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AS à l'UDAF
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SR
AS à l'UDAF
Bonjour à tous ,
J'aimerai avoir vos ressentis pour les AS qui ont ou exercé ou exercent encore dans le secteur des tutelles.
J'ai eu le DE en juillet et j'ai postulé pour un remplacementd'un mois à l'UDAF ( du 1 au 31 aout).
Arrivée la-bas, on m'a coltiné 4 rapports à faire avec des échéances trés courtes. Pour un des rapports, j'ai meme failli ne pas rencontrer la personne ( le monsieur n'a pas de tèl, ne vient pas aux convocations au centre social...), car je précise que nous ne faisons pas d'accueil physique: beaucoup de choses se traitent au tel. IL y a meme une mesure qu'on ne traite que par téléphone!!! car la personne peut etre violente dixit la chef de sevice. J'ai pris "la liberté" d'aller rencontrer cette dame, qui ne m'a pas mordu...!!! bref...
JE Trouve ça trés limite qu'on me demande de faire des rapports sur des personnes que je n'ai pu voir qu une seule fois voir pas du tout!!! qu en pensez-vous ?
Ceci étant dit, je bosse avec des juristes, dont une m'a sorti des trucs qui m'ont fait dresser les cheveux sur la tête!!!: en me parlant d'un jeune himme sous protection qui avait été scolarisé en IME, elle me dit : oui en fait, il a été inetrné un bon moment en psychiatrie!!!!
Je trouve le domaine des tutelles trés particulier... je précise que je fais des MAJ et des MJAGBF et que je remplace une mandataire qui aurait du faire les rapports qu on m'a filé il y a plusieurs mois déjà....
Pouvez-vous me faire partager vos expèriences car des fois je reste perplexe...
merci
J'aimerai avoir vos ressentis pour les AS qui ont ou exercé ou exercent encore dans le secteur des tutelles.
J'ai eu le DE en juillet et j'ai postulé pour un remplacementd'un mois à l'UDAF ( du 1 au 31 aout).
Arrivée la-bas, on m'a coltiné 4 rapports à faire avec des échéances trés courtes. Pour un des rapports, j'ai meme failli ne pas rencontrer la personne ( le monsieur n'a pas de tèl, ne vient pas aux convocations au centre social...), car je précise que nous ne faisons pas d'accueil physique: beaucoup de choses se traitent au tel. IL y a meme une mesure qu'on ne traite que par téléphone!!! car la personne peut etre violente dixit la chef de sevice. J'ai pris "la liberté" d'aller rencontrer cette dame, qui ne m'a pas mordu...!!! bref...
JE Trouve ça trés limite qu'on me demande de faire des rapports sur des personnes que je n'ai pu voir qu une seule fois voir pas du tout!!! qu en pensez-vous ?
Ceci étant dit, je bosse avec des juristes, dont une m'a sorti des trucs qui m'ont fait dresser les cheveux sur la tête!!!: en me parlant d'un jeune himme sous protection qui avait été scolarisé en IME, elle me dit : oui en fait, il a été inetrné un bon moment en psychiatrie!!!!
Je trouve le domaine des tutelles trés particulier... je précise que je fais des MAJ et des MJAGBF et que je remplace une mandataire qui aurait du faire les rapports qu on m'a filé il y a plusieurs mois déjà....
Pouvez-vous me faire partager vos expèriences car des fois je reste perplexe...
merci
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Cathy
Re: AS à l'UDAF
J'ai eu mon DE cette année et je bosse dans une UDAF depuis début août, au service des MASP. Il y a énormément de travail. Je suis en charge de 30 mesures. Je vois les personnes ou les familles 2 fois par mois en moyenne (beaucoup de VAD). J'organise mon emploi du temps comme je veux. Je touche à tous les domaines. J'ai vraiment l'impression d'apprendre mon boulot même si parfois je panique un peu devant la montagne de travail. J'ai tendance à me mettre un peu trop la pression surtout qu'il y a beaucoup de choses nouvelles pour moi ! Voilà, pour moi qui voudrait travailler plus tard en polyvalence de secteur, c'est une super expérience. En plus, l'ambiance au bureau est très sympa. Et puis, la MASP étant une mesure administrative, les personnes collaborent facilement. Bref, expérience positive pour le moment... Bon courage à toi aussi.
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Line
Re: AS à l'UDAF
SR j'ai vécu exactement la même chose (si ça se trouve c'est dans la même UDAF^^), je n'ai pas tenu pour ma part j'étais embauchée pour beaucoup plus longtemps.
Il faut être fait pour ça ET avoir du soutien de la part des collègues et de la hiérarchie + bonne organisation interne. Il n'y avait pas tout ça pour moi (sauf le soutien des collègues, mais ça a ses limites)
Je suis partie sans regret, j'y ai appris beaucoup mais je n'aurais jamais pu y travailler sur du long terme, je ne retrouvais pas dans ces missions. Je trouve ça "violent" comme lieu d'exercice.
Il faut être fait pour ça ET avoir du soutien de la part des collègues et de la hiérarchie + bonne organisation interne. Il n'y avait pas tout ça pour moi (sauf le soutien des collègues, mais ça a ses limites)
Je suis partie sans regret, j'y ai appris beaucoup mais je n'aurais jamais pu y travailler sur du long terme, je ne retrouvais pas dans ces missions. Je trouve ça "violent" comme lieu d'exercice.
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Asska
Re: AS à l'UDAF
bonjour a tous ! étudiante en deuxieme année de DEASS ,j'ai fait ma demande de stage à l'UDAF...j'aurais aimé savoir quel sont les missions de l'AS au sein de cette structure?! Je vous remercie tous d'avance 
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Pom
Re: AS à l'UDAF
c'est vrai que le milieu tutélaire est assez particulier car on n'exerce pas en qualité d'AS mais comme délégué à la tutelle ou mandataire judiciaire
le cadre d'intervention est bcp plus limité qu'en secteur.
on n'est pas là pour faire de l'accompagnement social mais le plus souvent pour de la gestion budgétaire (au sens le + strict qui soit)
après, je pense qu'on peut "s'arranger" du mandat qui nous est donné par le juge.
mais pour ça, il faut effectivement être soutenu par sa hiérarchie (chose qui se perd...) et être à l'aise dans son poste
concernant les mesures gérées par tél uniquement, ça ne me choque pas + que ça.
j'ai 2,3 majeurs en HO et il est clair que je ne les rencontre pas aussi souvent que je le devrais. d'une part parce qu'ils n'ont rien à me demander et du coup je n'ai rien à leur dire!
je préfère "profiter" de ces mesures qui me laissent du temps pr ceux qui sont beaucoup dans la demande
j'ai tendance à trouver que la tutelle est une bonne expérience mais je n'y resterai pas non plus très longtemps car je me sens un peu "brimée" dans mes interventions.
en mm tps, j'y vois un coté sacrément positif dans le sens où quand je retournerai en secteur ou autre, je serai bcp + tolérante avec les délégués à la tutelle car je sais dorénavant que leur cadre d'intervention est très limité
le cadre d'intervention est bcp plus limité qu'en secteur.
on n'est pas là pour faire de l'accompagnement social mais le plus souvent pour de la gestion budgétaire (au sens le + strict qui soit)
après, je pense qu'on peut "s'arranger" du mandat qui nous est donné par le juge.
mais pour ça, il faut effectivement être soutenu par sa hiérarchie (chose qui se perd...) et être à l'aise dans son poste
concernant les mesures gérées par tél uniquement, ça ne me choque pas + que ça.
j'ai 2,3 majeurs en HO et il est clair que je ne les rencontre pas aussi souvent que je le devrais. d'une part parce qu'ils n'ont rien à me demander et du coup je n'ai rien à leur dire!
je préfère "profiter" de ces mesures qui me laissent du temps pr ceux qui sont beaucoup dans la demande
j'ai tendance à trouver que la tutelle est une bonne expérience mais je n'y resterai pas non plus très longtemps car je me sens un peu "brimée" dans mes interventions.
en mm tps, j'y vois un coté sacrément positif dans le sens où quand je retournerai en secteur ou autre, je serai bcp + tolérante avec les délégués à la tutelle car je sais dorénavant que leur cadre d'intervention est très limité
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Florence
Re: AS à l'UDAF
salut,
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous !
Je suis déléguée à la protection des majeurs, en assoc tutélaire (mais pas à l'UDAF, c'est peut-être la différence !) depuis 18 mois, en étant ASS de formation.
Ce poste me plaît énormément !
Je ne suis pas du tout d'accord avec Pom, qui dit qu'on est là que pour faire de la gestion budgétaire, heureusement non !!
J'ai 60 majeurs autonomes à suivre, c'est un gros travail d'accompagnement psycho-social, bien au-delà de la gestion budgétaire.
D'ailleurs, la réforme de 2009 parle bien de "protection de la personne" et pas uniquement de "protection des biens".
Le budget n'est qu'un support, un outil (certes obligatoire, puisqu'on gère les ressources !), mais le travail de déléguée va bien au-delà !
J'ai des majeurs que j'accompagne / soutiens dans leur vie de couple ou de famille ; d'autres que j'accompagne vers un 1er logement autonome ; d'autres encore que j'accompagne vers le travail en milieu protégé.
Je suis en lien avec les AS de secteur, les AS de psychiatrie, les éducs de SAVS, ESAT, etc ...
J'ai l'impression de faire du boulot de polyvalence, sans les réunions à tout bout de champ pour tout et n'importe quoi. Et sans être tout le temps dans les aides fi, puisque de toutes façons, c'est moi qui gère l'aspect financier ! (même si on essaie, selon les situations, de faire comprendre au majeur protégé pourquoi on fait tel ou tel choix budgétaire)
Mais c'est vrai, je suis soutenue par une chef de service super, qui m'a aidée à rédiger mes premiers rapports quand je suis arrivée, quand je ne connaissais pas suffisamment les personnes.
La situation vécue par SR est anormale, car si on ne peut pas rédiger un rapport pour quelqu'un qu'on n'a vu qu'une fois, ça c'est évident ! (sauf cas spécifique, exemple personne hospitalisée en psy depuis des années et schizophrène : avec avis de l'AS de psy, on peut rédiger le rapport, mais pas seule !)
Bref, moi, ça me plaît !
En plus, on voit régulièrement les mêmes personnes, on finit par bien les connaître et savoir comment les prendre. Bon, ça fait 18 mois que je suis sur mon poste, bien sûr, c'était plus difficile les premiers mois !
Et tout n'est pas rose tous les jours, car il y a beaucoup d'adminsitratif à côté, (mais ça permet de souffler entre les 1/2 journée de VAD)
Et parfois, on a des majeurs en crise, ou qui vivent mal la mesure de protection, qui nous accusent de les spolier ou autre.
Mais j'ai vraiment le sentiment de faire un travail utile, et où je fais du social !!
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous !
Je suis déléguée à la protection des majeurs, en assoc tutélaire (mais pas à l'UDAF, c'est peut-être la différence !) depuis 18 mois, en étant ASS de formation.
Ce poste me plaît énormément !
Je ne suis pas du tout d'accord avec Pom, qui dit qu'on est là que pour faire de la gestion budgétaire, heureusement non !!
J'ai 60 majeurs autonomes à suivre, c'est un gros travail d'accompagnement psycho-social, bien au-delà de la gestion budgétaire.
D'ailleurs, la réforme de 2009 parle bien de "protection de la personne" et pas uniquement de "protection des biens".
Le budget n'est qu'un support, un outil (certes obligatoire, puisqu'on gère les ressources !), mais le travail de déléguée va bien au-delà !
J'ai des majeurs que j'accompagne / soutiens dans leur vie de couple ou de famille ; d'autres que j'accompagne vers un 1er logement autonome ; d'autres encore que j'accompagne vers le travail en milieu protégé.
Je suis en lien avec les AS de secteur, les AS de psychiatrie, les éducs de SAVS, ESAT, etc ...
J'ai l'impression de faire du boulot de polyvalence, sans les réunions à tout bout de champ pour tout et n'importe quoi. Et sans être tout le temps dans les aides fi, puisque de toutes façons, c'est moi qui gère l'aspect financier ! (même si on essaie, selon les situations, de faire comprendre au majeur protégé pourquoi on fait tel ou tel choix budgétaire)
Mais c'est vrai, je suis soutenue par une chef de service super, qui m'a aidée à rédiger mes premiers rapports quand je suis arrivée, quand je ne connaissais pas suffisamment les personnes.
La situation vécue par SR est anormale, car si on ne peut pas rédiger un rapport pour quelqu'un qu'on n'a vu qu'une fois, ça c'est évident ! (sauf cas spécifique, exemple personne hospitalisée en psy depuis des années et schizophrène : avec avis de l'AS de psy, on peut rédiger le rapport, mais pas seule !)
Bref, moi, ça me plaît !
En plus, on voit régulièrement les mêmes personnes, on finit par bien les connaître et savoir comment les prendre. Bon, ça fait 18 mois que je suis sur mon poste, bien sûr, c'était plus difficile les premiers mois !
Et tout n'est pas rose tous les jours, car il y a beaucoup d'adminsitratif à côté, (mais ça permet de souffler entre les 1/2 journée de VAD)
Et parfois, on a des majeurs en crise, ou qui vivent mal la mesure de protection, qui nous accusent de les spolier ou autre.
Mais j'ai vraiment le sentiment de faire un travail utile, et où je fais du social !!
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Cathy
Re: AS à l'UDAF
Tout à fait d'accord avec Florence. Moi aussi, j'aime beaucoup mon travail (à l'UDAF !) même si c'est vrai qu'il y a énormément de boulot! Et ce n'est pas uniquement un accompagnement au budget. C'est très formateur, j'apprends beaucoup. Je travaille au service des MASP et la seule chose qui me dérange , c'est que l'on est Référente sociale et non pas assistante sociale. Ca me gêne mais bon, pas plus que ça car je considère que je fais vraiment un travail d'AS. Par contre, pensez vous que cela puisse être un handicap si je postule ailleurs (le fait de ne pas avoir le titre d'AS) ?
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marie
Re: AS à l'UDAF
oui mais avec 60 mesures par mois ton accompagnement et ton intervention sont forcément limité!!
c'est justement pas du boulot de secteur et bien de la gestion de compte, protection de la personne ne veut pas dire accompagnement bien sûr.
Effectivement pour avoir testé c'est pas un secteur ou tu restes tres longtemps enfin pour moi pas si tu es "une AS" dans l'âme, ton champ d'intervention est bien trop limité!
et faut pouvoir travailler avec ce côté gestionnaire...
c'est justement pas du boulot de secteur et bien de la gestion de compte, protection de la personne ne veut pas dire accompagnement bien sûr.
Effectivement pour avoir testé c'est pas un secteur ou tu restes tres longtemps enfin pour moi pas si tu es "une AS" dans l'âme, ton champ d'intervention est bien trop limité!
et faut pouvoir travailler avec ce côté gestionnaire...
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Florence
Re: AS à l'UDAF
- Pour Cathy : merci, je me sens moins seule, lol !
Moi aussi, les premiers mois, ça me faisait drôle de ne pas me présenter comme AS. Comme j'avais été ASS en hôpital pendant 3 mois, juste après mon DE, il m'arrivait de dire machinalement mon nom, et "assistante sociale", surtout quand je téképhonais à une AS d'ailleurs !
Et puis c'est passé, et maintenant, ça ne me manque plus. Par contre, il m'arrive de préciser (en particulier à des AS, surtout dans des situations avec enfants) que je suis As de formation.
A mon avis, ça ne t'empêchera pas de postuler ailleurs par la suite, si tu sais montrer combien notre travail est proche de la polyvalence.
- Pour Marie : non, mon accompagenement n'est pas limité du tout, pas plus que celui d'une As de secteur qui a 3500 personnes sur son secteur !! Franchement, je vois pas en quoi mon accompagnement dans le temps serait plus limité que celui d'une AS !
Bien sûr, au début, on a du mal à se rappeler de toute la situation de chaque personne, mais comme on les rencontre très régulièrement (tous les 2 mois, ou plus, ou moins, selon les besoins et les autres suivis), on repère vite ceux qui ont le plus besoin de soutien et d'accompagnement, car on les voit plus souvent !
Et pour moi, c'est très proche du travail en secteur, par la diversité des situations :
- j'ai des majeurs jeunes (le + jeune a 22 ans, d'autres autour de 25 ans), d'autres qui ont la quarantaine, et d'autres encore qui ont la soixantaine, et quelques uns encore plus. (la + âgée a 81 ans)
- certains majeurs travaillent en ESAT, quelques uns en limieu ordinaire ; d'autres ne travaillent pas du tout, mais certains ont travaillé auparavant.
- ils sont nombreux à être célibataires, mais certains sont en couple, et certains ont des enfants. (certes, j'ai beaucoup moins de situation enfance que les As de secteur, c'est la grosse différence, en effet)
- certains soufrent d'un handicap, ou d'une déficience intellectuelle, alors que d'autres sont dans la maladie mentale. Et là, ça va de la dépression à la schizophrénie, c'est varié aussi !
J'ai pas mal de personnes qui souffrent d'alcoolisme ! Ah oui, et trois toxico aussi.
- certains n'ont que l'AAH pour vivre, d'autres ont des pensions, plus ou moins élevées. J'ai aussi deux allocataires du RSA (un célibataire en RSA-socle, un en famille avec du RSA-activité)
C'est ce que j'aimais en polyvalence (où j'ai fait mon 3ème stage, avec l'intention d'y bosser après), c'était la diversité.
Je retrouve vraiment cette diversité, et franchement, je n'ai pas l'impression de passer mon temps à ne faire que du budgétaire.
Beaucoup d'adminsitratif, oui (dossier CMU-C, dossier CAF, dossiers MDPH, dossiers retraite, et tous les courriers et appels téléphoniques à EDF, la Poste, les médecins, etc ...)
Mais aussi un vrai accompagnement psycho-social. J'aime bien le terme de SAVS (accompagnement à la vie sociale), et pour moi, c'est ce qui s'en rapproche, sauf que je ne fais pas les courses avec mes majeurs, par exemple ! Ni les accompagnements chez le médecin, sauf cas exceptionnel.
Enfin voilà, je trouve dommage la fausse idée qu'on peut s'en faire.
Tu dis que tu y as travaillé, peut-être pas assez longtemps au contraire, pour bien connaître tes majeurs.
Ou alors, tu étais dans un service où, comme SR, c'était plus une usine administrative qu'un service ... social !
Moi aussi, les premiers mois, ça me faisait drôle de ne pas me présenter comme AS. Comme j'avais été ASS en hôpital pendant 3 mois, juste après mon DE, il m'arrivait de dire machinalement mon nom, et "assistante sociale", surtout quand je téképhonais à une AS d'ailleurs !
Et puis c'est passé, et maintenant, ça ne me manque plus. Par contre, il m'arrive de préciser (en particulier à des AS, surtout dans des situations avec enfants) que je suis As de formation.
A mon avis, ça ne t'empêchera pas de postuler ailleurs par la suite, si tu sais montrer combien notre travail est proche de la polyvalence.
- Pour Marie : non, mon accompagenement n'est pas limité du tout, pas plus que celui d'une As de secteur qui a 3500 personnes sur son secteur !! Franchement, je vois pas en quoi mon accompagnement dans le temps serait plus limité que celui d'une AS !
Bien sûr, au début, on a du mal à se rappeler de toute la situation de chaque personne, mais comme on les rencontre très régulièrement (tous les 2 mois, ou plus, ou moins, selon les besoins et les autres suivis), on repère vite ceux qui ont le plus besoin de soutien et d'accompagnement, car on les voit plus souvent !
Et pour moi, c'est très proche du travail en secteur, par la diversité des situations :
- j'ai des majeurs jeunes (le + jeune a 22 ans, d'autres autour de 25 ans), d'autres qui ont la quarantaine, et d'autres encore qui ont la soixantaine, et quelques uns encore plus. (la + âgée a 81 ans)
- certains majeurs travaillent en ESAT, quelques uns en limieu ordinaire ; d'autres ne travaillent pas du tout, mais certains ont travaillé auparavant.
- ils sont nombreux à être célibataires, mais certains sont en couple, et certains ont des enfants. (certes, j'ai beaucoup moins de situation enfance que les As de secteur, c'est la grosse différence, en effet)
- certains soufrent d'un handicap, ou d'une déficience intellectuelle, alors que d'autres sont dans la maladie mentale. Et là, ça va de la dépression à la schizophrénie, c'est varié aussi !
J'ai pas mal de personnes qui souffrent d'alcoolisme ! Ah oui, et trois toxico aussi.
- certains n'ont que l'AAH pour vivre, d'autres ont des pensions, plus ou moins élevées. J'ai aussi deux allocataires du RSA (un célibataire en RSA-socle, un en famille avec du RSA-activité)
C'est ce que j'aimais en polyvalence (où j'ai fait mon 3ème stage, avec l'intention d'y bosser après), c'était la diversité.
Je retrouve vraiment cette diversité, et franchement, je n'ai pas l'impression de passer mon temps à ne faire que du budgétaire.
Beaucoup d'adminsitratif, oui (dossier CMU-C, dossier CAF, dossiers MDPH, dossiers retraite, et tous les courriers et appels téléphoniques à EDF, la Poste, les médecins, etc ...)
Mais aussi un vrai accompagnement psycho-social. J'aime bien le terme de SAVS (accompagnement à la vie sociale), et pour moi, c'est ce qui s'en rapproche, sauf que je ne fais pas les courses avec mes majeurs, par exemple ! Ni les accompagnements chez le médecin, sauf cas exceptionnel.
Enfin voilà, je trouve dommage la fausse idée qu'on peut s'en faire.
Tu dis que tu y as travaillé, peut-être pas assez longtemps au contraire, pour bien connaître tes majeurs.
Ou alors, tu étais dans un service où, comme SR, c'était plus une usine administrative qu'un service ... social !
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line
Re: AS à l'UDAF
Je pense vraiment que l'épanouissement dans ce travail(comme tout type de poste) dépend pour beaucoup des conditions de travail. un délégué ne peut decemment pas assurer l' accompagnement de 60 personnes si derriere il n'a pas des outils,du soutien logistique et technique...c'est du moins ce que j'en ai retenu. apres,visiblement l'udaf n'est pas très douée dans l'organisation!