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Quartier difficile zone de non droit :

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Lamia

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Lamia » 09 oct. 2006 21:27

Sophie, je comprend tt à fait ton point de vue! Même si je ne l'approuve qu'à moitié.
Sais-tu ce qu'est de vivre dans de tels quartiers?? Connais-tu tt l'engrenage que ça implique??(faible estime de soi, image négative que l'on renvoie aux autres, sentiment d'exclusion, existance et importance du groupe,...)

Ce que j'essaie d'expliquer aujourd'hui c'est qu'il ne faut pas les blâmer mais plutôt tenter de les "aider" à se sortir de cette "galère" (cf."La galère des jeunes", J.F DUBET) dans laquelle ils ont énormément de difficulté à se sortir.
Contrairement à ce que tu affirmes, je ne suis pas de ces travailleurs sociaux à fond dans le militantisme et qui ont plus de paroles qu'autre chose!! Non! Seulement, en qualité d'éduc et je dirais même, surtt en qualité d'éduc, je trouve tt à fait normal de laisser de coté mes à priori, et de faire preuve d'empathie par rapport à ces jeunes à qui l'on ne cesse de répeter "t'as qu'à faire comme tt le monde et travailler!!" Même si quelque part c vrai; le travail et la clef d'une insertion sociale.
Mais comment ces jeunes peuvent-ils exister socialement si ils n'ont n'y les diplômes, ni les compétences requis???

sophie

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par sophie » 10 oct. 2006 09:41

je suis d'accord lamia, la galère des jeunes et réel, et il est vraiment beaucoup plus difficile de sen sortir quand on vit des situations d'exclusion,quand on vit la stigmatisation d'un quartier ou encore d'une origine qui est mal perçu, je me bat tout les jours contre ça. et je pense que c'est inadmissible qu'en 2006 au 3ème millénaire nous devons encore expliquer à un employeur ou autre personage obstru que la motivation ou l'engagement dans le travail n'a aucun rapport avec l'origine social ou racial, mais que c'est une question de personne tous simplement et que l'on insiste pour qu'il le reçoive 1 minute pour s'en faire sa propre idée. quand est-ce que l'humanité va grandir et faire preuve de maturité. la médiatisation à outrance de ces phénomènes de quartier désserve véritablement toutes la population. parceque 20 jeunes d'1 quartier ont pété les plombs, c'est des milliers de jeunes dans toutes la france qui en recoltent les fruits. comment expliquer au gens que dans les quartiers il y a 80% des jeunes qui veulent simplement être comme tous le monde? exemple: nous sommes en lien avec une journaliste du journal locale qui joue le jeu, et qui publie un article régulièrement sur ce qui se passe de positive sur le quartier dans lequel je travail, cela contrebalance avec les voitures brulées ect...

pour en revenir à ce que tu me disait lamia, oui je connais bien la situation de vie des jeunes sur ces quartiers et je suis d'accord avec ce que tu dis, mais ça c'est ce que nous savons en tant que professionnel, ce sont les causes,j'ai lu la galère des jeunes de dubet, j'ai fait mon mémoire defa sur les jeunes en ruptures et j'y fait réference de nombreuses fois, mais l'attitude que nous devons avoir face aux jeunes qui s"enlisent dans la délinquance ne doit pas aller sur cette voix de victimisation, cela les enfonces. pour exemple, au mois de septembre j'accompagne un jeune avec qui tous l'été ont à tentés de le convaincre de rependre son apprentissage qu'il avait laisser tomber, il est déjà dans des circuits de petite délinquance, on l'avais pas mal préparé mais pas assez car quand on décroche un RDV, il arrive chez les patron, prend son attitude de racail, affaler sur la chaise, regard de biais, répond a peine par oui ou par non, souffle etc... et quand on sort me dit tu vois il ve pas c'est un raciste, crois moi que on lui a passé un savon et expliqué la réalité de se qui s'était passé.on ne l'a certainement pas conforté dans son discours ni était mielleux, c'est pas grave on va en trouver un autre...

sophie

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par sophie » 10 oct. 2006 09:59

hervé, juste pour réctifier ma pensée, c'est NOUS avons de la chance que la france propose des possibilités de formation et de financement diverses pour acceder à une insertion professionnel. car tous les jeunes dont je m'occupe sont français.

et merci iza de me soutenir, je suis prenneuse de vos témoignages.

Poireau

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Poireau » 10 oct. 2006 10:36

Oui évidemment sophie, un jeune qui se comporte comme ça à une embauche ça ne peut pas marcher et il ne s'agit pas de le conforter là-dedans. Visiblement ce jeune ne souhaitait pas que ça marche. Pourquoi? Je n'en sais rien. On nous demande de faire des choix de vie, de profession à un moment où beaucoup ne savent pas ce qu'ils souhaitent faire. Il ya de moins en moins de formation rémunérée en france. J'ai fait mes études en cours d'emploi (il paraît que j'ai de la chance, ça existe de - en -). Ca faisait 5ans que j'étais sur le terrain, j'ai du "faire mes preuves" avant.
Tu ne peux pas nier que des choix politiques font qu'on laisse des milliers de gens d'un quartier dans la misère. Loin de tout, sans transport en commun, avec des pauvres allocations pour subsister. Je suis allé 1 fois au "val fourré" à Mantes La Jolie, et 1 fois aux "bosquets" à Montfermeil. Les magasins étaient vides, que du lider price, des trucs de merde, les petits commerçants n'avaient même pas de vitrine, juste des rideaux de fer (pour éviter la casse) LA HONTE!!!! Je me suis crue au tiers monde. Et la 1ère pensée qui m'est venue c'est qu'on ne pouvait que mal tourner quand on vivait dans un lieu pareil, inhumain. Pourquoi on a laissé ces quartiers mourir? Maintenant, on est bien obligé de se démerder avec ça, c'est sûr! Encourager les jeunes à vouloir s'en sortir bien sûr en restant honnête bien sûr! Mais je comprend qu'ils n'y croient pas. Quel exemple ont-ils? Les "personnalités" les plus hauts placés sont eux-mêmes des délinquants cravatés, menteurs, voleurs, assassins... Quant "au gentil ouvrier et au méchant patron", pour répondre à hervé, je te semble peut être manichéenne et généraliste apparemment, mais les exemples que j'ai autour de moi c'est quand même beaucoup ça! il suffit de se tenir informés de tous les licenciements actuellement. Certains patrons sont honnêtes et humains sûrement, heureusement. Payer 500 euros un apprenti d'accord, s'il a une garantie d'emploi en cdi payé correctement par la suite d'accord. Si c'est un premier pied dans la précarité pour l'apprenti et la garantie d'une main d'oeuvre à moindre coût pour le patron alors je dis NON!

Iza

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Iza » 10 oct. 2006 11:06

Bonjour

Poireau dans quel monde vis tu? personne n'a l'assurance d'obtenir un CDI une fois sa formation terminée...! Alors oui la formation en apprentissage peut paraitre de l'exploitation mais sur le fond, je pense que tout le monde s'y retrouve: le patron qui en effet a une main d'oeuvre moins chère, et le jeune qui peut apprendre un métier tout en étant payé (et je me répète, mais c'est vraiment pas donné à tout le monde!).
Et cette histoire de méchant patron s'applique à nous tous! pas seulement aux jeunes en apprentissage...
Alors arrêtons de leur faire porter tous les malheurs du monde. Parce que tous autant que nous sommes, pouvons être soumis aux même difficultés de recherche d'emploi, de logement... Ils n'ont pas l'exclusivité de ce "privilège". C'est peut être par ça qu'il faudrait commencer d'ailleurs, leur ouvrir les yeux sur le fait qu'ils ne sont pas les seuls à galérer! Sauf que bien souvent, ceux qui galèrent hors des quartiers essaient de s'en sortir et ne font pas de bruit parce qu'ils n'ont pas une étiquette "quartier" collée sur le front qui leur permet de revendiquer je ne sais quel droit ou quelle aide supplémentaire!


Quant aux quartiers qu'on laisse mourir, je trouve un peu facile en étant allé une seule fois dans deux quartiers difficiles de porter un tel jugement; qui a tout défoncé? pourquoi n'y a t il plus de vitrines? qui casse?...

Tu me diras que ce sont les jeunes pour montrer leur mécontentement?...
J'ai vécu 13 ans dans une banlieue chaude de Lyon et j'ai eu la chance ensuite de partir vivre à la campagne car mes parents trouvaient à l'époque que ça se dégradait; ma grand mère elle, y est restée. Voilà 40 ans qu'elle y vivait. Le quartier complet a été refait, les immeubles ont été repeints, les appartements restaurés, ils ont replanté des arbres... Quelques jours après seulement, quelques jeunes qui vivaient dans ce quartier ont fait un feu dans une allée, puis des taggs sur les façades neuves... Alors oui c'était une poignée de jeunes, mais qui cela a quand même une répercussion sur tous les habitants, qui, chaque matin, descendent dans cette allée toute noire ou passent devant, et se demandent dans quel état ils vont retrouver leur voiture...

Je ne veux pas faire de cette histoire une généralité mais quand même, il faut arrêter de se voiler la face, ce sont, comme je le disais dans mon précédent post, nos discours larmoyants et victimisants qui entre autres, les empêchent de s'en sortir. Ils s'abritent derrière ça et n'hésitent pas à nous dire que si ils ne s'en sortent pas, c'est parce qu'ils viennent des quartiers, qu'ils n'ont droit à rien... Il faut leur expliquer que la vie ce n'est pas ça. Et qu'aujourd'hui en 2006, tout le monde galère pour trouver du boulot! pas seulement les jeunes de quartier. Alors je l'admets, ils ont souvent une étiquette qui leur rend la tâche plus difficile que celui qui sort d'un chouette quartier. Mais du boulot il y en a, même pour des gens qui ne sont pas qualifiés. Seulement combien d'entre eux seraient prêts à faire comme beaucoup de nos parents, à aller bosser en usine en 3 huits pour gagner le SMIC? parce que ça commence par ça, par des petits boulots histoire de se faire un CV, de montrer qu'on en veut...

Iza.

jeff

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par jeff » 10 oct. 2006 11:19

élucider les causes de problèmes sociaux, tels que les violences urbaines, n'est en rien excuser celles ci.
chomage, marquage territorial, pauvreté, exclusion, non accès à la connaissance, fuite des acteurs politiques et syndicaux des quartiers empéchant par là même toute remontée d'infos, non réprésentation de certaines populations au niveau des collectivité territoriales,... sont des faits réels, qui ont des incidences sur les trajectoires de vie des personnes. En revanche, la lecture de ces phénomènes, tend à expliquer les causes, à mettre en corrélation des phénomènes, et surtout dans le but d'améliorer le quotidien des personnes. elle ne sert aucunement à excuser, à atténuer les transgressions, les violences...
Au delà des explications, la compréhension des maux sociaux, peut servir à faire remonter l'information auprès des acteurs politiques, qui il est vrai, ne s'en saisissent pas toujours, ou à contre-sens. Elle peut alors servir à l'ensemble de la population pour faire pression sur ces mêmes acteurs.
Lorsque Bourdieu parlait de l'école et de sa reproduction sociale, son but était de réveiller la population autour de ce phénomène. On y est toujours pas arrivé d'ailleurs.

Merci Iza d'expliquer un problème social par une expérience personnelle. Ca me semble tout à fait objectif, généralisable à l'ensemble de la population française; si tout le monde faisait comme toi, le monde irait sans doute mieux.
C'est oublier un contexte social alimenté de valeurs et de dogmes dans lequel tu baignes; c'est oublier que ce que tu as fait est en partie déterminé par ta position sociale et ton éducation, celle de tes parents, ton roman familial, ...
Au fait, réduire un problème à dimension social à la simple question de la motivation et la responsabilité individuelle est le discours de sarkozy et celui de le Pen depuis 25 ans. C'est rassurant de voir qu'il rentre bien dans les têtes, non?

merci sophie d'avoir fait preuve de tant d'écoute et de tolérance digne d'un formidable travailleur social, auprès de Samira. Ca lui a coupé la chique, d'ailleurs.

Poireau

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Poireau » 10 oct. 2006 11:20

Hou la! effectivement je ne suis allée qu'une fois dans ces quartiers là (qui sont 2 des cités les pires de france, c'est pour ça que je les ai prises en exemple) mais j'ai moi-même grandie en cité et je connais bien la galère du chômage, du rmi etc pour y être passée. Arrête de me faire la leçon stp c'est déplacé et tu passes pour qq de prétentieux!!
Et au risque de te choquer. Je comprend qu'on est pas envie de se casser la santé à bosser à la chaîne à l'usine quand on a 18ans et toute la vie devant soi et qu'on y croit encore...

Iza

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Iza » 10 oct. 2006 11:47

Jeff, tant pis si tu m'as mal comprise, j'ai cité un exemple perso en effet, mais comme je l'ai dit ce n'était pas pour généraliser mais pour illustrer. J'adoooooore ce ton ironique que tu prends pour Sophie et moi, c'est toujours très constructif ce genre de débats...

Quant à Poireau, là je le reconnais, je suis allée vite en interprétation alors toutes mes excuses :frown: , mais c'est la manière dont je l'ai compris au regard de ta formulation.
Et non, je ne suis pas choquée de lire que tu comprends qu'on ait pas envie de se casser la santé à l'usine. Je suis même d'accord avec toi, mais ça fait partie des petits boulots qu'on peut faire, et qui, justement redonnent parfois le gout aux études, parce qu'on réalise qu'on veut pas faire ça toute sa vie. Bon sang combien d'entre nous ont fait des inventaires en pleine nuit, ont bossé derrière une caisse, ont travaillé en usine justement, histoire de se faire des sous, de payer ses études...?
Iza.

Lamia

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Lamia » 10 oct. 2006 14:06

Il est vrai qu'avec de la motivation, il est possible de trouver du travail... mais je rejoind poireau qui dit,qu'effectivement à 18 ans ont a d'autres ambitions...

Par rapport à ton témoignage Sophie au sujet de jeune accompagné; l'avez-vous correctement et suffisament(tes collègues et toi-même) préparé à cet entretien qui apparement était son premier?? Ce qu'il faut dire, ne pas dire, comment se conduire,..l'avez-vous rassuré? répondu à ces interrogations qui je l'imagine devaient être nombreuses?
Vraissemblablement vous ne vous êtes pas mis à sa place à la suite de cet entretien en lui ayant comme tu dis "passé un savon"!!
Je ne dis pas qu'il fallu aller dans son sens en disant qu'effectivement ces patrons sont des racistes, mais en ayant deux discussions avec lui; l'une à chaud sur son ressentit,(pas la peine de l'enfoncer une fois de plus sur ce que tu as à lui repprocher après cet echec qu'il a je suppose mal vécu) puis une seconde peut-être le lendemain dans votre local.
Là seulement tu aurais pu lui faire part de ce que tu as observer et les points à retravailler pour les prochains entretiens.

Tu arrives à comprendre dans quelle position il s'est retrouvé?? Tu décris une attitude un peu je m'en foutiste, de la part de ce garçon, n'as-tu pas imaginé qu'il a réagi de la sorte par "protection"?Qu'il s'est senti aggressé en dehors de son quartier, lui qui ne fonctionne et ne connais que le système quartier??(...)Bref,..

Iza, je ne fais pas de victimisation mais toi-même, si tu avais connu les mêmes conditions de vie qu'eux, si tu avais eu le malheur à toucher à tt ce qui est économie parrallèle, et qu'on vienne te parler de travail à l'usine (conditions de travail très dures, salaire dérisoire comparer à ce qu'ils peuvent avoir dans le quartier) ne rigolerais-tu pas face à ces éducateurs qui se prennent pr des justiciers la journée mais qui eux, ont un salaire à la fin du mois alors qu'ils foutent rien??(ce n'est pas moi qui dit qu'ils foutent rien, mais étant salariée en prévention, je peux t'assurer que certains éduc ont cette etiquette à force que les jeunes les voient tourner dans le quartier)

Poireau

Re: Quartier difficile zone de non droit :

Message non lu par Poireau » 10 oct. 2006 14:36

Je rejoins jeff sur ce point: comprendre n'est pas excuser et comprendre celui dont on s'occupe me semble être le minimum.
Je suis issue d'un milieu modeste, pas pauvre, de parents français, et pourtant je trouve déjà que j'ai pas mal galéré. J'ai fait mon stage dans un dispositif PJJ qui acceuillait des mères adolescentes avec leur enfant et une des adolescente était apprentie dans un salon de coiffure -mal traitée, surexploitée- son père était arabe et a souffert à se casser le dos dans le bâtiment. Sa maladie n'a jamais été reconnue "maladie professionnelle" et ils n'avaient pas toujours de quoi manger. Et bien cette expérience d'apprentie elle l'a d'autant mal vécue que c'était dans la continuité de ce que son père avait vécu et qu'elle avait vu souffrir toute son enfance et elle avait la haine, je ne peux que le comprendre, pourtant elle s'est accroché à cet apprentissage et a été gentiement remerciée pour rejoindre la liste des chômeurs. La vie est très dure pour certaines personnes et l'accumulation des difficultés, sociales, familiales, santé etc, font que tu n'as pas la force d'affronter. C'est la réalité. Je ne peux pas entendre "quand on veut, on peut" parce que ce n'est pas vrai. Et le terme d'assistanat est très péjoratif parce que cela sous-entend "que tu profites d'une situation alors que tu pourrais te bouger le cul", dans 99,9% des cas, il s'agit de ne pas mourir de faim et ne pas se retrouver dans la rue. Et que dire à un jeune dont le seul de la famille à se lever le matin est le petit dernier pour aller à l'école parce que tout le monde est au chômage? Aies la niaque, dans cette société y'a la place que pour ceux qui ont la niaque? Désolée, je ne peux pas. Nous quelque part, on est du bon côté de la barrière, on a un boulot plutôt agréable, qu'on aime et qu'on a choisi, avec un salaire et un appart.

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