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stage 1re année qui ne se passe pas bien
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Nadia
Re:
Bonjour,
Je suis éducatrice spécialisée depuis plusieurs années et je suis outrée de tous ces commentaires. Pas que je réfute, mais parce que c'est une triste réalité. J'ai exercé dans différentes structures du secteur social et médico-social et le constat que vous faites est assez représentatif du milieu "AS". attention je ne veux en aucun cas faire une généralité, mais il se trouve que j'ai pu observer des comportements de toute puissance, des remarques désobligeantes de la part d'AS sur des stagiaires qui subissaient ce que vous décrivez dans vos commentaires. Il y'a évidemment des comportements similaires chez certaines éducs, mais vraiment cela est très rare. J'ai l'impression que les éducs sont plus cool avec les stagiaires, plus compréhensifs, moins dans les commentaires vexants (style, remarque sur le perso)... Je travaille actuellement dans un pôle logement, je suis à mi-temps sur un dispositif maison relais avec une monitrice éducatrice et l'autre mi-temps au service logement avec une quinzaine d'AS et CESF. J'ai une stagiaire, mes collègues en ont également et je peux vous assurer que la mienne a la banane tous les jours, tandis que les autres c'est pas top tous les jours. Pourtant, je suis très exigeante avec "ma stagiaire" je lui demande beaucoup (d'un point de vue pratique, théorique, investissement, participation...) mais toujours avec bienveillance et un vrai désir de transmission de savoir faire. Mes collègues AS sont quant à elles très jugeantes, j'ai parfois surpris des commentaires sur les stagiaires, des moqueries que j'ai vite calmé.
J'ai par ailleurs bosser plusieurs années avec deux assistantes sociales en CHRS et elles étaient fabuleuses (pas de généralités de ma part).
J'ai le sentiment qu'il y a un certain type d'AS en fonction du secteur ?
J'aimerai avoir votre avis sur la question.
Le sujet est intéressant et les points de vues m'intéresse fortement.
Je suis éducatrice spécialisée depuis plusieurs années et je suis outrée de tous ces commentaires. Pas que je réfute, mais parce que c'est une triste réalité. J'ai exercé dans différentes structures du secteur social et médico-social et le constat que vous faites est assez représentatif du milieu "AS". attention je ne veux en aucun cas faire une généralité, mais il se trouve que j'ai pu observer des comportements de toute puissance, des remarques désobligeantes de la part d'AS sur des stagiaires qui subissaient ce que vous décrivez dans vos commentaires. Il y'a évidemment des comportements similaires chez certaines éducs, mais vraiment cela est très rare. J'ai l'impression que les éducs sont plus cool avec les stagiaires, plus compréhensifs, moins dans les commentaires vexants (style, remarque sur le perso)... Je travaille actuellement dans un pôle logement, je suis à mi-temps sur un dispositif maison relais avec une monitrice éducatrice et l'autre mi-temps au service logement avec une quinzaine d'AS et CESF. J'ai une stagiaire, mes collègues en ont également et je peux vous assurer que la mienne a la banane tous les jours, tandis que les autres c'est pas top tous les jours. Pourtant, je suis très exigeante avec "ma stagiaire" je lui demande beaucoup (d'un point de vue pratique, théorique, investissement, participation...) mais toujours avec bienveillance et un vrai désir de transmission de savoir faire. Mes collègues AS sont quant à elles très jugeantes, j'ai parfois surpris des commentaires sur les stagiaires, des moqueries que j'ai vite calmé.
J'ai par ailleurs bosser plusieurs années avec deux assistantes sociales en CHRS et elles étaient fabuleuses (pas de généralités de ma part).
J'ai le sentiment qu'il y a un certain type d'AS en fonction du secteur ?
J'aimerai avoir votre avis sur la question.
Le sujet est intéressant et les points de vues m'intéresse fortement.
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vb
Re:
pour Lalou
est que tu as une grille ou un truc qui y ressemble, n'importe quel document formel qui précise les objectifs de stage ?
Si oui tu y va avec et tu fais en sorte que l'évaluation colle le plus possible à la grille
Tes formatrices te trouveront peut être rigides mais on s'en fout ( foutu pour foutu)
Tu es en stage de première année, un stage d'observation participative, mais avant tout d'observation, ta manière de te présenter doit se résumer à "bonjour, Mme Bidule, stagiaire assistante sociale, ça ne vous dérange pas si j'assiste à l'entretien ?"
Qu'une personne extérieure ait trouvé très bien ta présentation est bien mais met plutôt en avant que tu as su te saisir des informations, les synthétiser et les retransmettre avec un vocabulaire adapté au public reçu.
Tu parles trop avec les mains, pousse les dans leur retranchements, Oui mais tu es d'origine italienne/ maghrébine ou n'importe où du sud ( gros clichés je sais)donc tu ne peux pas faire autrement, seraient elles racistes ? Est ce faciles pour elles d'accepter qu'il y aient des collègues de toutes origines dans le métier, glisse qu'il te semble que la Halde doit avoir publier une étude là dessus.
bon courage
est que tu as une grille ou un truc qui y ressemble, n'importe quel document formel qui précise les objectifs de stage ?
Si oui tu y va avec et tu fais en sorte que l'évaluation colle le plus possible à la grille
Tes formatrices te trouveront peut être rigides mais on s'en fout ( foutu pour foutu)
Tu es en stage de première année, un stage d'observation participative, mais avant tout d'observation, ta manière de te présenter doit se résumer à "bonjour, Mme Bidule, stagiaire assistante sociale, ça ne vous dérange pas si j'assiste à l'entretien ?"
Qu'une personne extérieure ait trouvé très bien ta présentation est bien mais met plutôt en avant que tu as su te saisir des informations, les synthétiser et les retransmettre avec un vocabulaire adapté au public reçu.
Tu parles trop avec les mains, pousse les dans leur retranchements, Oui mais tu es d'origine italienne/ maghrébine ou n'importe où du sud ( gros clichés je sais)donc tu ne peux pas faire autrement, seraient elles racistes ? Est ce faciles pour elles d'accepter qu'il y aient des collègues de toutes origines dans le métier, glisse qu'il te semble que la Halde doit avoir publier une étude là dessus.
bon courage
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poline
Re:
j'ai fait une première année d'assistante sociale... la même année je suis tombée enceinte, future maman solo de surcroit... que ce soit certaines troisièmes années avec leurs remarques désobligeantes sur mon "égoisme" et mon inconscience de devoir mener les deux, et les portes fermées de certaines as pour trouver un stage, cela ne m'étonne pas qu'on puisse tomber sur des professionnels sans pitié... j'ai arrêté en deuxième année vu le peu de soutien que j'ai eu alors qu'on reconnaissait mes qualités... j'ai repris mon ancien boulot de tisf. je travaille actuellement en chrs, ou qu'on soit as, éduc, cesf ou tisf, on a les mêmes missions... je pense que certains travailleurs sociaux quelque soit leurs formations sont dans la toute puissance et si un regard extérieur est inexistant pour une prise de recul, ca donne une condition d'accueil de stagiaire plus que limite, et je pense que ca joue aussi sur l'accompagnement qu'on peut faire auprès des personnes aidées. juste comme cela, je suis et je reste quelqu'un de très réservée, et pourtant j'en suis à mon troisième cdi et je suis toujours partie avec des remarques positive sur le travail que j'ai effectué.. comme quoi la réserve n'est pas un obstacle.. j'ai le regret de pas m'être accroché face a de telles médisances ( j'entame une vae as) et je vous souhaite de vous accrocher et de montrer que vous êtes capable d'être professionnel(le)
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Lalou
Re:
Moi aussi j'ai eu mon évaluation, bien entendu mon stage est invalidé, et l'évaluation est assassine...
J'ai bien la confirmation qu'elles ne peuvent pas me supporter et qu'elles doivent penser que j'ai rien a faire dans ce métier.
Maintenant je suis en pleine bataille pour essayer de trouver une alternative à cette non-validation.
Je pense que même si l'école à le dernier mot, ça ne retournera pas la situation, mais peut être y a t-il un compromis (un mois de stage cet été par exemple, qui a été évoqué par ma directrice école , et auquel je suis restée ouverte ...)
Mais dans tous les cas, je ne laisserai pas passer les humiliations qu'elles m'ont subir , je le rappelle: imitation de ma voix, tentative d'imitation physique, utilisation des mots " torturer" et " acharnement" lors de points stage , mots qui ne sont pas anodins, et utilisation de terme " tu renvoies de la peur cette usagère" ...
Non, tout ça, quoiqu'il arrive, je ne le laisserai pas passer !
J'ai bien la confirmation qu'elles ne peuvent pas me supporter et qu'elles doivent penser que j'ai rien a faire dans ce métier.
Maintenant je suis en pleine bataille pour essayer de trouver une alternative à cette non-validation.
Je pense que même si l'école à le dernier mot, ça ne retournera pas la situation, mais peut être y a t-il un compromis (un mois de stage cet été par exemple, qui a été évoqué par ma directrice école , et auquel je suis restée ouverte ...)
Mais dans tous les cas, je ne laisserai pas passer les humiliations qu'elles m'ont subir , je le rappelle: imitation de ma voix, tentative d'imitation physique, utilisation des mots " torturer" et " acharnement" lors de points stage , mots qui ne sont pas anodins, et utilisation de terme " tu renvoies de la peur cette usagère" ...
Non, tout ça, quoiqu'il arrive, je ne le laisserai pas passer !
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Un peu de hauteur
Re:
J'ai lu l'ensemble des messages sur ce sujet. As depuis quelques années, j'ai accueilli à plusieurs reprises des stagiaires. Cela s'est je crois bien passé chaque fois. J'aimerai apporté quelques bémols à ce que j'ai lu, sans pour autant porter de jugement sur les situations personnelles de chacune.
Un stage est une période où l'étudiante est mise en situation. Ce qui implique même en première année pour les formateurs terrain d'évaluer la capacité intrinsèque à être un futur professionnel. Je ne parle pas là de compétences mais bel et bien de la personne dans sa globalité. Cela signifie nécessairement un jugement, le plus objectif possible mais jugement quand même. Notre métier est difficile, nos usagers doivent pouvoir ne pas rencontrer de collègues défaillantes dans les grandes largeurs (il ne s'agit pas la d'être parfait a chaque fois...).
Aussi même si des formateurs terrain sont de fait maltraitantes (ça arri e malheureusement), il y a aussi des étudiantes parfois en erreur d'orientation et cela relève malheureusement plus souvent de la responsabilité des formateurs terrain de le signifier qu'aux écoles qui ne prennent pas souvent leurs responsabilités. Si nous voulons voir notre diplôme reconnu a sa juste valeur il convient également d'avoir un certain niveau d'exigence. Tout le monde ne peut pas être as.
Encore une fois je ne dis pas que c'est le cas des étudiantes ici qui se sont exprimées...juste un bémol au vent debout sur la nécessité des formateurs terrain d'être non jugeant et qui seraient cinglé...
Un stage est une période où l'étudiante est mise en situation. Ce qui implique même en première année pour les formateurs terrain d'évaluer la capacité intrinsèque à être un futur professionnel. Je ne parle pas là de compétences mais bel et bien de la personne dans sa globalité. Cela signifie nécessairement un jugement, le plus objectif possible mais jugement quand même. Notre métier est difficile, nos usagers doivent pouvoir ne pas rencontrer de collègues défaillantes dans les grandes largeurs (il ne s'agit pas la d'être parfait a chaque fois...).
Aussi même si des formateurs terrain sont de fait maltraitantes (ça arri e malheureusement), il y a aussi des étudiantes parfois en erreur d'orientation et cela relève malheureusement plus souvent de la responsabilité des formateurs terrain de le signifier qu'aux écoles qui ne prennent pas souvent leurs responsabilités. Si nous voulons voir notre diplôme reconnu a sa juste valeur il convient également d'avoir un certain niveau d'exigence. Tout le monde ne peut pas être as.
Encore une fois je ne dis pas que c'est le cas des étudiantes ici qui se sont exprimées...juste un bémol au vent debout sur la nécessité des formateurs terrain d'être non jugeant et qui seraient cinglé...
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Lise
Re:
Alors là je crois rêver. Lorsque je lis ton message "un peu de hauteur", j'ai l'impression de rêver. Je te cite : " si nous voulons voir notre diplôme reconnu à sa juste valeur etc...", alors là je t'arrête tout de suite, la juste valeur de notre diplôme de m...., tout le monde s'en fout. Il y a d'un côté celles qui s'en foutent ouvertement et celles qui font semblant de s'y intéresser. La preuve en est : aucune avancée en plus de vingt ans et qu'on ne me dise pas qu'on y a mis de la bonne volonté, c'est faux, personne n'a rien fait. La preuve en est aussi il y a eu une revendication il y a quelques jours, ça n'a pas émeuté les foules et les as ne sont pas bousculées. Alors, arrêtez un peu de vous prendre au sérieux avec vos discours tout faits et surtout très hypocrites. Quant au niveau d'exigence, alors là tout est relatif quand on sait que beaucoup d'étudiantes font des isap et des isic qui sont du pipeau et que tout le monde le sait. Revenez sur terre et surtout ne vous voilez pas la face, et arrêtez vos hypocrisies à tour de bras. Le genre de situation vécue par Lalou ne devrait en aucune façon se voir sur aucun lieu de stage, mais aujourd'hui il est devenu si difficile de trouver un lieu de stage (merci la gratification) que c'est tout juste s'il ne faut pas se prostituer pour en trouver un et ensuite accepter tout de la part de sa référente (dont l'appréciation, le professionalisme ne sont en aucun cas remis en question à aucun moment par l'école qui a bien trop peur de perdre un lieu de stage et préférera voir une étudiante détruite par une as dans la toute puissance). Je suis assistante sociale moi aussi depuis quelques années mais malheureusment le comportement de certaines de mes collègues est loin d'être exemplaire et parfois même fait très peur et honte aussi lorsque l'on est "censée" être dans le social.
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vb
Re:
Perso j'ai fait 2 stages avec de super pro, l'une ayant 5ans d'ancienneté , l'autre 30 ans, toutes les deux honnêtes et lucides dans leur travail et très soucieuse de l'accueil des usagers et des stagiaires. Et 1 stage avec une garce qui pensait que la stagiaire est là pour faire son boulot, comme ça sans formation particulière, pour lui laisser le temps de lire des magasines de mode.
Des garces dans la toute puissance existent et ce sont elles ( et eux parce qu'il y a aussi des hommes) qui ne donnent une mauvaise image de la profession. Pas les stagiaires qui sont là pour apprendre et qui font des erreurs.
Quel pro peut décider que qq'un n'est pas fait pour ce travail ? Juste en passant 3 mois avec quelqu'un ? Et si c'était le public/ le lieu d'accueil/ le formateur/trice qui ne convenait pas ?
La formation dure 3 ans pas 3 mois. Un étudiant muri en 3 ans.
On peut pointer à un étudiant ses faiblesses, mais c'est aussi pas mal de souligner ses qualités. Les points faibles peuvent s'améliorer : la confiance en soi ça s'acquiert, le relationnel avec les usagers aussi, sinon cela veut dire qu'il ne sert à rien de faire une formation.
Pour moi le seul point rédhibitoire c'est les stagiaires qui n'ont aucune curiosité et qui pensent déjà tout savoir et ne pas avoir besoin d'apprendre.
Des garces dans la toute puissance existent et ce sont elles ( et eux parce qu'il y a aussi des hommes) qui ne donnent une mauvaise image de la profession. Pas les stagiaires qui sont là pour apprendre et qui font des erreurs.
Quel pro peut décider que qq'un n'est pas fait pour ce travail ? Juste en passant 3 mois avec quelqu'un ? Et si c'était le public/ le lieu d'accueil/ le formateur/trice qui ne convenait pas ?
La formation dure 3 ans pas 3 mois. Un étudiant muri en 3 ans.
On peut pointer à un étudiant ses faiblesses, mais c'est aussi pas mal de souligner ses qualités. Les points faibles peuvent s'améliorer : la confiance en soi ça s'acquiert, le relationnel avec les usagers aussi, sinon cela veut dire qu'il ne sert à rien de faire une formation.
Pour moi le seul point rédhibitoire c'est les stagiaires qui n'ont aucune curiosité et qui pensent déjà tout savoir et ne pas avoir besoin d'apprendre.