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message pour elljell

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séverine

message pour elljell

Message non lu par séverine » 15 juin 2006 21:03

salut elljell,
je suis en plein dans la rédaction de mon mémoire sur la sécurité affective des bébés et dans ma première je parle de la souffrance psychique du bébé
saurais tu où je pourrais trouver des lectures "faciles" sur les anxiétés primitives car pour l'instant je ne peux pas exploiter ce que j'ai lu à ce sujet, trop compliqué!

pas Elljell

Re: message pour elljell

Message non lu par pas Elljell » 15 juin 2006 21:49

bonsoir

je ne m'appelle pas Elljell donc je ne sais pas si je peux te dire ce que j'en sais, comme tu t'adresses exclusivement à elle ???

pas Elljell non plus !

Re: message pour elljell

Message non lu par pas Elljell non plus ! » 15 juin 2006 22:03

LES ANXIETES PRIMITIVES
On doit donc à Mélanie KLEIN d’avoir montré combien le monde interne du bébé, loin
d’être un îlot de douceur, est le lieu d’angoisses primitives et de terreurs archaïques .En effet,
dans son livre « Vie émotionnelle des bébés » (1952) elle insiste sur le caractère extrême des
émotions dés le début de sa vie, liées aux relations d’amour et de haine pour l’objet partiel.
Selon sa théorie, il existe dés la naissance un moi primitif, immature, manquant de cohésion et
qui va être exposé à l’angoisse suscitée par la pulsion de vie et la pulsion de mort.
Il est important de distinguer les angoisses de séparation des anxiétés primitives. Les
premières sont caractérisées par des manifestations émotionnelles qui sont donc
communicables, reconnaissables, éprouvables par le sujet. Les secondes sont en deçà des
émotions et mettent en souffrance le bébé dans son existence psychique propre comme dans
ses liens aux autres.
La souffrance précoce réside dans sa forme la plus primitive sous l’aspect de tensions
émotionnelles, d’anxiétés diffuses, qui se répandent dans l’environnement si elles n’ont pas
été véritablement contenues. C’est en ce sens que l’on peut comprendre la phrase de
D.Mellier : « la psychopathologie de la périnatalité montre que la souffrance précoce passe
par un « déficit » d’émotions du coté du bébé et de fortes tensions dans son environnement
familial et institutionnel » (Mellier, 2002, p16)
« Les agonies primitives sont impensables » nous dit Winnicott (1975), donc
incommunicables, elles n’ont pas de cible privilégiée, pas d’adresse intersubjective à la
différence des angoisses de séparation plus tardives. Autrement dit, la limite de démarcation
entre les anxiétés primitives et les angoisses de séparation se situerait dans la prise de
conscience de la séparation que Winnicott situe vers 5,6 mois. Cette distinction est
maintenant admise, elle est devenue une ligne de partage entre les processus de
différenciation sujet objet et les processus de séparation, de deuil. L’ âge apparaîtrait donc
© aiep – 29 mars 2006 - www.clinique-transculturelle.org
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comme un critère déterminant pour distinguer ces deux formes de souffrance précoce.
Cependant, les travaux récents montrent les capacités précoces du bébé à établir des relations
privilégiées avec son entourage proche. C’est pourquoi « si la différence d’âge est
essentielle pour approcher les possibilités globales du fonctionnement psychique du
bébé, on ne peut en déduire une qualité de souffrance précoce. » (Mellier, 2002, p110)
« Plutôt que de considérer dans une perspective développementale, deux étapes de la
souffrance, nous faisons l’hypothèse d’un procédé de transformation des unes aux
autres, indépendamment de l’âge » (ibid., p108.)
Après cette précision, nous allons approcher de plus près ce que Winnicott a nommé
« anxiétés primitives » parce que vécues au tout début de la vie du bébé.
« Les anxiétés primitives désignent des angoisses de chute sans fin, de précipitation, de
liquéfaction, des craintes d’effondrement, des terreurs sans nom, des anxiétés que le
sujet ne peut ressentir sans risque vital. Tout bébé est sujet à de telles anxiétés tant qu’il
n’a pas encore suffisamment intégré des expériences qui lui procurent le sentiment
« d’une continuité d’être » (Winnicott), tant qu’il n a pas intériorisé une figure
d’attachement suffisamment stable (Bowlby), tant qu’il n’a pas introjecté les fonctions
contenantes de sa mère (Bick) » (Mellier, 2002, p108)
Ces anxiétés se situent donc pour Winnicott en deçà de l’angoisse de la perte d’objet, (c’est
ce qu’il appelle l’angoisse automatique, un « état de « desaide »qu’il compare à une douleur
physique) .Elles sont antérieures aux angoisses dépressives chez M .Klein, antérieures aux
angoisses de séparation, notamment celle du 8eme mois dégagée par Spitz. Elles seraient hors
psyché comme les éléments béta de Bion
Si l’environnement fait défaut, l’enfant ressent une angoisse extrême, une « agonie
primitive ». Winnicott dresse une liste des agonies primitives et des défenses auxquelles elles
donnent lieu (1975) :
© aiep – 29 mars 2006 - www.clinique-transculturelle.org
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-le retour à un état non intégré, avec pour défense la désintégration.
-ne pas cesser de tomber, avec pour défense l’auto maintien
-la faillite de la résidence dans le corps, avec pour défense la dépersonnalisation
-la perte du sens du réel, avec l’exploitation du narcissisme primaire
-la perte de la capacité à établir une relation aux objets, dont les défenses sont les états
autistiques.
L’affection psychotique est selon lui une organisation défensive liée à ces agonies
primitives. C’est en effet dans le cadre de thérapies avec des patients psychotiques que
Winnicott fait également l’hypothèse que les angoisses d’effondrement qu’ils expriment,
ont déjà été « vécues » par eux, mais « non éprouvées » du fait de l’immaturité du moi.
E.Bick disait que « le bébé à la naissance est comme un cosmonaute lâché dans l’espace. »
(Mellier,2002, p99) .Grâce à sa méthode d’observation directe du bébé , elle a pu mettre en
évidence l’existence de défenses primitives que le tout petit met en place pour faire face à
des états de détresse radicale tel que la peur de ne plus être contenu :s’agripper, fixer un
point lumineux, se raidir, autant d’états psychiques d’identification adhésive où le sujet
s’absente de lui-même en se collant à la surface de l’objet, à ses qualités sensibles afin de se
protéger d’une séparation radicale, d’une chute sans fin. Il peut aussi s’agripper à sa propre
musculature, par une raideur extrême du corps ou d’une partie du corps. La contention évacue
alors toute émotion. La formation d’un « dos dur » en hypertonie, des contractures des
extrémités renvoient à des comportements d’ « auto-contention » et d’ «’auto-agrippement ».
Ces phénomènes ont été décrits depuis par d’autres observateurs formés à l’observation du
nourrisson selon E.Bick comme G. et M. Haag en France, C. Athanassiou.

QQun d autre

Re: message pour elljell

Message non lu par QQun d autre » 15 juin 2006 22:05

Vie émotionnelle et souffrance du bébé

Denis Mellier :

Le bébé a une vie psychique. Ses émotions sont très communicatives, mais sa souffrance passe souvent inaperçue. Pour répondre à ce problème, cet ouvrage développe une approche résolument intersubjective en considérant l'émotion comme un lien entre corps et groupalité.
Entre le bébé et sa mère, entre la mère et son bébé, le partage de l'émotion a une valeur de " message " et de symbolisation. B. Golse et R. Roussillon renouvellent avec vigueur le point de vue psychanalytique sur cette question, tandis que C. Athanassiou expose une observation conduite selon la méthode d'E. Bick. Les signes de souffrance du bébé, comme l'évitement ou le gel des émotions, sont très précisément analysés par S. Fraiberg dans un texte devenu une référence majeure en psychopathologie.
Le thérapeute, le soignant, doivent recevoir, contenir et penser ces souffrances. D. Mellier montre qu'il s'agit ici d'un travail d'attention. M.-B. Lacroix et M. Monmayrant suivent leurs impacts dans les groupes d'enfants, O. Avron dans les groupes d'adultes sensibles aux " effets de présence ", tandis que C. Dolto nous introduit avec l'haptonomie auprès du f½tus.
Cette clinique du bébé servira aussi de repère à tous ceux qui sont aux prises avec des souffrances très primitives existant en deçà des émotions.

Denis Mellier,
est psychologue clinicien, maître de conférences à l'université Lumière Lyon 2 et au Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique (CRPPC), intervenant dans la petite enfance et dans les institutions. Il est l'auteur de L'inconscient à la crèche, ESF, (2000).

Cléopâtre Athanassiou-Popesco
Ophélia Avron
Catherine Dolto
Bernard Golse
Selma Fraiberg
Marie-Blanche Lacroix
Maguy Monmayrant
René Roussillon

Sommaire :

Introduction. Souffrance et émotion, un enjeu intersubjectif (D. Mellier) L’émotion entre la mère et le bébé : souffrance et partage. Des émotions à la lutte contre les émotions : souffrance et psychopathologies périnatales (B. Golse). La vie émotionnelle du bébé selon la méthode d’E. Bick (Cl. Athanassiou). Mécanismes de défense pathologiques au cours de la petite enfance (S. Fraiberg). L’homosexualité primaire et le partage de l’affect (R. Roussillon). Émotion et travail de contenance : une clinique intersubjective.Le travail intersubjectif de contenance des anxiétés primitives dans le soin (D. Mellier). Du bébé au groupe d’enfants : l’impact de la violence émotionnelle (M.-B. Lacroix et M. Montamayran). Sécurité affective, émotions et développement de l’identité: l’haptonomie (C. Dolto). La vie émotionnelle groupale (O. Avron). Bibliographie. Index.
Public :

Psychologues cliniciens ; Psychothérapeutes ; Professionnels de la petite enfance ; Professions médicales et para-médicale (pédiatrie et néo-natologie)

cécile

Re: message pour elljell

Message non lu par cécile » 15 juin 2006 22:24

tu peux voir du coté de Mergaret Malher.

séverine

Re: message pour elljell

Message non lu par séverine » 16 juin 2006 06:54

bonjour à toutes

merci pour vos réponses!
j'aurais dû préciser que je n'interpellais pas exclusivement elljell mais j'ai mis son nom pour qu'elle voit le message car elle connaît pas mal d'auteurs et je pensais qu'elle aurait pû m'aider!
donc voilà, désolée pour celle qui sont froissées, merci pour vos réponses qui vont m'aider
vie émotionnelle et souffrance du bébé j'ai essayé mais franchement y a des trucs que j pige pas du tout!
merci beaucoup à pas elljell non plus! ton résumé est très intéressant
encore mille excuses à celle qui on mal pris ma démarche mais ct pas du tout un post perso!
a bientôt

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