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accompagner un usager chez son médecin?
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pauline
accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour,
voila je suis un peu perdue...je suis assistante sociale du personnel. depuis maintenant 6 mois je suis régulièrement sollicité par le service ressources humaine pour un agent qui est très régulièrement absent de son travail et cela sans donner d’arrêt maladie (enfaite il ne prend pas rendez vous avec son médecin et c'est moi qui le fait a sa place..sinon il ni aurai jamais été et aurai été en procédure disciplinaire). cette personne est pour moi dépressive (je ne suis pas médecin mais six mois qu'il me dit pleurer car sa mère est décédé) de plus il s’isole et ne veut voir personne. après plusieurs rendez vous avec lui je lui est demander s'il ne voudrai pas rencontrer un psychologue, il refuse. et la je suis démunie, je ne vois pas quoi faire. et maintenant le service ressources humaines me demande de l'accompagner chez son médecin pour être sur d'avoir son arrêt maladie...que pensez vous? est-il le rôle et surtout la place pour une assistante social que d'accompagner un usager jusqu’à son médecin? (presque par la main quoi!)
voila je suis un peu perdue...je suis assistante sociale du personnel. depuis maintenant 6 mois je suis régulièrement sollicité par le service ressources humaine pour un agent qui est très régulièrement absent de son travail et cela sans donner d’arrêt maladie (enfaite il ne prend pas rendez vous avec son médecin et c'est moi qui le fait a sa place..sinon il ni aurai jamais été et aurai été en procédure disciplinaire). cette personne est pour moi dépressive (je ne suis pas médecin mais six mois qu'il me dit pleurer car sa mère est décédé) de plus il s’isole et ne veut voir personne. après plusieurs rendez vous avec lui je lui est demander s'il ne voudrai pas rencontrer un psychologue, il refuse. et la je suis démunie, je ne vois pas quoi faire. et maintenant le service ressources humaines me demande de l'accompagner chez son médecin pour être sur d'avoir son arrêt maladie...que pensez vous? est-il le rôle et surtout la place pour une assistante social que d'accompagner un usager jusqu’à son médecin? (presque par la main quoi!)
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ChapiChapo
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Ça ne me choque pas. Si matériellement tu peux le faire, on peux penser que c'est pour améliorer la situation de la personne car elle n'est plus en mesure de faire cette démarche. Et concrètement j'imagine que si tu fais ces démarche c'est que monsieur est socialement isolé et que peut être il n'entretenait de liens interpersonnels qu'avec sa mère. D'où cet accablement peut-être. Les gens sont parfois dans l'incapacité d'agir de leur propre chef, cloîtrés dans leur souffrance. Quelqu'un doit bien les porter, les prendre par la main oui... pour tenter de réamorcer une dynamique. La question d'un accompagnement psy est la bienvenue. Il a refusé mais c'est souvent le cas dans ces situations. Néanmoins l'idée est entré. Elle fera son chemin et tu lui en reparleras petit à petit. Tu te sens démunie parce que tu ne trouves pas de solutions concrètes qui lui permettraient d'aller mieux tout de suite... cependant, je crois qu'un travailleur social doit savoir de temps en temps "ne rien faire". Ce sont des situations qui demandent du temps. Ne rien faire, ça ne veut pas dire laisser tomber, c'est rester dans l'écoute, admettre qu'il n'y a pas de solution miracle, que tu as toi des dispositifs qui te permettent de l'accompagner dans le soin qu'il a refusé. a partir de là admettre qu'au delà de ça tu n'as pas de solutions et que tu es impuissante face à sa détresse. La question du tiers intervenant tu pourras le travailler dans ce temps creux où aucune démarche n'est enclenchée si ce n'est l'écoute dans un échange où tu pourras lui dire que tu t'inquiètes pour lui, ou pour sa situation. Ce n'est pas tabou de dire ça.
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Iris
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour,
Moi non plus ça ne me choque pas du tout, c'est comme accompagner faire une démarche en Mairie. Parfois certaine personne ont besoin d'être porter pendant un temps avant de devenir autonome.
Moi non plus ça ne me choque pas du tout, c'est comme accompagner faire une démarche en Mairie. Parfois certaine personne ont besoin d'être porter pendant un temps avant de devenir autonome.
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carole
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Peut-être que tu peux lui proposer et s'il ne veut pas il refusera ou "oubliera" le RDV. Après n'insiste pas... Et par contre, une fois que tu l'a accompagné chez le médecin, je pense qu'il vaut mieux que tu ne l'attendes pas et que tu le laisses rentrer chez lui seul, pour pas qu'il ne sente une "pression" si tu es dans la salle d'attente...
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Romain
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour Pauline ,
TU soulèves la question des limites de l'AS.
On est sensé ne pas faire à la place de la personne (on n'est pas tuteur) , de respecter les choix et rythme de la personne .
Sauf en situation de danger ou de risque de l'être , protection de l'enfance ou personnes vulnérables .
IL se met en danger dans le sens où s'il perd son emploi il perd ses revenus , ne pourra plus payer ses factures , son loyer , sera expulser de son logement , à la rue etc et clochard , dans un scénario catastrophique.
A toi d'évaluer la vulnérabilité de la personne . Tu penses qu'il est en dépression, qu'il n'est pas en capacité de réagir sans aide à ce jour. Il faut qu'un médecin ou un psy pose le diagnostic.
Comme ça t'as été dit , il faut du temps. Le deuil est parfois long. Avec des entretiens , des VAD , tu peux peut être réussir à le remobiliser . Pourquoi pas une VAD avec un psy d'un CMP par exemple ? Tu lui demandes s'il est ok bien sur . Et t'avises par la suite .
Tu lui demandes autrement si tu peux demander à un médecin de passer . Dans ce cas tu lui demandes d'appeler SOS médecin , avec ou sans toi si t'as l'occasion d'être là . Des antidépresseurs pourront peut être aider , si le psychosocial ne le permet pas .
Ce qui est urgent pour lui c'est d'éviter de perdre son emploi. Est ce que le conseil de discipline peut aboutir à un licenciement ? renseigne toi sur les tenants et les aboutissants , et informe Monsieur de tout ça . Montre lui les enjeux d'un certificat médical pour lui.
En cas de conseil disciplinaire , il faudra argumenter sur son état santé et le décès de sa mère (secret pro attention) .
Vois aussi s'il y a des personnes ressources autour de lui et si tu peux les contacter .
Une personne en deuil passe par plusieurs phases . La colère d'abord , puis l'état dépressif , avec de l'écoute , on arrive ensuite à remobiliser la personne lorsqu'elle arrive à retrouver un nouveau "système" en plaçant la personne perdue à une autre place dans sa vie .
Inscrit le sur meetic aussi ! je plaisante .
dans tous les cas, tu n'as pas de culpabilité à avoir sur ce qu'il arrivera à la personne , on ne pas toujours ... informe le monsieur de tout ça , et la visite d'un médecin à domicile pour faire le certif sera déjà pas mal . LA suite lui appartient.
TU soulèves la question des limites de l'AS.
On est sensé ne pas faire à la place de la personne (on n'est pas tuteur) , de respecter les choix et rythme de la personne .
Sauf en situation de danger ou de risque de l'être , protection de l'enfance ou personnes vulnérables .
IL se met en danger dans le sens où s'il perd son emploi il perd ses revenus , ne pourra plus payer ses factures , son loyer , sera expulser de son logement , à la rue etc et clochard , dans un scénario catastrophique.
A toi d'évaluer la vulnérabilité de la personne . Tu penses qu'il est en dépression, qu'il n'est pas en capacité de réagir sans aide à ce jour. Il faut qu'un médecin ou un psy pose le diagnostic.
Comme ça t'as été dit , il faut du temps. Le deuil est parfois long. Avec des entretiens , des VAD , tu peux peut être réussir à le remobiliser . Pourquoi pas une VAD avec un psy d'un CMP par exemple ? Tu lui demandes s'il est ok bien sur . Et t'avises par la suite .
Tu lui demandes autrement si tu peux demander à un médecin de passer . Dans ce cas tu lui demandes d'appeler SOS médecin , avec ou sans toi si t'as l'occasion d'être là . Des antidépresseurs pourront peut être aider , si le psychosocial ne le permet pas .
Ce qui est urgent pour lui c'est d'éviter de perdre son emploi. Est ce que le conseil de discipline peut aboutir à un licenciement ? renseigne toi sur les tenants et les aboutissants , et informe Monsieur de tout ça . Montre lui les enjeux d'un certificat médical pour lui.
En cas de conseil disciplinaire , il faudra argumenter sur son état santé et le décès de sa mère (secret pro attention) .
Vois aussi s'il y a des personnes ressources autour de lui et si tu peux les contacter .
Une personne en deuil passe par plusieurs phases . La colère d'abord , puis l'état dépressif , avec de l'écoute , on arrive ensuite à remobiliser la personne lorsqu'elle arrive à retrouver un nouveau "système" en plaçant la personne perdue à une autre place dans sa vie .
Inscrit le sur meetic aussi ! je plaisante .
dans tous les cas, tu n'as pas de culpabilité à avoir sur ce qu'il arrivera à la personne , on ne pas toujours ... informe le monsieur de tout ça , et la visite d'un médecin à domicile pour faire le certif sera déjà pas mal . LA suite lui appartient.
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sarah
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour,
Je suis en première année et je trouve votre discussion super interessante et la question des fameuses limites me pose de nombreuses questions! Ne pensez-vous pas que le professionnel est aussi là pour donner un coup de fouet et comme le dit Chapi Chapo réamorcer une dynamique? Car dans la théorie on nous parle d'autonomie, de respect du rythme et des choix de la personne mais sur le terrain, au quotidien, est-ce toujours le cas? Est-ce toujours possible? Et enfin est-ce que le fait "d'attendre que la personne soit prête", si je peux le dire comme ça, est forcément la meilleure des choses à court, moyen ou long terme?
Je suis en première année et je trouve votre discussion super interessante et la question des fameuses limites me pose de nombreuses questions! Ne pensez-vous pas que le professionnel est aussi là pour donner un coup de fouet et comme le dit Chapi Chapo réamorcer une dynamique? Car dans la théorie on nous parle d'autonomie, de respect du rythme et des choix de la personne mais sur le terrain, au quotidien, est-ce toujours le cas? Est-ce toujours possible? Et enfin est-ce que le fait "d'attendre que la personne soit prête", si je peux le dire comme ça, est forcément la meilleure des choses à court, moyen ou long terme?
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Romain
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour Sarah ,
Tu pointes des réalités de terrain effectivement.
En tant qu'assistant social , on a une déontologie qui nous dirige vers un certain positionnement professionnel.
On ne doit pas faire à la place de la personne si celle ci ne veut pas .
Bien entendu , si elle ne peut pas (personnes âgées , personnes handicapées ...) à cause d'un problème de mobilité , tu aider directement la personne à faire .
Mais comme je l'ai dit , on n'est pas tuteur , et on est soumis au secret professionnel.
Il y a des procédures particulières qui existent et qui entrent dans le champs du juridique lorsque l'on rencontre des personnes vulnérables en situation de danger .
Je te donne un exemple :
Une personne tombe malade et perd son emploi , en incapacité de retrouver un autre travail pour gagner sa vie. Elle ne fait aucune démarche (dépression etc ) . Tu l'as rencontre un jour , et tu lui proposes de faire un dossier Allocation adultes handicapées à la MDPH. La personne ne veut pas , elle ne veut pas se faire osculter par un médecin conseil et être considéré pour une personne handicapée, avoir une carte d'invalidité. Elle te dit que ça ira , qu'elle demandera à ses parents et des proches de l'aider financièrement, qu'elle a un peu d'économie.
Est ce que tu insistes pour ouvrir son droit à l'AAH , en pensant qu'elle a tort , qu'il faut qu'elle soit reconnue par la MDPH et ait l'AAH ? Ou bien tu la laisses , tu lui donnes le temps à la réflexion , elle décide de sa vie ... ?
Tu pointes des réalités de terrain effectivement.
En tant qu'assistant social , on a une déontologie qui nous dirige vers un certain positionnement professionnel.
On ne doit pas faire à la place de la personne si celle ci ne veut pas .
Bien entendu , si elle ne peut pas (personnes âgées , personnes handicapées ...) à cause d'un problème de mobilité , tu aider directement la personne à faire .
Mais comme je l'ai dit , on n'est pas tuteur , et on est soumis au secret professionnel.
Il y a des procédures particulières qui existent et qui entrent dans le champs du juridique lorsque l'on rencontre des personnes vulnérables en situation de danger .
Je te donne un exemple :
Une personne tombe malade et perd son emploi , en incapacité de retrouver un autre travail pour gagner sa vie. Elle ne fait aucune démarche (dépression etc ) . Tu l'as rencontre un jour , et tu lui proposes de faire un dossier Allocation adultes handicapées à la MDPH. La personne ne veut pas , elle ne veut pas se faire osculter par un médecin conseil et être considéré pour une personne handicapée, avoir une carte d'invalidité. Elle te dit que ça ira , qu'elle demandera à ses parents et des proches de l'aider financièrement, qu'elle a un peu d'économie.
Est ce que tu insistes pour ouvrir son droit à l'AAH , en pensant qu'elle a tort , qu'il faut qu'elle soit reconnue par la MDPH et ait l'AAH ? Ou bien tu la laisses , tu lui donnes le temps à la réflexion , elle décide de sa vie ... ?
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Florence
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour,
ASS et déléguée à la protection des majeurs, je trouve aussi la discussion très intéressante.
Sarah, je pense important que tu te poses la question : si je fais cet accompagnement, pour qui et pourquoi je le fais ?
En d'autres termes, ce n'est pas pour "faire plaisir" à l'employeur ou se plier à ses volontés, mais bien parce que c'est de l'intérêt de l'usager qu'il bénéficie de tous ses droits sociaux.
Pour autant, faut-il aller jusqu'à l'accompagner physiquement chez le médecin ?
Personnellement, j'inverserai un peu les choses : pourquoi pas contacter le médecin (en présence de monsieur et avec son accord*, bien sûr, dans le cas d'une ASS) pour lui demander de passer à domicile afin de prévoir une prolongation d'arrêt maladie ; et toi, ensuite, tu prends RDV chez monsieur pour une VAD et là il peut te remettre l'arrêt maladie. Ou même te montrer qu'il va l'envoyer par courrier à l'employeur.
* Quand je dis "avec son accord", c'est vrai qu'il y a aussi la façon de poser la question pour obtenir son accord. Avec quelqu'un de dépressif, si tu demandes "est-ce que vous acceptez que ... , qu'est-ce que vous en pensez ?" , il va répondre "je ne sais pas ... ..."
Il vaut parfois mieux être un peu directif et dire "On va appeler ensemble votre médecin et je vais lui demander de ...", et là, tu peux le faire sauf si bien sûr il exprime un refus catégorique.
Je reviens aussi sur l'accompagnement physique, si vraiment il n'y a pas d'autre solution et que c'est la demande de la personne, il n'est pas question d'être présent à la consultation, car c'est de l'ordre du secret médical !
Romain, quand tu dis "on n'est pas tuteur", OK, car en effet, seul un tuteur (et non un curateur) a le mandat de représentation de la personne et peut donc signer à sa place.
Dans l'exemple que tu donnes de la demande d'AAH, aucun ASS ne peut faire cette demande à la place d'une personne, puisqu'il faut signer le dossier MDPH, avec deux possibilités seulement : soit c'est la personne qui signe, soit c'est son représentant légal (enfant mineur ou majeur protégé sous tutelle)
Pour mes majeurs en curatelle, je recueille (presque) toujours leur signature, sauf les cas de renouvellement ou il m'arrive de signer pour gagner du temps.
[et au fait, dans l'exemple que tu donnes, avant tout dossier d'AAH, il faut d'abord une demande de pension d'invalidité, avec certificat médical, donc retour à la case précédente : le médecin]
ASS et déléguée à la protection des majeurs, je trouve aussi la discussion très intéressante.
Sarah, je pense important que tu te poses la question : si je fais cet accompagnement, pour qui et pourquoi je le fais ?
En d'autres termes, ce n'est pas pour "faire plaisir" à l'employeur ou se plier à ses volontés, mais bien parce que c'est de l'intérêt de l'usager qu'il bénéficie de tous ses droits sociaux.
Pour autant, faut-il aller jusqu'à l'accompagner physiquement chez le médecin ?
Personnellement, j'inverserai un peu les choses : pourquoi pas contacter le médecin (en présence de monsieur et avec son accord*, bien sûr, dans le cas d'une ASS) pour lui demander de passer à domicile afin de prévoir une prolongation d'arrêt maladie ; et toi, ensuite, tu prends RDV chez monsieur pour une VAD et là il peut te remettre l'arrêt maladie. Ou même te montrer qu'il va l'envoyer par courrier à l'employeur.
* Quand je dis "avec son accord", c'est vrai qu'il y a aussi la façon de poser la question pour obtenir son accord. Avec quelqu'un de dépressif, si tu demandes "est-ce que vous acceptez que ... , qu'est-ce que vous en pensez ?" , il va répondre "je ne sais pas ... ..."
Il vaut parfois mieux être un peu directif et dire "On va appeler ensemble votre médecin et je vais lui demander de ...", et là, tu peux le faire sauf si bien sûr il exprime un refus catégorique.
Je reviens aussi sur l'accompagnement physique, si vraiment il n'y a pas d'autre solution et que c'est la demande de la personne, il n'est pas question d'être présent à la consultation, car c'est de l'ordre du secret médical !
Romain, quand tu dis "on n'est pas tuteur", OK, car en effet, seul un tuteur (et non un curateur) a le mandat de représentation de la personne et peut donc signer à sa place.
Dans l'exemple que tu donnes de la demande d'AAH, aucun ASS ne peut faire cette demande à la place d'une personne, puisqu'il faut signer le dossier MDPH, avec deux possibilités seulement : soit c'est la personne qui signe, soit c'est son représentant légal (enfant mineur ou majeur protégé sous tutelle)
Pour mes majeurs en curatelle, je recueille (presque) toujours leur signature, sauf les cas de renouvellement ou il m'arrive de signer pour gagner du temps.
[et au fait, dans l'exemple que tu donnes, avant tout dossier d'AAH, il faut d'abord une demande de pension d'invalidité, avec certificat médical, donc retour à la case précédente : le médecin]
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Romain
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonjour Florence ,
tout à fait d'accord avec toi.
Pour la fin de ton message , je n'ai pas dit qu'il fallait signer à la place de la personne , bien au contraire et heureusement !
Et dans le cas où la personne a arrêté de bosser depuis plusieurs mois ou années , pas de pension d'invalidité possible , l'AAH peut être demandée directement .
L'AAH n'est pas subsidiaire à une pension d'invalidité. Pour la première c'est le département qui paye. Pour la seconde cela rel_ve de la sécu. Y a pas d'interdépendance .
Le handicap est avant où une reconnaissance .
Mais si une personne ne le souhaite pas on n'a pas àl'obliger , ce n'est pas une obligation non plus.
tout à fait d'accord avec toi.
Pour la fin de ton message , je n'ai pas dit qu'il fallait signer à la place de la personne , bien au contraire et heureusement !
Et dans le cas où la personne a arrêté de bosser depuis plusieurs mois ou années , pas de pension d'invalidité possible , l'AAH peut être demandée directement .
L'AAH n'est pas subsidiaire à une pension d'invalidité. Pour la première c'est le département qui paye. Pour la seconde cela rel_ve de la sécu. Y a pas d'interdépendance .
Le handicap est avant où une reconnaissance .
Mais si une personne ne le souhaite pas on n'a pas àl'obliger , ce n'est pas une obligation non plus.
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Florence
Re: accompagner un usager chez son médecin?
Bonsoir Romain,
"je n'ai pas dit qu'il fallait signer à la place de la personne , bien au contraire " --> Précisément, c'est la différence avec un tuteur.
Donc, ce n'est pas "heureusement", c'est juste une question de "mandat" ou de mission : le mandat du tuteur, c'est de gérer les papiers et démarches adminsitratives en représentation d'une personne qui n'est pas/plus en capacité de le faire. Par contre, la mission de l'ASS (ou du curateur autant que possible), c'est de montrer à la personne l'intérêt d'une telle démarche pour elle-même et ses droits sociaux.
Bon, autre question : la pension d'invalidité. Je crois qu'on peut la demander même après quelques années d'interruption, puisque c'est -en partie- une décision médicale. Actuellement, une collègue ASS de psychiatrie me pousse à constituer un dossier de PI pour un de mes majeurs protégés en curatelle, qui ne perçoit que le RSA mais pour qui il est désormais certain qu'il ne retravaillera pas.
Et si, AAH et pension d'invalidité sont en partie dépendants l'un de l'autre, car même si la MDPH ouvre un droit à l'AAH (dans le cas de mon majeur protégé ci-dessus), la CAF me demandera avant tout versement de faire valoir ses droits à pension d'invalidité. [ l'AAH n'est pas versée par le département, mais par l'Etat, via la CAF ou MSA]
Car l'AAH est une allocation différentielle, qui vient compléter les éventuelles autres ressources financières perçues par une personne handicapée (exemple : des indemnités Assedic peu élevées ... ou une pension d'invalidité inférieure à l'AAH) Ce n'est que lorsqu'il n'y a aucun droit à revenu personnel que l'AAH est versée à taux plein.
"je n'ai pas dit qu'il fallait signer à la place de la personne , bien au contraire " --> Précisément, c'est la différence avec un tuteur.
Donc, ce n'est pas "heureusement", c'est juste une question de "mandat" ou de mission : le mandat du tuteur, c'est de gérer les papiers et démarches adminsitratives en représentation d'une personne qui n'est pas/plus en capacité de le faire. Par contre, la mission de l'ASS (ou du curateur autant que possible), c'est de montrer à la personne l'intérêt d'une telle démarche pour elle-même et ses droits sociaux.
Bon, autre question : la pension d'invalidité. Je crois qu'on peut la demander même après quelques années d'interruption, puisque c'est -en partie- une décision médicale. Actuellement, une collègue ASS de psychiatrie me pousse à constituer un dossier de PI pour un de mes majeurs protégés en curatelle, qui ne perçoit que le RSA mais pour qui il est désormais certain qu'il ne retravaillera pas.
Et si, AAH et pension d'invalidité sont en partie dépendants l'un de l'autre, car même si la MDPH ouvre un droit à l'AAH (dans le cas de mon majeur protégé ci-dessus), la CAF me demandera avant tout versement de faire valoir ses droits à pension d'invalidité. [ l'AAH n'est pas versée par le département, mais par l'Etat, via la CAF ou MSA]
Car l'AAH est une allocation différentielle, qui vient compléter les éventuelles autres ressources financières perçues par une personne handicapée (exemple : des indemnités Assedic peu élevées ... ou une pension d'invalidité inférieure à l'AAH) Ce n'est que lorsqu'il n'y a aucun droit à revenu personnel que l'AAH est versée à taux plein.