bonjour a touts ceux qui voudront bien me lire et surtout m'aider :hapfac:
Voila je suis ME dans un ITEP qui accueilles des adolescents garçons agés entre 14 et 16 ans. Deux d'entre eux nous posent probleme parce qu'ils tombent litéralement dans la délinquance (vol, destruction de bien public etc.) Nous n'arrivons plus a gerer. J'ai eu l'idée d"organisé des sejours de ruptures , le pb est que cela coute cher!! donc j'aimerai savoir si quelq'un aurai une idée pour arriver a les canalisés et surtout a ne plus les avoir sur le groupe sachant que nous ne pouvons pas les renvoyer chez eux puisque c l'institut qui les prends en charge. Merçi de vos conseils
a bientot j'espère.
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aider les adolescents difficiles
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le roseau
Re: aider les adolescents difficiles
Question bête: qu'attendais tu de ce séjour de rupture en terme d'accompagnement de ces deux jeunes. J'entends bien que l'équipe n'en peut plus et que ils doivent (les deux jeunes) vraiment être très difficile à gérer.
Surement que je me trompe, mais dans ton discours il semble qu'il est plus fait état de gestion d'un problème d'adultes (qui n'arrive pas à virer deux gamins) plutot qu'un essais de resolution des problématiques et d'accompagnement des deux jeunes.
Si tu le permets je m'autorise à trouver ta question étrange. Penses tu réellement que quelqu'un va pouvoir te donner une réponse qui conviendra exactement à ces deux jeunes? Et qui fera en sorte qu'ils cessent leurs activités illicites et violentes? Crois tu que nous puissions avoir une solution générale pour des problèmes particuliers?
En revanche, je crois que le témoignage d'autres qui ont vécu des expériences similaires pourrait, peut être, t'êtres utile.
Pour ma part j'ai travaillé dans une maison d'enfants à caractère social, sur une unité qui recevait 11 jeunes de 13 à 16 ans (la belle période). Nous avons eu beaucoup de jeunes très difficiles, très à la marge, ceux que nous appellons encore aujourd'hui les "incasables". Ces incasables que l'on veut toujours caser chez les autres. Ceux dont on se plaint que personne n'en veuillent, tout en priant pour qu'ils partent le plus vite possible de l'unité.
Je peux dire aujourd'hui que ce sont eux qui m'ont appris mon métier. Ceux la même qui m'ont mis dans la mouise éducative m'ont permis aussi de m'en sortir, de m'enrichir et d'atteindre un haut degré de ténacité (qui me sert aujourd'hui dans bien d'autres donmaines de ma vie personnelle).
Prenons un exemple : il est jeunes, il rencontre d'enormes difficultés éducatives, scolaires, civiques,... il a un déficit en repères affectifs. Il est dans une révolte interne, issue de ces hormones, de son age, de son histoire, des injustices qu'il a subi ou qu'il interprête comme tel, qu'il extériorise en actes violents. On peut en rajouter encore et encore et pourtant on restera encore dans notre quotidien. Les enfants que nous accueillons vont mal, voire très mal. Ceci est un fait. La mise en acte delictueux est le signe d'une problématique plus profonde, ceci est surement un autre fait (bien que cela soit discutable, je te l'accorde).
Question : Puis je interrompre sa violence par la sanction?
Puis je interrompre sa violence en changeant son histoire et les injustices qui l'agrémentent?
Puis je interrompre sa violence en changeant ses hormones?
Je n'ai pas le choix, la seul façon que j'ai pour interrompre sa violence. C'est d'abord d'être moi même non violent, de le considérer en tant que sujet ( il est un être humain qui fait des conneries, mais il est d'abord et avant tout un être humain), à mon sens le virer temporairement dans un séjour à de fortes chances d'étre totalement inéfficace pour lui, cela permet à peine à l'équipe de souffler. Comme Cyrulnik le propose nous devrions nous mettre en position de tuteur de résilience,de pouvoir lui dire que même si il fait connerie sur connerie il a sa place ici et quoiqu'il arrive ne pas lacher le projet, l'accompagnement vers l'objectif individuel de ce jeune. En un mot garder le cap.
Aujourd'hui, je continue à avoir de nouvelles de certains jeunes que j'ai pu rencontrer dans mon travail. C'est toujours un plaisir. ils ont vécu des choses parfois si dures et maintenant ils sont devant moi des projets plein la tête et le coeur.
J'ai une dernière question quel projet et quel considération pour ces deux gamins?
Je sais, je n'ai pas la solution miracle que tu attendais et je te prsi de bien vouloir m'en excuser. Je ne peux te proposer que l'espoir d'une rencontre entre un enfant et un adulte qui peut être en plus, n'aboutira à rien.
Surement que je me trompe, mais dans ton discours il semble qu'il est plus fait état de gestion d'un problème d'adultes (qui n'arrive pas à virer deux gamins) plutot qu'un essais de resolution des problématiques et d'accompagnement des deux jeunes.
Si tu le permets je m'autorise à trouver ta question étrange. Penses tu réellement que quelqu'un va pouvoir te donner une réponse qui conviendra exactement à ces deux jeunes? Et qui fera en sorte qu'ils cessent leurs activités illicites et violentes? Crois tu que nous puissions avoir une solution générale pour des problèmes particuliers?
En revanche, je crois que le témoignage d'autres qui ont vécu des expériences similaires pourrait, peut être, t'êtres utile.
Pour ma part j'ai travaillé dans une maison d'enfants à caractère social, sur une unité qui recevait 11 jeunes de 13 à 16 ans (la belle période). Nous avons eu beaucoup de jeunes très difficiles, très à la marge, ceux que nous appellons encore aujourd'hui les "incasables". Ces incasables que l'on veut toujours caser chez les autres. Ceux dont on se plaint que personne n'en veuillent, tout en priant pour qu'ils partent le plus vite possible de l'unité.
Je peux dire aujourd'hui que ce sont eux qui m'ont appris mon métier. Ceux la même qui m'ont mis dans la mouise éducative m'ont permis aussi de m'en sortir, de m'enrichir et d'atteindre un haut degré de ténacité (qui me sert aujourd'hui dans bien d'autres donmaines de ma vie personnelle).
Prenons un exemple : il est jeunes, il rencontre d'enormes difficultés éducatives, scolaires, civiques,... il a un déficit en repères affectifs. Il est dans une révolte interne, issue de ces hormones, de son age, de son histoire, des injustices qu'il a subi ou qu'il interprête comme tel, qu'il extériorise en actes violents. On peut en rajouter encore et encore et pourtant on restera encore dans notre quotidien. Les enfants que nous accueillons vont mal, voire très mal. Ceci est un fait. La mise en acte delictueux est le signe d'une problématique plus profonde, ceci est surement un autre fait (bien que cela soit discutable, je te l'accorde).
Question : Puis je interrompre sa violence par la sanction?
Puis je interrompre sa violence en changeant son histoire et les injustices qui l'agrémentent?
Puis je interrompre sa violence en changeant ses hormones?
Je n'ai pas le choix, la seul façon que j'ai pour interrompre sa violence. C'est d'abord d'être moi même non violent, de le considérer en tant que sujet ( il est un être humain qui fait des conneries, mais il est d'abord et avant tout un être humain), à mon sens le virer temporairement dans un séjour à de fortes chances d'étre totalement inéfficace pour lui, cela permet à peine à l'équipe de souffler. Comme Cyrulnik le propose nous devrions nous mettre en position de tuteur de résilience,de pouvoir lui dire que même si il fait connerie sur connerie il a sa place ici et quoiqu'il arrive ne pas lacher le projet, l'accompagnement vers l'objectif individuel de ce jeune. En un mot garder le cap.
Aujourd'hui, je continue à avoir de nouvelles de certains jeunes que j'ai pu rencontrer dans mon travail. C'est toujours un plaisir. ils ont vécu des choses parfois si dures et maintenant ils sont devant moi des projets plein la tête et le coeur.
J'ai une dernière question quel projet et quel considération pour ces deux gamins?
Je sais, je n'ai pas la solution miracle que tu attendais et je te prsi de bien vouloir m'en excuser. Je ne peux te proposer que l'espoir d'une rencontre entre un enfant et un adulte qui peut être en plus, n'aboutira à rien.
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roberto valérie
Re: aider les adolescents difficiles
quel âge ont ses jeunes?
a t il été penser la possibilité de séparer le "couple" ? ont ils un suivi psy?
ont ils un projet professionnel? quel sont leurs centres d'intêrets ?
a t il été penser la possibilité de séparer le "couple" ? ont ils un suivi psy?
ont ils un projet professionnel? quel sont leurs centres d'intêrets ?
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Pierre de Lune
Re: aider les adolescents difficiles
Mon cher Roseau, toujours un réel plaisir de lire tes réflexions...... Ta manière de "regarder" cela est plus qu'intéressante et te conclusion d'une grande richesse humaine........ On en revient (à ce qu'on oublie parfois quand tout devient trop difficile)à la chose première de notre travail: la rencontre...
Bon courage avec ces ados, et au mieux, travaillez tous ensemble, c'est ce qui vous permettra de tenir le coup... et peut-être de trouver de l'énergie pour de nouvelles pistes de travail à exploiter...
Bon courage avec ces ados, et au mieux, travaillez tous ensemble, c'est ce qui vous permettra de tenir le coup... et peut-être de trouver de l'énergie pour de nouvelles pistes de travail à exploiter...
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celine
Re: aider les adolescents difficiles
bonjour et merçi pour m'avoir répondu
Tout d'abord il est bien evident qu'il n'existe pas de remède tout préparer néanmoins, je pense que lorsqu'un jeune qui se trouve en bout de parcours institutionnel comme c'est le cas pour nous,qu'il lui reste un mois a etre avec nous dans l'internat, et qu'en tant que femme, ces gamins ont un probleme de distance et de respect envers moi, ce n'est pas a un mois de la fin que je vais y changer grand chose. Mais je garde a l'esprit que les garder sur le groupe n'arrange pas les choses bien au contraire cela aggrave la situation par rapport aux autres ados.De plus sanction pour sanction là non plus je ne suis pas d'accord, c pour ça que faire un sejour de rupture aurait pus lui faire du bien il ne serait plus present sur le groupe, il y tirerai un benefice personnel car il bosserai pour une autre personne que lui (type aide humanitaire)Mais les laisser sur le groupe lorsque j'ai 10 autres ados pour moi toute seule c or de question.Ils se foutent de tout, ne m'ecoutent pas, insultent, frappent les autres,cassent le materiel etc. La théorie c jolie, mais sur le terrain c autre chose.
Tout d'abord il est bien evident qu'il n'existe pas de remède tout préparer néanmoins, je pense que lorsqu'un jeune qui se trouve en bout de parcours institutionnel comme c'est le cas pour nous,qu'il lui reste un mois a etre avec nous dans l'internat, et qu'en tant que femme, ces gamins ont un probleme de distance et de respect envers moi, ce n'est pas a un mois de la fin que je vais y changer grand chose. Mais je garde a l'esprit que les garder sur le groupe n'arrange pas les choses bien au contraire cela aggrave la situation par rapport aux autres ados.De plus sanction pour sanction là non plus je ne suis pas d'accord, c pour ça que faire un sejour de rupture aurait pus lui faire du bien il ne serait plus present sur le groupe, il y tirerai un benefice personnel car il bosserai pour une autre personne que lui (type aide humanitaire)Mais les laisser sur le groupe lorsque j'ai 10 autres ados pour moi toute seule c or de question.Ils se foutent de tout, ne m'ecoutent pas, insultent, frappent les autres,cassent le materiel etc. La théorie c jolie, mais sur le terrain c autre chose.
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celine
Re: aider les adolescents difficiles
bonjour et merçi pour m'avoir répondu
Donc pour répondre a tes questions ils ont 15 ans dans un mois ils partent dans une autre structure car c'est la fin de leur prise en charge chez nous.
Je n'y suis que depuis 3 semaines. Ils ont du mal a trouver la bonne distance avec nous les femmes, insultent, frappent les autres ados du groupe. Ils ne m'ecoutent pas. Je veux bien qu'ils aient des histoires de familles compliquées,un parcours difficil, mais cela fait 3 ans qu'ils sont pris en charge. J'ai l'impression qu'ils s'en foutent il or de question que je mettent en place des trucs sympa pour qu'ils les bouzilles!!! donc je voudrais enfin les aider a faire quelque chose de plus concret pour passer ce dernier mois plus serein
voila merçi
Donc pour répondre a tes questions ils ont 15 ans dans un mois ils partent dans une autre structure car c'est la fin de leur prise en charge chez nous.
Je n'y suis que depuis 3 semaines. Ils ont du mal a trouver la bonne distance avec nous les femmes, insultent, frappent les autres ados du groupe. Ils ne m'ecoutent pas. Je veux bien qu'ils aient des histoires de familles compliquées,un parcours difficil, mais cela fait 3 ans qu'ils sont pris en charge. J'ai l'impression qu'ils s'en foutent il or de question que je mettent en place des trucs sympa pour qu'ils les bouzilles!!! donc je voudrais enfin les aider a faire quelque chose de plus concret pour passer ce dernier mois plus serein
voila merçi
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le roseau
Re: aider les adolescents difficiles
Salut Céline,
Je comprends ton malaise et j'avoue qu'un mois c'est vraiment court pour la mise en place d'un projet.
Je tiens a te dire que je n'ai pas fait allusion a une quelquonque théorie avant, je n'ai parlé que d'experience personnelle de terrain.
Je continue a te poser les mêmes questions : Quel projet? quel considération?
Pour le séjour de rupture, je n'ai, personnellement, rien contre surtout quand il est préparé dans le cadre du projet individuel du jeune.
cependant, ton idée m'apparait comme obscure. je te renvoie à ta propre phrase, car elle mérite réflexion : "faire un séjour de rupture aurait pu lui faire du bien il ne serait plus sur le groupe". No comment!
A lire : "C'est pour ton bien" d'Alice Miller.
Bon courage
Je comprends ton malaise et j'avoue qu'un mois c'est vraiment court pour la mise en place d'un projet.
Je tiens a te dire que je n'ai pas fait allusion a une quelquonque théorie avant, je n'ai parlé que d'experience personnelle de terrain.
Je continue a te poser les mêmes questions : Quel projet? quel considération?
Pour le séjour de rupture, je n'ai, personnellement, rien contre surtout quand il est préparé dans le cadre du projet individuel du jeune.
cependant, ton idée m'apparait comme obscure. je te renvoie à ta propre phrase, car elle mérite réflexion : "faire un séjour de rupture aurait pu lui faire du bien il ne serait plus sur le groupe". No comment!
A lire : "C'est pour ton bien" d'Alice Miller.
Bon courage