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Usure professionnelle et reconversion...
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AS
Usure professionnelle et reconversion...
Je m'excuse car ce sujet est souvent traité... Mais voilà, je commence à SATURER niveau pro. Marre du stress quotidien, d'une paye qui n'est pas la hauteur de notre travail. J'en ai marre.
Du coup, tout naturellement, je pense à la reconversion pro et je souhaiterai échanger avec des AS qui vivent la même chose ou bien qui ont déjà franchi le cap.
Quelles pistes auriez-vous pr moi ? Les domaines de la santé et de l'éducation m'interpellent tt particulièrement.
Du coup, tout naturellement, je pense à la reconversion pro et je souhaiterai échanger avec des AS qui vivent la même chose ou bien qui ont déjà franchi le cap.
Quelles pistes auriez-vous pr moi ? Les domaines de la santé et de l'éducation m'interpellent tt particulièrement.
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AS1
Re: Usure professionnelle et reconversion...
Je suis comme toi moi aussi j'en ai marre et je pense sérieusement à une reconversion professionnelle. Par contre je ne sais pas quoi faire d'autre. Ce qui est certain c'est que j'en ai marre de me faire exploité pour un salaire minable + la pression de la direction et le stress au quotidien.
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pierre
Re: Usure professionnelle et reconversion...
saisi par le contraste qu'il peut y avoir entre les messages : d'un côté de jeunes aspirantes AS fébriles, pleines d'espoir de réussite, que ce soit en entrée en école ou au DEASS, et de l'autre, parfois, des AS désabusées, presque usées professionnellement. Life is a trip comme disait l'autre, dans je sais plus quel film...
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pierre
Re: Usure professionnelle et reconversion...
pardon, pour rester dans le sujet, une suggestion : une collègue et amie évoquait la possibilité d'une baraque à frites, à Trouville ou ailleurs, hot dog et crèpes au Nutella. Faut trouver le camion.
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lizz
Re: Usure professionnelle et reconversion...
je me demande ce qui vous use tant ?
je suis dans cet entre deux
jeune pro et désabusée tous les vendredis soirs
mais c'est surtout le manque de sens de l'action sociale ..et l'incompétence de mes pairs qui me font du mal
j'ai choisi de lutter mais ca demande effectivement une certaine energie
et le desinteret total pour la question salariale..
dites m'en plus je suis toute ouie
je suis dans cet entre deux
jeune pro et désabusée tous les vendredis soirs
mais c'est surtout le manque de sens de l'action sociale ..et l'incompétence de mes pairs qui me font du mal
j'ai choisi de lutter mais ca demande effectivement une certaine energie
et le desinteret total pour la question salariale..
dites m'en plus je suis toute ouie
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zaz
Re: Usure professionnelle et reconversion...
Si tu n'es pas encore sure de ce que tu comptes faire, je te conseille de faire un bilan de compétences. J'en ai fait un, financé par le fongécif.
Ca peut aider à y voir un peu plus clair.
Ca peut aider à y voir un peu plus clair.
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Lili
Re: Usure professionnelle et reconversion...
Je comprends pas très bien cette désillusion... le salaire vous le connaissiez avant de faire ce métier non? vous saviez que malheureusement c'est effectivement un metier mal rémunéré et plein de stress mais il me semble qu'on ne fait pas ce métier pour l'argent ni pour la tranquilité de l'emploi...
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angie
Re: Usure professionnelle et reconversion...
lili, il n'est pas seulement question de salaire, mais de sens aussi.
Toute la formation, on te parle du sens du travail social? mais aujourd'hui je n'entend de mon employeur que les restrictions budgétaires. Nous sommes en juillet, et il n'y a déjà plus d'argent pour des aides fi, chez les partenaires non plus. ALors oui, notre boulot ce n'est pas que des aides fi, sauf que c'est aussi un outil. Du coup, les aides sont accordées à la tête du client, avec des théories fumeuses de la part de ma supérieure. (à dire ça je risque peut être d'être suspendue comme Zoe SHeppard?)
On me parle de restrictions, mais on fait des formations obligatoires à la con, qui font perdre 3 jours de boulot, je vois du gaspillage partout, on me rétorque qu'il faut bien faire des choix.
Je me bats, je suis militante, syndiquée, politisée, mais on vide mon travail de son sens, et je suis blasée. Je travaille depuis peu de temps pourtant...
Pierre, je rejoins ton sentiment, d'une part toutes les futures étudiantes ou les futures AS enthousiastes, et d'autre part des collègues et moi désemparées.
Au quotidien, dans la relation avec les personnes, je donne le meilleur de moi-même, mais je n'ai pas d'outils, seulement ma patience et ma pugnacité, mon vocabulaire et ma hargne.
Mais, si je devais donner un conseil aux futures collègues, c'est de ne pas faire ce métier. Ca doit faire bizarre de lire ça, mais au delà du fait que de toute façon c'est complètement bouché, quand je discute avec mes copines de promo on rigle doucement : les filles dans le privé veulent passer le concours pour bosser dans le public et avoir un CDI, et accès à d'autres choses (formation, salaire etc) (ce qui se comprend) et celles qui bossent dans le public sont hallucinées de la hiérarchisation à outrance, de l'abus d'autorité, de la segmentation des missions et du rôle de "comptoir" de la polyvalence (genre on ne devrait faire que de l'orientation et instruire peu)...
J'aime ma profession, je n'aime pas le travail que je fais aujourd'hui.
On peut critiquer les collègues qui disent en avoir assez, et je ne pensais pas que ça m'arriverait, et pourtant aujourd'hui j'en suis à me demander ce que je fous là.
Je note l'idée du bilan de compétences, mais je ne sais rien faire d'autre que remuer ciel et terre pour embêter le monde et soutenir autrui... être AS quoi
je pensais aussi à l'enseignement fut un temps, mais il faut désormais un bac +5 pour accéder à l'IUFM, et les réformes actuelles me font douter des débouchés... En fait, je crois que je vais continuer à me battre... quan c'est tout ce qu'on sait faire hein...
Toute la formation, on te parle du sens du travail social? mais aujourd'hui je n'entend de mon employeur que les restrictions budgétaires. Nous sommes en juillet, et il n'y a déjà plus d'argent pour des aides fi, chez les partenaires non plus. ALors oui, notre boulot ce n'est pas que des aides fi, sauf que c'est aussi un outil. Du coup, les aides sont accordées à la tête du client, avec des théories fumeuses de la part de ma supérieure. (à dire ça je risque peut être d'être suspendue comme Zoe SHeppard?)
On me parle de restrictions, mais on fait des formations obligatoires à la con, qui font perdre 3 jours de boulot, je vois du gaspillage partout, on me rétorque qu'il faut bien faire des choix.
Je me bats, je suis militante, syndiquée, politisée, mais on vide mon travail de son sens, et je suis blasée. Je travaille depuis peu de temps pourtant...
Pierre, je rejoins ton sentiment, d'une part toutes les futures étudiantes ou les futures AS enthousiastes, et d'autre part des collègues et moi désemparées.
Au quotidien, dans la relation avec les personnes, je donne le meilleur de moi-même, mais je n'ai pas d'outils, seulement ma patience et ma pugnacité, mon vocabulaire et ma hargne.
Mais, si je devais donner un conseil aux futures collègues, c'est de ne pas faire ce métier. Ca doit faire bizarre de lire ça, mais au delà du fait que de toute façon c'est complètement bouché, quand je discute avec mes copines de promo on rigle doucement : les filles dans le privé veulent passer le concours pour bosser dans le public et avoir un CDI, et accès à d'autres choses (formation, salaire etc) (ce qui se comprend) et celles qui bossent dans le public sont hallucinées de la hiérarchisation à outrance, de l'abus d'autorité, de la segmentation des missions et du rôle de "comptoir" de la polyvalence (genre on ne devrait faire que de l'orientation et instruire peu)...
J'aime ma profession, je n'aime pas le travail que je fais aujourd'hui.
On peut critiquer les collègues qui disent en avoir assez, et je ne pensais pas que ça m'arriverait, et pourtant aujourd'hui j'en suis à me demander ce que je fous là.
Je note l'idée du bilan de compétences, mais je ne sais rien faire d'autre que remuer ciel et terre pour embêter le monde et soutenir autrui... être AS quoi
je pensais aussi à l'enseignement fut un temps, mais il faut désormais un bac +5 pour accéder à l'IUFM, et les réformes actuelles me font douter des débouchés... En fait, je crois que je vais continuer à me battre... quan c'est tout ce qu'on sait faire hein...
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Lili
Re: Usure professionnelle et reconversion...
Je ne suis pas sure que décourager les gens soit la meilleure chose a faire. Je pense que tout le monde est conscient que c'est un boulot extrêmement dur avec bcp de contraintes mais ca convient très bien a certaines personnes. Puis tous les secteurs ne sont pas les memes. Tu as raison Angie de t'accrocher mais si le métier ne te convient plus est ce vraiment utile?
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Virginie
Re: Usure professionnelle et reconversion...
J'exerce ce métier depuis 10 ans, j'adore mon boulot, mais je ne me suis pas engagée pour faire du social fast-food : au suivant, au suivant. Je suis complice d'une violence institutionnelle,à quand notre révolution!!