à assistante sociale : dans ce pays, depuis 1905 comme vous le savez, le politique et les décisions publiques qui en émanent cantonnent la religion, toute religion, à une pratique et des croyances réservées à l'espace privé. Rien n'est sacré dans le débat public, d'ailleurs : tout peut se dire, sauf incitation à la haine ou appels au meurtre bien entendu. Or la caricature relève de la liberté d'expression la plus élémentaire.
A partir du moment où vous vous pliez face aux censeurs, cédez devant les professionnels de la peur ou ses bénévoles, vous mettez le doigt dans un engrenage dangereux pour les libertés publiques.
La religion ne fait pas la loi, et heureusement qu'on peut s'en moquer. Voyez un peu en arrière, en France, ou dans d'autres pays ce que ça donne quand les religieux sont au pouvoir. On ne rigole pas tous les jours. Surtout en bas de l'échelle.
De plus, et enfin, qui serions-nous, nous, pauvres ères pour décréter que Dieu lui-même (s'il existe) est offensé par des caricatures ? Nous parlerions ainsi en son Nom ? ne serait-ce pas légèrement présomptueux ?
Pour qui me prendrais-je, à oser décréter moi pauvre humain de passage ici bas, que l'on est autorisé (je dis bien autorisé) à rire de ceci, mais pas de cela ? et puis quoi encore ?