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burning out au bout de 4 mois de poste...

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nouvelleASS

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par nouvelleASS » 24 févr. 2010 21:35

Je comprends un peu ton sentiment et ta déception Jo. Je suis diplomée depuis peu (été 2009) et je partage un peu ton point de vu même si c'est peut être un peu différent.
Je suis à la CAF. Je pense que plusieurs paramètres sont à prendre en compte ds ma situation:
- C'est clair que la notion de rentabilité est largement palpable, on sent qd même une pression, on se demande parfois même ou est ce qu'on retrouve le travail social ds tt ça et on se retrouve t'on du coup...

-Je pense aussi manquer clairement d'expérience et surtout de connaissances (je n'ai jamais fait de stage à la CAF et c'est franchement pas facile. J'ai l'impression qu'il faut savoir une quantités de choses (droit commun entre autre) et c'est fatiguant parfois.

-J'ai tendance à trouver que le travail est souvent trop administratif (mes stage étaient ds l'éducatif CHRS et PJJ sauf 1ere année CG)

-Je me sent souvent seule, même si en principe on me répond et on m'explique si je demande des explications. Les séances "d'analyse de pratique "me manquent.

Je me dit que je ne ferai sûrement pas ma carrière là bas, car au fond je suis AS avc un versant éducatif+++ et même si on peut introduire l'éducatif ds la pratique
c'est qd même limité à la CAF (où je trouve qu'on est souvent limité à l'instruction de demandes d'aides fi, dans le cadre de l'individuel biensur).
En même tps je me dis que j'au une chance énorme d'avoir été aussi rapidement titularisé (j'ai fais 3 mois de remplacement sur un territoire et j'ai postulé pr un CDI "en renfort/appui", j'ai été prise et j'ai changé de territoire. Avec ce poste de "volant" mes capacités d'adaptation sont mises à l'épreuve. En même tps je n'ai pas eu d'autres propositions, même pas en CDD! Il y a pas mal davantage à être là ou je suis...

Je me dis que ça devrait aller mieux ds quelques mois (j'aurai déjà plus confiance en moi et acquis de l'expérience), mais je guette les offres d'emploi pr être ds un champ plus spécialisés, plus humain et ds lequel je me retrouverai davantage.

Je trouve ça intéressant d'échanger avc d'autres professionnels. En tout cas bon courage pr ceux et celles qui passent par là!

Jo

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par Jo » 07 mars 2010 23:17

Oui Clo2 je pense également que le terme burn out est un peu fort. De plus, je ne suis absolument pas prête à recevoir une étudiante pour en parler... Et je ne pense pas non plus que cela serait pertinent...

marion

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par marion » 08 mars 2010 17:36

Bonjour à tous!

Je trouve ce sujet fort interessant, et je suis contente de constater que d'autres jeunes pros rencontrent les mêmes difficultés que moi! je suis diplomée depuis 2008.
Je travaille actuellement dans un établissement médico-social, je suis la seule AS et c'est loin d'être facile tous les jours! J'y bosse depuis 6 mois et il m'est toujours compliqué de faire ma place! Je m'investis beaucoup, j'essaye de rendre mon travail et mes missions les plus visibles possibles...mais c'est vraiment compliqué. Aucun chef de service n'est travailleur social donc pour se faire entendre dans une équipe de plus de 100 personnes...c'est chaud. d'autant plus que les 3/4 des chefs de services ne voient pas l'utilité d'un poste d'AS malgré tout le travail en équipe, les concertations que l'on a au quotidien!!
Donc je pense que pour faire sa place dans une équipe, il faut aussi que celle-ci nous permette de faire notre place.
Enfin bref...il faut s'accrocher...
Bon courage à tous

lizz

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par lizz » 08 mars 2010 19:53

a trop bruler de l'interieur on s'epuise...

pour moi il y a deux questions a se poser :

est ce soit qui s'impose une exigeance professionnelle importante
ou est ce le travail en lui meme qui a perdu de son sens..

l'un et l'autre me direz vous !

je copie colle un article et vous souhaite un bon courage


LE BURNOUT
novembre 2002.

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1. Définition

Le terme en français qui traduit le mieux burnout est certes « épuisement professionnel ». Il s’agit d’un épuisement physique, émotif et mental au travail qui est caractérisé par un sentiment d’impuissance, d’une vision négative de soi et des autres, duquel découle une impression d’échec, d’insatisfaction. Expressions similaires : se sentir brûlé, avoir le cœur de moins en moins à l’ouvrage. Le burnout est essentiellement relié au monde du travail.

2. Origine du terme « burnout »

Le terme burnout est apparu dans la littérature scientifique en 1974. Il a sans doute toujours existé, mais n’a pas dû être identifié auparavant. Les Japonais l’appel « karoshi ». A l’heure actuelle, l’efficacité et la réussite imposent des lois quasi tyraniques. La compétition, le positionnement de son sur-moi par rapport aux autres, engendrent, à un moment donné, tous ces effets négatifs.

3. Causes

L’exagération de l’information, par exemple via les médias, annonçant les difficultés financières d’une entreprise. Le personnel sera bien souvent prévenu par le journal parlé. Ce qui provoque frustration et désintérêt face au travail chez l’ensemble des travailleurs employés au sein de cette entreprise. Le système social actuel étant très normatif, il a tendance à étouffer l’individu. La sécurité de l’emploi, les plans de retraites avantageux, peuvent rendre les individus réellement prisonniers de leur travail. La peur de l’insécurité, le manque d’audace pour une démarche visant à changer d’emploi, créant la peur, de véritables pressions sont ainsi exercées sur les travailleurs, ce qui peut contribuer à un épuisement au travail. Mauvaise coordination au sein d’une organisation, trop de niveaux hiérarchiques avec une mauvaise communication, mauvaises définitions ou manque de description de fonction. Tout ceci tend à rendre les efforts de certains travailleurs inutiles, qui en arrivent à s’interroger sur leur place au sein de l’entreprise. Les attentes individuelles du travailleur peuvent être contrariées par toutes sortes de facteurs : manque d’appréciation, absence d’encouragement, manque de reconnaissance de valeur du travail fourni, exigences de rendement trop élevées, les conflits interpersonnels. Les conditions de travail, lieux de travail désagréables, mauvaise foi et l’arbitraire de l’employeur, les réductions budgétaires, la surcharge de travail, la perte de privilèges, etc. sont des raisons qui peuvent contribuer au développement d’un burnout chez certains individus.

4. Caractéristiques

Un épuisement émotionnel et physique, l’impression d’être vidé. A peine l’énergie nécessaire pour mener leur mission, et pas question de faire quoi que ce soit en dehors. Sentiments sombres et frustrations. Ceux qui en sont victimes se rendent compte qu’ils ne sauront pas continuer ainsi. Se traduit par de la dépression, sentiment d’impuissance, des crises de larmes, susceptibilité et crises d’angoisse. Au niveau physique : maux d’estomac, épuisement général, migraines. Se montrent cyniques et asociales, envers collègues, familles et amis. Une tendance à rompre tout contact social. Sensation de ne plus satisfaire aux attentes professionnelles. Cercle vicieux : baisse de l’estime personnelle, manque d’assurance, pessimiste et mauvaises prestations au travail.

5. Symptômes

Envie de ne pas être au travail en permanence. Trop de travail : pression, stress, fatigue. Travailler sous son potentiel, amène la frustration. Accomplissement d’un travail que vous détestez. Impression que le temps n’avance pas. Difficultés de concentration. Estime de soi très basse. Se renferment sur elles-mêmes et culpabilisent. Ne pas savoir affronter une journée de travail, dans certains cas, vomissements au réveil, à l’idée d’aller au travail (stade avancé).

6. Processus

· Enthousiasme · Signes avant-coureurs d’un comportement d’ « ascenseur » · Surdose d’énergie · Hautes espérances et attentes irréalistes face au travail · Donne toute son énergie à son employeur · Rapporte du travail à domicile · Travaille hors des heures, six jours semaines, parfois sept. · Se dépense corps et âme à son travail · Stagnation · Comportement d’ascenseur remplacé par perte de satisfaction au travail... · Prend conscience que travail ne suffit pas à répondre à tous les besoins de la vie professionnelle · Expériences et désirs face au travail plus comblé à son goût · Prise de conscience que salaire, heures de travail et développement d’une carrière deviennent préoccupations moins importantes · Constat que trop donné à son travail par rapport aux attentes personnelles · Frustration · La personne atteinte se voit brûlée et arrive au stade chronique. Symptômes permanents de fatigue, mauvaise humeur et déprime. · Devient irascible pour des riens et coupe tout contact social avec ses collègues · Remise en question de sa capacité personnelle à fournir un bon travail · Doute intérieur, prise de conscience d’un échec personnel · Problèmes émotifs, physiques et comportementaux · Profonde frustration, fonctionnement difficile, symptômes aigus d’échec, traduction d’une crise permanente. · Apathie · Certains brûlés, motivés surtout par un énorme besoin de sécurité, s’accrochent avec énergie à l’emploi qui offre une sécurité et un régime de retraite avantageux. · Lorsque la déprime consécutive à l’épuisement s’est installée, l’intervention thérapeutique s’impose. · La personne en burnout essaie : contrer la frustration quotidienne par un mécanisme de défense ; être stimulée par de l’aide et de s’impliquer ; d’avoir une position sécurisante qui compense la perte de satisfaction ; d’établir un mécanisme pour éviter les défis et contacts autour d’elle ; de se détacher émotionnellement et progressivement face à la frustration ; d’éviter la routine qui peut aboutir à la dépression profonde.

7. Conséquences sur la personne

Perte de confiance et mise en place de la méfiance. Isolation sur le lieu de travail, en cas d’aggravation, isolement social. Problèmes de santé : migraines, nausées, troubles nerveux. Maladie professionnelle non reconnue, trois éléments sont liés à l’épuisement professionnel : conflits de rôle, manque de définition des rôles et surplus de travail ;

LU :L’élément central de ces épuisements est la disproportion entre les exigences du travail et les besoins personnels. C’est comparable à un élastique sur lequel on aurait trop tiré : il perd son élasticité.

Ce qui donne une déduction : l’épuisement n’est donc pas uniquement lié au travail.

8. Professions à risque

Les professions basées sur la relation d’aide (travail social, criminologie, psychologie, soins aux malades, etc.) sont les plus associées à l’épuisement professionnel.

9. Comment éviter ou prévenir cet état

· Faites une chose à la fois · Apprenez à planifier · Cherchez à découvrir ce qui importe dans votre vie · Apprenez à dire NON · Ecoutez-vous · Faites de l’exercice · Ne pas se tracasser, mais agir · Evitez le perfectionnisme · Soyez vous-même · Faites des choses agréables et sociables · RIEZ !

marion

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par marion » 09 mars 2010 11:49

fraichement diplomé de cet été, je partage ton point de vue, j'exerce a l'éducation nationale et m'intégrer dans l'établissment scoalire est très difficile avec une principale qui ne me parle pas des situations, fait des signalement sans m'en parler, m'oblige a faire des heures sup sans pouvoir les récpérer...mon moral est aussi au plus bas, ce qui me rassure c'est que mon contrat s'arrete en juin et je cherche un autre poste en espérant plus de reconnaissance...courage a tous

pierre

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par pierre » 09 mars 2010 14:29

depuis quand une principale de collège peut imposer à une as de faire des heures sup ? ta conseillère technique est au courant ? voilà peut-être un motif de burn out à la longue : obtempérer aux ordres d'un chef qui n'est pas le sien ! courage

Jo

Re: burning out au bout de 4 mois de poste...

Message non lu par Jo » 26 nov. 2011 15:53

Merci Lizz pour ce message.

Deux ans plus tard... Je souhaite changer de métier...

Laur-b

Re:

Message non lu par Laur-b » 28 nov. 2011 13:02

Bonjour Jo,
tu dis que tu songes à changer de métier aujourd'hui. Peux tu nous en dire plus? Est ce le métier en lui-même qui ne correspond pas à tes attentes? as tu essayé d'exercer dans différentes institutions?
Vers quoi envisages tu de te réorienter?
Bon courage pour ce changement de vie.

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