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Aimer les enfants? que leur apporter?
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joy
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
concernant les parents :
Catherine Mathelin, psychologue : "Aimer ses enfants, oui, mais pas trop".
L'amour a bon dos ! En son nom, on étouffe, on assujettit, on maltraite et, quelquefois, on tue, s'insurge la psychanalyste. Alors méfiance...
Catherine Mathelin a publié chez Denoël "Qu'est-ce qu'on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ?" (2000).
L'amour parental est une des dernières valeurs qui reste au hit-parade de notre société moderne. Le statut même des enfants a changé. Considérés comme des adultes miniatures, ils sont au centre de nos préoccupations et de nos campagnes publicitaires. Nous sommes attendris, émus par eux. Les aimer semble être un placement plus sûr pour l'avenir que n'importe quelle opération bancaire. Mais quel intérêt espérons-nous en tirer ? Pourquoi aimons-nous ces enfants ? Pour eux ou pour nous ?
L'amour n'est pas tout.
Il peut même, parfois, être dangereux. Car au nom de l'amour, tout est possible : étouffer, assujettir, maltraiter et, quelquefois, tuer. Le crime passionnel ne reste-t-il pas le seul à trouver quelque indulgence auprès des juges ? « Je l'aimais tant, Messieurs les jurés, je n'ai pas supporté qu'il m'échappe. »
Aimer n'est pas posséder ou anéantir, c'est être capable de se priver de l'enfant, de le perdre, et, depuis le Jugement de Salomon, nous savons bien que ce n'est pas chose facile.
Il ne suffit pas d'aimer un enfant pour en faire un être autonome, sexué et indépendant. Tout dépendra de la façon dont on l'aime et du registre où s'inscrit cet amour. Je me souviens de ce père qui disait en consultation : « J'aime ma fille plus que tout au monde. Elle va avoir 14 ans, je ne veux pas que n'importe quel garçon lui fasse l'amour sans l'aimer vraiment. Il va la détruire. Moi seul l'aime suffisamment pour faire d'elle une femme épanouie, qui saura ce que la sexualité veut dire. » Ce père n'aimait pas sa fille au point de se priver d'elle, au point de la donner à un autre homme. Et pourtant l'authenticité de son amour pour elle ne pouvait être mise en cause.
Aimer nos enfants pour qu'ils nous appartiennent et que personne, à part nous, ne puisse les rendre heureux provoque des ravages. L'amour des parents, s'il n'est pas altruiste et désintéressé, ne permet pas à l'enfant de grandir dans la dignité et le respect de lui-même. « Je t'ai tant aimé » ne doit pas sous-entendre « Tu me dois tout ». « Je t'ai aimé au point de pouvoir me priver de toi, je t'aime pour toi et pas pour moi », voilà ce que les enfants qui grandissent ont besoin d'entendre.
Catherine Mathelin, psychologue : "Aimer ses enfants, oui, mais pas trop".
L'amour a bon dos ! En son nom, on étouffe, on assujettit, on maltraite et, quelquefois, on tue, s'insurge la psychanalyste. Alors méfiance...
Catherine Mathelin a publié chez Denoël "Qu'est-ce qu'on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ?" (2000).
L'amour parental est une des dernières valeurs qui reste au hit-parade de notre société moderne. Le statut même des enfants a changé. Considérés comme des adultes miniatures, ils sont au centre de nos préoccupations et de nos campagnes publicitaires. Nous sommes attendris, émus par eux. Les aimer semble être un placement plus sûr pour l'avenir que n'importe quelle opération bancaire. Mais quel intérêt espérons-nous en tirer ? Pourquoi aimons-nous ces enfants ? Pour eux ou pour nous ?
L'amour n'est pas tout.
Il peut même, parfois, être dangereux. Car au nom de l'amour, tout est possible : étouffer, assujettir, maltraiter et, quelquefois, tuer. Le crime passionnel ne reste-t-il pas le seul à trouver quelque indulgence auprès des juges ? « Je l'aimais tant, Messieurs les jurés, je n'ai pas supporté qu'il m'échappe. »
Aimer n'est pas posséder ou anéantir, c'est être capable de se priver de l'enfant, de le perdre, et, depuis le Jugement de Salomon, nous savons bien que ce n'est pas chose facile.
Il ne suffit pas d'aimer un enfant pour en faire un être autonome, sexué et indépendant. Tout dépendra de la façon dont on l'aime et du registre où s'inscrit cet amour. Je me souviens de ce père qui disait en consultation : « J'aime ma fille plus que tout au monde. Elle va avoir 14 ans, je ne veux pas que n'importe quel garçon lui fasse l'amour sans l'aimer vraiment. Il va la détruire. Moi seul l'aime suffisamment pour faire d'elle une femme épanouie, qui saura ce que la sexualité veut dire. » Ce père n'aimait pas sa fille au point de se priver d'elle, au point de la donner à un autre homme. Et pourtant l'authenticité de son amour pour elle ne pouvait être mise en cause.
Aimer nos enfants pour qu'ils nous appartiennent et que personne, à part nous, ne puisse les rendre heureux provoque des ravages. L'amour des parents, s'il n'est pas altruiste et désintéressé, ne permet pas à l'enfant de grandir dans la dignité et le respect de lui-même. « Je t'ai tant aimé » ne doit pas sous-entendre « Tu me dois tout ». « Je t'ai aimé au point de pouvoir me priver de toi, je t'aime pour toi et pas pour moi », voilà ce que les enfants qui grandissent ont besoin d'entendre.
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cath
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
joy c marrant ce que tu écris me parle vraiment personnellement : ma fille de 22 ans voyage pas mal et cette année elle est en fac en suède et qd je m'en plains 1 peu elle me dit" maman sache que si je peux partir loin comme ça ,c pke vs me l'avez permis en tant que parents via votre éducation et que je sais que je peux revenir tjrs , j'ai de solides racines ici" voilà c 1 peu hors sujet et bcp perso(ce n'est pas ds mes habitudes) ms j'avais envie de le dire . merci.
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lucie
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
je trouve ca facile à dire de "ne pas aimer les enfants", car je pense que ce n'est absolument pas vrai. Si tu veux travailler avec des enfants, c'est qu'au fond tu aimes ce public particulier.
Par contre comme c'est préciser, aimer les enfants ne signifie pas se jeter dessus et les envahir de tes envies de calins bisous et autres maternage.
Donc effectivement ton amour irraisoné pour des enfants peut leur etre néfaste en structure d'accueil, pour cela je te conseille l'ouvrage "loczy, un nouveau paradigme", dedans il y a un article sur le danger de la confusion entre amour maternel et relation soignante.
Effectivement ce ne sont pas tes propre besoins de donner de l'amour qui doivent être mis en avant, mais intrinsequement, si tu n'aimes pas les enfants je ne voit pas pourquoi choisir ce métier.
Par contre comme c'est préciser, aimer les enfants ne signifie pas se jeter dessus et les envahir de tes envies de calins bisous et autres maternage.
Donc effectivement ton amour irraisoné pour des enfants peut leur etre néfaste en structure d'accueil, pour cela je te conseille l'ouvrage "loczy, un nouveau paradigme", dedans il y a un article sur le danger de la confusion entre amour maternel et relation soignante.
Effectivement ce ne sont pas tes propre besoins de donner de l'amour qui doivent être mis en avant, mais intrinsequement, si tu n'aimes pas les enfants je ne voit pas pourquoi choisir ce métier.
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JOy
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
bonjour
dites faut arrêter avec le "c'est pas possible de ne pas aimer les enfants quand on travaille avec eux" parce que ça devient limite pas normal de ne pas comprendre ce que je répète depuis le début !!(sur la conversation "anti VE".
Je n'aime pas les enfants comme j'aime mon mari mon fils et le chocolat vous saisissez la nuance ??
Je regrette mais en tant que professionnel l'amour n'a pas cette même définition que dans ma vie intime, je le transforme en respect.
J'ai des collègues ES qui n'aiment pas les SDF ni les personnes âgées, ni les ados délinquants d'un amour passionnel mais ils ont aussi cette forme de respect et cette envie d'accompagner. L'amour est peut être présent mais à dose homéopathique pour ne pas faire plus de mal que de bien. comprendrez vous enfin ??? :chine: :chine: :chine: :chine: :chine: :love: :love: :love: :love: :love:
dites faut arrêter avec le "c'est pas possible de ne pas aimer les enfants quand on travaille avec eux" parce que ça devient limite pas normal de ne pas comprendre ce que je répète depuis le début !!(sur la conversation "anti VE".
Je n'aime pas les enfants comme j'aime mon mari mon fils et le chocolat vous saisissez la nuance ??
Je regrette mais en tant que professionnel l'amour n'a pas cette même définition que dans ma vie intime, je le transforme en respect.
J'ai des collègues ES qui n'aiment pas les SDF ni les personnes âgées, ni les ados délinquants d'un amour passionnel mais ils ont aussi cette forme de respect et cette envie d'accompagner. L'amour est peut être présent mais à dose homéopathique pour ne pas faire plus de mal que de bien. comprendrez vous enfin ??? :chine: :chine: :chine: :chine: :chine: :love: :love: :love: :love: :love:
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poupeline
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
Salut tout le monde,
Joy, j'ai bien compris ta nuance, c'est juste que nous sommes bien en train de parler d'amour, et non d'ignorance, ni de haine.
Ce dont à quoi nous sommes confrontés tous les jours face aux enfants ne nous permet pas d'éprouver un sentiment d'amour fort, cela les détruirait, et nous aussi.
Mais pour avancer, il nous faut en éprouver un minimum, pour nous permettre d'y consacrer du temps, réfléchir, et nous conduire vers ce qui est juste et bon pour eux.
Il faut accepter qu'un enfant nous déteste, ou nous aime, ou n'éprouve rien de particulier à notre égard.
Il faut respecter cet enfant, l'accepter comme il est. Trop d'amour empêcherait de l'accepter, cela pourrait engendrer un sentiment encore plus fort (comme la haine), et pas du tout nous mènerait sans doute vers l'ignorance.
D'où l'importance de NUANCER ce sentiment, pour ne pas nuire à notre action, à nos projets et à notre réflexion .
Voilà, aujourd'hui ce que j'en pense.
à bientôt
Joy, j'ai bien compris ta nuance, c'est juste que nous sommes bien en train de parler d'amour, et non d'ignorance, ni de haine.
Ce dont à quoi nous sommes confrontés tous les jours face aux enfants ne nous permet pas d'éprouver un sentiment d'amour fort, cela les détruirait, et nous aussi.
Mais pour avancer, il nous faut en éprouver un minimum, pour nous permettre d'y consacrer du temps, réfléchir, et nous conduire vers ce qui est juste et bon pour eux.
Il faut accepter qu'un enfant nous déteste, ou nous aime, ou n'éprouve rien de particulier à notre égard.
Il faut respecter cet enfant, l'accepter comme il est. Trop d'amour empêcherait de l'accepter, cela pourrait engendrer un sentiment encore plus fort (comme la haine), et pas du tout nous mènerait sans doute vers l'ignorance.
D'où l'importance de NUANCER ce sentiment, pour ne pas nuire à notre action, à nos projets et à notre réflexion .
Voilà, aujourd'hui ce que j'en pense.
à bientôt
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Rose
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
Ravie de voir que certaines personnes arrivent à s'exprimer sur ce sujet brulant sans qu'on les traite d'immature non-professionnel
ups!:
je m'étais esxprimée sur le sujet dans un autre post mais je m'étais faites lynchée et on m'avait gentiment proposé d'aller me faire soigner parce que vous comprenez, dire qu'on fait ce métier aussi parce qu'on "aime" ce public ben on a forcément un problème enfoui d'enfance non résolu :crazy2:
Lucie tu as parfaitement résumé mon point de vue, je partage tout à fait ton raisonnement. Et Joy je suis d'accord avec ca :
"Je n'aime pas les enfants comme j'aime mon mari mon fils et le chocolat vous saisissez la nuance ??"
Je ne m'étendrai pas plus loin sur le sujet, refroidie par des interprétations hatives et gratuites mais je tenais à souligner que j'étais d'accord avec vous
Bonne continuation
Rose
je m'étais esxprimée sur le sujet dans un autre post mais je m'étais faites lynchée et on m'avait gentiment proposé d'aller me faire soigner parce que vous comprenez, dire qu'on fait ce métier aussi parce qu'on "aime" ce public ben on a forcément un problème enfoui d'enfance non résolu :crazy2:
Lucie tu as parfaitement résumé mon point de vue, je partage tout à fait ton raisonnement. Et Joy je suis d'accord avec ca :
"Je n'aime pas les enfants comme j'aime mon mari mon fils et le chocolat vous saisissez la nuance ??"
Je ne m'étendrai pas plus loin sur le sujet, refroidie par des interprétations hatives et gratuites mais je tenais à souligner que j'étais d'accord avec vous
Bonne continuation
Rose
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Etymologie
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
Le mot pédophilie est formé sur les radicaux grecs paid-, de « païdos », « enfant » et phil-, de « phileïn » « qui aime ».
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L'Amour
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
Mais qu'est-ce que l'amour ?
On dit que l'amour est une émotion. Le petit Robert nous dit qu'une émotion est : un mouvement, une agitation, une réaction affective, en général intense. L'amour serait donc un mouvement vers quelqu'un. Comment deux personnes en mouvement, l'une vers l'autre et dans leur vie respective, peuvent-elles faire durer ce mouvement réciproque à travers les vicissitudes de la vie à deux ?
Il existe trois conditions essentielles à la pérennité de l'amour : l'admiration, le rêve et le désir sexuel. Et ces trois composantes doivent être canalisées vers la même personne. Et réciproques. Et stables. Mais pas nécessairement dans l'ordre : le désir peut naître de l'admiration ou vice-versa.
On dit que l'amour est une émotion. Le petit Robert nous dit qu'une émotion est : un mouvement, une agitation, une réaction affective, en général intense. L'amour serait donc un mouvement vers quelqu'un. Comment deux personnes en mouvement, l'une vers l'autre et dans leur vie respective, peuvent-elles faire durer ce mouvement réciproque à travers les vicissitudes de la vie à deux ?
Il existe trois conditions essentielles à la pérennité de l'amour : l'admiration, le rêve et le désir sexuel. Et ces trois composantes doivent être canalisées vers la même personne. Et réciproques. Et stables. Mais pas nécessairement dans l'ordre : le désir peut naître de l'admiration ou vice-versa.
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Amazone
Re: Aimer les enfants? que leur apporter?
Titre : No Kid ; Quarante Raisons De Ne Pas Avoir D'Enfants
Auteur :Maier, Corinne
Futurs parents, sympathisants natalistes, obsédés de la tétine et du biberon, "No kid" vise tout simplement à vous démoraliser, au sens de vous faire perdre la morale. Dans cet ouvrage jubilatoire et politiquement incorrect, Corinne Maier s'attaque à l'un des tabous les plus intouchables de notre société : l'enfant. Lassée par les discours conformistes et la littérature abondante louant les joies de la maternité ou la parentalité rayonnante, l'essayiste rebelle dégaine quarante bonnes raisons de ne pas succomber à la tentation de l'enfantement. Livre caustique et de salubrité publique, "No kid" réjouira également ces millions de pères et mères qui craignent de reconnaître publiquement que "l'enfer, c'est les enfants !".
Pour la première fois quelqu'un ose écrire ce que la plupart des parents pensent tout bas... quand leur progéniture est enfin couchée.
Auteur :Maier, Corinne
Futurs parents, sympathisants natalistes, obsédés de la tétine et du biberon, "No kid" vise tout simplement à vous démoraliser, au sens de vous faire perdre la morale. Dans cet ouvrage jubilatoire et politiquement incorrect, Corinne Maier s'attaque à l'un des tabous les plus intouchables de notre société : l'enfant. Lassée par les discours conformistes et la littérature abondante louant les joies de la maternité ou la parentalité rayonnante, l'essayiste rebelle dégaine quarante bonnes raisons de ne pas succomber à la tentation de l'enfantement. Livre caustique et de salubrité publique, "No kid" réjouira également ces millions de pères et mères qui craignent de reconnaître publiquement que "l'enfer, c'est les enfants !".
Pour la première fois quelqu'un ose écrire ce que la plupart des parents pensent tout bas... quand leur progéniture est enfin couchée.