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Jouepopine
Message non lu
par Jouepopine » 17 avr. 2011 16:13
Bonjour tout le monde,
J'aimerais qu'on m'éclaire sur une question qui m'a était posé lors de mon oral. Comment faire lorsqu'une personne refuse votre aide?
J'ai répondu que je ne savais pas et cette question m'interroge beaucoup actuellement.
Merci pour vos réponses

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Florence
Message non lu
par Florence » 17 avr. 2011 19:19
Bonjour,
Quand une personne refuse l'aide d'un travailleur social, on ne peut pas l'imposer ou l'obliger à faire quelque chose pour bénéficier de notre aide. Sauf dans le cas de ce qu'on appelle "aide contrainte" (qui porte bien son nom) et qui intervient suite à un passage devant un Juge : soit le suivi éducatif en AEMO* ordonnée par un juge des enfants (le + connu par les AS), mais c'est pareil pour les majeurs protégés par curatelle ou tutelle par le Juge des Tutelles ; ou encore pour les personnes sortants de prison et ayant un suivi SPIP* ordonné par le Juge d'applications des peines.
Mais quand on n'est pas dans le cadre d'une aide contrainte, la personne est libre de refuser notre aide, ou de ne pas voir les choses comme nous, même si on est persuadés que ce serait ce qu'il y a de mieux pour cette personne.
La seule chose qu'on peut faire, c'est lui rappeler qu'on reste à sa disposition si elle change d'avis. Eventuellement, on peut reproposer un rendez-vous pour 2 semaines plus tard, en espérant que la proposition d'aide "fasse son chemin" dans l'esprit de la personne. Mais on ne peut rien imposer ...
Et puis, il y a quelques cas intermédiaires avant l'aide contrainte, où on peut expliquer à la personne que si elle refuse la proposition d'aide, on sera peut-être amenée à faire un signalement, par exemple au Juge des enfants ... ce qui peut conduire à une situation d'aide contrainte. C'est un peu faire pression sur la personne, mais parfois, on peut se dire qu'elle va adhérer petit à petit à la proposition (exemples : la proposition d'une travailleuse familiale, ou un soutien éducatif, ou un suivi budgétaire)
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Florence
Message non lu
par Florence » 17 avr. 2011 19:34
Oups, j'ai cliqué "envoyer" en oubliant mes deux astérisques, pour définir deux sigles, que tu ne connais pas forcément :
* AEMO = aide éducative en milieu ouvert, c'est-à-dire à domicile. Action menée par un travailleur social (AS ou éduc), au sein d'une famille rencontrant des difficultés importantes dans la prise en charge et l'éducation des enfants.
* SPIP : service pénitentiaire d'insertion et de probation, où interviennent des conseillers d'insertion (certains sont de formation ASS), soit au sein de la prison pour préparer la sortie (recherche de logement, contacts famille ...) soit en extérieur, après la sortie sur suivi demandé par le Juge ou encore en "surveillance" de sortie sous bracelet élactronique.
Voilà, j'espère que ma réponse t'aura éclairée.
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...
Message non lu
par ... » 17 avr. 2011 21:34
le JAP n'ordonne pas, sa mission est l'execution des peines prononcées par le tribunal correctionnel...
les suivis sont stipulés a ce moment la... c'est pas le JAP qui fait cela.
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Jouepopine
Message non lu
par Jouepopine » 18 avr. 2011 18:18
Merci Florence pour ta réponse très complète elle le sera très précieuse et merci à "..." pour le complément d'information

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Florence
Message non lu
par Florence » 19 avr. 2011 23:07
@ ...
Oui, c'est vrai, les suivis SPIP peuvent être ordonnés au moment du jugement.
Mais ils peuvent aussi être ordonnés par le JAP, qui peut aménager la peine (c'est son boulot !) en cours de détention et prononcer un PSE (placement sous surveillance électronique) ... avec suivi SPIP en général !!
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...
Message non lu
par ... » 20 avr. 2011 08:06
le jap amenage la peine quand le tribunal prononce un 723-15...
et c dans ce cadre qu'un PSE peut etre prononcé. suite a l'enquete du spip.
l'amenagement de peine se fait en milieu ouvert egalement
en milieu fermé cela se fait dans le cadre de la NPAP, et depuis janvier la PSAP, et anciennes mesures (liberté conditionnelle etc...)
quant a la SEFIP c une modalité d'execution de la peine.
non le jap ne s'autosaisit pas de dossier.
c'est a la suite de jugement du tribunal correctionnel, je me repete...
les seuls cas c'est pour les suivis socio judiciaires, comme modalités a l'issue d'une detention pour les personnes condamnées avant la loi je sais plus quoi...
apres si le suivi ne s est pas tres bien passé il peut prolonger une mesure genre de SME... mais une fois encore ce n'est pas lui qui initie la mesure
son boulot c'est la mise en execution de la peine avec tout ce que cela implique (application, amenagement reduction de peine...)
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yves Coulombier
Message non lu
par yves Coulombier » 20 avr. 2011 15:58
Bonjour
Pour revenir au sujet, je me demande dans quelle mesure on peut appeler celà de l'aide lorsqu'elle est contrainte.
Aider qq'un à faire un truc qu'il ne veut pas faire peut ressembler à du fascisme qui même s'il est bien intentionné reste du fascisme.
Peut être que si on était plus à l'aise avec l'obligation, on n'aurait plus besoin d'appeler celà de l'aide.
C'est une déformation pro que de voir de l'aide partout dans ce qu'on fait. Peut être un reste de St Vincent de paul... Pareil pour la relation de confiance...
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