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Virée de stage (CCAS)
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Loulou
Re:
Apres un petite recherche, il paraitrait que c'est celui-là ...
"Pas de surenchère en bioéthique !
C’est chose faite. Le Gouvernement a déposé le 20 novembre à l’Assemblée nationale le nouveau « Projet de loi relatif à la bioéthique », et celui-ci devrait être examiné par une commission spéciale nommée à cet effet. Il était temps !
La première moitié de l’année 2009 avait été marquée en France par les « Etats généraux de la bioéthique ». Plusieurs rapports avaient été publiés, témoignant d’une réflexion approfondie. Des forums avaient permis à des citoyens choisis comme tels de s’informer, de prendre du recul, et de formuler des recommandations qui n’étaient pas dictées par une émotion passagère. Facultés de médecine, Espaces éthiques régionaux et diocèses de l’Eglise catholique avaient organisé de multiples rencontres. « Rarement des dispositions législatives auront été préparées en France par autant de consultations et avec une telle participation des citoyens », était-il possible d’écrire en décembre 2009 dans l’éditorial d’Etudes.
Dès lors, il n’était pas souhaitable d’attendre. La mémoire de ce qui s’était passé dans ces « Etats généraux » pouvait s’effacer, la sagesse qui marquait nombre des propositions formulées risquait d’être oubliée. Il ne s’agissait d’ailleurs que d’une révision de la « Loi relative à la bioéthique » adoptée en août 2004 dans un climat de relative sérénité, révision qui n’avait d’autre raison qu’une clause inscrite dans cette loi imposant un réexamen cinq ans après.
Le projet de loi s’en tient à une forme de relecture. Il évite toute surenchère. Il ne bouleverse pas la législation actuelle, garde l’esprit de la loi de 2004, et ne modifie celle-ci que sur ses marges. Ce qui ne signifie pas absence de changement important.
Un premier exemple, peu commenté jusqu’à présent. Il concerne la douloureuse question de la transmission intra-familiale d’une maladie génétique. La loi de 2004 prescrivait que toute personne chez qui on diagnostique une anomalie génétique grave pour laquelle existent des moyens de prévention ou de soins devait être invitée à avertir les membres de sa famille susceptibles d’être atteints de la même anomalie. La loi ajoutait que le fait pour la personne de ne pas transmettre l’information « ne peut servir de fondement à une action en responsabilité à son encontre ». Le projet de loi actuel supprime cette clause, et l’exposé des motifs précise que si la personne ne transmet pas l’information « les principes de droit commun de la responsabilité civile trouveront à s’appliquer ». Voilà en perspective bien des conflits familiaux, et des procès pour défaut d’information. N’est-il pas préférable de faire fond sur le dialogue médecin-patient, une aide apportée à ceux pour qui cette information serait difficile à communiquer, et un consentement obtenu après négociation ? De plus, qui décidera de ce qu’est en ce domaine un acte de « prévention » ? Le diagnostic prénatal suivi d’interruption de grossesse sera-t-il considéré comme tel, du fait qu’il évite la naissance d’un enfant atteint de l’anomalie ? Mais toute jurisprudence allant dans ce sens ne contredirait-elle pas le Code civil qui interdit toute pratique eugénique ? Questions délicates qu’auront à examiner la Commission spéciale, puis le Parlement.
Autre exemple de modification « à la marge » qui change nettement la législation. Dans la loi de 2004 comme dans le projet actuel, la recherche sur l’embryon humain suivie de la destruction de celui-ci est en principe interdite, mais ce principe est aussitôt assorti de dérogations. Dans la loi de 2004, une institution publique, l’Agence de la Biomédecine, est habilitée à autoriser de telles recherches, à condition qu’elles soient « susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs ». Le projet de loi actuel remplace le mot « thérapeutiques » par « médicaux ». Le critère est beaucoup plus flou et, interprété de façon large, il pourrait cautionner tout type de recherche présentant quelque garantie de sérieux. L’embryon humain deviendrait alors un matériau de recherches parmi d’autres !
N’obtiennent pas gain de cause ceux qui avaient fait campagne pour des transformations majeures de la législation, et tout spécialement pour l’acceptation de la gestation pour autrui. Sa légalisation est apparue trop contraire à nos principes de dignité humaine et d’indisponibilité du corps humain. Si elle avait été acceptée dans notre pays, elle aurait bouleversé notre droit de la filiation. Cela aurait finalement conduit à accepter toute forme d’assistance médicale à la procréation, au nom d’un « droit à l’enfant » peu soucieux du respect de celui-ci en son mode de venue au monde.
La question qui a suscité le plus de débats est celle de « l’accès à ses origines » de l’enfant conçu grâce à un apport de gamètes, sperme ou ovules, par un tiers extérieur au couple parental. Comment ne pas être sensible à la souffrance de ceux et celles qui, du fait de l’anonymat actuellement imposé par la loi, se jugent privés d’une partie de leur identité ? Le projet de loi prévoit l’accès à des données non-identifiantes, et la connaissance de l’identité même du tiers donneur à condition que celui-ci l’accepte. Ces demi-mesures ne supprimeront sans doute pas la plupart des frustrations, mais auront le grand inconvénient de renforcer dans l’imaginaire la place donnée à la personne qui a fait apport de ses gamètes. Il faudra que le Parlement tranche à propos d’une question qui n’a peut-être pas de bonne réponse. Ce qui devrait alerter sur un sujet rarement abordé, le caractère problématique de la pratique même de recours aux gamètes d’un tiers pour la conception d’un enfant.
L’objet du projet de loi reste donc limité : opérer une relecture de la loi de 2004 et apporter quelques modifications « à sa marge ». Mais le domaine abordé est si sensible que cette révision se révèle délicate, et que la Commission spéciale, puis le Parlement ne sont aucunement dispensés d’un examen très attentif des dispositions proposées.
Patrick Verspieren s.j."
http://www.revue-etudes.com/Societe/Pas ... e/45/13362
"Pas de surenchère en bioéthique !
C’est chose faite. Le Gouvernement a déposé le 20 novembre à l’Assemblée nationale le nouveau « Projet de loi relatif à la bioéthique », et celui-ci devrait être examiné par une commission spéciale nommée à cet effet. Il était temps !
La première moitié de l’année 2009 avait été marquée en France par les « Etats généraux de la bioéthique ». Plusieurs rapports avaient été publiés, témoignant d’une réflexion approfondie. Des forums avaient permis à des citoyens choisis comme tels de s’informer, de prendre du recul, et de formuler des recommandations qui n’étaient pas dictées par une émotion passagère. Facultés de médecine, Espaces éthiques régionaux et diocèses de l’Eglise catholique avaient organisé de multiples rencontres. « Rarement des dispositions législatives auront été préparées en France par autant de consultations et avec une telle participation des citoyens », était-il possible d’écrire en décembre 2009 dans l’éditorial d’Etudes.
Dès lors, il n’était pas souhaitable d’attendre. La mémoire de ce qui s’était passé dans ces « Etats généraux » pouvait s’effacer, la sagesse qui marquait nombre des propositions formulées risquait d’être oubliée. Il ne s’agissait d’ailleurs que d’une révision de la « Loi relative à la bioéthique » adoptée en août 2004 dans un climat de relative sérénité, révision qui n’avait d’autre raison qu’une clause inscrite dans cette loi imposant un réexamen cinq ans après.
Le projet de loi s’en tient à une forme de relecture. Il évite toute surenchère. Il ne bouleverse pas la législation actuelle, garde l’esprit de la loi de 2004, et ne modifie celle-ci que sur ses marges. Ce qui ne signifie pas absence de changement important.
Un premier exemple, peu commenté jusqu’à présent. Il concerne la douloureuse question de la transmission intra-familiale d’une maladie génétique. La loi de 2004 prescrivait que toute personne chez qui on diagnostique une anomalie génétique grave pour laquelle existent des moyens de prévention ou de soins devait être invitée à avertir les membres de sa famille susceptibles d’être atteints de la même anomalie. La loi ajoutait que le fait pour la personne de ne pas transmettre l’information « ne peut servir de fondement à une action en responsabilité à son encontre ». Le projet de loi actuel supprime cette clause, et l’exposé des motifs précise que si la personne ne transmet pas l’information « les principes de droit commun de la responsabilité civile trouveront à s’appliquer ». Voilà en perspective bien des conflits familiaux, et des procès pour défaut d’information. N’est-il pas préférable de faire fond sur le dialogue médecin-patient, une aide apportée à ceux pour qui cette information serait difficile à communiquer, et un consentement obtenu après négociation ? De plus, qui décidera de ce qu’est en ce domaine un acte de « prévention » ? Le diagnostic prénatal suivi d’interruption de grossesse sera-t-il considéré comme tel, du fait qu’il évite la naissance d’un enfant atteint de l’anomalie ? Mais toute jurisprudence allant dans ce sens ne contredirait-elle pas le Code civil qui interdit toute pratique eugénique ? Questions délicates qu’auront à examiner la Commission spéciale, puis le Parlement.
Autre exemple de modification « à la marge » qui change nettement la législation. Dans la loi de 2004 comme dans le projet actuel, la recherche sur l’embryon humain suivie de la destruction de celui-ci est en principe interdite, mais ce principe est aussitôt assorti de dérogations. Dans la loi de 2004, une institution publique, l’Agence de la Biomédecine, est habilitée à autoriser de telles recherches, à condition qu’elles soient « susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs ». Le projet de loi actuel remplace le mot « thérapeutiques » par « médicaux ». Le critère est beaucoup plus flou et, interprété de façon large, il pourrait cautionner tout type de recherche présentant quelque garantie de sérieux. L’embryon humain deviendrait alors un matériau de recherches parmi d’autres !
N’obtiennent pas gain de cause ceux qui avaient fait campagne pour des transformations majeures de la législation, et tout spécialement pour l’acceptation de la gestation pour autrui. Sa légalisation est apparue trop contraire à nos principes de dignité humaine et d’indisponibilité du corps humain. Si elle avait été acceptée dans notre pays, elle aurait bouleversé notre droit de la filiation. Cela aurait finalement conduit à accepter toute forme d’assistance médicale à la procréation, au nom d’un « droit à l’enfant » peu soucieux du respect de celui-ci en son mode de venue au monde.
La question qui a suscité le plus de débats est celle de « l’accès à ses origines » de l’enfant conçu grâce à un apport de gamètes, sperme ou ovules, par un tiers extérieur au couple parental. Comment ne pas être sensible à la souffrance de ceux et celles qui, du fait de l’anonymat actuellement imposé par la loi, se jugent privés d’une partie de leur identité ? Le projet de loi prévoit l’accès à des données non-identifiantes, et la connaissance de l’identité même du tiers donneur à condition que celui-ci l’accepte. Ces demi-mesures ne supprimeront sans doute pas la plupart des frustrations, mais auront le grand inconvénient de renforcer dans l’imaginaire la place donnée à la personne qui a fait apport de ses gamètes. Il faudra que le Parlement tranche à propos d’une question qui n’a peut-être pas de bonne réponse. Ce qui devrait alerter sur un sujet rarement abordé, le caractère problématique de la pratique même de recours aux gamètes d’un tiers pour la conception d’un enfant.
L’objet du projet de loi reste donc limité : opérer une relecture de la loi de 2004 et apporter quelques modifications « à sa marge ». Mais le domaine abordé est si sensible que cette révision se révèle délicate, et que la Commission spéciale, puis le Parlement ne sont aucunement dispensés d’un examen très attentif des dispositions proposées.
Patrick Verspieren s.j."
http://www.revue-etudes.com/Societe/Pas ... e/45/13362
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chloé
Re:
Non mais j'hallucine...En quoi le fait que quelqu'un soit religieux l'empêche d'être capable de relayer des informations, avoir un esprit critique, réfléchir sur des sujets de société,...?
Sous prétexte que ce monsieur est prêtre, sa parole devrait être censurée chez les travailleurs sociaux car il ne peut faire que du prosélytisme?
Je suppose donc, pour ceux qui trouvent qu'on ne peut relayer un tel article sous prétexte que l'auteur est religieux, que vous ne vous refusez aussi de parler du rapport sur le mal-logement de la fondation Abbé Pierre... Ben oui, c'était un abbé, tout ce qu'il a pu dire et faire doit donc rester loin de nos oreilles, ainsi que les actions de la fondation éponyme... Je suppose aussi que le Secours Catholique ne fait pas, n'a jamais et ne fera jamais partie de vos partenaires, vu qu'il s'agit d'une asso catho...
Non mais sérieux, il faudrait vraiment que certains revoient leur définition de la laïcité, ça n'a jamais voulu dire qu'il fallait supprimer les religions et empêcher les croyants de s'exprimer sur des sujets de société.
Sous prétexte que ce monsieur est prêtre, sa parole devrait être censurée chez les travailleurs sociaux car il ne peut faire que du prosélytisme?
Je suppose donc, pour ceux qui trouvent qu'on ne peut relayer un tel article sous prétexte que l'auteur est religieux, que vous ne vous refusez aussi de parler du rapport sur le mal-logement de la fondation Abbé Pierre... Ben oui, c'était un abbé, tout ce qu'il a pu dire et faire doit donc rester loin de nos oreilles, ainsi que les actions de la fondation éponyme... Je suppose aussi que le Secours Catholique ne fait pas, n'a jamais et ne fera jamais partie de vos partenaires, vu qu'il s'agit d'une asso catho...
Non mais sérieux, il faudrait vraiment que certains revoient leur définition de la laïcité, ça n'a jamais voulu dire qu'il fallait supprimer les religions et empêcher les croyants de s'exprimer sur des sujets de société.
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poulette92
Re:
d'accord avec toi chloé je suis assez choquée du manque de tolérance. la France est un pays qui a vraiment un problème avec la laïcité...
je n'ai pas lu l'article, mais je tenais à dire que quoi qu'il arrive je soutiens l'étudiante dans le fait qu'on ne l'a pas laissé s'exprimer, tout de suite être virée c'est du grand n'importe quoi, pour moi la tyrannie de la pensée unique. je ne sais pas de quel centre de formation tu viens mais ce serait bon à savoir, moi je suis en troisième année et j'ai aussi remarqué en formation à quel point nous sommes surveillés dans nos opinions,pour ma part j'ai toujours fait très attention, il faut vraiment rentrer dans le moule c'est pénible et dommage!
bon courage à toi en tout cas, jespère que tu aura gain de cause, ce serait bien de te faire soutenir par ta promo ça peutfaire bouger les choses.
je n'ai pas lu l'article, mais je tenais à dire que quoi qu'il arrive je soutiens l'étudiante dans le fait qu'on ne l'a pas laissé s'exprimer, tout de suite être virée c'est du grand n'importe quoi, pour moi la tyrannie de la pensée unique. je ne sais pas de quel centre de formation tu viens mais ce serait bon à savoir, moi je suis en troisième année et j'ai aussi remarqué en formation à quel point nous sommes surveillés dans nos opinions,pour ma part j'ai toujours fait très attention, il faut vraiment rentrer dans le moule c'est pénible et dommage!
bon courage à toi en tout cas, jespère que tu aura gain de cause, ce serait bien de te faire soutenir par ta promo ça peutfaire bouger les choses.
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vovonne
Re:
Bonsoir chloé,
Je comprends tes propos mais la société française est laïque.
Pour réussir en formation et professionnellement, même si on est catho, il faut afficher un esprit laïc ainsi on fait preuve de distance professionnelle.
Après les politiques sont libres de prendre en compte l'avis d'un prêtre. Mais nous en tant qu'étudiantes ou professionnelles nous devons avoir un positionnement laïc si nous voulons servir professionnellement tout le monde, en tant qu'assistante de service social.
Je comprends tes propos mais la société française est laïque.
Pour réussir en formation et professionnellement, même si on est catho, il faut afficher un esprit laïc ainsi on fait preuve de distance professionnelle.
Après les politiques sont libres de prendre en compte l'avis d'un prêtre. Mais nous en tant qu'étudiantes ou professionnelles nous devons avoir un positionnement laïc si nous voulons servir professionnellement tout le monde, en tant qu'assistante de service social.
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mouais
Re:
on ne sait rien de cette situation douteuse, sur le fond. On a qu'un son de cloche... et le pays n'a pas de problème avec la laïcité, il a un problème avec ce que les politiques au pouvoir en font, qui est de s'en servir contre des catégories de population, et au nom de celle-ci. nuance
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Aurel
Re: Virée de stage (CCAS)
Neutralité ne signifie pas ingorance. Je ne vois pas en quoi cela est choquant de transmettre un article à ses collègues...Peu importe l'article...On peut transmettre des articles de journaux de gauche, de droite, jésuites, catholique..peu importe. L'important c'est d'avoir accès à l'information!!! Je trouve l'attitude du CCAS et de ton école inadmissible! On nous apprend à aller chercher des sources même si ces sources sont contraires à nos valeurs! On ne doit lire que les ASH alors? C'est ça? C'est ça la neutralité? Je te conseille de transmettre ton histoire à des radios, des journaux...
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chloé
Re:
Mais justement vovonne, laic ne veut pas dire antireligieux! Au contraire ça veut dire qu'on considère les personnes indépendamment de leur opinion religieuse!
Si on devait supprimer tout l'apport des personnes croyantes juste parce que "on ne rien avoir à faire avec la religion", on serait mal barrés...
La vraie laicité, ce serait d'arrêter de discréditer ou d'acclamer un discours juste parce qu'il est tenu par un religieux ou un athé.
Personnellement je suis athée, ce n'est pas pour autant que je vais refuser de lire un article qui a été écrit par un prêtre ou un croyant. Et parfois même je vais trouver ça très intéressant, voir être d'accord avec leur analyse! J'ai eu une expérience de stage où une partenaire importante était une religieuse, qui avait créer un asso et qui s'investissait beaucoup auprès de personnes sans logement ou démunies. Et elle ne faisait aucun prosélytisme religieux.
De plus, je suis d'accord avec Aurel, l'information est quelque chose de primordial, et pour être vraiment informés il faut aussi l'être de ce qu'il se dit dans des milieux avec lesquels on est pas d'accord. On peut lire un article et le faire partager tout en critiquant le contenu.
Si on devait supprimer tout l'apport des personnes croyantes juste parce que "on ne rien avoir à faire avec la religion", on serait mal barrés...
La vraie laicité, ce serait d'arrêter de discréditer ou d'acclamer un discours juste parce qu'il est tenu par un religieux ou un athé.
Personnellement je suis athée, ce n'est pas pour autant que je vais refuser de lire un article qui a été écrit par un prêtre ou un croyant. Et parfois même je vais trouver ça très intéressant, voir être d'accord avec leur analyse! J'ai eu une expérience de stage où une partenaire importante était une religieuse, qui avait créer un asso et qui s'investissait beaucoup auprès de personnes sans logement ou démunies. Et elle ne faisait aucun prosélytisme religieux.
De plus, je suis d'accord avec Aurel, l'information est quelque chose de primordial, et pour être vraiment informés il faut aussi l'être de ce qu'il se dit dans des milieux avec lesquels on est pas d'accord. On peut lire un article et le faire partager tout en critiquant le contenu.