
Bonjour Loulou,
J'envisage de faire mon mémoire sur les échecs de l'adoption ou sur la recherche de ses origines. J'hésite encore et suis donc preneuse de tes conseils. Comment l'as tu abordé?
Tu as été confronté à quelles difficultés? Tu as pu rencontré des adoptants ?
Merci
J'envisage de faire mon mémoire sur les échecs de l'adoption ou sur la recherche de ses origines. J'hésite encore et suis donc preneuse de tes conseils. Comment l'as tu abordé?
Tu as été confronté à quelles difficultés? Tu as pu rencontré des adoptants ?
Merci
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Diane Quevillon
Re: Mémoire sur les échecs de l'adoption; le placement des enfants adoptés....
Je suis psychologue clinicienne et
je travaille en post-adoption avec des parents adoptants et des enfants adoptés. Je prépare une présentation et j'aurais aimé avoir quelques statistiques en ce qui concerne les échecs d'adoption. Au Québec, ces chiffres n'existent pas.
Je souhaite que vous persévériez.
Au plaisir
je travaille en post-adoption avec des parents adoptants et des enfants adoptés. Je prépare une présentation et j'aurais aimé avoir quelques statistiques en ce qui concerne les échecs d'adoption. Au Québec, ces chiffres n'existent pas.
Je souhaite que vous persévériez.
Au plaisir
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Marine
Re: Mémoire sur les échecs de l'adoption; le placement des enfants adoptés....
Merci Philadelphia pour votre précieux témoignage.
Quand vous dites "qu'un enfant ne nait pas difficile mais qu'il le devient par ce qu'il a vécu", je crois qu'on pourrait même rajouter "et par ce qu'il continue à vivre au quotidien". Précisons à nouveau que ceci ne concerne absolument pas l'ensemble des enfants adoptés, mais de cas en nombre suffisamment important pour ne pas êtres occultés.
Le fait que vous ne soyez pas mère adoptante n'enlève rien à votre légitimité pour aborder ce sujet. Au contraire, je pense que seul un regard extérieur permet de faire la part des choses. Comment une maman pourrait-elle concevoir être à l'origine des blessures de l'enfant quand justement c'est parcequ'elle n'avait pas conscience des conséquences de ses paroles et actes maladroits, qu'ils se sont produits. De plus, un parent va ressentir ce constat comme une insupportable accusation et une remise en cause de l'amour qu'il porte à son enfant. Or il ne s'agit pas de remettre en cause cet amour, mais seulement les maladresses ou violences involontaires qui ont été commises. Il ne s'agit pas de juger quiconque, mais de regarder en face une réalité dans le but d'éviter de nouveaux cas. On voit que la réaction immédiate des parents concernés est de se poser en "victimes" de l'enfant. On voit que c'est une question qui gène aussi certains parents non concernés, peut-être par crainte que l'amalgame soit fait avec l'ensemble des parents adoptifs.
Les comportements d'un enfant ne sont jamais que les seules réponses qu'il puisse avoir à ce que l'entourage ne lui a pas apporté ou lui a involontairement infligé.
Comment nous,adultes,pourrions-nous être victimes d'un enfant ?
Ne sommes-nous pas, avant tout, victimes de nous-même ?
Quand vous dites "qu'un enfant ne nait pas difficile mais qu'il le devient par ce qu'il a vécu", je crois qu'on pourrait même rajouter "et par ce qu'il continue à vivre au quotidien". Précisons à nouveau que ceci ne concerne absolument pas l'ensemble des enfants adoptés, mais de cas en nombre suffisamment important pour ne pas êtres occultés.
Le fait que vous ne soyez pas mère adoptante n'enlève rien à votre légitimité pour aborder ce sujet. Au contraire, je pense que seul un regard extérieur permet de faire la part des choses. Comment une maman pourrait-elle concevoir être à l'origine des blessures de l'enfant quand justement c'est parcequ'elle n'avait pas conscience des conséquences de ses paroles et actes maladroits, qu'ils se sont produits. De plus, un parent va ressentir ce constat comme une insupportable accusation et une remise en cause de l'amour qu'il porte à son enfant. Or il ne s'agit pas de remettre en cause cet amour, mais seulement les maladresses ou violences involontaires qui ont été commises. Il ne s'agit pas de juger quiconque, mais de regarder en face une réalité dans le but d'éviter de nouveaux cas. On voit que la réaction immédiate des parents concernés est de se poser en "victimes" de l'enfant. On voit que c'est une question qui gène aussi certains parents non concernés, peut-être par crainte que l'amalgame soit fait avec l'ensemble des parents adoptifs.
Les comportements d'un enfant ne sont jamais que les seules réponses qu'il puisse avoir à ce que l'entourage ne lui a pas apporté ou lui a involontairement infligé.
Comment nous,adultes,pourrions-nous être victimes d'un enfant ?
Ne sommes-nous pas, avant tout, victimes de nous-même ?
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nanou
Re:
bonjour je serai vraient interessée par ton mémoire pourrais tu stp me le transmettre merci
mon mail hanane_tahiri@hotmail.com
mon mail hanane_tahiri@hotmail.com
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Marine
Re: statistiques
Bonjour Diane, En France non plus il n'existe hélas pas de statistiques concernant les adoptions qui se passent mal et j'ai l'impression qu'il n'en existe nulle part. Sujet trop tabou. J'ai trouvé un article du Dr Pierre Levy-Soussan qui ose aborder ce sujet. Selon lui il y aurait 10 à 15% de cas. Il y a aussi Catherine Sellenet, pof en sciences de l'éducation, qui est une rare voix à tenter d'ouvrir le débat sur les échecs d'adoption, mais ses propos restent tellement "politiquement corrects" qu'il n'est pas surprenant qu'ils ne trouvent pas d'échos. Il s'agit pourtant d'une question grave puisqu'elle amène des enfants à souffrir parfois toute leur vie de troubles très invalidants qui conduisent parfois jusqu'au suicide. Le problème c'est que les jeunes enfermés dans trop de souffrances ne peuvent pas témoigner, ceux qui s'en sortent ne peuvent pas se plaindre de parents qu'ils aiment malgré tout et envers lesquels ils se sentent redevables, quand au parents ils sont forcément dans le dénie et se sentent victimes. Or il ne s'agit pas de juger ni d'accuser quiconque, mais de prévenir que l'adoption d' un enfant âgé de plus d'1 an, demande beaucoup de disponibilité, de maturité, d'indulgence et de patience pour pouvoir lui apporter la douceur dont il a besoin pour réparer sa blessure première.
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NANOU
Re: Mémoire sur les échecs de l'adoption; le placement des enfants adoptés....
bonjour loulou, je suis tres interressé par votre sujet je passe en troisieme année as vous serait il possible de me parler d'avantage de votre memoire voici mon mail : hanane_tahiri@hotmail.com
je vous remercie par avance
je vous remercie par avance
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Marine
Re:
Loulou,
Ton mémoire m'intéresse beaucoup et si tu veux bien me l'envoyer voici mon adresse : coeurdenfants@hotmail.fr
Merci.
Ton mémoire m'intéresse beaucoup et si tu veux bien me l'envoyer voici mon adresse : coeurdenfants@hotmail.fr
Merci.
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Marine
Re: statistiques échecs d'adoptions
Concernant les statistiques, dans son livre "souffrances dans l'adoption" Catherine Sellenet dit que ce n'est qu'au Etats-Unis qu'on trouve une quantification de problème, je cite: "aux Etats-Unis, les enfants adoptés comptent pour 2% de la population des enfants mais ils représentent entre 4 et 5% des enfants dans les cliniques externes de santé mentale et entre 10 et 15% des enfants des unités de soins résidentiels"
Moi je préciserais que les troubles psychiques apparaissent de façon évidente souvent vers le début de l'âge adulte. Ce qui suppose que les jeunes adultes adoptés ne figurent pas dans ces statistiques, sans parler de ceux qui basculent dans la marginalité et ne consultent jamais....
voir aussi l'enquête menée au Pays Bas et en Suède par Frank Verhulst qui dit que sur 2000 enfants adoptés à l'étranger entre 1972 et 1975 à l'âge moyen de 29 mois, dans la tranche 11-22 ans eviron 30% d'entre eux ont besoin d'un prise en charge psy !!!
Moi je préciserais que les troubles psychiques apparaissent de façon évidente souvent vers le début de l'âge adulte. Ce qui suppose que les jeunes adultes adoptés ne figurent pas dans ces statistiques, sans parler de ceux qui basculent dans la marginalité et ne consultent jamais....
voir aussi l'enquête menée au Pays Bas et en Suède par Frank Verhulst qui dit que sur 2000 enfants adoptés à l'étranger entre 1972 et 1975 à l'âge moyen de 29 mois, dans la tranche 11-22 ans eviron 30% d'entre eux ont besoin d'un prise en charge psy !!!
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Julie
Re: Intêressée par le mémoire de Loulou
Bonjour!
Moi aussi j'ai fait mon mémoire sur l'adoption, plus exactement sur le vécu de l'agrément du côté des candidats. Mais la question de l'échec m'intéresse aussi. Pourriez-vous m'envoyer votre mémoire également svp?
julie.corroyez@laposte.net
Moi aussi j'ai fait mon mémoire sur l'adoption, plus exactement sur le vécu de l'agrément du côté des candidats. Mais la question de l'échec m'intéresse aussi. Pourriez-vous m'envoyer votre mémoire également svp?
julie.corroyez@laposte.net