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Je suis bloquée
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ASS
Re:
"Là il ne s'agit pas d'usagers mais d'une collègue qui a besoin d'aide!! "
Ça me met hors de moi de lire ça ! Alors quoi nous les AS serions supérieurs à ces "pauvres" usagers ?
Mis à part ça, je repose des questions que j'avais posé sans qu'elles soient publiées il me semble :
- comment accepter de laisser des personnes sans rien, sans droits dans la merde, alors que soit même on a fait le choix de frauder pour ne pas y rester ?
J'aimerai beaucoup avoir l'avis de Youlette parce que même si je ne suis pas d'accord, je comprends qu'on puisse faire ce choix et que j'aimerai savoir comment vous aller gérer d'être face à des situations d'usager tout aussi inacceptable que la votre.
Ça me met hors de moi de lire ça ! Alors quoi nous les AS serions supérieurs à ces "pauvres" usagers ?
Mis à part ça, je repose des questions que j'avais posé sans qu'elles soient publiées il me semble :
- comment accepter de laisser des personnes sans rien, sans droits dans la merde, alors que soit même on a fait le choix de frauder pour ne pas y rester ?
J'aimerai beaucoup avoir l'avis de Youlette parce que même si je ne suis pas d'accord, je comprends qu'on puisse faire ce choix et que j'aimerai savoir comment vous aller gérer d'être face à des situations d'usager tout aussi inacceptable que la votre.
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MILKA
Re:
@audrey: tu trouveras toujours des pros qui jugeront ( parce que je pense que cela est plus facile pour eux et que cela peut leur donner bonne conscience également )et d'autres qui te diront comment te comporter...et il y ceux qui seront capable de comprendre....toute la différence est dans la connaissance de la réalité!!!
en tout cas je rejoins entièrement tes conseils pour FROUFROU: qu'elle se taise et qu'elle ai la chance de trouver un job!!!
quant à la pro qu'elle sera: ben je pense qu'elle mettra du sens a la notion de "precarité"....
en tout cas je rejoins entièrement tes conseils pour FROUFROU: qu'elle se taise et qu'elle ai la chance de trouver un job!!!
quant à la pro qu'elle sera: ben je pense qu'elle mettra du sens a la notion de "precarité"....
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NSP
Re:
"Là il ne s'agit pas d'usagers mais d'une collègue qui a besoin d'aide!! "
Cette phrase me choque aussi.
@Milka:
Pas besoin d'avoir fraudé pour mettre un sens à la notion de précarité... On est très nombreux à avoir connu la galère, surtout pendant les trois ans de formation et à pouvoir mettre un sens sur cette notion. Encore faut-il prouver qu'il faille avoir vécu une situation pour pouvoir y mettre un sens, ce que je ne pense pas. Heureusement que nous pouvons intervenir auprès de publics dont on n'a pas connu les difficultés !
Et affirmer qu'elle sera une bonne pro, sans connaitre sa situation, ni pourquoi elle a fraudé, c'est un brin rapide. Peut-être sera-t-elle une excellente pro, peut-être pas. Ce ne sont pas deux messages sur un forum qui peuvent le déterminer.
"et il y ceux qui seront capable de comprendre....toute la différence est dans la connaissance de la réalité!!!"
Après l'affirmation d'une telle posture supérieure, difficile de réagir. C'est un sacré jugement de valeurs de la part de quelqu'un qui dit comprendre les autres...
Cette phrase me choque aussi.
@Milka:
Pas besoin d'avoir fraudé pour mettre un sens à la notion de précarité... On est très nombreux à avoir connu la galère, surtout pendant les trois ans de formation et à pouvoir mettre un sens sur cette notion. Encore faut-il prouver qu'il faille avoir vécu une situation pour pouvoir y mettre un sens, ce que je ne pense pas. Heureusement que nous pouvons intervenir auprès de publics dont on n'a pas connu les difficultés !
Et affirmer qu'elle sera une bonne pro, sans connaitre sa situation, ni pourquoi elle a fraudé, c'est un brin rapide. Peut-être sera-t-elle une excellente pro, peut-être pas. Ce ne sont pas deux messages sur un forum qui peuvent le déterminer.
"et il y ceux qui seront capable de comprendre....toute la différence est dans la connaissance de la réalité!!!"
Après l'affirmation d'une telle posture supérieure, difficile de réagir. C'est un sacré jugement de valeurs de la part de quelqu'un qui dit comprendre les autres...
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hsp
Re:
c'est Sandrine bien plus haut qui a essayé de le dire qui touche du doigt le problème sensible en écrivant ceci :
"je suis indignée que en notre ère les études ne soient ouvertes qu'aux plus privilégiés, obligeant les autres à se débrouiller pour etre ensuite accablés"
MILKA c'est par maladresse que vous écrivez ceci ? "tu trouveras toujours des pros qui jugeront ( parce que je pense que cela est plus facile pour eux et que cela peut leur donner bonne conscience également )"
Vous voulez dire que jamais vous ne vous permettez le moindre jugement, sur rien ? parce que là, précisément, en écrivant ceci, vous veniez de juger vos semblables, vous en avez conscience ?
simple question
bon été à tous
"je suis indignée que en notre ère les études ne soient ouvertes qu'aux plus privilégiés, obligeant les autres à se débrouiller pour etre ensuite accablés"
MILKA c'est par maladresse que vous écrivez ceci ? "tu trouveras toujours des pros qui jugeront ( parce que je pense que cela est plus facile pour eux et que cela peut leur donner bonne conscience également )"
Vous voulez dire que jamais vous ne vous permettez le moindre jugement, sur rien ? parce que là, précisément, en écrivant ceci, vous veniez de juger vos semblables, vous en avez conscience ?
bon été à tous
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le fonds du problème!
Re:
Il est évident que les études supérieures ne sont pas accessibles à tous et en particulier aux étudiants qui n'ont pas à proximité de chez eux des centres de formation. ce qui les oblige à devoir vivre de manière indépendante et ce que le plus grand nombre n'est pas en mesure de financer.
les aides aux étudiants sont limitées quand elles concernent les enfants des classes moyennes,et insuffisantes à assurer une vie normale.travailler en étudiant n'est pas impossible, naturellement, mais cela limite beaucoup les chances de réussite et surtout de réussir à un concours par manque de temps et parce qu'il y a compétition entre les étudiants.
les conditions d'attribution du rSa ont été calculées de façon à éliminer les étudiants car sinon pourquoi attribuer le rsa à une mère de famille dont le projet immédiat est d'élever un enfant et de se former pour s'insérer et de le refuser à un étudiant qui souhaite suivre une formation longue pour obtenir un emploi moins précaire et sanctionné par un diplôme protégé.
et en tant que citoyen, nous ne pouvons accepter les fraudes car lorsqu'elles se font sur une grande échelle, elles mettent en péril l'organisation sociale d'un pays.
je doute que dans la conjoncture actuelle, nous puissions espérer vivre dans un pays qui financerait ces fameuses études supérieures. et pourtant un pays a besoin de jeunes ayant un niveau d'études élevé pour rester compétitif et assurer à l'ensemble de la population un niveau de vie suffisant.
les aides aux étudiants sont limitées quand elles concernent les enfants des classes moyennes,et insuffisantes à assurer une vie normale.travailler en étudiant n'est pas impossible, naturellement, mais cela limite beaucoup les chances de réussite et surtout de réussir à un concours par manque de temps et parce qu'il y a compétition entre les étudiants.
les conditions d'attribution du rSa ont été calculées de façon à éliminer les étudiants car sinon pourquoi attribuer le rsa à une mère de famille dont le projet immédiat est d'élever un enfant et de se former pour s'insérer et de le refuser à un étudiant qui souhaite suivre une formation longue pour obtenir un emploi moins précaire et sanctionné par un diplôme protégé.
et en tant que citoyen, nous ne pouvons accepter les fraudes car lorsqu'elles se font sur une grande échelle, elles mettent en péril l'organisation sociale d'un pays.
je doute que dans la conjoncture actuelle, nous puissions espérer vivre dans un pays qui financerait ces fameuses études supérieures. et pourtant un pays a besoin de jeunes ayant un niveau d'études élevé pour rester compétitif et assurer à l'ensemble de la population un niveau de vie suffisant.
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cc
Re:
Je ne suis partiellement d'accord avec le fonds du problème
Je suis d'accord pour dire qu'il est très difficile de travailler et d'étudier en même temps, et qu'idéalement, dans l’intérêt de tous, il serait bien que chacun puisse étudier dans les meilleures conditions, pour avoir le meilleur diplôme, la meilleure qualification, un meilleur emploi et ainsi payer des impôts pour participer à la vie de la société . C'est un choix politique de pari sur l'avenir qui n'est semble t il pas à l'ordre du jour.
Pour avoir travailler au crous plusieurs années je constate que des aides existent, que pour y avoir droit il faut remplir un certain nombre de critère et ensuite remplir un dossier et faire certaines démarches ( ex faire sa déclaration d'impôt de manière autonome) et que les aides peuvent être équivalente au montant du RSA par mois pour une personne seule ( après est ce suffisant c'est un autre débat)
Qu'ensuite les solutions d'hébergement type chambre d'étudiants qui offrent un tremplin, une étape transitoire en attendant versement de la bourse/ ou d'une aide annuelle, et recherche de job pour acceder à un studio.
Pour info une chambre de 9m2 toutes charges comprises ( eau, edf , internet) coute environ 150 euros /mois AL déduite. Un studio du crous au mieux 320 euros Al déduite charges non comprises.Je parle pour le 93.Et avant qu'on me dise qu'il n'y a pas bcp de place, je précise qu'il y a svt des départ de ce type de structure tout au long de l'année et que perso j'ai vu plus d'étudiants le refuser que l'accepter alors même qu'ils disaient être en situation précaire.( mais c'est un autre débat).
L'intérêt des aides du crous est quand même aussi de permettre aux étudiants de pouvoir travailler en juillet et aout sans souci ( et c'est même nécessaire en ce qui concerne l'aide annuelle) ce qui fait quand même mieux sur un cv que 3 ans de formation sans job à côté car lorsque l'on perçoit le RSA travailler 2 mois à temps plein complique la vie, moins que du temps du RMI mais encore tout de même. (autre débat )
Les formations d'ASS n'ouvrent pas toutes droit aux aides du crous, mais ça vaut peut être le coup de se renseigner avant de commencer la formation pour savoir quelles sont les centres de formation qui le permettent.
Pour en revenir à la situation qui engendre ce débat, et qui ne concerne visiblement pas qq'un issu de la classe moyenne, je rappelle que l'obligation alimentaire existe entre ascendant et descendant et qu'elle est réciproque. Pour avoir travailler en gérontologie je peux vous dire qu'elle est appliquée sans état d'âme. J'ai vu des enfants être contraint d'aider leur parents, qui parfois ne s'étaient jamais occupé d'eux,et pour certains basculer dans le surendettement, des personnes de 50 ans qui sont entrain de payer leur maison, qui ont des enfants étudiants au dessus du barème des bourses, mais de pas loin, et qui doivent soudain débourser 300 ou 400 euros par mois pour leur parents Et à ce moment là personne ne leur demande si leur parent ont été sympas avec eux, si ils leur ont financé les études , si ils se sont bien occupés d'eux ...
L'obligation alimentaire se base quand même sur un principe de réciprocité : si les parents financent les études de leurs enfants, ceux ci auront un meilleur emploi et seront donc plus apte à leur porter assistance lorsqu'ils auront besoin d'assistance . ( je veux dire indépendamment de l'amour que l'on porte à sa progéniture).
Après faire une formation s'anticipe aussi , j'avais des collèges de promo qui avait fait le tour des CG , des associations, parfois deux ans avant de commencer et une qui avait trouvé un CG prêt à la financer pdt 3 ans . D'autres qui l'ont fait pour 2ans . Je sais que ce n'est plus aussi facile, mais j'imagine qu'il y a encore des possibilités, même restreintes et réduites.
Par contre il y avait aussi dans ma promo deux mère de famille isolées qui ont perçu le RMI ( à l'époque) et qui disaient clairement qu'elles le considéraient comme un prêt à 0% qu'elles rembourseraient en fin de formation quand elles auraient un emploi ( mais à l'époque , il y 18 ans, il y avait un plein emploi)
Je suis d'accord pour dire qu'il est très difficile de travailler et d'étudier en même temps, et qu'idéalement, dans l’intérêt de tous, il serait bien que chacun puisse étudier dans les meilleures conditions, pour avoir le meilleur diplôme, la meilleure qualification, un meilleur emploi et ainsi payer des impôts pour participer à la vie de la société . C'est un choix politique de pari sur l'avenir qui n'est semble t il pas à l'ordre du jour.
Pour avoir travailler au crous plusieurs années je constate que des aides existent, que pour y avoir droit il faut remplir un certain nombre de critère et ensuite remplir un dossier et faire certaines démarches ( ex faire sa déclaration d'impôt de manière autonome) et que les aides peuvent être équivalente au montant du RSA par mois pour une personne seule ( après est ce suffisant c'est un autre débat)
Qu'ensuite les solutions d'hébergement type chambre d'étudiants qui offrent un tremplin, une étape transitoire en attendant versement de la bourse/ ou d'une aide annuelle, et recherche de job pour acceder à un studio.
Pour info une chambre de 9m2 toutes charges comprises ( eau, edf , internet) coute environ 150 euros /mois AL déduite. Un studio du crous au mieux 320 euros Al déduite charges non comprises.Je parle pour le 93.Et avant qu'on me dise qu'il n'y a pas bcp de place, je précise qu'il y a svt des départ de ce type de structure tout au long de l'année et que perso j'ai vu plus d'étudiants le refuser que l'accepter alors même qu'ils disaient être en situation précaire.( mais c'est un autre débat).
L'intérêt des aides du crous est quand même aussi de permettre aux étudiants de pouvoir travailler en juillet et aout sans souci ( et c'est même nécessaire en ce qui concerne l'aide annuelle) ce qui fait quand même mieux sur un cv que 3 ans de formation sans job à côté car lorsque l'on perçoit le RSA travailler 2 mois à temps plein complique la vie, moins que du temps du RMI mais encore tout de même. (autre débat )
Les formations d'ASS n'ouvrent pas toutes droit aux aides du crous, mais ça vaut peut être le coup de se renseigner avant de commencer la formation pour savoir quelles sont les centres de formation qui le permettent.
Pour en revenir à la situation qui engendre ce débat, et qui ne concerne visiblement pas qq'un issu de la classe moyenne, je rappelle que l'obligation alimentaire existe entre ascendant et descendant et qu'elle est réciproque. Pour avoir travailler en gérontologie je peux vous dire qu'elle est appliquée sans état d'âme. J'ai vu des enfants être contraint d'aider leur parents, qui parfois ne s'étaient jamais occupé d'eux,et pour certains basculer dans le surendettement, des personnes de 50 ans qui sont entrain de payer leur maison, qui ont des enfants étudiants au dessus du barème des bourses, mais de pas loin, et qui doivent soudain débourser 300 ou 400 euros par mois pour leur parents Et à ce moment là personne ne leur demande si leur parent ont été sympas avec eux, si ils leur ont financé les études , si ils se sont bien occupés d'eux ...
L'obligation alimentaire se base quand même sur un principe de réciprocité : si les parents financent les études de leurs enfants, ceux ci auront un meilleur emploi et seront donc plus apte à leur porter assistance lorsqu'ils auront besoin d'assistance . ( je veux dire indépendamment de l'amour que l'on porte à sa progéniture).
Après faire une formation s'anticipe aussi , j'avais des collèges de promo qui avait fait le tour des CG , des associations, parfois deux ans avant de commencer et une qui avait trouvé un CG prêt à la financer pdt 3 ans . D'autres qui l'ont fait pour 2ans . Je sais que ce n'est plus aussi facile, mais j'imagine qu'il y a encore des possibilités, même restreintes et réduites.
Par contre il y avait aussi dans ma promo deux mère de famille isolées qui ont perçu le RMI ( à l'époque) et qui disaient clairement qu'elles le considéraient comme un prêt à 0% qu'elles rembourseraient en fin de formation quand elles auraient un emploi ( mais à l'époque , il y 18 ans, il y avait un plein emploi)
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youp
Re: Je suis bloquée
On comprend ta situation, mais la fraude n'était pas une solution. J'ai moi même eu une situation délicate durant ma formation donc tous les soirs, tous les weekends et toutes les vacances je travaillais en aide à domicile ou babysitting pour subvenir à mes besoins et pouvoir suivre ma formation et j'ai eu mon DE. Donc maintenant il faut trouver vite un emploi pour ne plus avoir de compte à leur rendre. Bon courage
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Zarathoustra
Re:
Bonjour,
J'ai lu avec grand intérêt ces quelques pages, et manifestement, les fondamentaux de la profession d'assistant de service social non seulement ne sont pas acquis par l'ensemble des agents, mais plus grave encore, sont remis en cause par un grand nombre d'entre eux.
Je vais peut-être manquer de tempérance, mais voila, mon sentiment c'est que vous autres, les défenseurs d'institution, êtes particulièrement lamentables.
Comprenez que votre profession nécessite pour être exercée de savoir prendre un recul important vis à vis de ses propres pré-conceptions sur ce qu'une personne peut ou doit faire, et qu'en l'occurrence le souci de l'institution, de son financement, de la fraude qui l'impacte ne vous regarde pas.
Certes, cette position est paradoxale, mais tout en étant agent d'une institution, vous travaillez à destination de personnes, et non dans un objectif de contrôle et de maintien de l'institution.
Je ne suis pas étonné de vos réactions, sociologue et assistant de service social, j'ai eu maintes fois l'occasion de me convaincre qu'une des spécificités des organismes de formation était de travailler à renforcer les préjugés plutôt qu'à les déconstruire.
Néanmoins, votre positionnement n'est absolument pas compatible avec les enjeux du travail social. Nous devons travailler avec ce qui existe, pas avec des modèles que nous n'avons d'ailleurs aucune légitimité à vouloir imposer aux autres.
La loi est une chose, mais que cela vous plaise ou non, vous la contournez chaque jour, parce que cela vous arrange, parce que le rapport gain/risque vous paraît positif, ou tout simplement parce que vous estimez que le fait est trop insignifiant pour être inquiétant.
Dans les sciences humaines il n'y a pas d'absolu, l'homme est un être changeant, paradoxal, et les règles qu'il s'impose ne sont que des indications concernant les risques qu'il prend. De fait, la démarche de cette jeune femme était parfaitement honnête, mais il semble presque instinctif que toute information sur le risque qu'elle prend s'accompagne d'un jugement et d'une sanction.
Cela vous semble normal ? Alors vous n'êtes pas travailleur social, mais un administratif chargée de suivre des procédures. Il n'y a pas de mal à ça, mais il serait préférable que vous interveniez en tant que tel.
J'ai lu avec grand intérêt ces quelques pages, et manifestement, les fondamentaux de la profession d'assistant de service social non seulement ne sont pas acquis par l'ensemble des agents, mais plus grave encore, sont remis en cause par un grand nombre d'entre eux.
Je vais peut-être manquer de tempérance, mais voila, mon sentiment c'est que vous autres, les défenseurs d'institution, êtes particulièrement lamentables.
Comprenez que votre profession nécessite pour être exercée de savoir prendre un recul important vis à vis de ses propres pré-conceptions sur ce qu'une personne peut ou doit faire, et qu'en l'occurrence le souci de l'institution, de son financement, de la fraude qui l'impacte ne vous regarde pas.
Certes, cette position est paradoxale, mais tout en étant agent d'une institution, vous travaillez à destination de personnes, et non dans un objectif de contrôle et de maintien de l'institution.
Je ne suis pas étonné de vos réactions, sociologue et assistant de service social, j'ai eu maintes fois l'occasion de me convaincre qu'une des spécificités des organismes de formation était de travailler à renforcer les préjugés plutôt qu'à les déconstruire.
Néanmoins, votre positionnement n'est absolument pas compatible avec les enjeux du travail social. Nous devons travailler avec ce qui existe, pas avec des modèles que nous n'avons d'ailleurs aucune légitimité à vouloir imposer aux autres.
La loi est une chose, mais que cela vous plaise ou non, vous la contournez chaque jour, parce que cela vous arrange, parce que le rapport gain/risque vous paraît positif, ou tout simplement parce que vous estimez que le fait est trop insignifiant pour être inquiétant.
Dans les sciences humaines il n'y a pas d'absolu, l'homme est un être changeant, paradoxal, et les règles qu'il s'impose ne sont que des indications concernant les risques qu'il prend. De fait, la démarche de cette jeune femme était parfaitement honnête, mais il semble presque instinctif que toute information sur le risque qu'elle prend s'accompagne d'un jugement et d'une sanction.
Cela vous semble normal ? Alors vous n'êtes pas travailleur social, mais un administratif chargée de suivre des procédures. Il n'y a pas de mal à ça, mais il serait préférable que vous interveniez en tant que tel.
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Mistigri
Re: Je suis bloquée
Toujours aussi amusant les post des uns et des autres... Le pompon revient quand même à ceux qui parlent de jugement pour un oui ou pour un non.....
Quand au fait qu elle n est pas eu le choix, laissez moi sourire on parle pas de quelques mois, ou au pire aller on se dirait bon.... Même si ce n est pas excusable mais on parle de 3 ans.... Des parents qui ont des revenus confortables .... Mais avec qui elle ne s entend pas, c est facile dites moi....
En ce qui me concerne j ai travaillé pendant ma formation pour effectuer mon stage qui était assez éloigné de mon lieu d habitation et donc qui engendrait des frais supplémentaires .... Je bossais dans un fast food 26h par semaine en sus de la formation. J'ai effectivement tenue quelques mois puisque j ai par la suite fait une chute de tension, bref ce n est pas pour autant que j ai cessé cette activité, j ai continué mais que le week end du vendredi au dimanche et reprenais le stage le lundi....donc pas de repos.
Je pense qu il faut que cette demoiselle assume tout simplement et ne cherche pas de nouveau à contourner le système pour x ou y raison....
Quand au fait qu elle n est pas eu le choix, laissez moi sourire on parle pas de quelques mois, ou au pire aller on se dirait bon.... Même si ce n est pas excusable mais on parle de 3 ans.... Des parents qui ont des revenus confortables .... Mais avec qui elle ne s entend pas, c est facile dites moi....
En ce qui me concerne j ai travaillé pendant ma formation pour effectuer mon stage qui était assez éloigné de mon lieu d habitation et donc qui engendrait des frais supplémentaires .... Je bossais dans un fast food 26h par semaine en sus de la formation. J'ai effectivement tenue quelques mois puisque j ai par la suite fait une chute de tension, bref ce n est pas pour autant que j ai cessé cette activité, j ai continué mais que le week end du vendredi au dimanche et reprenais le stage le lundi....donc pas de repos.
Je pense qu il faut que cette demoiselle assume tout simplement et ne cherche pas de nouveau à contourner le système pour x ou y raison....