Bonjour,
Je souhaite faire la formation d'AS mais je me pose bcp de questions sur mes défauts, aux antipodes de la personnalité de l'AS (du moins la vision que l'on en a en theorie):
- Je me dispute facilement avec mon patron, je le trouve manipulateur et profiteur des salariés. J'ai du mal à gerer mes emotions et à trouver les bons arguments au bon moment face à lui. C'est toujours après coup. Par contre, il y des personnes avec je peux être tres comprehensive.
- J'ai du mal à rester optimiste, une contrariété et une critique peut bcp m'affecter. Heureusement qu'il y a des gens autour de moi pour me redonner le moral et confiance en moi.Je peut bcp m'investir et en general je reussit ms je prends les choses trop à coeur.
- J'ai du mal à garder confiance en moi, un detail, un raté et j'en fais une montagne (au fond de moi).
- Quand j'etais enfant, j'ai bcp souffert des autres enfants, j'etais super craintive, je me cachais, je culpabilisais pour la moindre reflexion, cela pouvait me rendre malade, ne plus manger...J'ai tjrs eu du mal à m'affirmer et qd je le fais (comme avec mon patron) je me mets en colère.J'ai tjrs eu du mal à dire NON d'une manière generale (sauf exception avec certains cons) de peur d'etre rejetée. j'ai jms eu bcp d'autorité avec les enfants (je suis animatrice aussi), cela me tue me fatique .
Paradoxalement, je ressent au plus profond de moi la volonté d'etre AS, d' accompagner les usagers pour s'en sortir. J'aime apporter du soutien, encourager, conseiller...Je suis bénévole à l'accueil du'une association d'aide aux plus demmunis et c'est presque viceral quand qqn me raconte sa vie, qu'elle soit triste ou belle, j'aime cela, ecouter. J'aime aussi avancer pour trouver des solutions. Mais est ce suffisant pour etre AS. Suis je trop sensible?
Ce metier j'y crois et mon parcours personnel et professionnel m'a mené à ce choix mais en meme temps je doute sur mon equilibre émotionnel, je risque peut etre de tout prendre trop à coeur... j'ai passé deux entretiens oraux deja et j'ai le sentiment que cela s'est bien passé ( biensur je ne leur ai pas raconté mes doutes) mais je me pose des questions au fond...
Vous qui etes dans le métier et qui etes habitués à vous remettre en question, qu'en pensez vous?
Merci à vous.
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questionnements sur ma capacité à devenir une bonne AS
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AUDREY
Re: questionnements sur ma capacité à devenir une bonne AS
Bonjour isa
Dans ce que tu dis je me retrouve pas mal.
Je suis actuellement en troisième année de formation ASS. Et dès fois il m'arrive encore à douter sur ma capacité à devenir une bonne ASS. Mais en même temps qu'est ce qu'une bonne ASS ? On travaille avec des humains, nos sentiments, etc. Cela a forcément un impact sur nous. Faut savoir les accepter et travailler avec.
Le but des trois ans de formation c'est pour se questionner, s'enrichir professionnelement et personnelement.
C'est trois ans pour apprendre notre positionnement professionnel, comment on doit être, même si cela s'apprend encore et toujours pendant notre métier.
C'est trois ans de remise en question, de hauts et de bas mais je peut t'assurer que cela fait du bien. J'ai appris a être plus mature, avoir confiance en moi, à me positionner face aux gens, à gerer tes émotions, à prendre de la distance, etc.
Le tout c'est d'être bien dans tes baskets, accepte qui tu es (ton caractère, tes failles, ton optimisme, etc).
On est comme on est, on est pas des machines, lance toi dans la formation d'ASS si tu sent que c'est cela que tu veut faire. T'auras trois ans de formation pour t'enrichir et gérer tes émotions.
Bien cordialement.
Audrey
Dans ce que tu dis je me retrouve pas mal.
Je suis actuellement en troisième année de formation ASS. Et dès fois il m'arrive encore à douter sur ma capacité à devenir une bonne ASS. Mais en même temps qu'est ce qu'une bonne ASS ? On travaille avec des humains, nos sentiments, etc. Cela a forcément un impact sur nous. Faut savoir les accepter et travailler avec.
Le but des trois ans de formation c'est pour se questionner, s'enrichir professionnelement et personnelement.
C'est trois ans pour apprendre notre positionnement professionnel, comment on doit être, même si cela s'apprend encore et toujours pendant notre métier.
C'est trois ans de remise en question, de hauts et de bas mais je peut t'assurer que cela fait du bien. J'ai appris a être plus mature, avoir confiance en moi, à me positionner face aux gens, à gerer tes émotions, à prendre de la distance, etc.
Le tout c'est d'être bien dans tes baskets, accepte qui tu es (ton caractère, tes failles, ton optimisme, etc).
On est comme on est, on est pas des machines, lance toi dans la formation d'ASS si tu sent que c'est cela que tu veut faire. T'auras trois ans de formation pour t'enrichir et gérer tes émotions.
Bien cordialement.
Audrey
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Marie
Re: questionnements sur ma capacité à devenir une bonne AS
C'est difficile de répondre à ta question. Il y a la façon dont tu te vois et ce que tu nous dis peut nous induire en erreur. Je m'explique.
Si tu es réellement trop sensible, que tu pleures facilement, que tu te laisses submerger par tes émotions, c'est difficile d'envisager un métier où tu vas rencontrer des personnes elle-même en difficulté parfois dans des situations très dégradées. Il ne faudrait pas que ça t'épuise émotionnellement.
Puis, il y a cette expérience que tu décris où tu transmets ton enthousiasme et le parcours que tu as construit et qui t'oriente vers ce métier.
Tu dis trouver des arguments après-coup, mais avec les personnes reçues en service social, tu as le temps, tu n'as pas à trouver une réponse de suite, la relation n'est pas dans l'affrontement. Les relations avec la hiérarchie, ma foi... elles sont les mêmes partout. Le social ne te protège pas de tomber sur un chef un peu spécial ou même des collègues!
Ensuite, c'est sûr que si tu as besoin de reconnaissance et d'être valorisée en permanence, le métier ne peut pas t'apporter cela.
Maintenant, tu as passé des tests, si tu es accepté dans une école, tu vas avoir 1 an de stage sur des terrains différents avec des publics différents... Ton parcours de formation peut t'amener à trouver la professionnelle que tu veux être. Quand on fait la formation d'ASS on reçoit des enseignements généraux, libre à toi ensuite de travailler là où tu te sens efficace pour les autres mais aussi pour toi. On est pas tous fait pour la polyvalence ou les publics en très grandes difficultés.
En tout cas, la formation ne pourra pas t'apporter un espace thérapeutique. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais lorsque tu seras confrontée au terrain, si tu constates que tu es en difficultés ou en souffrance, que les points que tu soulèves t'empêchent d'effectuer ton travail, tu peux aussi avoir la sagesse de dire "j'ai essayé, mais ce n'est pas ce métier là qu'il me faut". Des métiers relationnels il y en a plusieurs!
Je suis peut-être trop optimiste, mais je te conseillerais d'aller au bout de ta démarche, et de profiter de la formation et du terrain pour décider si tu peux être assistante sociale ou pas. Ce n'est vraiment pas un échec, bien au contraire! Dans ma promo, une fille est retournée dans son cursus de communication entamé avant la formation. L'important c'est d'être bien dans ce que tu fais.
Bon courage!
Si tu es réellement trop sensible, que tu pleures facilement, que tu te laisses submerger par tes émotions, c'est difficile d'envisager un métier où tu vas rencontrer des personnes elle-même en difficulté parfois dans des situations très dégradées. Il ne faudrait pas que ça t'épuise émotionnellement.
Puis, il y a cette expérience que tu décris où tu transmets ton enthousiasme et le parcours que tu as construit et qui t'oriente vers ce métier.
Tu dis trouver des arguments après-coup, mais avec les personnes reçues en service social, tu as le temps, tu n'as pas à trouver une réponse de suite, la relation n'est pas dans l'affrontement. Les relations avec la hiérarchie, ma foi... elles sont les mêmes partout. Le social ne te protège pas de tomber sur un chef un peu spécial ou même des collègues!
Ensuite, c'est sûr que si tu as besoin de reconnaissance et d'être valorisée en permanence, le métier ne peut pas t'apporter cela.
Maintenant, tu as passé des tests, si tu es accepté dans une école, tu vas avoir 1 an de stage sur des terrains différents avec des publics différents... Ton parcours de formation peut t'amener à trouver la professionnelle que tu veux être. Quand on fait la formation d'ASS on reçoit des enseignements généraux, libre à toi ensuite de travailler là où tu te sens efficace pour les autres mais aussi pour toi. On est pas tous fait pour la polyvalence ou les publics en très grandes difficultés.
En tout cas, la formation ne pourra pas t'apporter un espace thérapeutique. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais lorsque tu seras confrontée au terrain, si tu constates que tu es en difficultés ou en souffrance, que les points que tu soulèves t'empêchent d'effectuer ton travail, tu peux aussi avoir la sagesse de dire "j'ai essayé, mais ce n'est pas ce métier là qu'il me faut". Des métiers relationnels il y en a plusieurs!
Je suis peut-être trop optimiste, mais je te conseillerais d'aller au bout de ta démarche, et de profiter de la formation et du terrain pour décider si tu peux être assistante sociale ou pas. Ce n'est vraiment pas un échec, bien au contraire! Dans ma promo, une fille est retournée dans son cursus de communication entamé avant la formation. L'important c'est d'être bien dans ce que tu fais.
Bon courage!
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isa
Re: questionnements sur ma capacité à devenir une bonne AS
Merci pour vos points de vue, finalement, cela me rassure, même si il y a du travail à faire encore.
Oui en effet, ma sensibilité apparait quand je suis dans l'affrontement. Cela peut me mettre en colère et après je culpabilise. Mais je ne "pleure" pas quand j'ai un témoignage difficile lorsque je reçoit les usagers de cette association. Là ça va, je parviens à me détacher, pour juste ecouter.
J'ai vraiment envie de faire ce metier et je commence un peu mieux à savoir ce qui me motive car il s'agit pour moi d'une réorientation.
Merci encore.
Oui en effet, ma sensibilité apparait quand je suis dans l'affrontement. Cela peut me mettre en colère et après je culpabilise. Mais je ne "pleure" pas quand j'ai un témoignage difficile lorsque je reçoit les usagers de cette association. Là ça va, je parviens à me détacher, pour juste ecouter.
J'ai vraiment envie de faire ce metier et je commence un peu mieux à savoir ce qui me motive car il s'agit pour moi d'une réorientation.
Merci encore.