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implication affective
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carole
implication affective
Bonjour,
J'aimerais faire ma note écrite sur l'implication affective de l'éducateur avec les usagers d'une structure, qu'elle soit pour les cas sociaux ou pour les handicapés. Où sont les limites de l'éducateur, comment faire pour ne pas tomber trop dans l'affect ? Peut être vous pouvez m'aider en me donnant quelques éléments de réponses ou des ouvrages y faisant référence. Merci d'avance.
Carole
J'aimerais faire ma note écrite sur l'implication affective de l'éducateur avec les usagers d'une structure, qu'elle soit pour les cas sociaux ou pour les handicapés. Où sont les limites de l'éducateur, comment faire pour ne pas tomber trop dans l'affect ? Peut être vous pouvez m'aider en me donnant quelques éléments de réponses ou des ouvrages y faisant référence. Merci d'avance.
Carole
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philippe gaberan
Re: implication affective
c'est une très belle question Carole et c'est bien que tu aies le courage de la traiter en ce moment où tellement de confusions se propagent à ce sujet.
Une boutade mais qui est aussi un point de réflexion. On dit aujourd'hui "tomber dans l'affect" comme on dit "tomber dans les pommes" ou "tomber enceinte"... Avec un peu de crainte ou de hantise. C'est dommage. Un peu d'affect n'a jamais tué personne.
L'investissement affectif de l'éducateur dans la relation éducative est indispensable pour offrir à l'enfant ou à l'adulte puisse autre chose qu'un lien construit sur le pouvoir et le statut de l'éduc (moi je suis l'éduc qui décide et toi tu nes rien). Aujourd'hui si beaucoup d'équipe sont en difficulté et entraîné dans un rapport de violence avec les jeunes c'est en partie en raison de l'incapacité des professionnels à passer d'une relation de pouvoir à une relation d'autorité. Celle-ci permet d'établir un lien de confiance (la confiance cela se construit) qui peut ensuite permettre la reconstruction de l'estime de soi. L'enfant apprend à s'aimer dans le regard d'un Autre, celui de sa mère ou si celle-ci fait défaut (carence affective), dans celui de l'éducateur. Il faut que l'éducateur puisse offrir un regard bienveillant à l'enfant.
Et là effectivement on approche la limite de la relation affective (limite que les psy ont raison de souligner): il ne faut pas que l'éducateur se mette en tête de jouer un autre rôle que le sien. Il n'a pas à "prendre la place" de la mère ou du père. En prenant le risque de la relation afective, et il faut le prendre, l'éducateur s'expose à une situation similaire (je dis bien similaire) à celle du transfert. Dès lors, il ne faut pas qu'il soit seul dans la relation éducative mais se garantisse par un travail d'équipe et l'adoption d'outils professionnels (analyse de la pratique par exemple).
Bon j'ai été trop long. Tu peux retrouver tout cela dans les livres "la relation éducative" ou "Moniteur éducateur, un professionnel du quotidien" tous les deux publiés chez érès
Tu peux lire aussi Jean cartry, cahier du soir d'un éducateur, aux éditions Dunod ou chroniques d'une famille d'accueil, chez Dunod aussi, c'est facile à lire.
et puis on peut encore en discuter si tu le veux.
Une boutade mais qui est aussi un point de réflexion. On dit aujourd'hui "tomber dans l'affect" comme on dit "tomber dans les pommes" ou "tomber enceinte"... Avec un peu de crainte ou de hantise. C'est dommage. Un peu d'affect n'a jamais tué personne.
L'investissement affectif de l'éducateur dans la relation éducative est indispensable pour offrir à l'enfant ou à l'adulte puisse autre chose qu'un lien construit sur le pouvoir et le statut de l'éduc (moi je suis l'éduc qui décide et toi tu nes rien). Aujourd'hui si beaucoup d'équipe sont en difficulté et entraîné dans un rapport de violence avec les jeunes c'est en partie en raison de l'incapacité des professionnels à passer d'une relation de pouvoir à une relation d'autorité. Celle-ci permet d'établir un lien de confiance (la confiance cela se construit) qui peut ensuite permettre la reconstruction de l'estime de soi. L'enfant apprend à s'aimer dans le regard d'un Autre, celui de sa mère ou si celle-ci fait défaut (carence affective), dans celui de l'éducateur. Il faut que l'éducateur puisse offrir un regard bienveillant à l'enfant.
Et là effectivement on approche la limite de la relation affective (limite que les psy ont raison de souligner): il ne faut pas que l'éducateur se mette en tête de jouer un autre rôle que le sien. Il n'a pas à "prendre la place" de la mère ou du père. En prenant le risque de la relation afective, et il faut le prendre, l'éducateur s'expose à une situation similaire (je dis bien similaire) à celle du transfert. Dès lors, il ne faut pas qu'il soit seul dans la relation éducative mais se garantisse par un travail d'équipe et l'adoption d'outils professionnels (analyse de la pratique par exemple).
Bon j'ai été trop long. Tu peux retrouver tout cela dans les livres "la relation éducative" ou "Moniteur éducateur, un professionnel du quotidien" tous les deux publiés chez érès
Tu peux lire aussi Jean cartry, cahier du soir d'un éducateur, aux éditions Dunod ou chroniques d'une famille d'accueil, chez Dunod aussi, c'est facile à lire.
et puis on peut encore en discuter si tu le veux.
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normand elisabeth
Re: implication affective
je suis inscrite pour le concours eje pouvez vous me donner des idées de sujets de société qui peuvent tomber à l'examen d'admissibilité?
merci, et comment s'y préparer en plus des actualités?
merci, et comment s'y préparer en plus des actualités?
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angie
Re: implication affective
coucou tu peux me joindre si tu veux je fait mon theme psychopéda sur la prise de distance
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nicolas
Re: implication affective
bonjour Carole
ton sujet(ultra important)fait partie de la distance éducative.Cette distance prend tout en compte,les affects,la manière d'etre,de faire,dans le sens "faire:faire,avec,à la place.
Je n'ai pas d'ouvrage s particuliers qui me reviennent en mémoire,mais tu dois avoir des bases dans les "bibles":de l'éducation spécialisée de Capul et Lemay ou dans guide de l'éducation spécialisée de Dréano...
a+
ton sujet(ultra important)fait partie de la distance éducative.Cette distance prend tout en compte,les affects,la manière d'etre,de faire,dans le sens "faire:faire,avec,à la place.
Je n'ai pas d'ouvrage s particuliers qui me reviennent en mémoire,mais tu dois avoir des bases dans les "bibles":de l'éducation spécialisée de Capul et Lemay ou dans guide de l'éducation spécialisée de Dréano...
a+
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alex
Re: implication affective
salut,
je voulais juste te dire que educ ou pas on est des etres humain avant tout et meme si ca en choquera certain, je ne pense pas que nous puissions bosser sans affetc. si tu ne ressents rien pour les personnes avec et pour qui tu bosses, je ne crois pas que tu puisses les aider.
je voulais juste te dire que educ ou pas on est des etres humain avant tout et meme si ca en choquera certain, je ne pense pas que nous puissions bosser sans affetc. si tu ne ressents rien pour les personnes avec et pour qui tu bosses, je ne crois pas que tu puisses les aider.
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cc
Re: implication affective
bonjour à tous,
je suis tout à fait d'accord avec alex car je travaille avec des adultes handicapés depuis peu, et comme tu le dis, et malheureusement je crois que certains personnels l'ont oublié, on travaille avec des êtres humains avant tout. et en plus, cela n'empêche pas de poser les limites bien au contraire et de dire ce qui ne va pas quand cela est le cas... je vais juste vous donner un exemple parmi tant d'autres.
mais avant tout, voici un peu mon profil, je n'ai aucune formation dans le domaine social. J'ai passé les concours ME et ES l'année passée, mais on m'a reproché notamment mon manque d'expérience prof (j'ai 35 ans et j'ai une autre formation qui n'a rien à voir avec le social). Puis comme j'ai été licenciée, j'en ai profité pour chercher un emploi et valider mon projet de reconversion. j'ai commencé à travailler avec des adultes handicapés moteurs cet été. Une des personnes dont j'étais la référente m'a un jour appelé Maman. je l'ai tout de suite reprise et lui ai expliqué gentiment que je n'étais pas sa maman (ni son papa, ni sa famille, ect), mais que je pouvais être sa confidente, son amie et aussi sa main pour écire (car à ce moment-là elle avait de gros pb par rapport à son papa qu'elle ne voyait plus, et j'avais écrit une lettre pour elle sous sa dictée)et que je serai dispo si elle avait besoin de moi. je ne savais pas si j'avais bien réagi ou pas et j'en ai parlé avec sa référente officielle quand elle est rentrée de congés et à mon chef de service qui m'ont dit que j'avais eu raison par rapport à son passé et m'ont expliqué pourquoi (je ne peux pas vous donner plus de détails). mais cela ne fut pas facile pour moi à gérer et par la suite, cela m'a travaillé. M. GAberaan, pourriez-vous me donner votre avis sur la réaction que j'ai eue avec cette personne (ou celle que j'aurai dûe avoir) SVP ?
je ne cherche pas à me mettre à la place de la famille, pour moi c'est très clair mais malheureusement, bcp des résidents avec lesquels je travaille ne voient plus leur famille et je me dis qu'un peu de chaleur humaine ne peut que leur fait du bien. Rire, plaisanter, taquiner, parler et prendre le temps ne sont peut-être que de petites choses pour certains mais pour eux, c'est bcp, alors pourquoi ne pas les donner quand cela est possible. ce ne sont pas des ordinateurs mais bel et bien des êtres humains. mais cela n'empêche pas la fermeté quand cela est nécessaire.
merci M. gaberan pour votre aide. j'ai commencé de lire votre livre sur le métier et je pense que cela va m'aider pour les oraux. mais je vais aussi voir pour les autres livres.
Angie, je vais t'envoyer un mail car ton dossier m'intéresse bcp
à bientôt
je suis tout à fait d'accord avec alex car je travaille avec des adultes handicapés depuis peu, et comme tu le dis, et malheureusement je crois que certains personnels l'ont oublié, on travaille avec des êtres humains avant tout. et en plus, cela n'empêche pas de poser les limites bien au contraire et de dire ce qui ne va pas quand cela est le cas... je vais juste vous donner un exemple parmi tant d'autres.
mais avant tout, voici un peu mon profil, je n'ai aucune formation dans le domaine social. J'ai passé les concours ME et ES l'année passée, mais on m'a reproché notamment mon manque d'expérience prof (j'ai 35 ans et j'ai une autre formation qui n'a rien à voir avec le social). Puis comme j'ai été licenciée, j'en ai profité pour chercher un emploi et valider mon projet de reconversion. j'ai commencé à travailler avec des adultes handicapés moteurs cet été. Une des personnes dont j'étais la référente m'a un jour appelé Maman. je l'ai tout de suite reprise et lui ai expliqué gentiment que je n'étais pas sa maman (ni son papa, ni sa famille, ect), mais que je pouvais être sa confidente, son amie et aussi sa main pour écire (car à ce moment-là elle avait de gros pb par rapport à son papa qu'elle ne voyait plus, et j'avais écrit une lettre pour elle sous sa dictée)et que je serai dispo si elle avait besoin de moi. je ne savais pas si j'avais bien réagi ou pas et j'en ai parlé avec sa référente officielle quand elle est rentrée de congés et à mon chef de service qui m'ont dit que j'avais eu raison par rapport à son passé et m'ont expliqué pourquoi (je ne peux pas vous donner plus de détails). mais cela ne fut pas facile pour moi à gérer et par la suite, cela m'a travaillé. M. GAberaan, pourriez-vous me donner votre avis sur la réaction que j'ai eue avec cette personne (ou celle que j'aurai dûe avoir) SVP ?
je ne cherche pas à me mettre à la place de la famille, pour moi c'est très clair mais malheureusement, bcp des résidents avec lesquels je travaille ne voient plus leur famille et je me dis qu'un peu de chaleur humaine ne peut que leur fait du bien. Rire, plaisanter, taquiner, parler et prendre le temps ne sont peut-être que de petites choses pour certains mais pour eux, c'est bcp, alors pourquoi ne pas les donner quand cela est possible. ce ne sont pas des ordinateurs mais bel et bien des êtres humains. mais cela n'empêche pas la fermeté quand cela est nécessaire.
merci M. gaberan pour votre aide. j'ai commencé de lire votre livre sur le métier et je pense que cela va m'aider pour les oraux. mais je vais aussi voir pour les autres livres.
Angie, je vais t'envoyer un mail car ton dossier m'intéresse bcp
à bientôt
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sandra
Re: implication affective
:ID2: salut carole
actuellement en 2emme année de ME en guadeloupe,
j'ai a coeur de traiter de la distance affective pour mon dossier thematique et ma note de reflexion. je souhaiterai savoir si tu pourrai m'envoyer ton dossier afin que je m'en inspire.
merci d'avance mon adresse mail est la suivante:
sandraribe@hotmail.fr
actuellement en 2emme année de ME en guadeloupe,
j'ai a coeur de traiter de la distance affective pour mon dossier thematique et ma note de reflexion. je souhaiterai savoir si tu pourrai m'envoyer ton dossier afin que je m'en inspire.
merci d'avance mon adresse mail est la suivante:
sandraribe@hotmail.fr
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miou
Re: implication affective
j'ai eu le concours me mais loin en liste d'attente, tu pourras certainement trouver de quoi étayer ta these dans ce livre : "éloge de la faiblesse" ( 3.50 euros) c'est un jeune imc qui a écrit ce bouquin ( il a méga bien réussi) justement il reproche cette prise de distance des éducs et dit que sa ne l'a pas aider, bises