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violence et agressivité sur l'éduc
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Madou
violence et agressivité sur l'éduc
Peut être que formulé comme cela, le sujet inspirera t-il mieux ?
Qu'elle vienne de jeunes ou d'adultes, comment régissez vous quand vous subissez de la violence ou de l'agressivité, qu'attendez vous de vos supérieurs dans de telles situations ?
En parlez vous ? qu'est ce vous faites pour ne plus être victime ? Comment ressentez vous les choses quand vous prenez un coup ?
Qu'est ce que ce sujet vous inspire ?
Qu'elle vienne de jeunes ou d'adultes, comment régissez vous quand vous subissez de la violence ou de l'agressivité, qu'attendez vous de vos supérieurs dans de telles situations ?
En parlez vous ? qu'est ce vous faites pour ne plus être victime ? Comment ressentez vous les choses quand vous prenez un coup ?
Qu'est ce que ce sujet vous inspire ?
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xav
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Salut,
Cela m'inspire de la désolation et la volonté d'insufler du courage aux travailleurs sociaux qui en sont victimes pour ne pas tomber dans une sorte de fatalisme, d'écoeurement voir en devenir malade.
On a beau dire que la violence est adressée à l'institution et pas à nous en particulier... taratata !!! c'est qu'en même l'éduc qui la prend dans la tronche ! Mieux vaut à mon sens ne pas l'oublier.
Ce qui me vient à l'esprit c'est de ne surtout pas rester seul à gamberger : c'est là que la notion d'équipe doit prendre tout son sens et que la direction doit être claire et soutenante. Et lorsque ça cloche de ce côté là cela doit devenir bcp plus hard à gérer.
Si je prends un coup... cela ne met encore jamais arrivé. J'espere être assez zen "sur le coup" pour ne pas répondre "bêtement" de la même façon, ce qui bien sûr ne serait pas une solution. Je ne tendrais pas pour autant l'autre joue et n'en resterais surtout pas là, en esperant que l'équipe et la direction suivraient.
Je me situais plus sur de la violence physique... reste à savoir qu'il en existe bien d'autres formes qui peuvent faire tout aussi mal...
Cela m'inspire de la désolation et la volonté d'insufler du courage aux travailleurs sociaux qui en sont victimes pour ne pas tomber dans une sorte de fatalisme, d'écoeurement voir en devenir malade.
On a beau dire que la violence est adressée à l'institution et pas à nous en particulier... taratata !!! c'est qu'en même l'éduc qui la prend dans la tronche ! Mieux vaut à mon sens ne pas l'oublier.
Ce qui me vient à l'esprit c'est de ne surtout pas rester seul à gamberger : c'est là que la notion d'équipe doit prendre tout son sens et que la direction doit être claire et soutenante. Et lorsque ça cloche de ce côté là cela doit devenir bcp plus hard à gérer.
Si je prends un coup... cela ne met encore jamais arrivé. J'espere être assez zen "sur le coup" pour ne pas répondre "bêtement" de la même façon, ce qui bien sûr ne serait pas une solution. Je ne tendrais pas pour autant l'autre joue et n'en resterais surtout pas là, en esperant que l'équipe et la direction suivraient.
Je me situais plus sur de la violence physique... reste à savoir qu'il en existe bien d'autres formes qui peuvent faire tout aussi mal...
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Madou
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Merci Xav pour ta réponse,
tu dis : "c'est là que la notion d'équipe doit prendre tout son sens et que la direction doit être claire et soutenante."
Je vois à peu près comment peu s'articuler la notion d'équipe dans son soutien, l'échange, les conseils peut être... mais qu'attendrais tu de la direction concrétement qd tu dis claire et soutenante ?
es ce dans son discours, dans un soutien psychologique ? dans une aide à l'analyse des pratiques ? dans de l'écoute et que sais je encore, pour toi, quelle serait LA bonne réponse ?
tu dis : "c'est là que la notion d'équipe doit prendre tout son sens et que la direction doit être claire et soutenante."
Je vois à peu près comment peu s'articuler la notion d'équipe dans son soutien, l'échange, les conseils peut être... mais qu'attendrais tu de la direction concrétement qd tu dis claire et soutenante ?
es ce dans son discours, dans un soutien psychologique ? dans une aide à l'analyse des pratiques ? dans de l'écoute et que sais je encore, pour toi, quelle serait LA bonne réponse ?
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xav
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Salut,
Je pense qu'il n'y a pas forcément UNE bonne réponse. Après un acte de violence je pense que la direction doit poser rapidement le cadre, en l'occurence l'interdit et la sanction en fonction de l'acte et du contexte. A mon sens, un acte de violence physique d'un usager sur un professionnel par exemple doit faire réagir la direction, après avoir entendu les intéréssés (éduc et jeune), voir aussi les personnes présentent au moment des faits.
Selon la gravité des faits, l'éduc peut porter plainte et cela dépasse alors le cadre de l'institution, qui ne doit pas pour autant se défausser dans son soutien à la victime et dans la sanction posée.
Par rapport au soutien, c'est déjà prendre en compte sa parole et réagir en conséquence. Cela peut passer par différentes choses jusqu'à lancer une réflexion de fond sur le sujet de la violence en institution avec régulation par un intervenant qualifié et extérieur à l'institution... Tout dépend du contexte : si c'est une problématique récurente ds la boite, si c'est tjrs la même personne qui est victime...
Je pense qu'il n'y a pas forcément UNE bonne réponse. Après un acte de violence je pense que la direction doit poser rapidement le cadre, en l'occurence l'interdit et la sanction en fonction de l'acte et du contexte. A mon sens, un acte de violence physique d'un usager sur un professionnel par exemple doit faire réagir la direction, après avoir entendu les intéréssés (éduc et jeune), voir aussi les personnes présentent au moment des faits.
Selon la gravité des faits, l'éduc peut porter plainte et cela dépasse alors le cadre de l'institution, qui ne doit pas pour autant se défausser dans son soutien à la victime et dans la sanction posée.
Par rapport au soutien, c'est déjà prendre en compte sa parole et réagir en conséquence. Cela peut passer par différentes choses jusqu'à lancer une réflexion de fond sur le sujet de la violence en institution avec régulation par un intervenant qualifié et extérieur à l'institution... Tout dépend du contexte : si c'est une problématique récurente ds la boite, si c'est tjrs la même personne qui est victime...
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florence
Re: violence et agressivité sur l'éduc
bonjour,
je en sais pas si la question est posée pour un contexte particulier. Pour ma part, je travaille auprès de personnes handicapées mentales depuis 6 ans. Des agressions, j'en ai subis de toutes sortes:
-agressions verbales réglièrement que l'on peut gérer en écartant les propos, en ne les prenant pas pour soi... dur dur dns des grands moments de fatigue!!
-agressions physiques, les pires pour moi quand j'y réfléchis. Je vais vous parler de plusieurs exemples:
*un homme à tendance autistique perdait ses moyens dans certaines situations angoissantes pour lui. C'est arriver dans le service où 10 autres résidents étaient tranquillement en train de prendre leur goûter. Il tapait les murs, jetait les objets au sol, explosait littéralement les prises électriques, à éventrer la porte des toilettes à coup de poings. Pour l'arrêter, avec mes colègues, nous voulions le maitriser et nous avons toutes été frappées (heureusement moins violemment que la porte!!). Le directeur est venu intervenir et à su le calmer. Dans cette situation, je "n'en ai pas voulu" à cet homme et j'ai pu lui reparler de suie comme si de rien était. Il s'est excuser. Ma collègue à eu plus de mal à pouvoir lui reparler rapidement. Cet homme ne gère pas ses crises, le punir, l'isoler, l'envoyer en hôpital psy, ou je ne sais quelle autre sanction ne sert pas, ces angoisses sotn ce quelles sont et c'est ca le handicap.
* une jeune femme venant d'hôpital psychiatrique était dans une permanente agressivité verbale avec nous. Tous les autres établissements ont refusé de la garder face à sa violence et à sa tendance à la destruction. 3 mois après son arrivée au service, elle agresse une de mes collèguesen la prenant par les chevex, la trainant par terre, et la rouant de coups au sol. Retour en hôpital psy pour quelques jours. Mais ce ne fut pas le cas après chaque agression. Quand je me suis faite agressée par cette femme, la fois la plus violente et pas la premmière fois, je me suis trouvée à la coller contre le mur fortement. Hônnêtement, j'ai demandé à mon directeur qui est venu en urgence de faire partir cette résidente ce soir la parce que je ne savais pas ce que je pourrai faire en face d'elle. Ce soir la, elle a pourtant passée sa soirée dans le service d'a côté et est revenue pour dormir alors que j'étais griffée de partout, t-shirt déchiré, moralement éprouvée et je ne vous parle pas des résidents présents pendant ces violences! Nous n'avson jamais demandé son retour définitif à l'hôpital psy parce qu'on ne peut pas souhaiter ça à quelqu'un mais des séjours "de sanction", j'étais pour. La direction disait pourtant que l'hôpital ne doit pas être une sanction... personne de la direction ne s'est pris de coup!!! pour dire, même le frère de cette personne nous disait que nous sommes trop gentils et qu'elle devrait être en psy parce qu'il avait subit sa violence... Cette femme n'est presque plus agressive aujourd'hui. Nous avons su la faire avancer dans sa gestion des frustrations et ce n'est pas sans en être fières!! Mais c'est dur de faire face quelques minutes après à son agresseur en répondant de nouveau à ses attentes alors qqu'on était sous ses griffes juste avant!
*le dernier cas que je vais vous soumettre est le plus dur pour moi mais aussi je pensele plus violent et le plus récent.
Un jeune homme à comportement autistique assez autonome était connu de sa famille come agressif. Ses soeurs s'enfermaient dans leur chambre pour ne pas se faire frapper pour imager l'ambiance! chez nous, rien de tel... jusqu'à la 3eme année d'admission. La première crise de violence était surtout verbale avec jets d'objets. Hônnêtement, je n'ai pas cherché à être brave et à m'en approcher, je l'ai laissé sortir du service, l'ai surveillé de loin et ai averti le cadre de garde et e service voisin. Je travaillais alors seule avec 10 résidents, je préférais surtout qu'il soit loin des autres!! et la crise est passée comme elle est venue.
ces évènements ont été crescendo mais sans régularité, la violence physique augmentant envers résidents et éducateurs. Décembre dernier, à la fin d'un levé, ma collègue vient me dire que ce jeune homme a refusé sèchement de mettre sa veste et a jeté son gobelet sur la fenêtre (signes annonciateurs de violences à venir). Je lui demande donc de m'aider à envoyé les résidents aux ateliers seuls (ils savent y aller) et qu'on irait à deux le chercher ensuite, ce qu'on a fait. Arrivées à sa chambre, je demande l'air de rien à celui-ci de venir, il se retourne avec un regard particulier, m'insulte. Je commence à partir comme je le fais d'habitude et la il sort dans el couloir et me jète une bombe de mousse à raser à quelques cm (le couloir fait près de 7m et il a touché le mur sans diffculté!!). La je dis à ma collègue d'aller s'enfermer dans une chambre parce que je le vois courir vers moi, et je cours moi même dans l'escalier pour aller au bureau avertir d'autres personnes. Il court, court très vite et se rapproche d emoi dans les escaliers. Je decide de m'arrêter sur l'interpalier pour éviter qu'il ne me pousse dans les escaliers, me retourne et lui lance "ca suffit, michel, vous arrêtez maintenant!!" mais il commence à me frapper, me frappe encore et encore, me colle au mur et continue à me frapper. Je ne savais plus quoi faire, il faisait une tête de plus que moi, et était bien bâti, je n'ai pas la force et même pas la possibilité de riposter!! Entendant mes cris, ma collègues et venue à la porte du haut de l'escalier 'appeler, il a commencé à lui courir après. Nous avons toutes deux réussies à nous enfermer et j'ai pu appelé des renforts. Elle a réussi à descendre me rejoindre. Il l'a entendu descendre et la suivi et tournait autour du bureau vitré comme un lion autour de sa proie (pas terrible à vivre cette sensation!!). Une question s'est posée à nous au moment où nous avons vu revenir certains résidents qui n'avaient pas compris qu'après avoir emmené le linge il fallait aller aux activités!!! que faire? sortir et se faire frapper ou rester la? nous avons donné les indications par l'entrebaillement de la porte aux résidents qui sont heureusement tous repartis sans problème (michel en avait après nous visiblement!). DEs collègues et la direction sont venus nous aider, certains se sont encore pris des coups, l'infirmière est venue lui donner du valium en IV et le médecin une heure après n'a rien trouvé d'étrange à son comportmzent!!!!
Pour moi, ca s'est fini par 3 semaines d'arrêt, ***** pour entorse cervicale, contusions multiples entrainant l'impossibilité momentanée de me service correctement de mes bras et des équelles encore aujoud'hui au niveau de mon épaule. Je susi allée à chaque réunion d'équipe pourtant pendant mon arrêt pour faire avancer les choses. Je demandais qu'il y ait des sanctions après ce genre d'acte car il a conscience de ce qu'il fait à ce moment la et en rigole après (i en joue même sachant qu'il a pris le pouvoir!), qu'il y ait un travail de fait avec l'équipe pour effacer les craintes et les peurs qui grandissaient (avec une période de suspension de michel pour qu'on reprenne nos esprits) et que nous n'acceptions plus cet homme lorsque nous étions seules sur le service (tous les w e!!). Rien n'a été écouté, rien n'a été fait, et comme je l'ai dit à la direction, c'était de la perte de temps toutes ces réunions sur le sujet puisque ca a eu l'effet d'un cuorant d'air!!!
Personnellement, par une décision de longue date, je suis partie en mars dans un autre service. Mais les quelques mois à ses côtés étaient difficiles, surtout dès qu'une crise de violence s'annoncait. J'ai pris le parti de l'amener dehors tant que possible dans ces cas et d'appeler le cadre de garde mais je ne m'approchait plus de lui à ces instants précis. Pour le quotidien, ca allait pour moi mais certaines collègues ne rentraient même plus dans la douche pour l'accompagner et refusaient les ednroits confinés avec lui. J'ai appris qu'il avait poussé une résidente dans les escaliers (points de suture +++) et roué de coups en bas de ceux-ci et rien encore une fois. je suis bien contente d'être partie, je trouve ca inadmissibile qu'on reste face à ca sans rien faire et sans réponse! Ce jeune homme a du suivre sa famille en mutation. Ses parents étaient contre l'hôpital psy, ne voullaient pas ce genre de sanction et auraient préféré le prendre à domicile disaient ils. Aujourd'hui michel est en HP, souvent en isolement... je regrette qu'on ait pas pris le temps avant de faire comme pour la jeune femme dont je parlais auparavant. HP après chaque crise pour lui (traitement à revoir, sanction) et pour l'équipe (période de remsie en cause, besoin de se retrouver et de retrouver ses marques...) et qu'on ait pu chercher à trouver comment palier à ca! Que va être sa vie maintenant? ayant travaillé en HP, je ne souhaite pas que ce soit pareil que ce que je connaisse sinon il pourra qe très difficielement en sortir et j'espère qu'il ne finira pas shooté aux calmants...
Tout ca pour dire que les situations et les gens sont du cas par cas mais que je pense que l'équipe est essentielle pour aider à prendre du recul, à prendre le relais, ... et que la direction devrait plus écouter les gens de terrain pour comprendre les souffrances et les difficultés réelles à gérer certaines choses. Il faut leur dire à eux aussi qu'on est pas des surhommes!! hihi
voila voila
bonne journée
florence
je en sais pas si la question est posée pour un contexte particulier. Pour ma part, je travaille auprès de personnes handicapées mentales depuis 6 ans. Des agressions, j'en ai subis de toutes sortes:
-agressions verbales réglièrement que l'on peut gérer en écartant les propos, en ne les prenant pas pour soi... dur dur dns des grands moments de fatigue!!
-agressions physiques, les pires pour moi quand j'y réfléchis. Je vais vous parler de plusieurs exemples:
*un homme à tendance autistique perdait ses moyens dans certaines situations angoissantes pour lui. C'est arriver dans le service où 10 autres résidents étaient tranquillement en train de prendre leur goûter. Il tapait les murs, jetait les objets au sol, explosait littéralement les prises électriques, à éventrer la porte des toilettes à coup de poings. Pour l'arrêter, avec mes colègues, nous voulions le maitriser et nous avons toutes été frappées (heureusement moins violemment que la porte!!). Le directeur est venu intervenir et à su le calmer. Dans cette situation, je "n'en ai pas voulu" à cet homme et j'ai pu lui reparler de suie comme si de rien était. Il s'est excuser. Ma collègue à eu plus de mal à pouvoir lui reparler rapidement. Cet homme ne gère pas ses crises, le punir, l'isoler, l'envoyer en hôpital psy, ou je ne sais quelle autre sanction ne sert pas, ces angoisses sotn ce quelles sont et c'est ca le handicap.
* une jeune femme venant d'hôpital psychiatrique était dans une permanente agressivité verbale avec nous. Tous les autres établissements ont refusé de la garder face à sa violence et à sa tendance à la destruction. 3 mois après son arrivée au service, elle agresse une de mes collèguesen la prenant par les chevex, la trainant par terre, et la rouant de coups au sol. Retour en hôpital psy pour quelques jours. Mais ce ne fut pas le cas après chaque agression. Quand je me suis faite agressée par cette femme, la fois la plus violente et pas la premmière fois, je me suis trouvée à la coller contre le mur fortement. Hônnêtement, j'ai demandé à mon directeur qui est venu en urgence de faire partir cette résidente ce soir la parce que je ne savais pas ce que je pourrai faire en face d'elle. Ce soir la, elle a pourtant passée sa soirée dans le service d'a côté et est revenue pour dormir alors que j'étais griffée de partout, t-shirt déchiré, moralement éprouvée et je ne vous parle pas des résidents présents pendant ces violences! Nous n'avson jamais demandé son retour définitif à l'hôpital psy parce qu'on ne peut pas souhaiter ça à quelqu'un mais des séjours "de sanction", j'étais pour. La direction disait pourtant que l'hôpital ne doit pas être une sanction... personne de la direction ne s'est pris de coup!!! pour dire, même le frère de cette personne nous disait que nous sommes trop gentils et qu'elle devrait être en psy parce qu'il avait subit sa violence... Cette femme n'est presque plus agressive aujourd'hui. Nous avons su la faire avancer dans sa gestion des frustrations et ce n'est pas sans en être fières!! Mais c'est dur de faire face quelques minutes après à son agresseur en répondant de nouveau à ses attentes alors qqu'on était sous ses griffes juste avant!
*le dernier cas que je vais vous soumettre est le plus dur pour moi mais aussi je pensele plus violent et le plus récent.
Un jeune homme à comportement autistique assez autonome était connu de sa famille come agressif. Ses soeurs s'enfermaient dans leur chambre pour ne pas se faire frapper pour imager l'ambiance! chez nous, rien de tel... jusqu'à la 3eme année d'admission. La première crise de violence était surtout verbale avec jets d'objets. Hônnêtement, je n'ai pas cherché à être brave et à m'en approcher, je l'ai laissé sortir du service, l'ai surveillé de loin et ai averti le cadre de garde et e service voisin. Je travaillais alors seule avec 10 résidents, je préférais surtout qu'il soit loin des autres!! et la crise est passée comme elle est venue.
ces évènements ont été crescendo mais sans régularité, la violence physique augmentant envers résidents et éducateurs. Décembre dernier, à la fin d'un levé, ma collègue vient me dire que ce jeune homme a refusé sèchement de mettre sa veste et a jeté son gobelet sur la fenêtre (signes annonciateurs de violences à venir). Je lui demande donc de m'aider à envoyé les résidents aux ateliers seuls (ils savent y aller) et qu'on irait à deux le chercher ensuite, ce qu'on a fait. Arrivées à sa chambre, je demande l'air de rien à celui-ci de venir, il se retourne avec un regard particulier, m'insulte. Je commence à partir comme je le fais d'habitude et la il sort dans el couloir et me jète une bombe de mousse à raser à quelques cm (le couloir fait près de 7m et il a touché le mur sans diffculté!!). La je dis à ma collègue d'aller s'enfermer dans une chambre parce que je le vois courir vers moi, et je cours moi même dans l'escalier pour aller au bureau avertir d'autres personnes. Il court, court très vite et se rapproche d emoi dans les escaliers. Je decide de m'arrêter sur l'interpalier pour éviter qu'il ne me pousse dans les escaliers, me retourne et lui lance "ca suffit, michel, vous arrêtez maintenant!!" mais il commence à me frapper, me frappe encore et encore, me colle au mur et continue à me frapper. Je ne savais plus quoi faire, il faisait une tête de plus que moi, et était bien bâti, je n'ai pas la force et même pas la possibilité de riposter!! Entendant mes cris, ma collègues et venue à la porte du haut de l'escalier 'appeler, il a commencé à lui courir après. Nous avons toutes deux réussies à nous enfermer et j'ai pu appelé des renforts. Elle a réussi à descendre me rejoindre. Il l'a entendu descendre et la suivi et tournait autour du bureau vitré comme un lion autour de sa proie (pas terrible à vivre cette sensation!!). Une question s'est posée à nous au moment où nous avons vu revenir certains résidents qui n'avaient pas compris qu'après avoir emmené le linge il fallait aller aux activités!!! que faire? sortir et se faire frapper ou rester la? nous avons donné les indications par l'entrebaillement de la porte aux résidents qui sont heureusement tous repartis sans problème (michel en avait après nous visiblement!). DEs collègues et la direction sont venus nous aider, certains se sont encore pris des coups, l'infirmière est venue lui donner du valium en IV et le médecin une heure après n'a rien trouvé d'étrange à son comportmzent!!!!
Pour moi, ca s'est fini par 3 semaines d'arrêt, ***** pour entorse cervicale, contusions multiples entrainant l'impossibilité momentanée de me service correctement de mes bras et des équelles encore aujoud'hui au niveau de mon épaule. Je susi allée à chaque réunion d'équipe pourtant pendant mon arrêt pour faire avancer les choses. Je demandais qu'il y ait des sanctions après ce genre d'acte car il a conscience de ce qu'il fait à ce moment la et en rigole après (i en joue même sachant qu'il a pris le pouvoir!), qu'il y ait un travail de fait avec l'équipe pour effacer les craintes et les peurs qui grandissaient (avec une période de suspension de michel pour qu'on reprenne nos esprits) et que nous n'acceptions plus cet homme lorsque nous étions seules sur le service (tous les w e!!). Rien n'a été écouté, rien n'a été fait, et comme je l'ai dit à la direction, c'était de la perte de temps toutes ces réunions sur le sujet puisque ca a eu l'effet d'un cuorant d'air!!!
Personnellement, par une décision de longue date, je suis partie en mars dans un autre service. Mais les quelques mois à ses côtés étaient difficiles, surtout dès qu'une crise de violence s'annoncait. J'ai pris le parti de l'amener dehors tant que possible dans ces cas et d'appeler le cadre de garde mais je ne m'approchait plus de lui à ces instants précis. Pour le quotidien, ca allait pour moi mais certaines collègues ne rentraient même plus dans la douche pour l'accompagner et refusaient les ednroits confinés avec lui. J'ai appris qu'il avait poussé une résidente dans les escaliers (points de suture +++) et roué de coups en bas de ceux-ci et rien encore une fois. je suis bien contente d'être partie, je trouve ca inadmissibile qu'on reste face à ca sans rien faire et sans réponse! Ce jeune homme a du suivre sa famille en mutation. Ses parents étaient contre l'hôpital psy, ne voullaient pas ce genre de sanction et auraient préféré le prendre à domicile disaient ils. Aujourd'hui michel est en HP, souvent en isolement... je regrette qu'on ait pas pris le temps avant de faire comme pour la jeune femme dont je parlais auparavant. HP après chaque crise pour lui (traitement à revoir, sanction) et pour l'équipe (période de remsie en cause, besoin de se retrouver et de retrouver ses marques...) et qu'on ait pu chercher à trouver comment palier à ca! Que va être sa vie maintenant? ayant travaillé en HP, je ne souhaite pas que ce soit pareil que ce que je connaisse sinon il pourra qe très difficielement en sortir et j'espère qu'il ne finira pas shooté aux calmants...
Tout ca pour dire que les situations et les gens sont du cas par cas mais que je pense que l'équipe est essentielle pour aider à prendre du recul, à prendre le relais, ... et que la direction devrait plus écouter les gens de terrain pour comprendre les souffrances et les difficultés réelles à gérer certaines choses. Il faut leur dire à eux aussi qu'on est pas des surhommes!! hihi
voila voila
bonne journée
florence
-
Cec
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Bonjour,
Vaste sujet.
Je suis assez d'accord avec Xav' sur la notion d'équipe...mais il faut savoir que c'est justement dans de telle situation qu'on peut l'éprouver, et c'est du vécu...
Cela m'est déjà arrivée d'être agressée verbalement et physiquement. C'est très difficile, très violent..et peut être que je vais te surprendre, mais l'aspect le plus violent est le traitement de l'évennement par l'équipe et la hierarchie.
Une agression,verbale ou physique, n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans une multitude de paramètres (histoire du jeune, relation éduc/jeune, contexte de prise en charge, place dans l'institution, place occupée socialement..ect).
A ce type d'évennement je n'ai connu qu'un seul type de réponse institutionnelle: la banalisation par la hierarchie et par l'équipe (de fait).
C'est particulèrement dommageable, pour l'éducateur qui se remet gravement en cause dans sa pratique et qui n'est pas épaulé, pour l'équipe qui ne tire aucune réléxion professionnelle de l'évennement, pour le jeune qui a pausé un geste fort et qui ne trouve pas de réponse adéquat.
Enfin,si la hierarchie banalise l'évennement, un phénomène de groupe se met en place aussi bien dans l'équipe que dans le groupe de jeune: l'éduc est stigmatisé comme unique responsable de l'évennement, mauvais professionnel qui n'a pas su anticiper et empêcher.
En ce qui me concerne, cette agression est arrivé lors de mon premier stage, en 1ere anée de formation. Le travail de recherche que j'avais pu faire en amont, et l'analyse de pratique avec mon école, m'ont permis de prendre tt de suite de la distance avec l'évennement et d'analyser le contexte dans lequel l'agression avait eu lieu. Curieusement, je n'ai pas resenti de colère contre le jeune, mais contre le directeur qui m'a dit en pleine réunion qu'il s'agissait simplement "des risques du métier".
Au passage, je tiens à signaler à Xav' que le fait d'avoir "répondu" (ce que j'appelle se défendre) m'a permis d'être là aujourd'hui pour vous en parler. Le jeune homme faisait 2 têtes de + que moi et si un autre éduc (homme) n'était pas intervenu ça aurait pu être bcp plus grave.
Pour finir, je dirais moi aussi qu'il n'y a pas UNE bonne réponse. Il ya DES réponses qui prennent sens dans l'histoire de l'équipe et du jeune.
Mais avant de pauser cette réponse, il y a le sens de l'acte pausé par ce jeune, et savoir pourquoi il s'est produit avec CET adulte en particulier?A ce moment là? Qu'est ce que cela évoque pour le jeune? qu'a-t-on appris de lui avec ce conflit?
A partir de là une réfléxion collective se met en place. L'équipe peut faire "bloc" face à l'évennement, et donc être signifiante pour le jeune qui a pausé l'acte, comme pour le reste du groupe.
Ce qui est certain, c'est que c'est l'analyse des pratique et la réfléxion qui endiguent la violence...celle "subie" par l'éduc(je n'aime pas trop ce terme), mais aussi celle exprimée par le jeune.
Cette réfléxion collective est l'unique moyen pour l'éduc agressé de ne pas se dégoutter, ou se blinder au point de ne plus s'interroger sur sa pratique.Et enfin, elle permet de transformer le conflit et/ou l'agression en un élément constructif dans la prise en charge du jeune.
Voila. J'espère avoir été assez claire.
Bonne continuation!
:bye:
Vaste sujet.
Je suis assez d'accord avec Xav' sur la notion d'équipe...mais il faut savoir que c'est justement dans de telle situation qu'on peut l'éprouver, et c'est du vécu...
Cela m'est déjà arrivée d'être agressée verbalement et physiquement. C'est très difficile, très violent..et peut être que je vais te surprendre, mais l'aspect le plus violent est le traitement de l'évennement par l'équipe et la hierarchie.
Une agression,verbale ou physique, n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans une multitude de paramètres (histoire du jeune, relation éduc/jeune, contexte de prise en charge, place dans l'institution, place occupée socialement..ect).
A ce type d'évennement je n'ai connu qu'un seul type de réponse institutionnelle: la banalisation par la hierarchie et par l'équipe (de fait).
C'est particulèrement dommageable, pour l'éducateur qui se remet gravement en cause dans sa pratique et qui n'est pas épaulé, pour l'équipe qui ne tire aucune réléxion professionnelle de l'évennement, pour le jeune qui a pausé un geste fort et qui ne trouve pas de réponse adéquat.
Enfin,si la hierarchie banalise l'évennement, un phénomène de groupe se met en place aussi bien dans l'équipe que dans le groupe de jeune: l'éduc est stigmatisé comme unique responsable de l'évennement, mauvais professionnel qui n'a pas su anticiper et empêcher.
En ce qui me concerne, cette agression est arrivé lors de mon premier stage, en 1ere anée de formation. Le travail de recherche que j'avais pu faire en amont, et l'analyse de pratique avec mon école, m'ont permis de prendre tt de suite de la distance avec l'évennement et d'analyser le contexte dans lequel l'agression avait eu lieu. Curieusement, je n'ai pas resenti de colère contre le jeune, mais contre le directeur qui m'a dit en pleine réunion qu'il s'agissait simplement "des risques du métier".
Au passage, je tiens à signaler à Xav' que le fait d'avoir "répondu" (ce que j'appelle se défendre) m'a permis d'être là aujourd'hui pour vous en parler. Le jeune homme faisait 2 têtes de + que moi et si un autre éduc (homme) n'était pas intervenu ça aurait pu être bcp plus grave.
Pour finir, je dirais moi aussi qu'il n'y a pas UNE bonne réponse. Il ya DES réponses qui prennent sens dans l'histoire de l'équipe et du jeune.
Mais avant de pauser cette réponse, il y a le sens de l'acte pausé par ce jeune, et savoir pourquoi il s'est produit avec CET adulte en particulier?A ce moment là? Qu'est ce que cela évoque pour le jeune? qu'a-t-on appris de lui avec ce conflit?
A partir de là une réfléxion collective se met en place. L'équipe peut faire "bloc" face à l'évennement, et donc être signifiante pour le jeune qui a pausé l'acte, comme pour le reste du groupe.
Ce qui est certain, c'est que c'est l'analyse des pratique et la réfléxion qui endiguent la violence...celle "subie" par l'éduc(je n'aime pas trop ce terme), mais aussi celle exprimée par le jeune.
Cette réfléxion collective est l'unique moyen pour l'éduc agressé de ne pas se dégoutter, ou se blinder au point de ne plus s'interroger sur sa pratique.Et enfin, elle permet de transformer le conflit et/ou l'agression en un élément constructif dans la prise en charge du jeune.
Voila. J'espère avoir été assez claire.
Bonne continuation!
:bye:
-
Fanny
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Merci pour tes exemples concrets Florence, je crois que toutes les théories et tout les concepts de gestion de la violence sont un courant d'air lorsqu'une équipe est réellement confrontée. Seul l'esprit d'équipe la communication est un moyen exutoire de continuer à travailler avec des personnes violentes.
Ciao
Fanny
Ciao
Fanny
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soph
Re: violence et agressivité sur l'éduc
La violence que reçoive les éducateurs est une question principale que se pose une grande partie des professionnels. Pour ma part, je ne suis que récemment diplômée et j'aurai certainement encore à faire face à des situations de violence. J'ai travaillé pendant un an en foyer éducatif accueillant des adolescentes âgées de 14 à 21 ans, placées judiciairement. La violence n'est pas non plus monnaie courante mais elle existe, c'est sûr! Je suis arrivée un matin pour prendre mon service, l'éducatrice qui faisait la nuit s'était faite bousculée et insultée par une jeune fille. Et même si cela fait 13 années qu'elle est éducatrice, elle était très mal, énérvée! Il est clair qu'une direction et une équipe qui ne soutient pas conduit à rendre encore plus dur "l'acceptation" en quelque sorte de la violence qu'on a reçu. Dans cette institution, il y avait des séances de supervision une fois par mois avec un psychologue extérieur. C'est une instance extrêmement importante et utile pour aborder un sujet comme la violence.
Pour répondre plus précisément aux questions de Madou, je pense qu'on ne peut jamais savoir à l'avance comment répondre sur le fait à la violence, tout dépend de notre humeur, notre forme, notre peur, notre seuil de tolérance. C'est aussi en cela que notre métier est passionnant et rempli d'imprévisible! En parler, c'est indispensable!!!, celui qui ne le fait pas risque de se renfermer, et à force de trop encaisser, c'est le risque de craquer!!!Néanmoins, pour éviter une situation de violence, c'est parfois très difficile. Parfois, repérer une situation d'agressivité et la désamorcer rapidement en la décalant permet d'éviter la dégénérescence dans la violence. Sinon, pour tenter d'éviter les situations de violence, il faut tenter d'en repérer les causes et travailler avec la personne. Néanmoins, pour travailler la violence de certains adolescents, cela prend bcp de temps. J'ai travaillé sur la question du passage à l'acte à l'adolescence, sujet complexe à mutiples ouvertures.Mes réponses ont été le cadre institionnel, l'écoute, l'importance de la parole, la sanction et bien sûr l'équipe et sa cohérence.
Voilà, un petit roman pour partager avec vous cette question qui moi aussi m'intéresse particulièrement et pour laquelle une réponse magique et toute faite n'existe pas!!!
bonne route à tous!!
Pour répondre plus précisément aux questions de Madou, je pense qu'on ne peut jamais savoir à l'avance comment répondre sur le fait à la violence, tout dépend de notre humeur, notre forme, notre peur, notre seuil de tolérance. C'est aussi en cela que notre métier est passionnant et rempli d'imprévisible! En parler, c'est indispensable!!!, celui qui ne le fait pas risque de se renfermer, et à force de trop encaisser, c'est le risque de craquer!!!Néanmoins, pour éviter une situation de violence, c'est parfois très difficile. Parfois, repérer une situation d'agressivité et la désamorcer rapidement en la décalant permet d'éviter la dégénérescence dans la violence. Sinon, pour tenter d'éviter les situations de violence, il faut tenter d'en repérer les causes et travailler avec la personne. Néanmoins, pour travailler la violence de certains adolescents, cela prend bcp de temps. J'ai travaillé sur la question du passage à l'acte à l'adolescence, sujet complexe à mutiples ouvertures.Mes réponses ont été le cadre institionnel, l'écoute, l'importance de la parole, la sanction et bien sûr l'équipe et sa cohérence.
Voilà, un petit roman pour partager avec vous cette question qui moi aussi m'intéresse particulièrement et pour laquelle une réponse magique et toute faite n'existe pas!!!
bonne route à tous!!
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xav
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Salut tout le monde,
Pour Florence, tes témoignages sont touchant et riches d'enseignements. C'est vrai que dans ma réflexion je ne me situais pas dans le contexte du handicap mais plus au niveau d'un public MECS. Dans ton cas, l'utilité de la sanction est particulièrement à réfléchir. La troisième situation décrite me fait dire que tu as eu bien du courage et que tu as certainement fait ce que tu pouvais, face au manque de soutien et de réponses adaptées de la direction. Tu as vraiment connu des situations difficiles, j'espere que cela a pu t'enrichir et non trop t'afaiblir.
On voit bien avec ton témoignage et celui de Cec que lorque la direction ne suit pas, cela devient vraiment pour le moins compliqué voir invivable. La "réponse" du directeur de Cec est à mon sens une belle connerie qui sert surtout à éviter d'agir sur le problème.
Pour Florence, tes témoignages sont touchant et riches d'enseignements. C'est vrai que dans ma réflexion je ne me situais pas dans le contexte du handicap mais plus au niveau d'un public MECS. Dans ton cas, l'utilité de la sanction est particulièrement à réfléchir. La troisième situation décrite me fait dire que tu as eu bien du courage et que tu as certainement fait ce que tu pouvais, face au manque de soutien et de réponses adaptées de la direction. Tu as vraiment connu des situations difficiles, j'espere que cela a pu t'enrichir et non trop t'afaiblir.
On voit bien avec ton témoignage et celui de Cec que lorque la direction ne suit pas, cela devient vraiment pour le moins compliqué voir invivable. La "réponse" du directeur de Cec est à mon sens une belle connerie qui sert surtout à éviter d'agir sur le problème.
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LN
Re: violence et agressivité sur l'éduc
Salut Madou,
Je travaille depuis deux ans en tant qu'éducatrice spécialisée dans un servie qui accueille des enfants souffrants de troubles du comportements et de la personnalité.
Ces enfants sont accueillis dans des classes spécialisées et ont des temps de travail scolaire et des temps d'ateliers. Ils ont entre 6 et 12 ans.
Je suis aussi et quotidiennement confrontée à la violence que ces enfants renvoient, physiquement et verbalement, ces enfants trouvent très vite nos faiblesses et s'y plongent pour nous déstabiliser.
Au quotidien, nous utilisons la pédagogie institutionnelle impulsée par les pédagogies nouvelles dans les écoles, c'est à dire que nous avons des instances de travail avec les enfants comme le "quoi de neuf" et les "conseils" où les enfants sont réunis et peuvent s'exprimer. Au travers ces temps, les enfants font des demandes, des critiques, des félicitations, ....
Nous apprenons aux enfants comment gérer les conflits et par ailleurs comment différer pour reparler du conflit une fois la tempête passée. C'est ainsi que nous, les adultes, nous pouvons critiquer les enfants qui nous manquent de respect et très souvent lors des instances de pédagogie, les enfants sont alors aptes à entendre les critiques et à proposer une réparation à la victime.
Nous différons et ne tentons pas dans l'imédiat d'une crise de recevoir des escuses. Cette pédagogie de travail nous demande aussi un travail sur nous même pour pouvoir accepter de différer. Souvent les conflits sont réglès lors des conseils des critiques et nous sommes ensuite apaisés.
Par ailleurs la pédagogies institutionnelle permet aux enfants de ne pas avoir de notes de travail mais de passer des "ceintures de niveaux" selon leurs comportements et l'évolution de leurs comportements. Tous ce ci fait que la violence peut s'exprimer dans un cadre de travail et avec des outils précis.
Je vous conseille si vous voulez en savoir plus sur les pédagogies de vous tourner vers des livres comme :
"vers la pédagogie institutionnelle" de Fernand Oury
"démarrer une classe en pédagogie institutionnelle"
Peut-être que ces informations vous éclairerons.
Je rajoute tout de même que les supervisions, les réunions d'équipe, le soutein des psychologues, un travail avec la famille des enfants est indispensable pour pouvoir accueillir ces enfants et leur permmettre de s'apaiser.
Bonne continuation
LN
Je travaille depuis deux ans en tant qu'éducatrice spécialisée dans un servie qui accueille des enfants souffrants de troubles du comportements et de la personnalité.
Ces enfants sont accueillis dans des classes spécialisées et ont des temps de travail scolaire et des temps d'ateliers. Ils ont entre 6 et 12 ans.
Je suis aussi et quotidiennement confrontée à la violence que ces enfants renvoient, physiquement et verbalement, ces enfants trouvent très vite nos faiblesses et s'y plongent pour nous déstabiliser.
Au quotidien, nous utilisons la pédagogie institutionnelle impulsée par les pédagogies nouvelles dans les écoles, c'est à dire que nous avons des instances de travail avec les enfants comme le "quoi de neuf" et les "conseils" où les enfants sont réunis et peuvent s'exprimer. Au travers ces temps, les enfants font des demandes, des critiques, des félicitations, ....
Nous apprenons aux enfants comment gérer les conflits et par ailleurs comment différer pour reparler du conflit une fois la tempête passée. C'est ainsi que nous, les adultes, nous pouvons critiquer les enfants qui nous manquent de respect et très souvent lors des instances de pédagogie, les enfants sont alors aptes à entendre les critiques et à proposer une réparation à la victime.
Nous différons et ne tentons pas dans l'imédiat d'une crise de recevoir des escuses. Cette pédagogie de travail nous demande aussi un travail sur nous même pour pouvoir accepter de différer. Souvent les conflits sont réglès lors des conseils des critiques et nous sommes ensuite apaisés.
Par ailleurs la pédagogies institutionnelle permet aux enfants de ne pas avoir de notes de travail mais de passer des "ceintures de niveaux" selon leurs comportements et l'évolution de leurs comportements. Tous ce ci fait que la violence peut s'exprimer dans un cadre de travail et avec des outils précis.
Je vous conseille si vous voulez en savoir plus sur les pédagogies de vous tourner vers des livres comme :
"vers la pédagogie institutionnelle" de Fernand Oury
"démarrer une classe en pédagogie institutionnelle"
Peut-être que ces informations vous éclairerons.
Je rajoute tout de même que les supervisions, les réunions d'équipe, le soutein des psychologues, un travail avec la famille des enfants est indispensable pour pouvoir accueillir ces enfants et leur permmettre de s'apaiser.
Bonne continuation
LN