Bonjour ,
Ass en hôpital gériatrique j'aimerai que l'on puisse échanger sur nos pratiques pro.
Je suis jeune pro et je cherche une organisation plus efficace avec l'équipe médicale. Qqf je n'ai pas l'impression de faire du bon boulot . L'équipe me met qqf la pression sur certaines situations où ils évaluent que le RAD va être compliqué sauf que la famille et le patient souhaite rentrer chez lui. Que faire ? J'ai peur qu'ils pensent que ne fait pas bien mon boulot. Même qqf j'ai l'impression que le devenir de la personne dépend de moi.
Bref j'ai besoin que l'on me rassure. Je suis seule sur la structure comme assistante sociale et j me sens assez mal sur certaines situations .
Merci
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Assistante sociale hôpital gériatrique : besoin d'être rassurée
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Laura
Re: Assistante sociale hôpital gériatrique : besoin d'être rassurée
Je te comprends. Je suis également jeune AS en milieu hospitalier et c'est vrai que l'on se sent seule, isolée, et que ce n'est pas évident de faire face aux "pressions" des médicaux qui semblent méconnaître notre travail et ont parfois un regard jugeant sur ce que l'on fait.Je vis la même chose que toi, j'ai des situations difficiles pour lesquelles je me sens mal. J'ai encore des difficultés a comprendre certains dispositifs, je trouve que nos responsabilités sont lourdes et peuvent avoir un impact important sur la vie des usagers. Cela m'empêche parfois de dormir...
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Ass e
Re: Assistante sociale hôpital gériatrique : besoin d'être rassurée
Je suis assistante sociale en hôpital gériatrique également. Cela fait maintenant plus d'un an que je travaille dans cet établissement. Les débuts ont été difficiles : trouver sa place au sein de l'équipe soignante et médicale. Comme vous, j'ai eu des nuits difficiles!
Aujourd'hui, j'ai la chance d'être reconnue dans mon travail.
A ce jour, le meilleur argument pour défendre par exemple un projet de RAD alors que l'équipe médicale ne va pas dans ce sens est le respect du choix du patient, une fois que tous les avantages et inconvénients lui ait été présentés.
C'est en effet un travail pas toujours facile, mais tellement passionnant!
Aujourd'hui, j'ai la chance d'être reconnue dans mon travail.
A ce jour, le meilleur argument pour défendre par exemple un projet de RAD alors que l'équipe médicale ne va pas dans ce sens est le respect du choix du patient, une fois que tous les avantages et inconvénients lui ait été présentés.
C'est en effet un travail pas toujours facile, mais tellement passionnant!
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coraline83
Re: Assistante sociale hôpital gériatrique : besoin d'être rassurée
Bonjour Laura, je suis aussi ASS en service de gériatrie depuis 4 ans.
Tout comme toi, j'ai aussi connu les doutes, la pression... et je connais toujours d'ailleurs !
Le principal est surtout de ne pas céder à la pression, sous prétexte que ce sont des médecins et que tu te sens en position d'infériorité. J'ai pu voir avec l'expérience, qu'aller dans leur sens, ne permet pas pour autant de se faire accepter davantage.
Au contraire, tu acquierreras cela avec l'expérience mais si on fait appel à toi, c'est bien parce que tu as une expertise, un regard complémentaire au leur.
Fais confiance à ton ressenti, à ton évaluation... Là aussi, tu vas l'acquérir avec le temps, aie confiance en toi.
N'hésite pas à défendre un projet jusqu'au bout s'il te semble cohérent et en adéquation avec ce que recherchent le patient et sa famille. Chose primordiale en revanche, c'est de toujours travailler dans le sens du respect du choix du patient et de sa famille comme te l'indique Ass E, et avec éthique et déontologie.
Personnellement, c'est ce qui m'a aidé à me faire accepter au sein de l'équipe, car je n'étais pas là uniquement pour dire : oui oui et faire ce que l'on me demandait. Des fois c'est houleux, mais souvent ça vaut le coup de se battre pour le patient. De plus, l'équipe voit que tu as des choses à leur apporter et que tu ne réponds pas simplement bêtement à une demande.
Il arrive aussi qu'on se trompe, qu'on tente le RAD qui n'était pourtant pas préconisé par le médecin, mais au moins on est allée au bout de notre évaluation et on réajuste. Des fois, notre orientation était la bonne et dans ces moments là, on prend davantage confiance en nous.
C'est un boulot tellement enrichissant et passionnant.
Tout comme toi, j'ai aussi connu les doutes, la pression... et je connais toujours d'ailleurs !
Le principal est surtout de ne pas céder à la pression, sous prétexte que ce sont des médecins et que tu te sens en position d'infériorité. J'ai pu voir avec l'expérience, qu'aller dans leur sens, ne permet pas pour autant de se faire accepter davantage.
Au contraire, tu acquierreras cela avec l'expérience mais si on fait appel à toi, c'est bien parce que tu as une expertise, un regard complémentaire au leur.
Fais confiance à ton ressenti, à ton évaluation... Là aussi, tu vas l'acquérir avec le temps, aie confiance en toi.
N'hésite pas à défendre un projet jusqu'au bout s'il te semble cohérent et en adéquation avec ce que recherchent le patient et sa famille. Chose primordiale en revanche, c'est de toujours travailler dans le sens du respect du choix du patient et de sa famille comme te l'indique Ass E, et avec éthique et déontologie.
Personnellement, c'est ce qui m'a aidé à me faire accepter au sein de l'équipe, car je n'étais pas là uniquement pour dire : oui oui et faire ce que l'on me demandait. Des fois c'est houleux, mais souvent ça vaut le coup de se battre pour le patient. De plus, l'équipe voit que tu as des choses à leur apporter et que tu ne réponds pas simplement bêtement à une demande.
Il arrive aussi qu'on se trompe, qu'on tente le RAD qui n'était pourtant pas préconisé par le médecin, mais au moins on est allée au bout de notre évaluation et on réajuste. Des fois, notre orientation était la bonne et dans ces moments là, on prend davantage confiance en nous.
C'est un boulot tellement enrichissant et passionnant.
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Lucie
Re: Assistante sociale hôpital gériatrique : besoin d'être rassurée
Bonjour Laura,
je travaille en milieu hospitalier, avec le temps ta place sera mieux faite au sein des équipes soignantes, tu seras plus reconnue et la pression sera moins forte.
Les équipes soignantes méconnaissent bien souvent ce que l'assistante sociale peut mettre en place pour un retour à domicile. Avec ma collègue, nous organisons des présentation du service social aux équipes sur des temps de formations qui leur sont dédiés. Depuis nous sommes très bien identifiées, les équipes nous abordent beaucoup plus facilement même pour de simple question.
Et puis ton rôle est également dans la médiation entre le patient, sa famille et les équipes soignantes qui ne veulent pas toujours la même chose...!
Bien souvent, après mon évaluation, je laisse le choix final au médecin qui décide de l'orientation (structure ou retour à domicile), le devenir de la personne ne dépend pas que de toi, il est aussi fonction de l'évolution de la pathologie et donc il faut que la famille soit bien au clair sur l'évolution à venir, ça évite les rehospitalisation en urgence!
Pour moi, il est rare que le médecin force sur la demande de convalescence à la place d'un retour à domicile. Après mon évaluation, je donne mon point de vue au médecin et lui explique les dispositifs que l'on peut solliciter mais je le laisse prendre la décision finale et la transmettre à la famille et au patient.
Il est exceptionnel que l'on aille au conflit. Les personnalités sont souvent fortes en milieu hospitalier et il faut savoir être ferme!
Bon courage à toi
je travaille en milieu hospitalier, avec le temps ta place sera mieux faite au sein des équipes soignantes, tu seras plus reconnue et la pression sera moins forte.
Les équipes soignantes méconnaissent bien souvent ce que l'assistante sociale peut mettre en place pour un retour à domicile. Avec ma collègue, nous organisons des présentation du service social aux équipes sur des temps de formations qui leur sont dédiés. Depuis nous sommes très bien identifiées, les équipes nous abordent beaucoup plus facilement même pour de simple question.
Et puis ton rôle est également dans la médiation entre le patient, sa famille et les équipes soignantes qui ne veulent pas toujours la même chose...!
Bien souvent, après mon évaluation, je laisse le choix final au médecin qui décide de l'orientation (structure ou retour à domicile), le devenir de la personne ne dépend pas que de toi, il est aussi fonction de l'évolution de la pathologie et donc il faut que la famille soit bien au clair sur l'évolution à venir, ça évite les rehospitalisation en urgence!
Pour moi, il est rare que le médecin force sur la demande de convalescence à la place d'un retour à domicile. Après mon évaluation, je donne mon point de vue au médecin et lui explique les dispositifs que l'on peut solliciter mais je le laisse prendre la décision finale et la transmettre à la famille et au patient.
Il est exceptionnel que l'on aille au conflit. Les personnalités sont souvent fortes en milieu hospitalier et il faut savoir être ferme!
Bon courage à toi