à "ras le bol"
en formation "on ne nous dit pas tout" parce-que les cadres de formation sont perché(e)s et loin de la réalité de terrain.
on nous présente ce travail en théorie, en pratique nous n'avons vraiment plus le temps de passer du temps avec les gens et d'appliquer ce qu'on nous a appris
en témoigne ma cadre qui est sympathique mais qui est loin de la réalité, qui me dit de faire ça et ça mais en fait je le fais pas parce-que je n'ai pas le temps. je ne lui dis pas non plus. je fais ce que je peux faire et je ne me mets pas de pression sinon je ne m'en sortirai pas. elle met 2 heures à chercher une info sur le net, elle maîtrise encore mal le logiciel alors que tous les collègues sont au taquet, elle est plus lente, moins réactive, derrière un bureau ou en réunion... à l'image des formateurs des écoles qui parlent beaucoup, ont de grandes idées mais concrètement ils y sont pas et ne vivent pas ce qu'on vit.
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La radicalisation flic ou assistant social ?
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Coco
Re: La radicalisation flic ou assistant social ?
Bonjour à tous,
Je vais tenter de réagir sur les deux sujets abordés.
La radicalisation de jeunes parfois mineurs: un sujet bien sérieux mais qui ne doit pas nous faire perdre de vue nos missions.
Nous devons évaluer et faire le tri après avoir pris la peine de bien se renseigner sur les sujet. Les Départements propose des formations assurées par des professionnels très au fait de cette question, j'ai pu en profiter tout récemment.
Nous ne devons pas céder à la panique et confondre la pratique de la religion musulmane avec radicalisation. C'est bien différent et beaucoup de jeunes radicalisés ne pratiquent pas.
Cherchons des infos et soyons vigilants quand nous intervenons auprès de jeunes qui s'interrogent. A nous de l'aider, par le dialogue, à faire la part des choses entre le discours DAESHIEN qu'ils peuvent entendre et la réalité de ce groupe. Aidons les à rester critique: c'est leur seule arme contre embrigadement de ce mouvement.
Pour la question des débouchés, si j'ai bien compris, nous avons encore du travail même si en trouver est un peu plus laborieux et que nos charges de travail augmente. Cela n'est pas pire que dans d'autres secteurs je pense.
Bon courage à tous !!!
Les personnes en prise avec une société qui exclue beaucoup,ont besoin de vous...
Bon week-end
Je vais tenter de réagir sur les deux sujets abordés.
La radicalisation de jeunes parfois mineurs: un sujet bien sérieux mais qui ne doit pas nous faire perdre de vue nos missions.
Nous devons évaluer et faire le tri après avoir pris la peine de bien se renseigner sur les sujet. Les Départements propose des formations assurées par des professionnels très au fait de cette question, j'ai pu en profiter tout récemment.
Nous ne devons pas céder à la panique et confondre la pratique de la religion musulmane avec radicalisation. C'est bien différent et beaucoup de jeunes radicalisés ne pratiquent pas.
Cherchons des infos et soyons vigilants quand nous intervenons auprès de jeunes qui s'interrogent. A nous de l'aider, par le dialogue, à faire la part des choses entre le discours DAESHIEN qu'ils peuvent entendre et la réalité de ce groupe. Aidons les à rester critique: c'est leur seule arme contre embrigadement de ce mouvement.
Pour la question des débouchés, si j'ai bien compris, nous avons encore du travail même si en trouver est un peu plus laborieux et que nos charges de travail augmente. Cela n'est pas pire que dans d'autres secteurs je pense.
Bon courage à tous !!!
Les personnes en prise avec une société qui exclue beaucoup,ont besoin de vous...
Bon week-end
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john
Re: La radicalisation flic ou assistant social ?
Bonjour,
Je partage ton opinion coco, toutefois, la dégradation sociale de notre société ressort d'une très mauvaise gestion des politiques publiques (donc pour le public si j'ai bien retenu mes cours...).
L'abandon, donc être seul, construit des mécanismes de survie, dont la seule Loi est celle de la jungle.
Aujourd'hui, nos élus sont allés trop loin et il faudrait envoyé l'armée dans les "zones" pour rétablir une paix sociale.
Moi je pense qu'on devrait leur (nos élus) envoyer nos chers CRS à coup de pompes dans le c..
La Nation, c'est le peuple, donc nous et non pas un groupe de privilégiés "gouvernant" en fonction de leur compte en banque...
Pour ce qui nous concerne..., nous resterons ce que nous sommes, de parfaits petits soldats au service de notre hiérarchie et de la "politique sociale" du moment..., opportunisme et populisme politique..., faut bien manger, non ? Personnellement, je n'ai pas les moyens de faire autre chose, et puis j'aime mon job même si même si, et je vais VOTER (comme d'hab...)!!
Le changement c'est....
Je partage ton opinion coco, toutefois, la dégradation sociale de notre société ressort d'une très mauvaise gestion des politiques publiques (donc pour le public si j'ai bien retenu mes cours...).
L'abandon, donc être seul, construit des mécanismes de survie, dont la seule Loi est celle de la jungle.
Aujourd'hui, nos élus sont allés trop loin et il faudrait envoyé l'armée dans les "zones" pour rétablir une paix sociale.
Moi je pense qu'on devrait leur (nos élus) envoyer nos chers CRS à coup de pompes dans le c..
La Nation, c'est le peuple, donc nous et non pas un groupe de privilégiés "gouvernant" en fonction de leur compte en banque...
Pour ce qui nous concerne..., nous resterons ce que nous sommes, de parfaits petits soldats au service de notre hiérarchie et de la "politique sociale" du moment..., opportunisme et populisme politique..., faut bien manger, non ? Personnellement, je n'ai pas les moyens de faire autre chose, et puis j'aime mon job même si même si, et je vais VOTER (comme d'hab...)!!
Le changement c'est....
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Ma pensée du jour à moi que j'
Re: La radicalisation flic ou assistant social ?
Pour beaucoup de parents aujourd'hui, l'Etat (à travers l'école, la ville et le Département) est devenu l'éducateur donc ils n'ont pas besoin de s'investir beaucoup. Il faudrait laisser les parents faire leur travail d'éducateurs sans craindre la bâton de l'Etat.
C'est aux parents des enfants d'origine musulmane de leur transmettre le respect et les valeurs de la République dans laquelle ils ont choisis de vivre que ce soit la France, l'Angleterre ou les îles Féroé.
C'est à eux d'expliquer pourquoi ils ont quittés des pays musulmans qui ont des valeurs plus conformes à leurs croyances pour vivre dans un pays Européen qui a des valeurs, des mœurs (mini jupe, bikini, bronze sur une plage en slip de bain et seins à l'air...) et des des spécialités culinaires opposables à leurs croyances (charcuterie, pâté et autres rillettes de porc).
Je n'irai pas faire une formation sur la radicalisation car je crois profondément que lorsqu'un jeune pense de base qu'on est pas au même niveau, je n'aurai aucune légitimité à ses yeux peu importe le discours que je pourrai tenir.
C'est aux parents des enfants d'origine musulmane de leur transmettre le respect et les valeurs de la République dans laquelle ils ont choisis de vivre que ce soit la France, l'Angleterre ou les îles Féroé.
C'est à eux d'expliquer pourquoi ils ont quittés des pays musulmans qui ont des valeurs plus conformes à leurs croyances pour vivre dans un pays Européen qui a des valeurs, des mœurs (mini jupe, bikini, bronze sur une plage en slip de bain et seins à l'air...) et des des spécialités culinaires opposables à leurs croyances (charcuterie, pâté et autres rillettes de porc).
Je n'irai pas faire une formation sur la radicalisation car je crois profondément que lorsqu'un jeune pense de base qu'on est pas au même niveau, je n'aurai aucune légitimité à ses yeux peu importe le discours que je pourrai tenir.
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Olivier Bonnin
Re: La radicalisation flic ou assistant social ?
Bonjour,
Je viens juste apporter quelques précisions sur le guide « le travailleur social et la République », puisqu’il a été mis en cause au début de cette discussion, et que j’en suis l’auteur. Tout d’abord, à « Travail social actualités » (TSA), ce n’est pas « subitement » que nous nous sommes mis à nous intéresser au travail social, mais… en 1983, date de notre création. De ce fait, la revalorisation des diplômes et des salaires dans la profession fait régulièrement l’objet d’articles, sur notre site quotidien, tout comme dans notre mensuel.
Quant à mon propre guide, il ne s’agit aucunement d’un manuel que la « République » aurait rédigé pour vous faire « rentrer au marteau » que les travailleurs sociaux doivent devenir des « flics » ou des « balances », comme vous l’écrivez… En réalité nous ne sommes pas une émanation des autorités, mais de simples journalistes, indépendants et désireux de livrer des informations utiles à tous les travailleurs sociaux. Alors oui, nous faisons bien partie de cette « belle République », mais tout autant que vous ou les personnes que vous accompagnez.
Or nous voyons justement émerger bien des interrogations sur le rôle des travailleurs sociaux dans cette République, face à l’actuelle montée d’extrémismes multiples - qu’ils soient religieux ou autres. Nous avons donc voulu nous saisir de ce débat. Nous avons interrogé des figures du secteur, des professionnels de terrain, et nous avons rassemblé ce que dit le droit, pour voir comment mettre en œuvre concrètement la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, et comment réagir aux radicalisations.
Et sur ce sujet précis, nous sommes très loin d’appeler les travailleurs sociaux à lancer l’alerte à la moindre prière, ou à réprimer la liberté de conscience – ce qui n’aurait absolument rien de laïque, ni de républicain ! En revanche, face aux endoctrinements terroristes, nous proposons aux travailleurs sociaux des informations qui peuvent les aider dans leur métier : en quoi la radicalisation ne se résume pas à des vêtements, comment des travailleurs sociaux peuvent s’engager dans la prévention, en quoi une mise en danger avéré peut autoriser à lever le secret professionnel, etc… Bref, nous n’appelons certainement pas les travailleurs sociaux à devenir policiers ! Mais puisqu’ils sont déjà confrontés à toutes ces questions, nous espérons plutôt les aider à mener leurs propres réflexions, et à se positionner, face à toutes les situations particulières auxquelles ils peuvent être confrontés. Nous comptons donc bien sur vous pour rester, plus que jamais, des travailleurs sociaux !
Bien à vous,
Olivier
Je viens juste apporter quelques précisions sur le guide « le travailleur social et la République », puisqu’il a été mis en cause au début de cette discussion, et que j’en suis l’auteur. Tout d’abord, à « Travail social actualités » (TSA), ce n’est pas « subitement » que nous nous sommes mis à nous intéresser au travail social, mais… en 1983, date de notre création. De ce fait, la revalorisation des diplômes et des salaires dans la profession fait régulièrement l’objet d’articles, sur notre site quotidien, tout comme dans notre mensuel.
Quant à mon propre guide, il ne s’agit aucunement d’un manuel que la « République » aurait rédigé pour vous faire « rentrer au marteau » que les travailleurs sociaux doivent devenir des « flics » ou des « balances », comme vous l’écrivez… En réalité nous ne sommes pas une émanation des autorités, mais de simples journalistes, indépendants et désireux de livrer des informations utiles à tous les travailleurs sociaux. Alors oui, nous faisons bien partie de cette « belle République », mais tout autant que vous ou les personnes que vous accompagnez.
Or nous voyons justement émerger bien des interrogations sur le rôle des travailleurs sociaux dans cette République, face à l’actuelle montée d’extrémismes multiples - qu’ils soient religieux ou autres. Nous avons donc voulu nous saisir de ce débat. Nous avons interrogé des figures du secteur, des professionnels de terrain, et nous avons rassemblé ce que dit le droit, pour voir comment mettre en œuvre concrètement la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, et comment réagir aux radicalisations.
Et sur ce sujet précis, nous sommes très loin d’appeler les travailleurs sociaux à lancer l’alerte à la moindre prière, ou à réprimer la liberté de conscience – ce qui n’aurait absolument rien de laïque, ni de républicain ! En revanche, face aux endoctrinements terroristes, nous proposons aux travailleurs sociaux des informations qui peuvent les aider dans leur métier : en quoi la radicalisation ne se résume pas à des vêtements, comment des travailleurs sociaux peuvent s’engager dans la prévention, en quoi une mise en danger avéré peut autoriser à lever le secret professionnel, etc… Bref, nous n’appelons certainement pas les travailleurs sociaux à devenir policiers ! Mais puisqu’ils sont déjà confrontés à toutes ces questions, nous espérons plutôt les aider à mener leurs propres réflexions, et à se positionner, face à toutes les situations particulières auxquelles ils peuvent être confrontés. Nous comptons donc bien sur vous pour rester, plus que jamais, des travailleurs sociaux !
Bien à vous,
Olivier
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MPM
Re: La radicalisation flic ou assistant social ?
A Olivier, merci d'avoir réagi sur ce post !
C'est moi qui ai "allumé" la mèche en prenant un exemple de ma pratique comme une généralité. En réalité tu te doutes bien que je ne "signale" pas chaque gamin qui dise prier le soir.. Mais par contre, cet affolement général autour d'une question AUJOURD'HUI relayée par les médias, devrait pouvoir être "calmé" par une meilleure formation tant des travailleurs sociaux de terrain (je précise) que les autres professionnels qui entourent l'enfant, dans mon cas, les professeurs, CPE etc..
Par contre, je ne suis pas d'accord avec RASLEBOL quand il dit que l'on s'y intéresse subitement ; c'est simplement que comme d'habitude autour de nous, la société, les médias, font qu'on éclaire un sujet plus qu'un autre. Et il faut dire aussi que ça reste d'actualité : oui, des jeunes se radicalisent, comme tu le précises dans divers domaines et pas seulement religieux ! C'est un fait. A nous de travailler avec l'existant, de prendre le jeune comme il est, de l'aider à réfléchir et à prendre du recul sur certaines choses.
Pour conclure et par rapport au sujet de base : je suis assistante sociale, mais parfois, dans le domaine de la radicalisation, on est un peu vus comme des flics par les autres professionnels qui nous entourent, ce n'est pas facile à gérer.
C'est moi qui ai "allumé" la mèche en prenant un exemple de ma pratique comme une généralité. En réalité tu te doutes bien que je ne "signale" pas chaque gamin qui dise prier le soir.. Mais par contre, cet affolement général autour d'une question AUJOURD'HUI relayée par les médias, devrait pouvoir être "calmé" par une meilleure formation tant des travailleurs sociaux de terrain (je précise) que les autres professionnels qui entourent l'enfant, dans mon cas, les professeurs, CPE etc..
Par contre, je ne suis pas d'accord avec RASLEBOL quand il dit que l'on s'y intéresse subitement ; c'est simplement que comme d'habitude autour de nous, la société, les médias, font qu'on éclaire un sujet plus qu'un autre. Et il faut dire aussi que ça reste d'actualité : oui, des jeunes se radicalisent, comme tu le précises dans divers domaines et pas seulement religieux ! C'est un fait. A nous de travailler avec l'existant, de prendre le jeune comme il est, de l'aider à réfléchir et à prendre du recul sur certaines choses.
Pour conclure et par rapport au sujet de base : je suis assistante sociale, mais parfois, dans le domaine de la radicalisation, on est un peu vus comme des flics par les autres professionnels qui nous entourent, ce n'est pas facile à gérer.