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maturité

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eviltween

Re: maturité

Message non lu par eviltween » 02 sept. 2006 02:50

Avé,
La maturité n'attend pas le nombresdes ans pour s'exprimer disait le poète...
Toutefois, il est poète et devenir éducateur(trice) spécialisé(é) même si cela nécéssite de la rêverie (certains disent naïveté, je préfère imagination), il faut avoir toute fois les pieds sur terre car des vies dépendent de nos mots de nos actes. En tout cas les conséquences de notre posture éducative dépasse de loin les résultats directs que peuvent générer un poème; car au-de-là de l'investissement du lecteur dans un écrit, le sujet, la personne accompagnée est en prise directe avec son éduc, et ce denier ne peut se cacher derrière un livre (ni s'y protéger) et encore moins eviter les retours liés à la relation. Alors ici la relation est double, elle ne se limite pas à la lecture de chacun, sa compréhension.
Il ya quelque chose de tangible et de terriblement éprouvant mais heuseument riche: l'échange.
Or même si des outils sont proposés par le biais de la formation, des manière de faire en observant les professionnels, les rencontres elles nous renvoient toujours à ce que l'on représente et parfois ce que l'on est (quant la relation nous touche). Cela est effrayant car il est possible de se faire MANGER par cette relation; or c'est d'avoir du déjà affronté des conflits, éprouvé le rejet qui permet de mieux mettre des mots et alors se protéger, créer de la distance.Mais avant de créer de la distenciation (la juste distenciation) encore faut-il avoir été en contact. En outre le risque des formations actuelles est de faire réfléchir sur tellement de Théorie qu'on risque à terme d'en oublier l'essentiel, l'humain: autant l'autre que soit.
En outre je pense que la connaissance de soit que l'on élabore durant les trois années d'écoles ne font que se supperposer au à la quête de sens et la recherche de soi. Or ce savoir est antérieur et postérieur à ces petits trois ans d'études, c'est pour moi la garantie de ne pas devenir un zombi de l'éducation spécialisé: quelq'un qui gère des données humaines comme s'il manipulait des objets. Merde ce sont des enfants, des adultes, des personnes blessées, des victimes de la sociétés, des bourreaux, et avant tout nos semblables.
Quand vient le déclic, le début de réponse aux questions : pourquoi on est là et pourquoi on est bien cette place? Quand vient le temps de réintérroger les réponses, je n'en sais rien. Cependant il me semble que ces questions doivent au moins apparaître en formation (le plus tôt étant le mieux je suppose).
J'estime que sans ces intérogations il n'est pas enviseagable d'être mature dans la relation donc à terme d'être professionnellement un ou une éducatrice. Car la relation est au fondement du travail et il même est possible de la décortiquer sous tous les angles, mais la vivre et y intervenir c'est une autre réalité, celle où je suis responsable de mes conneries; et où il faudrat pourtant bien trouver le sommeile afin demain de reprendre ma mission au-delà des echecs comme des réussites, la routine quoi.
De par ma posture éducative, et en cela je n'engage qu'un raisonnement, le mien qui n'a surtout pas valeur de vérité absolue: Ce qui constitue l'échange entre deux êtres ne peut s'apprivoiser sans une certaine expérience (et surtout dans un rapport professionnel avant tout). C'est-à-dire que même en faisant preuve de la meilleur volonté, en visant la plus juste écoute attentive, pour moi ce sont les années d'expériences qui favorisent la relation.
Evidemment il faut bien commencer un jour, et donc je ne dis pas non plus que tout espoir est perdu pour les plus jeunes qui entrent en formation! Toutefois il me semble que la tache est plus ardu pour ces pupilles. Car (et c'est un apriori général fondé sur ce qu'il m'a été donné de voir), les vieux eux au contraire font preuvent d'une plus grande justesse en ce que la vie leur a déjà souvent donné de bien cruelle leçon (d'ailleurs ce n'est pas un hasard s'ils projètent de faire ce métier, de quoi se soignent-ils?).
Le revers de la médaille pour les anciens c'est que pour mettre du sens sur leur posture éducative le travail de déconstruction que provoque la formation est plus imposant, toute fois il n'est pas moins douloureux que pour celui ou y-celle qui pour la première fois de sa vie fait face à une personne extrèmement abimée.
Voila ce que d'un point de vue tès général je pense quant à l'acceptation de la relation éducative par les personnes entrant en formation, et des enjeux qui seraient plus propres à chaque "âge". Cependant je me doute aussi que ce shéma ne tient pas compte des spécificité de chacun. Ainsi le benjamin de la formation fait montre d'une résistence et d'une cceptation toute remarquable à laquelle certains vieux de la vieille ne sont pas en mesure de rivaliser (par bohneur il n'y pas de compétition).
Par ailleurs le père de la psychanalyse raconte que le métier d'éduc fait partie de ces profession impossible au titre de : quoiqe quel'on fasse on fera mal. Il m'ait apparu qu'avec les année ce n'est pas tant la sagesse que l'on gagne mais la prudence par opposition à la fougue juvénale. Toutefois il est fort heureusement possible de lier gràce à la créativité, le rêve, l'utopie, ce qui fait que l'on continue à lutter contre ce qui nous a toujours écoeuré: les injustice, la méchancété, le dénie...
Aussi je en pense pas que ton jeunes âges soit un frein réel, en revanche en ce qu'il te détermine (malgrés toi) tu dois, je penses en tenir compte, car même si tue es compétente tu devras en faire plus la preuve que celui qui arrive avec une figure de trentenaire (et ce nottement aupres de certain public, du genre ado par exemple). Al'image de la métaphore suivante: j'ais à plusieur reprise essuyé les mécontement d'animateur alors que j'éxerçait la fonction de direlo de colo, d'autant que selon eux je n'étais pas des plus justes, ils se demander comment avec mes manières j'obtenais des résultats auprés de mômes "récalcitrants"; ils le ne saisissait pas que je venait justement avec l'étiquette de Monsieur le Directeur, et ces eux mots portent beaucoup.
Ainsi la maturité si elle doit être prouvée, il est encore plus pénible pour les plus jeunes de devoir montrer que ce n'est pas tant la maturité dont il faut faire la preuve mais de la capacité à entrer en relation. La maturité comme la question de confiance n'est qu'un épouvantail, qu'on agite afin d'éviter de s'intéroger: sur le pourquoi et le comment de ce qui c'est passé, de ce qu'on a fait, de ce qui c'est dit, de ce que l'autre en a dit (sans interprétation intrusive), de ce que chacun a ressenti. Alors oui c'est un travail Kollosal (dirait le Doux-z'Hercule) mais c'est là justement qu'apparaît la maturité dans la capacité d'analyse, d'introspection, de recherche de débat, de repos et de retour voir de retouche...
Bien cordialement eviltween.

caro

Re: maturité

Message non lu par caro » 06 sept. 2006 22:06

salut à tous!je m'adresse particulièrement aux personnes qui entrent en formation à l'estes à Strasbourg, j'aimerais savoir si vous saviez où ils sont sur la liste d'attente?
Je vous souhaite bon courage pour la formation...

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