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Situation AS en milieu hospitalier
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CC
Re: Situation AS en milieu hospitalier
Moi qui fut AS de secteur je réponds attention à la violence institutionnelle !
Cette personne veut rentrer chez elle, elle n'est pas sous mesure de sauvegarde de justice, elle en a le droit.
Bien sur il faut signaler au proc et tenter d'obtenir une mesure de protection et essayer d'obtenir un maximum d'aide de l'extérieur : médecins généraliste, réseau psy, service social de secteur , CCAS ou CLIC selon l'endroit où il se trouve.
Mais même si un curateur ou un tuteur est nommé il faudra tenir compte de l'avis de cette personne quant à son lieu de résidence.
Cette personne veut rentrer chez elle, elle n'est pas sous mesure de sauvegarde de justice, elle en a le droit.
Bien sur il faut signaler au proc et tenter d'obtenir une mesure de protection et essayer d'obtenir un maximum d'aide de l'extérieur : médecins généraliste, réseau psy, service social de secteur , CCAS ou CLIC selon l'endroit où il se trouve.
Mais même si un curateur ou un tuteur est nommé il faudra tenir compte de l'avis de cette personne quant à son lieu de résidence.
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lm
Re: Situation AS en milieu hospitalier
je pense comme John qu'il est important de traiter l'état psychologique de cette personne.et les services de géronto-psy font parfois des miracles.elles restituent leur personnalité d'avant à des gens qui ont sombré.
Mais ces services n'existent pas partout avec les mêmes moyens.
Mais ces services n'existent pas partout avec les mêmes moyens.
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souksouk
Re: Situation AS en milieu hospitalier
C'est au Médecin de faire la démarche de SSR géronto psy et je comprendrais qu'il ne le fasse pas car ce patient est sans doute en endocrinologie pour le traitement d'un diabète. En sollicitant un SSR ou l'avis d'un gériatre il prend le risque d'entraver la sortie pour un motif médical qui ne relève pas des compétences de son service. On ne va pas se mentir la géronto psy, la neurologie, l'addicto, les centres pour personnes obèses sont les plus prisés.
Les impératifs de service ne permettent pas de faire un travail de fond avec chaque patient car il faut que ça tourne. On est dans cette réalité là.
Les impératifs de service ne permettent pas de faire un travail de fond avec chaque patient car il faut que ça tourne. On est dans cette réalité là.
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elie
Re: Situation AS en milieu hospitalier
John et CC
oui bien sûr qu'il faut également traiter la dépression et l'orienter vers un service géronto mais ça n'existe malheureusement pas partout comme le dit lm, de plus une aide sociale ça mange pas de pain mais il peut aussi refuser et il faut prendre ça en considération (aide sociale = récupération)
CC la démarche n'est pas d'empêcher cet homme de rentrer chez lui si il ne le souhaite pas mais de mettre un filet de sécurité autour de lui en cas de mise en danger. à lui de s'en approprier ou pas.
le signalement proc est juste là pour dire "attention personne majeur vulnérable en danger" mais je partage ton avis sur la violence institutionnelle, parfois on pense bien faire alors que c'est pire, d'où la nécessité de partager nos pratiques et de nous interroger (très souvent) sur nos démarches.
le signalement est là aussi pour nous protéger, c'est bête à dire mais ce genre de sortie peut nous retomber dessus.
c'est plus un questionnement qu'on se fait sur un cas pratique et c'est intéressant, camille n'a pas donné de suite à sa question
oui bien sûr qu'il faut également traiter la dépression et l'orienter vers un service géronto mais ça n'existe malheureusement pas partout comme le dit lm, de plus une aide sociale ça mange pas de pain mais il peut aussi refuser et il faut prendre ça en considération (aide sociale = récupération)
CC la démarche n'est pas d'empêcher cet homme de rentrer chez lui si il ne le souhaite pas mais de mettre un filet de sécurité autour de lui en cas de mise en danger. à lui de s'en approprier ou pas.
le signalement proc est juste là pour dire "attention personne majeur vulnérable en danger" mais je partage ton avis sur la violence institutionnelle, parfois on pense bien faire alors que c'est pire, d'où la nécessité de partager nos pratiques et de nous interroger (très souvent) sur nos démarches.
le signalement est là aussi pour nous protéger, c'est bête à dire mais ce genre de sortie peut nous retomber dessus.
c'est plus un questionnement qu'on se fait sur un cas pratique et c'est intéressant, camille n'a pas donné de suite à sa question
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mélanie
Re: Situation AS en milieu hospitalier
sans attaquer personne, c'est facile de dire non à la violence instutionnelle ou attention au tout social,si vous êtes du médical , ce qui semble pas être le cas vu vos réponses, je vous explique un peu comment ça se passe en hospitalier
on fait sortir un monsieur comme lui sans aides ou le minimum parce-qu'on a aucun document, qu'aucun partenaire à l'extérieur n'a suivi ce qui est déjà en soi très étrange,
les collègues du secteur m'appellent en me disant "comment ??? aucune ardh n'a été faite en sortie d'établissement ???? " et des remarques comme celles ci j'en ai eu alors qu'ils connaissaient la situation mais ils n'ont pas bougé attendant très souvent l'hospitalisation pour qu'on fasse tout le travail.
alors c'est bien gentil de dire qu'il faut l'accompagner à domicile pour lui faire prendre conscience blablabla, est ce que c'est à nous d'infantiliser la personne ou de lui faire comprendre qu'il est irresponsable de rentrer sans aucune aide alors que paradoxalement le discours est "si il veut rentrer sans aide c'est son droit ? "
si c'est la dépression il faut qu'il soit suivi et c'est le devoir des médecins, géronto, psy ou les deux si ils sont présents.
mais j'adhère complètement à la réponse d'Elie qui est du terrain et qui s'y connait, déjà parce-qu'en hospitalier il faut se protéger.quand un patient sort sans rien et qu'il se met en danger, on peut porter plainte contre l'hôpital et l'as en particulier qui n'a rien fait.c'est la réalité de terrain et je préfère quadriller la sortie pour le patient et pour ma pomme. pour les médecins c'est le job des as de faire sortir, les cadres suivent. pour la majorité la sortie n'est pas leur problème. quand un jour j'ai sollicité un medecin pour une sauvegarde et qu'elle devait être requereur il n'y avait plus personne, j'ai pas voulu prendre la responsabilité non plus, j'ai donc fait un signalement au procureur pour me protéger. autre exemple, on voulait à l'époque me faire signer une Hdt ou ho je sais plus alors qu'il y avait la cadre et le médecin psychiatre ! tout ça pour se déresponsabiliser. les médecins aussi sympas qu'ils peuvent être pour certains quand il s'agit de prendre certaines responsabilités c'est la grande débandade. pareil pour les médecins de ville et pour ce monsieur je suis curieuse de savoir ce qu'il a fait et certainement pas fait.
on fait sortir un monsieur comme lui sans aides ou le minimum parce-qu'on a aucun document, qu'aucun partenaire à l'extérieur n'a suivi ce qui est déjà en soi très étrange,
les collègues du secteur m'appellent en me disant "comment ??? aucune ardh n'a été faite en sortie d'établissement ???? " et des remarques comme celles ci j'en ai eu alors qu'ils connaissaient la situation mais ils n'ont pas bougé attendant très souvent l'hospitalisation pour qu'on fasse tout le travail.
alors c'est bien gentil de dire qu'il faut l'accompagner à domicile pour lui faire prendre conscience blablabla, est ce que c'est à nous d'infantiliser la personne ou de lui faire comprendre qu'il est irresponsable de rentrer sans aucune aide alors que paradoxalement le discours est "si il veut rentrer sans aide c'est son droit ? "
si c'est la dépression il faut qu'il soit suivi et c'est le devoir des médecins, géronto, psy ou les deux si ils sont présents.
mais j'adhère complètement à la réponse d'Elie qui est du terrain et qui s'y connait, déjà parce-qu'en hospitalier il faut se protéger.quand un patient sort sans rien et qu'il se met en danger, on peut porter plainte contre l'hôpital et l'as en particulier qui n'a rien fait.c'est la réalité de terrain et je préfère quadriller la sortie pour le patient et pour ma pomme. pour les médecins c'est le job des as de faire sortir, les cadres suivent. pour la majorité la sortie n'est pas leur problème. quand un jour j'ai sollicité un medecin pour une sauvegarde et qu'elle devait être requereur il n'y avait plus personne, j'ai pas voulu prendre la responsabilité non plus, j'ai donc fait un signalement au procureur pour me protéger. autre exemple, on voulait à l'époque me faire signer une Hdt ou ho je sais plus alors qu'il y avait la cadre et le médecin psychiatre ! tout ça pour se déresponsabiliser. les médecins aussi sympas qu'ils peuvent être pour certains quand il s'agit de prendre certaines responsabilités c'est la grande débandade. pareil pour les médecins de ville et pour ce monsieur je suis curieuse de savoir ce qu'il a fait et certainement pas fait.
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souksouk
Re: Situation AS en milieu hospitalier
"les collègues du secteur m'appellent en me disant "comment ??? aucune ardh n'a été faite en sortie d'établissement ???? " et des remarques comme celles ci j'en ai eu alors qu'ils connaissaient la situation mais ils n'ont pas bougé attendant très souvent l'hospitalisation pour qu'on fasse tout le travail."
Je confirme la pratique ci-dessus bien connue et reconnue, là je vous rejoint.
Cependant, en quoi accompagner un patient à domicile pour qu'il se rende compte de sa bêtise est infantilisant? Et en quoi est ce un paradoxe avec "le laisser rentrer s'il insiste" puisque le patient est libre? A mon sens, il y aurait infantilisation si après la VAD l'AS entravait la sortie.
Si tous le travail qui est fait l'est uniquement pour se protéger soi quel intérêt pour le patient?
Je confirme la pratique ci-dessus bien connue et reconnue, là je vous rejoint.
Cependant, en quoi accompagner un patient à domicile pour qu'il se rende compte de sa bêtise est infantilisant? Et en quoi est ce un paradoxe avec "le laisser rentrer s'il insiste" puisque le patient est libre? A mon sens, il y aurait infantilisation si après la VAD l'AS entravait la sortie.
Si tous le travail qui est fait l'est uniquement pour se protéger soi quel intérêt pour le patient?
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Pffff
Re: Situation AS en milieu hospitalier
Je penses que pour harmoniser nos pratiques, il faudrait déjà qu'on arrête de melanger le côté affectif au côté professionnel.
Il devient difficile de donner son point de vu sur ce forum sans se faire incendier, ce qui devrait être de l'échange tourne presque toujours à l'affrontement ça devient lassant.
Natacha il me semble que l'auteur du post ne répond plus vous n'aurez sans doute pas la réponse...
Il devient difficile de donner son point de vu sur ce forum sans se faire incendier, ce qui devrait être de l'échange tourne presque toujours à l'affrontement ça devient lassant.
Natacha il me semble que l'auteur du post ne répond plus vous n'aurez sans doute pas la réponse...
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john
Re: Situation AS en milieu hospitalier
Un recul professionnel est nécessaire au regard de certains posts. J'entends la souffrance professionnelle journalière mais il ne s'agit pas de vous mais de proposer des solutions avec objectivité.
Evidemment, dans chaque département, dans chaque hôpital, les PEC semblent différentes. Pourtant, il existe un circuit concernant les personnes âgées (et handicapées)...
En matière sociale, quand je pointe le "tout social", c'est juste pour rappeler que nous ne sommes pas seuls à intervenir...
Et pour le tout juridique, allant jusqu'à effectuer des signalement "parapluie", je suis très étonné par la peur ressentie dans l'exercice de notre fonction. D'où la nécessité de solliciter ses collègues... non (même extérieurs)?
Bref, arrêtons les clichés ou bien le mal-être et réapproprions-nous le sujet du post. Nous apprenons de tous et toutes.
John (géronto-psy, après avoir exercé en CG...).
Cordialement,
Evidemment, dans chaque département, dans chaque hôpital, les PEC semblent différentes. Pourtant, il existe un circuit concernant les personnes âgées (et handicapées)...
En matière sociale, quand je pointe le "tout social", c'est juste pour rappeler que nous ne sommes pas seuls à intervenir...
Et pour le tout juridique, allant jusqu'à effectuer des signalement "parapluie", je suis très étonné par la peur ressentie dans l'exercice de notre fonction. D'où la nécessité de solliciter ses collègues... non (même extérieurs)?
Bref, arrêtons les clichés ou bien le mal-être et réapproprions-nous le sujet du post. Nous apprenons de tous et toutes.
John (géronto-psy, après avoir exercé en CG...).
Cordialement,
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camille
Re: Situation AS en milieu hospitalier
Bonjour
Je vous remercie pour les conseils de chacun concernant la situation que je vous ai exposee. J étais un peu débordée alors je reviens vers vous que maintenant. La personne a été transférée en service psychiatrie. Après 3 semaines de traitement pour traiter sa dépression, il est méconnaissable. Au départ,il refusait les aides et refusait de remettre en état son logement. J'ai alors proposé au médecin psy de faire un entretien en binôme pour négocier les conditions de sa sortie pour que ce monsieur prenne conscience qu'il se mettait en danger s il rentrait chez lui sans les aides et sans qu'il fasse le nécessaire pour remettre en état son logement. Lors de l entretien, on a bien insiste sur le côté médical et sur sa sécurité.il était bcp ds le déni et ne voulait pas de notre aide. Mais lorsque je l ai accompagné dans ses démarche, j'ai plusieurs fois dit que c'était une décision médical pour insister sur la nécessité de faire nettoyer son logement et faire les travaux de plomberie. Il était réticent et après, il était content comme s il y avait eu une prise de conscience. En équipe, on disait que c'était le principe de réalité. Puis, le traitement a fait son effet et son attitude a changé. Il n était plus dans l opposition. S il avait refusé les aides,j aurai fait un signalement maia.là, je vais quand même, faire un signalement au clic pour qu il veille à une bonne coordination au niveau des aides et sur le bien être de mr. Pour l instant, j accompagne encore mr pour remettre en état son logement.
Merci encore pour vos conseils.
Je vous remercie pour les conseils de chacun concernant la situation que je vous ai exposee. J étais un peu débordée alors je reviens vers vous que maintenant. La personne a été transférée en service psychiatrie. Après 3 semaines de traitement pour traiter sa dépression, il est méconnaissable. Au départ,il refusait les aides et refusait de remettre en état son logement. J'ai alors proposé au médecin psy de faire un entretien en binôme pour négocier les conditions de sa sortie pour que ce monsieur prenne conscience qu'il se mettait en danger s il rentrait chez lui sans les aides et sans qu'il fasse le nécessaire pour remettre en état son logement. Lors de l entretien, on a bien insiste sur le côté médical et sur sa sécurité.il était bcp ds le déni et ne voulait pas de notre aide. Mais lorsque je l ai accompagné dans ses démarche, j'ai plusieurs fois dit que c'était une décision médical pour insister sur la nécessité de faire nettoyer son logement et faire les travaux de plomberie. Il était réticent et après, il était content comme s il y avait eu une prise de conscience. En équipe, on disait que c'était le principe de réalité. Puis, le traitement a fait son effet et son attitude a changé. Il n était plus dans l opposition. S il avait refusé les aides,j aurai fait un signalement maia.là, je vais quand même, faire un signalement au clic pour qu il veille à une bonne coordination au niveau des aides et sur le bien être de mr. Pour l instant, j accompagne encore mr pour remettre en état son logement.
Merci encore pour vos conseils.