Shany,
Tu as le film/documentaire "Ni tout à fait le Même, Ni tout à fait un Autre - Après un traumatisme crânien"
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Mémoire Handicap invisible
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Mina
Re: Mémoire Handicap invisible
J'ai demandé autour de moi, c'est vraiment l'ouvrage de référence, personne ne l'a dans la structure où tu travailles ? Il est parfois de nouveau disponible, ou cherche le dans les éditions précédentes en occasion, il sont déjà très complets.
Il y a ce documentaire autrement,qui suit le parcours de trois personnes traumatisées crâniennes :
"La Réparation
Le 22 septembre à 21h, pour la journée sans voitures, le Méliès projette le film “La Réparation”.
Le film se passe dans un centre de rééducation spécialisé pour traumatisés crâniens à Cénac près de Bordeaux. Nous avons suivi pendant deux ans (de 1996 à 1998) trois jeunes accidentés de la route qui sortaient d’un long coma. Il existe chez les traumatisés crâniens des déficits visibles, mesurables mais il existe par ailleurs cette dimension difficile d’accès, cette énigme qui est celle de la perte de la vie relationnelle.
Etre à l’écoute des souffrances du blessé, l’aider à reconquérir son statut de personne en établissant des relations humaines fondamentales de communication, d’échange et de désir est une aventure que nous lui devons de tenter.
Ces êtres fragilisés, souffrants, qui luttent pour réapprendre à vivre et retrouver leur intégrité physique et psychique, nous confrontent aux limites mystérieuses de l’homme. Il est nécessaire d’informer, de réfléchir, de montrer dans quel néant une vie peut basculer par manque d’attention à soi et aux autres. Il est nécessaire d’aimer ces êtres désarmés dont la force et le courage extraordinaires nous en apprennent tant sur la vie et sur nous mêmes.
En hommage à mon frère, à tous les blessés, à l’équipe soignante, j’ai décidé d’apporter ma contribution au combat pour la vie qu’ils ont menée, qu’ils mènent en sachant la complexité, la singularité de chaque expérience. J’ai choisi de réaliser un documentaire, l’image étant le moyen d’expression que je connais le mieux.
La production et la diffusion
Le film a été très difficile à produire car aucune chaîne de télévision n’a voulu s’engager dans cette aventure à cause de la difficulté du sujet. Heu-reusement, la Région Aquitaine, le Ministère de la Santé, la Sécurité Routière, les MMA, l’argent de mon travail et le bénévolat des techniciens ont rendu ce film possible.
Une fois le film terminé, Arte a accepté de le préacheter dans une version raccourcie (de 107mn à 59mn). Il est passé en 2000, avec succès sur leur antenne sous le titre "Je croyais que j’étais mort". Je ne désespère pas de le diffuser au cinéma. Les traumatisés crâniens m’ont appris qu’il fallait être patiente et tenace. C’est un film qui nécessite d’être accompagné. Je l’ai accompagné dans plusieurs festivals de documentaires, dans des forums sociaux, à la prison de Lyon, etc... Le circuit UTOPIA a pris le risque de le diffuser, dans leurs salles, pendant une semaine.
Hélène Viard
Le film vu par le journal des cinémas Utopia
"C’est un film qu’il faut voir, qu’il faut montrer, absolument. Sûr, on est loin de la tranche de rêve d’une Amélie Poulain, tant vous avez envie de vous entendre dire que le monde dans lequel on patauge est tout guimauve, tendresse et douceur. Et bien non, heureusement qu’il y a des films pour nous réveiller, nous tirer par la manche, nous rappeler qu’il serait temps qu’on regarde la vie en face faute de quoi, on va continuer à foncer dans un mur d’horreur. Heureusement qu’il y a des films pour nous flanquer le nez dans l’humanité telle qu’elle est, telle qu’on la bousille, telle qu’elle essaie pourtant et encore et toujours de survivre, quand l’envie de vie résiste à l’envie de se laisser glisser dans la mort.
C’est un film bouleversant, modeste et superbe, un document qui nous montre trois jeunes personnes au sortir d’un grave coma, pendant les longs mois où elles vont tenter de se réapproprier leur corps cassé, leur esprit en capilotade : les mots fuient, la mémoire se dérobe, leurs mains et leurs jambes ne répondent plus aux ordres d’une tête qui elle-même ne sait plus trop où elle est ... On voit ici l’immense courage qu’il faut pour réapprendre douloureusement, longuement ce qui semble, à vous et à moi aller de soi : poser un pied, dire une phrase simple comme bonjour...
Comment faire pour mieux vivre, ou au moins pour moins mal mourir ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a comme une urgence à se poser quelques questions fondamentales : un pays qui fait un drame pour un vol d’autoradio mais où on accepte sans broncher et sans réfléchir plus que ça qu’il y ait dix mille morts par an, 30 000 blessés graves pour cause d’excès de vitesse, d’excès de boisson, de conduites inconscientes... où l’homopoliticus fait de "l’insécu-rité" un instrument de conquête électorale sans jamais piper mot des dangers réels qui nous menacent... où on s’en prend aux arbres plutôt qu’aux motards beurrés qui se jettent contre eux... En vérité je vous le dis tout net ce pays-là ne se pose pas les bonnes questions... Mais peut-être que le lobby automobile n’aimerait pas qu’on les pose... Peut-être aussi, une question en amenant une autre, que ce sont les fondements même de notre société qu’on finirait par questionner... "
UTOPIA - 2001"
Bon courage dans ta recherche !
Il y a ce documentaire autrement,qui suit le parcours de trois personnes traumatisées crâniennes :
"La Réparation
Le 22 septembre à 21h, pour la journée sans voitures, le Méliès projette le film “La Réparation”.
Le film se passe dans un centre de rééducation spécialisé pour traumatisés crâniens à Cénac près de Bordeaux. Nous avons suivi pendant deux ans (de 1996 à 1998) trois jeunes accidentés de la route qui sortaient d’un long coma. Il existe chez les traumatisés crâniens des déficits visibles, mesurables mais il existe par ailleurs cette dimension difficile d’accès, cette énigme qui est celle de la perte de la vie relationnelle.
Etre à l’écoute des souffrances du blessé, l’aider à reconquérir son statut de personne en établissant des relations humaines fondamentales de communication, d’échange et de désir est une aventure que nous lui devons de tenter.
Ces êtres fragilisés, souffrants, qui luttent pour réapprendre à vivre et retrouver leur intégrité physique et psychique, nous confrontent aux limites mystérieuses de l’homme. Il est nécessaire d’informer, de réfléchir, de montrer dans quel néant une vie peut basculer par manque d’attention à soi et aux autres. Il est nécessaire d’aimer ces êtres désarmés dont la force et le courage extraordinaires nous en apprennent tant sur la vie et sur nous mêmes.
En hommage à mon frère, à tous les blessés, à l’équipe soignante, j’ai décidé d’apporter ma contribution au combat pour la vie qu’ils ont menée, qu’ils mènent en sachant la complexité, la singularité de chaque expérience. J’ai choisi de réaliser un documentaire, l’image étant le moyen d’expression que je connais le mieux.
La production et la diffusion
Le film a été très difficile à produire car aucune chaîne de télévision n’a voulu s’engager dans cette aventure à cause de la difficulté du sujet. Heu-reusement, la Région Aquitaine, le Ministère de la Santé, la Sécurité Routière, les MMA, l’argent de mon travail et le bénévolat des techniciens ont rendu ce film possible.
Une fois le film terminé, Arte a accepté de le préacheter dans une version raccourcie (de 107mn à 59mn). Il est passé en 2000, avec succès sur leur antenne sous le titre "Je croyais que j’étais mort". Je ne désespère pas de le diffuser au cinéma. Les traumatisés crâniens m’ont appris qu’il fallait être patiente et tenace. C’est un film qui nécessite d’être accompagné. Je l’ai accompagné dans plusieurs festivals de documentaires, dans des forums sociaux, à la prison de Lyon, etc... Le circuit UTOPIA a pris le risque de le diffuser, dans leurs salles, pendant une semaine.
Hélène Viard
Le film vu par le journal des cinémas Utopia
"C’est un film qu’il faut voir, qu’il faut montrer, absolument. Sûr, on est loin de la tranche de rêve d’une Amélie Poulain, tant vous avez envie de vous entendre dire que le monde dans lequel on patauge est tout guimauve, tendresse et douceur. Et bien non, heureusement qu’il y a des films pour nous réveiller, nous tirer par la manche, nous rappeler qu’il serait temps qu’on regarde la vie en face faute de quoi, on va continuer à foncer dans un mur d’horreur. Heureusement qu’il y a des films pour nous flanquer le nez dans l’humanité telle qu’elle est, telle qu’on la bousille, telle qu’elle essaie pourtant et encore et toujours de survivre, quand l’envie de vie résiste à l’envie de se laisser glisser dans la mort.
C’est un film bouleversant, modeste et superbe, un document qui nous montre trois jeunes personnes au sortir d’un grave coma, pendant les longs mois où elles vont tenter de se réapproprier leur corps cassé, leur esprit en capilotade : les mots fuient, la mémoire se dérobe, leurs mains et leurs jambes ne répondent plus aux ordres d’une tête qui elle-même ne sait plus trop où elle est ... On voit ici l’immense courage qu’il faut pour réapprendre douloureusement, longuement ce qui semble, à vous et à moi aller de soi : poser un pied, dire une phrase simple comme bonjour...
Comment faire pour mieux vivre, ou au moins pour moins mal mourir ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a comme une urgence à se poser quelques questions fondamentales : un pays qui fait un drame pour un vol d’autoradio mais où on accepte sans broncher et sans réfléchir plus que ça qu’il y ait dix mille morts par an, 30 000 blessés graves pour cause d’excès de vitesse, d’excès de boisson, de conduites inconscientes... où l’homopoliticus fait de "l’insécu-rité" un instrument de conquête électorale sans jamais piper mot des dangers réels qui nous menacent... où on s’en prend aux arbres plutôt qu’aux motards beurrés qui se jettent contre eux... En vérité je vous le dis tout net ce pays-là ne se pose pas les bonnes questions... Mais peut-être que le lobby automobile n’aimerait pas qu’on les pose... Peut-être aussi, une question en amenant une autre, que ce sont les fondements même de notre société qu’on finirait par questionner... "
UTOPIA - 2001"
Bon courage dans ta recherche !
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mm
Re: Mémoire Handicap invisible
Bonjour Shany,
Je suis en première année formation assistant de service social et j'ai moi même un handicap invisible qui concerne une maladie neurologique (syringomyélie) si mon témoignage ou quelques éléments t'intéresse je peut aider!
Je suis en première année formation assistant de service social et j'ai moi même un handicap invisible qui concerne une maladie neurologique (syringomyélie) si mon témoignage ou quelques éléments t'intéresse je peut aider!
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Delphine
Re: Mémoire Handicap invisible
Bonjour,
J'ai une particularité j'ai un handicap invisible: dépression sévère. Et je suis en formation d'assistante de service social. En fait si je peux faire cette formation c'est que j'ai été soignée pendant de longues années!!! Je suis prête à répondre à vos questions, me sentant bien par rapport à tout ça alors n'hésitez pas!
Bon courage.
J'ai une particularité j'ai un handicap invisible: dépression sévère. Et je suis en formation d'assistante de service social. En fait si je peux faire cette formation c'est que j'ai été soignée pendant de longues années!!! Je suis prête à répondre à vos questions, me sentant bien par rapport à tout ça alors n'hésitez pas!
Bon courage.