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A quoi sert le DEASS ?

La communauté Assistant de Service Social se retrouve sur Les forums du Social depuis plus de 20 ans pour échanger sur les concours, le métier, le diplôme, la formation, la sélection, le salaire, la carrière, les débouchés, la profession, etc.
Sylvie

Re:

Message non lu par Sylvie » 16 août 2012 14:12

Je suis sincèrement désolée mais je rebondis à mon tour sur les propos de plusieurs de mes collègues sur ce poste. Je suis aussi assistante sociale diplômée d'état et je rejoins les propos de celles qui disent que le diplôme d'état n'a plus aucune valeur et ne signifie plus rien. Ceci pour les mêmes raisons qu'elles ont pu évoquées, je ne souhaite pas en rajouter, ni développer car je suis lassée et deçue de cette formation et surtout par celles qui prétendent changer le monde d'un coup de baguette magique.

Laurène

Re:

Message non lu par Laurène » 16 août 2012 15:30

C'est un peu facile de dire que la formation d'ASS est une formation de riches. D'une part il y a ceux et celles qui reprennent une formation parce que leur métier actuel ne leur convient plus... sont ils des "riches" pour autant?
D'autre part il y a ceux qui ont travaillé en parallèle de leurs études pour payer cette formation, et enfin ceux qui (et pourquoi devraient ils en avoir honte?)ont fait cette formation en étant aidé par leurs parents ou leurs conjoints...comme d'autres en fac ou ailleurs, sans pour autant être des "gosses de riches".
Faut il forcément avoir souffert mille morts et galéré pour avoir envie d'exercer ce métier? Je ne crois pas.
Personne n'a dit que nous, les optimistes qui croient encore à l'intérêt de notre profession et à la valeur de notre diplôme, pensions avoir une baguette magique. Nous devons aussi faire avec les hauts et les bas de ce métier, le creux de la vague dans les offres d'emploi, les galères en tout genre. Pour autant, faut il vraiment discréditer notre diplôme? C'est à cause de discours négatifs et pessimistes comme ceux que l'on peut lire ici que notre profession ne change pas de visage, que les préjugés ont la vie dure.
Notre diplôme nous permet d'exercer ce métier qu'on a choisi parce qu'on y trouve un intérêt. Peut être ne nous permet il pas de l'exercer sur l'instant même parce qu'il n'y a pas d'offres d'emploi, parce que la concurrence est rude, parce qu'on nous demande un peu plus de garantie (expérience, concours...). Malgré tout, il reste une assurance de notre formation, de nos capacités, de ce pour quoi on a étudié pendant trois années ou plus. Et quoi que vous puissiez en dire, quelque part en France, votre diplôme vaut quelque chose et vous permet d'être ce pour quoi vous avez été formé : un(e) assistant(e) de service social.

lise

Re:

Message non lu par lise » 16 août 2012 16:46

Personne ne met en doute l'intérêt de la profession; tous ceux qui écrivent sur ce post ne souhaitent qu'une chose: exercer ce métier qui leur a coûté bien des efforts.
Le découragement vient du fait précisément que les nouveaux dilômés s'interrogent à juste titre : pourront ils l'exercer dans la conjoncture actuelle qui est encore plus défavorable en province?
Et justement l'aide financière des uns ou des autres dont ils ont pu bénéficier jusqu'ici a des limites.( trois minimum loin du domicile des parents ça coûte!)et ceux qui ont travaillé en ont marre des petits boulots!si ils en ont encore un!
c'est un diplôme qui a de la valeur sur le plan éthique, humain, mais qui semble un peu démonétisé sur le plan économique.
alors quoi faire? continuer à se former pour acquérir des compétences qui permettront un recrutement.

LaLita

Re:

Message non lu par LaLita » 16 août 2012 20:40

Je viens de lire tout les post entièrement , et je trouve très bas de la part de celle qui sont amères d'exposer de tels propos.

Je vais entrer en septembre en école d'ASS, et en gros, ce que je vais faire durant trois ans ne servira à rien, je n'aurai pas de métier au bout, et je serai au chômage pendant des mois et des mois ...

Je suis RAVIE d'entrer en école d'AS parce que j'ai lutté pour avoir ce put**n de concours !
Mais visiblement, ça ne sert à rien

Alors, j'attends vos propositions !

pouf des bois

Re:

Message non lu par pouf des bois » 16 août 2012 22:20

ne surtout pas se résigner !! on en trouve encore du travail. sans quoi toutes les écoles seraient déjà fermées ou sur le point de l'être, bon courage

deass

Re: A quoi sert le DEASS ?

Message non lu par deass » 17 août 2012 01:52

salut à toutes et à tous,

Tout le monde connaît la réponse à la question de Nathalie mais tout le monde à envie de débattre sur l'accès à l'emploi et les conditions d'exercice...mais je voudrais savoir, avant d'entrer en formation, étiez vous au courant du marché de l'emploi concernant le métier d'ASS? si je peux me permettre, certaines d'entre vous donnent des leçons de morale alors que ce n'est un secret pour personne que le chômage (même chez les ass)est bel et bien présent, qu'il faut passer des concours après le DE, que le métier est difficile, peu reconnu etc..
En lisant certains posts j'ai l'impression que vous l'avez découvert en sortant de l'école!!!

Je suis d'accord pour dire que c'est loin d'être facile pour avoir un travail stable (ou même un travail tout court)mais je ressens beaucoup plus que de l'amertume chez certaines..on exerce une belle profession, difficile certes et mal payée (mais vous le saviez ça non?du moins je l'espère!) mais ça en vaut la peine, cela ne sert à rien de décourager les futures étudiantes ou dire que le DEASS ne sert à rien!!!

Je connais la galère du chomage, l'envie d'exercer mon métier alors qu'il y a peu ou voire pas d'offres..c'est frustrant mais je dis que OUI avec de la volonté et de la patience on trouve!!!

Je pense qu'il faut être solidaires pour faire reconnaître notre profession à sa juste valeur et non pas se tirer dans les pattes!

Agathe

Re:

Message non lu par Agathe » 17 août 2012 09:25

merci à pouf des bois et deass pour leurs réponses ! Elles sont censées et ne sont ni toutes noires ni toutes rose.
La réalité du marché de l'emploi aujourd'hui est bien connue, et il faudrait être bien peu renseigné pour ne pas savoir qu'à l'entrée et en sortie de formation, que nous devons encore passer des concours nous donnant accès à un statut .

Concernant la question salariale, il est bien connu en effet que les ASS et même les TS en général ne sont pas payés à leur juste valeur.
Mais pour autant, le reste des travailleurs (exception faite des médecins, avocats, et certaines professions libérales) ne roulent pas sur l'or non plus.

Simplement, tout en comprenant l'amertume et la déception de certaines, je leur demande (et celles qui entrent cette année en formation seront je l'espère d'accord) de ne pas nous décourager à tout bout de champ !

Vivi

Re: A quoi sert le DEASS ?

Message non lu par Vivi » 17 août 2012 10:06

Je vais entrer en deuxième année, certains messages font froid dans le dos! Oui je sais que le métier d'ASS est bouché mais quel secteur de l'est pas de toute façon? Et oui le métier est difficile mais ça je le sais aussi!!! Et oui je suis peut être pas très maligne de choisir un métier peu payé mais après tout c'est mon choix! Et nan je n'est pas du tout envie d'aller m'installer à Paris pour tout l'or du monde, c'est mon choix aussi. Faire des concessions oui, mais à quel prix? Ne plus avoir de vie de couple, de vie de famille? Et ben nan! Bravo à celles qui y arrivent chaque jour en tout cas!
Ce forum est, certes, fait pour que chacun puisse s'exprimer mais c'est clair que certain(e)s ont un don pour en décourager plus d'un (mais moi vous ne m'aurez pas....) ;-)

Lise

Re:

Message non lu par Lise » 17 août 2012 10:18

Je crois que celles qui souhaiteraient rentrer en formation, doivent bien réfléchir et surtout se faire aider de professionnels de l'orientation pour déterminer vers quelles autres formations, elles pourraient se tourner compte tenu à la fois de leurs asppirations et de leurs compétences et de la réalité du marché de l'emploi.Il n'y a pas de choix standard.C'est au cas par cas.
L'illusion d'avoir réussi un concours d'entrée dans une école ne doit pas vous leurrer: le plus dur reste à faire.
Ne croyez pas que vous serez plus malignes que les autres et que vous trouverez du travail là où les autres peinent à en trouver.
Ce n'est pas une question de volonté: tout le monde l'a, la volonté de conquérir un premier emploi, en acceptant parfois les conditions les plus difficiles, parfois en acceptant de ne pas être payé pendant un temps dit de stage, le temps de se former (si, si)de, faire de longs trajets, de ne travailler qu'à temps partiel en espérant touours le miracle, un temps plein ou un CDI.

Mais ni la ténacité ni les compétences ne suffisent quand il n'y a pas suffisamment d'argent pour payer davantage de personnel.
Bien sûr, dans tous les domaines, les emplois sont rares, bien sûr il y a toujours l'exception qui confirme la règle, la collègue de promo qui a trouvé miraculeusement à s'insérer sans difficulté, grâce à un coup de chance et de hasard et à sa pugnacité.

Mais si vous comparez les offres d'emploi des infirmières à celles d'ASS, la différence est immmense.
Les études ne sont pas plus difficiles.

Obstinez vous dans votre choix si ça vous chante, mais vous risquez bien de déchanter dans trois ans.
Ne croyez pas que les déçues d'aujourd'hui se sont dit, il y a trois ans, autre chose que ce que vous dites, vous aujourd'hui.Elles y arriveraient elles, malgré les difficuiltés.

Souhaitons que tout le monde y arrive; rêver ne fait de mal à personne , c'est le réveil qui est difficile.

Quant aux concours, la plupart savaient bien que c'est un passage obligé pour devenir fonctionnaire.

Le problème aussi, c'est que la situation économique d'un pays peut changer en trois ans, celle de la France s'est beaucoup dégradée pendant ces trois dernières années, et la nouvelle promotion de diplômés en fait les frais aujourd'hui.

Il ne s' agit pas de donner des leçons de morale à qui que ce soit, seulement de mettre en garde.

Alicia

Re:

Message non lu par Alicia » 17 août 2012 10:32

Ce n'est ni être amère ni être bas que de reconnaître la réalité. Pour ma part, j'étais au courant qu'il y avait du chômage dans le social mais ce qu'il faut savoir aussi c'est que les écoles nous disent à l'entrée qu'ils ne forment pas des chômeurs, qu'il y aura du travail pour chacune d'entre nous. Peut être, est ce aussi leur logique de survie. En tous cas ce n'est pas honnête.
Sans parler du chômage, de la reconnaissance, des concours, du petit salaire que nous aurons, pour les plus chanceuses d'entre nous, il y a aussi la frustration et le mal être des professionnelles déjà en poste qui se défoulent sur les stagiaires. Je ne rêve pas, lisez plutôt le message de Fanny sur ce site (message intitulé "être pro quand les stages pro se sont mal passés"). Je suis d'accord avec ce qu'elle dit. Je ne l'ai pas vécu mais certaines collègues oui. Certaines professionnelles ne sont pas aptes, ni dignes pour recevoir des stagiaires. Cela effectivement s'appele de la maltraitance ou du sadisme, comme vous le préférez. En tous cas, il ne suffit pas d'avoir du courage et de la volonté, cela se saurait si on arrivait juste avec cela. Etre optimiste pourquoi pas, mais etre réaliste c'est encore mieux.
Je suis aussi d'accord avec celles qui disent que le diplôme ne sert plus à rien. Regardez Pôle Emploi, maintenant on préfére prendre des CESF, là aussi c'est une réalité. Ne vous voilez pas la face, la profession est en train de disparaître, cela signifie que le diplôme ne sert plus à rien, et n'intéresse plus les employeurs. C'est malheureux, c'est triste, mais c'est comme ça.

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