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fiche de lecture daniel verba help
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joanna
fiche de lecture daniel verba help
qqun aurait il fait une fiche de lecture du livre de de daniel verba "le metier d'educateur de jeunes enfants" et pourrait m'aider s'il vous plait?? merci par avance
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bob
Re: fiche de lecture daniel verba help
La demande est ancienne et ma réponse est un peu hors sujet mais j'ai trouvé ça :
Cette réédition du document de Daniel Verba fait écho aux perspectives d’évolution du métier d’éducateur de jeunes enfants (EJE), avec la parution du décret d’août 2000 - en gestation depuis vingt ans - qui leur ouvre à présent la possibilité d’assurer la direction des établissements d’accueil de moins de quarante enfants. L’ouvrage resitue le métier d’EJE du point de vue historique et sociologique, et le place au carrefour de problématiques politiques, sociales et idéologiques, éclairant ainsi les difficultés identitaires que peuvent ressentir certains professionnels. Le métier d’EJE est récent (1973) - bien qu’il trouve ses origines au xixe siècle dans les travaux de Fröbel, fondateur des jardins d’enfants, et reste peu ou mal connu. L’une des raisons tient très clairement aux représentations des métiers de la petite enfance, qui vont jusqu’à poser la question de leur bien-fondé : sont-ce vraiment des métiers ? On voit là combien de vieux quiproquos (« Quoi de plus naturel que de s’occuper d’enfants ? », « Quelles peuvent être les motivations de ces professionnels sinon le besoin de donner et recevoir de l’amour ? ») font encore barrière à une vision juste de la profession. Par ailleurs, la très faible représentativité masculine dans ce métier ne contribue guère à sa valorisation, et inversement. Faible rémunération, manque de perspectives et climat de suspicion pédophile y ont largement participé. Des relations conflictuelles avec d’autres corporations ressortent des témoignages collectés par Verba, qui rajoutent aux difficultés rencontrées par les EJE pour affirmer leur légitimité, et remettent en question certains fondements institutionnels. L’organisation hiérarchique des structures d’accueil collectif place la plupart du temps les EJE sous la responsabilité de puéricultrices. Verba rappelle à cet égard que le point de départ de la multiplication de ces structures était de limiter la mortalité infantile. Mais aujourd’hui que cette dernière est passée sous le seuil de 1 %, une si grande place accordée au sanitaire dans l’accueil des tout-petits est-elle toujours pertinente, quand de vrais professionnels sont formés à l’éducatif ? Un semblable conflit oppose EJE et enseignants. Les propos recueillis par l’auteur montrent que l’entité Éducation nationale constitue pour les EJE une « valeur-repoussoir » autour de laquelle une partie de leur identité professionnelle s’affirme négativement. Une large critique de la scolarisation à deux ans émerge dans le sens où, selon les professionnels interrogés, la formation des enseignants les amène à « tronçonner » le jeune enfant en distinguant ses fonctions - éveil, apprentissages et socialisation assurés par les professeurs, maternage assuré par les ATSEM -, alors que le travail des EJE repose sur l’idée de l’imbrication totale chez les tout-petits du corps et de l’intellect. « Le programme de l’école maternelle est exactement l’anti-programme de l’éducation nouvelle prônée par les EJE », conclut l’auteur. Si des expériences réussies de collaboration entre EJE et enseignants sont rapportées, elles demeurent des exceptions, et Verba explique qu’elles ont souvent achoppé au niveau statutaire, en reflet des relations tendues existant entre les ministères de l’Éducation nationale et des Affaires sociales. On apprend encore que du fait même de leur formation, les EJE ne sont pas sur un pied d’égalité avec les autres travailleurs sociaux : bien qu’une réforme en 1993 ait fait passer la formation de 950 heures à 1 200 heures, les assistants sociaux et les éducateurs spécialisés bénéficient de 1 400 heures Cette situation accroît les difficultés de positionnement professionnel. Considérant qu’à cela se rajoutent une faible syndicalisation des EJE - à l’instar des autres corps de métier en France -, et une non moins faible implication politique des centres de formation, l’état des lieux dressé par Daniel Verba ne pousse pas vers l’optimisme quant à l’affirmation de ce métier dans l’avenir. Heureusement, ceci est nuancé par l’émergence de nouvelles structures dans lesquelles les EJE ont plus que quiconque un rôle à jouer (relais assistantes maternelles, lieux-passerelles...), la demande éducative de plus en plus forte chez les parents, et la progression vers des responsabilités rendue possible par le décret d’août 2000. Mais ceci induit de repenser la formation afin d’accroître les compétences de ces professionnels en droit, sciences sociales et gestion du personnel. À suivre donc... dans une prochaine édition ?
Carole Meyer, psychologue.
Cette réédition du document de Daniel Verba fait écho aux perspectives d’évolution du métier d’éducateur de jeunes enfants (EJE), avec la parution du décret d’août 2000 - en gestation depuis vingt ans - qui leur ouvre à présent la possibilité d’assurer la direction des établissements d’accueil de moins de quarante enfants. L’ouvrage resitue le métier d’EJE du point de vue historique et sociologique, et le place au carrefour de problématiques politiques, sociales et idéologiques, éclairant ainsi les difficultés identitaires que peuvent ressentir certains professionnels. Le métier d’EJE est récent (1973) - bien qu’il trouve ses origines au xixe siècle dans les travaux de Fröbel, fondateur des jardins d’enfants, et reste peu ou mal connu. L’une des raisons tient très clairement aux représentations des métiers de la petite enfance, qui vont jusqu’à poser la question de leur bien-fondé : sont-ce vraiment des métiers ? On voit là combien de vieux quiproquos (« Quoi de plus naturel que de s’occuper d’enfants ? », « Quelles peuvent être les motivations de ces professionnels sinon le besoin de donner et recevoir de l’amour ? ») font encore barrière à une vision juste de la profession. Par ailleurs, la très faible représentativité masculine dans ce métier ne contribue guère à sa valorisation, et inversement. Faible rémunération, manque de perspectives et climat de suspicion pédophile y ont largement participé. Des relations conflictuelles avec d’autres corporations ressortent des témoignages collectés par Verba, qui rajoutent aux difficultés rencontrées par les EJE pour affirmer leur légitimité, et remettent en question certains fondements institutionnels. L’organisation hiérarchique des structures d’accueil collectif place la plupart du temps les EJE sous la responsabilité de puéricultrices. Verba rappelle à cet égard que le point de départ de la multiplication de ces structures était de limiter la mortalité infantile. Mais aujourd’hui que cette dernière est passée sous le seuil de 1 %, une si grande place accordée au sanitaire dans l’accueil des tout-petits est-elle toujours pertinente, quand de vrais professionnels sont formés à l’éducatif ? Un semblable conflit oppose EJE et enseignants. Les propos recueillis par l’auteur montrent que l’entité Éducation nationale constitue pour les EJE une « valeur-repoussoir » autour de laquelle une partie de leur identité professionnelle s’affirme négativement. Une large critique de la scolarisation à deux ans émerge dans le sens où, selon les professionnels interrogés, la formation des enseignants les amène à « tronçonner » le jeune enfant en distinguant ses fonctions - éveil, apprentissages et socialisation assurés par les professeurs, maternage assuré par les ATSEM -, alors que le travail des EJE repose sur l’idée de l’imbrication totale chez les tout-petits du corps et de l’intellect. « Le programme de l’école maternelle est exactement l’anti-programme de l’éducation nouvelle prônée par les EJE », conclut l’auteur. Si des expériences réussies de collaboration entre EJE et enseignants sont rapportées, elles demeurent des exceptions, et Verba explique qu’elles ont souvent achoppé au niveau statutaire, en reflet des relations tendues existant entre les ministères de l’Éducation nationale et des Affaires sociales. On apprend encore que du fait même de leur formation, les EJE ne sont pas sur un pied d’égalité avec les autres travailleurs sociaux : bien qu’une réforme en 1993 ait fait passer la formation de 950 heures à 1 200 heures, les assistants sociaux et les éducateurs spécialisés bénéficient de 1 400 heures Cette situation accroît les difficultés de positionnement professionnel. Considérant qu’à cela se rajoutent une faible syndicalisation des EJE - à l’instar des autres corps de métier en France -, et une non moins faible implication politique des centres de formation, l’état des lieux dressé par Daniel Verba ne pousse pas vers l’optimisme quant à l’affirmation de ce métier dans l’avenir. Heureusement, ceci est nuancé par l’émergence de nouvelles structures dans lesquelles les EJE ont plus que quiconque un rôle à jouer (relais assistantes maternelles, lieux-passerelles...), la demande éducative de plus en plus forte chez les parents, et la progression vers des responsabilités rendue possible par le décret d’août 2000. Mais ceci induit de repenser la formation afin d’accroître les compétences de ces professionnels en droit, sciences sociales et gestion du personnel. À suivre donc... dans une prochaine édition ?
Carole Meyer, psychologue.
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tif
Re: fiche de lecture daniel verba help
je doit moi aussi fer une fiche de lecture
joanna kavait tu mi dans la tienne lannée derniere?
ou si kelkun dotre peu m'aider?
joanna kavait tu mi dans la tienne lannée derniere?
ou si kelkun dotre peu m'aider?
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nadine
Re: fiche de lecture daniel verba help
Bonjour à tous,
Le mieux c'est déjà de lire le livre!!
Ensuite pour faire une fiche de lecture, il s'agit de dire quelques phrases sur l'auteur et sur ce qu'il a écrit en général, puis parler de ce qu'il a écrit dans le livre précité, et expliquer ce que vous en avez compris. Puis avancer des idées ou opinions personnelles en lien avec la pratique du métier d'eje. L'idée n'est pas forcément d'adhérer aux propos de l'auteur mais de pouvoir avancer des idées et analyser ce que l'on prétend... En quoi cela nous permet d'avancer, d'évoluer en tant qu'eje. Ce peut-être uniquement un chapitre du livre qui questionne et lance une problématique.
Je m'emballe peut-être, désolée si je suis un peu sarcastique au début.
Nadine
Le mieux c'est déjà de lire le livre!!
Ensuite pour faire une fiche de lecture, il s'agit de dire quelques phrases sur l'auteur et sur ce qu'il a écrit en général, puis parler de ce qu'il a écrit dans le livre précité, et expliquer ce que vous en avez compris. Puis avancer des idées ou opinions personnelles en lien avec la pratique du métier d'eje. L'idée n'est pas forcément d'adhérer aux propos de l'auteur mais de pouvoir avancer des idées et analyser ce que l'on prétend... En quoi cela nous permet d'avancer, d'évoluer en tant qu'eje. Ce peut-être uniquement un chapitre du livre qui questionne et lance une problématique.
Je m'emballe peut-être, désolée si je suis un peu sarcastique au début.
Nadine