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a propos des douces violences
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lulu
a propos des douces violences
bonjour
juste un petit truc qui me titille les yeux quand je lis certains messages.
je connais le livre de chistine schull. mais il faut arrêter de parler de DOUCES violences!
une violence quelqu'elle soit n'est pas douce. qui sommes nous pour juger de la douceur ou de la dureté d'une violence sur un enfant?
j'attends vos réactions.
lulu
juste un petit truc qui me titille les yeux quand je lis certains messages.
je connais le livre de chistine schull. mais il faut arrêter de parler de DOUCES violences!
une violence quelqu'elle soit n'est pas douce. qui sommes nous pour juger de la douceur ou de la dureté d'une violence sur un enfant?
j'attends vos réactions.
lulu
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céline
Re: a propos des douces violences
Bonjour Lulu,
As-tu lu le livre ?
Jean Epstein dans sa préface "on parle alors de douces violences qui bien qu'inexcusables sont souvent compréhensibles"...
Ensuite, dans son introduction, Christine Schuhl explique le choix du terme "C'est en terme de douces violences que j'ai préféré parler de ces dérives. Douces parce qu'il fallait atténuer le mot violence, porteur de haine et de déchirement. Dans ce qui se joue ici, il n'y a pas d'intention de faire mal à l'enfant [...] en revanche, le terme de violence insiste sur la gravité de ces actes et sur le fait qu'il y ait une atteinte réelle à la personne de l'enfant"...
Le terme "douce violence" est, certes, paradoxal voir choquant mais elle explique parfaitement bien son choix. Effectivement, en lisant le livre, on comprend bien l'opposition entre le "je pense bien faire " et le "je fais mal"... A mon sens, cette expression résume parfaitement bien ces actes involontaires mais blessant pour les enfants !
Est-ce que c'est 2 citations ont modifié ton point de vue ? J'aimerais continuer à échanger sur ce point si tu le désires.
As-tu lu le livre ?
Jean Epstein dans sa préface "on parle alors de douces violences qui bien qu'inexcusables sont souvent compréhensibles"...
Ensuite, dans son introduction, Christine Schuhl explique le choix du terme "C'est en terme de douces violences que j'ai préféré parler de ces dérives. Douces parce qu'il fallait atténuer le mot violence, porteur de haine et de déchirement. Dans ce qui se joue ici, il n'y a pas d'intention de faire mal à l'enfant [...] en revanche, le terme de violence insiste sur la gravité de ces actes et sur le fait qu'il y ait une atteinte réelle à la personne de l'enfant"...
Le terme "douce violence" est, certes, paradoxal voir choquant mais elle explique parfaitement bien son choix. Effectivement, en lisant le livre, on comprend bien l'opposition entre le "je pense bien faire " et le "je fais mal"... A mon sens, cette expression résume parfaitement bien ces actes involontaires mais blessant pour les enfants !
Est-ce que c'est 2 citations ont modifié ton point de vue ? J'aimerais continuer à échanger sur ce point si tu le désires.
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lulu
Re: a propos des douces violences
bonsoir
j'ai en effet lu le livre, ainsi que la préface de jean epstein.
mais ce terme de "douce" violence me semble inapproprié. pourquoi ne pas parler de violences involontaires?
mais heureusement qu'il y a ces précisions dans le livre.
j'ai en effet lu le livre, ainsi que la préface de jean epstein.
mais ce terme de "douce" violence me semble inapproprié. pourquoi ne pas parler de violences involontaires?
mais heureusement qu'il y a ces précisions dans le livre.
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elljell
Re: a propos des douces violences
je suis d'accord avec LULU comment une violence peut-elle être douce ? j'ai bien sur lu le livre et vu les explications mais quand même !
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céline
Re: a propos des douces violences
C'est le paradoxe entre "douce" et "violence" qui est interessant dans ce cas parce que, bien sur, une violence n'est pas douce mais avec les explications que Christine Schuhl nous donne, cette expression ne me choque pas plus que ça.
Mais, je comprends aussi que cette expression puisse vous choquer.
"Violence involontaire" aurait, à mon sens, enlevé quelque chose de l'intentionnalité, j'entends par-là que le fait d'une violence involontaire aurait totalement dédouané celui qui la commet, non ?
Mais, je comprends aussi que cette expression puisse vous choquer.
"Violence involontaire" aurait, à mon sens, enlevé quelque chose de l'intentionnalité, j'entends par-là que le fait d'une violence involontaire aurait totalement dédouané celui qui la commet, non ?
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tourloupette
Re: a propos des douces violences
bonsoir
Christine SCHUHL a bien le droit de penser par elle même, non ? si ça lui parle et si ça parle à des pros ! au moins ça aura le mérite de faire changer les choses...
ça s'appelle une métaphore...on va reprendre tous les termes avec lesquels on n'est pas d'accord, il y a du boulot alors.
moi ce qui me dérange c'est le maternage insolite et Loczy dont on use et abuse pour imposer un système de référence souvent très inapproprié surtout quand on sait que Loczy était un lieu très particulier avec des enfants dont la problématique est loin de celles des enfants d'aujourd'hui. alors les dérives de Loczy, je les vois bien mais les dérives des douces violences je ne les vois pas, ce que je vois souvent ceux sont des équipes qui refusent de remettre en question leurs pratiques d'un autre âge et pour lesquelles la lecture de ce livre ne serait pas du luxe !
Autant cette auteure ne fait pas l'unanimité autant Jean Epstein ne l'a fait pas non plus...c'est le temps que les pros digèrent que l'on puisse montrer du doigt leurs défauts.
Christine SCHUHL a bien le droit de penser par elle même, non ? si ça lui parle et si ça parle à des pros ! au moins ça aura le mérite de faire changer les choses...
ça s'appelle une métaphore...on va reprendre tous les termes avec lesquels on n'est pas d'accord, il y a du boulot alors.
moi ce qui me dérange c'est le maternage insolite et Loczy dont on use et abuse pour imposer un système de référence souvent très inapproprié surtout quand on sait que Loczy était un lieu très particulier avec des enfants dont la problématique est loin de celles des enfants d'aujourd'hui. alors les dérives de Loczy, je les vois bien mais les dérives des douces violences je ne les vois pas, ce que je vois souvent ceux sont des équipes qui refusent de remettre en question leurs pratiques d'un autre âge et pour lesquelles la lecture de ce livre ne serait pas du luxe !
Autant cette auteure ne fait pas l'unanimité autant Jean Epstein ne l'a fait pas non plus...c'est le temps que les pros digèrent que l'on puisse montrer du doigt leurs défauts.
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en savoir plus
Re: a propos des douces violences
Cette analyse de la pratique professionnelle n’a pas pour but de dévaloriser les professionnelles de la petite enfance, ni de les culpabiliser, mais bien de rendre hommage à leur travail quotidien, qui est de permettre aux « tout-petits » et donc aux familles de se construire et de maîtriser l’art de vivre ensemble, avec les moyens du bord.
Les a priori, les jugements de valeurs sont parfois trop présents lors des échanges avec l’enfant : « Le professionnel n’admet pas toujours que le parent ne soit pas comme lui serait en tant que parent, et il le dira consciemment ou inconsciemment à l’enfant. (…) Les douces violences deviennent une sorte d’autodéfense pour contenir toute l’agressivité que l’enfant peut éveiller chez le professionnel. L’enfant est parfois difficile à comprendre. (…) Parce qu’un enfant nous dérange, nous bouscule, les douces violences deviennent systématiques. Nous devons nous interroger sur l’enjeu que représentent toutes ces rencontres et pouvoir mettre de côté nos propres émotions. L’enfant peut nous mener aux bouts de nos propres limites, nous devons l’accepter et savoir communiquer avec lui afin de rester sincère et honnête. C’est ce qui donne toute la force à ces métiers de la petite enfance.
(…) Nous nous devons d’évaluer les mots prononcés, les gestes qui les accompagnent, les non-dits ou encore une agressivité retenue. Par habitude, le professionnel aurait peut-être parfois tendance à faire les choses mécaniquement, machinalement.
Notre responsabilité auprès de l’enfant est trop grande pour refuser, ne serait-ce qu’une fois, de se demander si nous pratiquons des douces violences.(…) Bien des professionnels aujourd’hui font vivre avec imagination, innovation et respect beaucoup de lieux d’accueil de la petite enfance. Les douces violences ne peuvent pas venir parasiter toute cette générosité, et cette quête du bien-être de l’enfant. »
Les a priori, les jugements de valeurs sont parfois trop présents lors des échanges avec l’enfant : « Le professionnel n’admet pas toujours que le parent ne soit pas comme lui serait en tant que parent, et il le dira consciemment ou inconsciemment à l’enfant. (…) Les douces violences deviennent une sorte d’autodéfense pour contenir toute l’agressivité que l’enfant peut éveiller chez le professionnel. L’enfant est parfois difficile à comprendre. (…) Parce qu’un enfant nous dérange, nous bouscule, les douces violences deviennent systématiques. Nous devons nous interroger sur l’enjeu que représentent toutes ces rencontres et pouvoir mettre de côté nos propres émotions. L’enfant peut nous mener aux bouts de nos propres limites, nous devons l’accepter et savoir communiquer avec lui afin de rester sincère et honnête. C’est ce qui donne toute la force à ces métiers de la petite enfance.
(…) Nous nous devons d’évaluer les mots prononcés, les gestes qui les accompagnent, les non-dits ou encore une agressivité retenue. Par habitude, le professionnel aurait peut-être parfois tendance à faire les choses mécaniquement, machinalement.
Notre responsabilité auprès de l’enfant est trop grande pour refuser, ne serait-ce qu’une fois, de se demander si nous pratiquons des douces violences.(…) Bien des professionnels aujourd’hui font vivre avec imagination, innovation et respect beaucoup de lieux d’accueil de la petite enfance. Les douces violences ne peuvent pas venir parasiter toute cette générosité, et cette quête du bien-être de l’enfant. »
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atlante
Re: a propos des douces violences
Je tiens à intervenir au sujet de ton message. Ce livre n'est pour moi qu'un torchon ni plus ni moins. Je travaille en structure petite enfance. Il y a tout un travail d'équipe pour un fonctionnement qui va dans le sens des enfants. Pour moi, ce livre est dangereux car on peut tomber dans le stéréotype d'une structure ou l'enfant n'est qu'un objet. Ce qui est faux. J'ai été choquée de lire ce livre. Alors, va bosser en crèche on verra après. Ne parle pas de chose que tu ne connais pas et évite de salir à ton tour les professionnelles qui s'occupent de vos enfants. Merci.
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EJE
Re: a propos des douces violences
bonjour
eh bien...sur quel ton dis tu cela et à qui atlante ?
J'ai fait des stages en crèche, ma mère est auxiliaire puéricultrice depuis 30 et ce que Christine SCHUHL met en évidence est une REALITE ! une horrible réalité, tant mieux si cela ne te concerne pas, ton équipe et toi êtes parfaites, les enfants ont une chance incroyable.
Voici quelques discussions sur ce forum que tu devrais lire pour te rendre compte que les enfants sont même maltraités dans pas mal de structures :
quelles sont les limites d'intervention d'une EJE!!
Auteur: Valou
Date: 06/12/2005 22:34
Au secours
Auteur: nana
Date: 13/02/2006 20:39
et il y en a plein d'autres.
Si tu te sens offensée par ce livre c'est soit que tu ne te sens pas concernée soit tu l'es trop...
Ce livre n'est pas un torchon comme tu le prétend, tu as le droit de ne pas t'y reconnaitre (ou trop et là c'est un problème pour toi) mais c'est le travail de plusieurs personnes et d'une auteure qui a réféléchit à l'accueil de petits enfants qui sont de moins en moins pris en considération comme des personnes à part entière.
Evite de dire à des personnes qu'elles ne s'y connaissent pas car tu n'en sais rien...
Tes propos sont choquants dans la mesure où on a l'impression que tu ne fais que JUGER.
J'ai l'impression que tu n'as pas vraiment compris ce travail professionnel...comment l'enfant qui est considéré comme une personne par Christine SCHUHL pourrait devenir un objet !!??? c'est exactement l'inverse !!
Relis le car tu as tout faux on dirait.
eh bien...sur quel ton dis tu cela et à qui atlante ?
J'ai fait des stages en crèche, ma mère est auxiliaire puéricultrice depuis 30 et ce que Christine SCHUHL met en évidence est une REALITE ! une horrible réalité, tant mieux si cela ne te concerne pas, ton équipe et toi êtes parfaites, les enfants ont une chance incroyable.
Voici quelques discussions sur ce forum que tu devrais lire pour te rendre compte que les enfants sont même maltraités dans pas mal de structures :
quelles sont les limites d'intervention d'une EJE!!
Auteur: Valou
Date: 06/12/2005 22:34
Au secours
Auteur: nana
Date: 13/02/2006 20:39
et il y en a plein d'autres.
Si tu te sens offensée par ce livre c'est soit que tu ne te sens pas concernée soit tu l'es trop...
Ce livre n'est pas un torchon comme tu le prétend, tu as le droit de ne pas t'y reconnaitre (ou trop et là c'est un problème pour toi) mais c'est le travail de plusieurs personnes et d'une auteure qui a réféléchit à l'accueil de petits enfants qui sont de moins en moins pris en considération comme des personnes à part entière.
Evite de dire à des personnes qu'elles ne s'y connaissent pas car tu n'en sais rien...
Tes propos sont choquants dans la mesure où on a l'impression que tu ne fais que JUGER.
J'ai l'impression que tu n'as pas vraiment compris ce travail professionnel...comment l'enfant qui est considéré comme une personne par Christine SCHUHL pourrait devenir un objet !!??? c'est exactement l'inverse !!
Relis le car tu as tout faux on dirait.
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atlante
Re: a propos des douces violences
Christine Schuhl ne met rien en évidence. Ce livre est un dénigrement total des gens qui travaille auprès d'un jeune public. Ne serait-ce que le fait de proposer des activités aux enfants ? Elle ose dire ou est la place de l'enfant. Lui est-il venu à l'esprit que l'activité proposée était étudier afin que les enfants puisse la faire.
Dans son livre, la critique est facile sans apporter des solutions à "ses critiques".
Dans son livre, la critique est facile sans apporter des solutions à "ses critiques".