Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
5 ans de social et déjà fatiguée
-
myrielle
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
animatrice de relais assistantes maternelles (ram)
-
as
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
tu est payée combien? il faut être titulaire de la FPT?
-
myrielle
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
je sais pas as. (je ne suis pas twinou), j'ai trouvé le métier en tapant sur internet.
ça doit être payé au smic sauf si reprise ancienneté d'a.s ou autre. tu devrais aller voir un ram si il y en a un près de chez toi, tu pourras rencontrer des professionnels
ça doit être payé au smic sauf si reprise ancienneté d'a.s ou autre. tu devrais aller voir un ram si il y en a un près de chez toi, tu pourras rencontrer des professionnels
-
Twinou
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
Bonjour,
Je suis animatrice d'un relais assistants maternels, il en existe gérés par des collectivités ou des associations (ex : ADMR).
C'est un poste en catégorie C ou B, donc pour être en B c'est avec le concours de la fonction publique territoriale. pour la catégorie C c'est en accès direct, avec un salaire + petit.
Je suis animatrice d'un relais assistants maternels, il en existe gérés par des collectivités ou des associations (ex : ADMR).
C'est un poste en catégorie C ou B, donc pour être en B c'est avec le concours de la fonction publique territoriale. pour la catégorie C c'est en accès direct, avec un salaire + petit.
-
Tionx Phu
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
Ben oui ce systeme d'assistanat aliene certaines personnes!
Apprendre à pécher plutôt que de refiler la barquette de capitaine igloo ! merde !
Bon je suis AS dans une structure on reçoit un public très diversifiés dont certains exigent qu'on se bouge les fesses pour eux.
Je refuse de subir, et dès le premier entretien qui dérape ont met les choses au clair directe.
Moi ma conception c'est que par respect pour eux je leur dit clairement ce que je pense des conneries qu'ils peuvent me sortir. Je considère un con exclu au même titre qu'un con inclu, voila ma vision de l'insertion.
Des gens que tu connais depuis 30 secondes et qui te foutent la responsabilité de leur misère sur le dos ca va bien les deux premières annés après la formation.
, "non non t'a rien compris, moi j'arrive en bout de chaine de tes problèmes, va faire chier les pouvoir public, tu veux leur adresse?"
Après on voit ce qu'on peut faire ensemble.
Mais il n'ya pas de mystère , cette sincérité doit aller de pair avec une grande rigueur et beaucoup d'implication dans son travail. Apprendre à pécher releve du challenge. Moi je m'en fiche si ça ne marche pas comme on le voudrait du moment que les gens font des efforts, mais qu'on me sorte pas des conneries ou de la mauvaise foi car à mon sens c'est de là que vient le dégout du métier et par conséquent l'usure.
Donc aujourd'hui j'aime mon travail car :
1 Pas de concession sur ma personnalité et mes valeurs
2 Devouement dans mes missions et aux personnes.
Apprendre à pécher plutôt que de refiler la barquette de capitaine igloo ! merde !
Bon je suis AS dans une structure on reçoit un public très diversifiés dont certains exigent qu'on se bouge les fesses pour eux.
Je refuse de subir, et dès le premier entretien qui dérape ont met les choses au clair directe.
Moi ma conception c'est que par respect pour eux je leur dit clairement ce que je pense des conneries qu'ils peuvent me sortir. Je considère un con exclu au même titre qu'un con inclu, voila ma vision de l'insertion.
Des gens que tu connais depuis 30 secondes et qui te foutent la responsabilité de leur misère sur le dos ca va bien les deux premières annés après la formation.
, "non non t'a rien compris, moi j'arrive en bout de chaine de tes problèmes, va faire chier les pouvoir public, tu veux leur adresse?"
Après on voit ce qu'on peut faire ensemble.
Mais il n'ya pas de mystère , cette sincérité doit aller de pair avec une grande rigueur et beaucoup d'implication dans son travail. Apprendre à pécher releve du challenge. Moi je m'en fiche si ça ne marche pas comme on le voudrait du moment que les gens font des efforts, mais qu'on me sorte pas des conneries ou de la mauvaise foi car à mon sens c'est de là que vient le dégout du métier et par conséquent l'usure.
Donc aujourd'hui j'aime mon travail car :
1 Pas de concession sur ma personnalité et mes valeurs
2 Devouement dans mes missions et aux personnes.
-
Clo²
Re: 5 ans de social et déjà fatiguée
Bonjour,
Je suis un peu soulagée de lire ces messages. Je ne suis pas encore au point d'être usée mais je commence moi-même à devenir blasée. Au bout de 5 ans également.
J'aime mon boulot, c'est une certitude et j'ai l'impression d'être utile par moment. Mais il est vrai que, assez souvent, le côté assistanat de mon travail me pompe l'air.
Comme Tionx Phu, j'essaye d'être le plus claire possible dès le départ avec les gens (avec un peu plus de retenu quand même
). Je suis moins gênée de dire "Non" ou "Ça, ça n'est pas de mon ressort".
Je trouve que notre métier est victime à la fois de sa mauvaise réputation (notamment dans le cadre de l'Enfance) mais également de sa bonne : "Voir voir ton AS elle fera ça, ça et ça". Je suis obligée d'expliquer ce que je fais au gens et de leur dire que, non, je ne suis pas leur secrétaire particulière.
Ce qui me fait le plus réfléchir dans ce boulot, c'est que je me rends compte qu'il me rend assez pessimiste. Je l'étais déjà quelque peu mais après 5 ans en polyvalence de secteur, j'ai l'impression qu'en France il n'y a que des bénéficiaires du RSA et des enfants en difficulté !! Ce microcosme est devenu ma réalité quotidienne et parfois ça me pèse.
J'ai toujours su que je ne ferai pas ce métier toute ma vie, mais ces 5 premières années de carrière renforcent cette conviction.
Pour le moment, je tiens la barre et il est vrai que lorsque je vois des situations changer dans le bon sens à la suite d'un accompagnement, je me sens utile et ça fait du bien !
Courage à ceux et celles qui souhaitent changer et aux autres aussi !
Clo²
Je suis un peu soulagée de lire ces messages. Je ne suis pas encore au point d'être usée mais je commence moi-même à devenir blasée. Au bout de 5 ans également.
J'aime mon boulot, c'est une certitude et j'ai l'impression d'être utile par moment. Mais il est vrai que, assez souvent, le côté assistanat de mon travail me pompe l'air.
Comme Tionx Phu, j'essaye d'être le plus claire possible dès le départ avec les gens (avec un peu plus de retenu quand même
Je trouve que notre métier est victime à la fois de sa mauvaise réputation (notamment dans le cadre de l'Enfance) mais également de sa bonne : "Voir voir ton AS elle fera ça, ça et ça". Je suis obligée d'expliquer ce que je fais au gens et de leur dire que, non, je ne suis pas leur secrétaire particulière.
Ce qui me fait le plus réfléchir dans ce boulot, c'est que je me rends compte qu'il me rend assez pessimiste. Je l'étais déjà quelque peu mais après 5 ans en polyvalence de secteur, j'ai l'impression qu'en France il n'y a que des bénéficiaires du RSA et des enfants en difficulté !! Ce microcosme est devenu ma réalité quotidienne et parfois ça me pèse.
J'ai toujours su que je ne ferai pas ce métier toute ma vie, mais ces 5 premières années de carrière renforcent cette conviction.
Pour le moment, je tiens la barre et il est vrai que lorsque je vois des situations changer dans le bon sens à la suite d'un accompagnement, je me sens utile et ça fait du bien !
Courage à ceux et celles qui souhaitent changer et aux autres aussi !
Clo²